La chronique de Laura #1 - Deauville 2018

03 septembre 2018

La chronique de Laura #1 - Deauville 2018.

Deauville, un premier weekend fort en émotions et en découvertes cinématographiques.
Ce samedi 1er septembre, trois films très différents, Everest (2015, avec Jason Clarke), Le Secret des Kennedy (2018, avec le meme J Clarke) et Ed Wood (1994, de Tim Burton avec Johnny Depp et Sarah Jessica Parker) et qui partagent pourtant un aspect essentiel : ils sont tous trois inspirés d’une histoire vraie. Les hommes d’Everest vécurent leur passion de la montagne en faisant fi des dangers. Ed Wood, sacré pire réalisateur d’Hollywood, n’abandonna jamais sa passion et continua à faire des films malgré ses échecs consécutifs. Ted Kennedy, lui, essaya simplement d’être à la hauteur de sa fratrie d’hommes politiques reconnus et des attentes de son père tout en se débattant avec le drame dans lequel il fut impliqué en 1969.
Les deux premiers films sont déjà sortis et sont à revisiter sans modération ou à découvrir, tandis que Le Secret des Kennedy sortira bientôt sur nos écrans.

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Le weekend de « révisions » continue ce dimanche avec Underworld (2003, avec Kate Beckinsale) et Miss Daisy et son chauffeur (1989, avec Morgan Freeman). Cette fois, difficile de leur trouver des points communs, que ce soit en termes de sujet ou de style. Même si Underworld est une agréable découverte et un indéniable pilier du cinéma fantastique, Miss Daisy s’impose comme le coup de coeur de cette journée, tant la relation entre cette vieille femme et son chauffeur afro-américain des années 50 aux années 70 touche par son réalisme et son infinie tendresse.
Je reviens ensuite en 2018 avec Galveston (de Mélanie Laurent, avec Elle Fanning), présenté en avant première au festival, et qui nous emmène dans un petit motel au Texas où la rencontre de leurs deux solitudes parvient à ramener un peu d’espoir dans la vie de Roy et de Raquel, une jeune prostituée jouée par Elle Fanning. On y retrouve l’atmosphère de tant d’autres films américains présentés à Deauville en compétition, montrant la dure réalité de la vie, la survie, et souvent l’errance des américains dans les contrées les plus reculées de leur grand pays, avec une touche française dans la structure du film, avec « une fin, une vraie » comme le public français les aime tant.
La soirée se clôt avec un film de braquage qui tient ses promesses et surprend encore au-delà : American Animals, film de Bart Layton en compétition. Son casting de nouveaux visages hollywoodiens (Evan Peters, Barry Keoghan, Blake Jenner et Jared Abrahamson) apporte un renouveau au genre, et la présence des vrais braqueurs au générique y insuffle juste ce qu’il faut d’aspect documentaire, avec lequel le réalisateur joue habilement. Leur témoignage face caméra procure un effet miroir à la fiction qui se déroule et un recul en temps réel des personnages sur les évènements pour éviter la fameuse scène « quinze ans plus tard ». Une franche réussite que l’on espère voir bientôt dans nos salles. Ce sera le cas de Galveston le 10 octobre prochain.
Je rentre à Paris avec des étoiles et des parasols dans les yeux en attendant de revenir le weekend prochain pour d’autres découvertes dans les salles sombres pendant que le soleil brille dehors... sans pouvoir jamais me détourner de l’écran géant.

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