La chronique de Laura - Festival international du film d'animation d'Annecy 2020 - Ginger’s Tale, de Konstantin Scherkin, Longs métrages « L’officielle »

28 juin 2020
Parmi les dix longs métrages retenus dans la compétition officielle de cette version en ligne du festival d’Annecy, on trouve le film russe Ginger’s Tale, de Konstantin Scherkin. Les influences des classiques Disney sont omniprésentes, depuis le village et l’héroïne de La Belle et la Bête jusqu’à la méchante reine de Blanche Neige, en passant par le sbire mal-aimé de Peter Pan (Mouche). L’esthétique s’en rapproche également, les personnages étant dessinés avec les mêmes traits caractéristiques : que ce soient les villageois en colère ou la jeune fille maladroite mais aimée de tous, le fameux studio ne renierait pas le travail de Scherkin. On a même droit à quatre petites chansons, qui surprennent et ne paraissent pas tout à fait nécessaires, mais permettent d’ajouter une touche de théâtralité. L’histoire en est également un savant mélange, mais parvient tout de même à se démarquer pour proposer une morale propre. Dans un village calme surplombé par le château d’une reine maléfique, les habitants ont tous un rôle à remplir : couturier, cordonnier, chapelier... Le jeune Potter (de son métier de potier, rien à voir avec le fameux sorcier) trouve un jour la Pierre de Feu égarée par la reine, et devient riche et arrogant. Son amie Ginger, la jeune héroïne maladroite mais au cœur bon, ne reconnaît plus le jeune homme qu’elle aime et tente tout pour le ramener à la raison, alors que la reine et son loyal serviteur prévoient de le tuer.
Le Russe signe un joli conte pour rappeler que l’argent ne fait pas le bonheur et corrompt les cœurs, ajoutant au passage que rien ne vaut le travail de l’artisan. Une version russe à souhait de nos Disney bien-aimés.
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