La chronique de Laura - Les hirondelles de Kaboul, de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec

16 mai 2019

La chronique de Laura - Les hirondelles de Kaboul, de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec - Un Certain regard, #Cannes2019

Pour cette troisième journée cannoise, je continue avec la sélection officielle Un Certain regard, qui nous réserve décidément de belles surprises, avec le film d’animation Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec.

Cette dernière, ayant travaillé au préalable sur le film Ernest et Célestine, apporte ici une vraie identité visuelle au film. Dans le Kaboul de 1998, régi par les talibans, Mohsen et Zunaira s’aiment et rêvent d’un avenir meilleur, jusqu’à ce que leur vie bascule. Leur destin se lie à celui d’Atik, un gardien de prison a priori aussi insensible que les murs qu’il surveille. La violence omniprésente exacerbe les passions dans ce film magistral, dont les performances des acteurs ont été filmées au préalable de l’animation.

Le scénario de Zabou Breitman adapté du roman de Yasmina Khadra se révèle intelligent et sensible, servi par la musique puissante d’Alexis Rault.

À l’instar de Funan de Denis Do, qui prenait place sous le régime des khmers rouges, Les hirondelles de Kaboul se concentre sur l’humain au coeur du régime et sublime ses personnages. Une vraie claque aussi bien visuelle qu’émotionnelle, que je ne peux que vous conseiller d’aller voir en salles à partir du 4 septembre 2019.

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