La Chronique de LAURA

24 janvier 2019 à 17h50

La chronique de Laura - Attaque à Mumbai, d’Anthony Maras

Il est des projections que l’on n’oublie pas. Attaque à Mumbai m’a été présenté dans la salle de projection privée des locaux de son distributeur Dark Star, mais pas d’inquiétude, je saurai rester objective malgré ce cadre fort agréable. Le film n’a par ailleurs pas besoin de cela, déjà bien servi par son casting trois étoiles comptant Dev Patel, Armie Hammer ou encore Jason Isaacs. Originellement intitulé « Hotel Mumbai », Attaque à Mumbai retrace toutes les attaques quasi simultanées qui ont eu lieu dans la ville, en se concentrant sur les évènements à l’hôtel Taj Mahal où le personnel et les clients ont attendu les secours toute la nuit. Les attaques terroristes ayant eu lieu en 2008 dans la ville de Mumbai avaient déjà fait l’objet d’un film de Nicolas Saada en 2015, Taj Mahal, qui se concentrait sur le parcours d’une jeune fille restée seule dans l’hôtel. Ici, c’est l’ensemble des otages que l’on suit, leur organisation pour rester cachés, les liens qui les unissent et ceux qui se créent, la dévotion sans faille de l’équipe de l’hôtel pour protéger leurs clients... La tension n’en est ni divisée, ni diminuée. On suit également les terroristes eux-mêmes, ces gamins endoctrinés qui suivent à la lettre les instructions qu’ils reçoivent par oreillette, comme obéissant à de simples consignes routinières, de manière presque nonchalante. La rencontre de ces deux mondes est fascinante, glaçante.

Le film est à découvrir en VOD dès le 4 juillet, et à consommer de préférence sur home cinema.

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18/05/2019

La chronique de Laura - Rocketman, de Dexter Fletcher - Hors compétition, #Cannes2019

Le Festival de Cannes, c’est aussi passer de Ken Loach à Rocketman de Dexter Fletcher du jour au lendemain, et y trouver son compte dans les deux cas.

Après la vie et les tourments de la working class britannique, on reste en Angleterre, finalement dans un milieu semblable qui a vu grandir Reginald Dwight, un gamin privé de l’affection de son père mais déjà bourré de talent musical. Le jeune Reginald passe par la Royal Academy of Music et devient rapidement Elton John, entamant la carrière que l’on connait accompagné de son ami et parolier Bernie Taupin, interprété par un Jamie Bell brillant. Du côté des seconds rôles, on salue également Richard Madden dans le rôle de John Reid, le manager et amant d’Elton John.

           

Mais c’est la performance de Taron Egerton dans la peau de la rock star qui éblouit vraiment, d’autant plus qu’il ne se contente pas de jouer mais chante également toutes les chansons du film, parfois même en direct pendant le tournage, comme le révèle Dexter Fletcher lors de la conférence de presse qui a suivi la projection. Le réalisateur n’a pas hésité à montrer les aspects les plus sombres ni les plus frivoles de la vie d’Elton, qui « ne rougit de rien » d’après Egerton. Rocketman est un mariage entre le biopic et la comédie musicale, pour un résultat forcément percutant.

Un grand spectacle à ne pas manquer en salles à partir du 29 mai.

18/05/2019

La chronique de Laura - Sorry we missed you de Ken Loach - Compétition officielle #Cannes2019

Après le lancement de la projection historique de La Cité de la Peur d’Alain Berberian au Cinéma de la Plage en présence d’Alain Chabat, Chantal Lauby et Dominique Farrugia, le devoir m’appelle à nouveau au Palais des Festivals pour la projection de Sorry we missed you de Ken Loach, en compétition officielle.

Je ne verrai donc pas Alain Chabat et Gérard Darmon danser la carioca à l’issue de la séance, 25 ans après le tournage et la diffusion du film ici même, à Cannes.

Mais devant le drame social du réalisateur britannique, je n’ai pas de regrets. Ricky et Abby Turner se battent au quotidien pour maintenir leur famille à flots dans le contexte économique anglais difficile de ces dernières années.

Devant la promesse de l’auto-entreprise en tant que chauffeur livreur pour une grosse société, Abby sacrifie sa voiture pour que son mari puisse s’acheter un van. Ken Loach livre à nouveau un portrait réaliste de la working class britannique, d’une famille et de ses galères quotidiennes. L’interprétation de Kris Hitchen est tout sauf lisse, il y a du vrai dans chaque regard et chaque geste, que sa partenaire Debbie Honeywood lui rend en douceur et en sincérité. Ce film vient enrichir le tour du monde social que représente la sélection officielle de Cannes 2019, après le Sénégal, l’Amérique, l’Afghanistan...

c’est autant de personnages aux vies rudes et imparfaites que nous découvrons chaque jour et qui nous touchent par ce qu’ils ont en commun : une féroce volonté de s’en sortir, de vivre et d’aimer. Sorry we missed you frappe fort et résonnera longtemps.

17/05/2019

La chronique de Laura - Atlantique, de Mati Diop - Compétition officielle, #Cannes2019

J’avais jusque là assisté aux séances du Festival de Cannes dans la salle Debussy du Palais des Festivals, et pour ma première séance dans la salle mythique du Palais, le Grand Théâtre Lumière, j’ai même eu l’occasion de fouler les fameuses marches.

Comme tout le public, cela dit, mais tout de même, c’est quelque chose. C’est donc avec une émotion particulière que je découvre Atlantique de Mati Diop, que l’on pourrait qualifier de conte mystique sénégalais.

Il y a de la magie dans ce film-là, pas seulement dans son scénario, mais dans l’atmosphère que la réalisatrice installe en filmant la ville de Dakar. Lorsque des ouvriers se révoltent contre leur patron qui ne les paye plus et décident de partir en mer, les vies d’Ada et des femmes de son entourage s’en retrouvent bouleversées. Son amant Souleiman faisait partie des jeunes hommes, et son mariage arrangé ne la réjouit pas. Mais pas de soumission maritale ici, le parti pris est résolument plus moderne et Ada rejette son mari sans états d’âme, se concentrant sur les étranges phénomènes qui se déroulent dans la ville, apparemment liés au retour de Souleiman.

Mati Diop nous transporte dans cette communauté et nous transmet leur croyance dans les djinns, ces esprits qui prennent possession des corps, rendant les yeux des possédé(e)s d’un blanc glacial. Les divers plans sur l’océan rythment le récit, soulignant l’absence de ceux qui ont pris la mer et les rêves et envies de celles qui sont restées. Le résultat est envoûtant et l’interprétation de la jeune Mame Bineta Sané y est pour beaucoup. Pas encore de date de sortie annoncée pour ce film, mais la standing ovation reçue à la fin de la projection augure bon pour sa carrière à venir.

16/05/2019

La chronique de Laura - Les hirondelles de Kaboul, de @Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec

Un Certain regard, #Cannes2019 Pour cette troisième journée cannoise, je continue avec la sélection officielle Un Certain regard, qui nous réserve décidément de belles surprises, avec le film d’animation Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec.

Cette dernière, ayant travaillé au préalable sur le film Ernest et Célestine, apporte ici une vraie identité visuelle au film. Dans le Kaboul de 1998, régi par les talibans, Mohsen et Zunaira s’aiment et rêvent d’un avenir meilleur, jusqu’à ce que leur vie bascule. Leur destin se lie à celui d’Atik, un gardien de prison a priori aussi insensible que les murs qu’il surveille. La violence omniprésente exacerbe les passions dans ce film magistral, dont les performances des acteurs ont été filmées au préalable de l’animation.

Le scénario de Zabou Breitman adapté du roman de Yasmina Khadra se révèle intelligent et sensible, servi par la musique puissante d’Alexis Rault.

À l’instar de Funan de Denis Do, qui prenait place sous le régime des khmers rouges, Les hirondelles de Kaboul se concentre sur l’humain au coeur du régime et sublime ses personnages. Une vraie claque aussi bien visuelle qu’émotionnelle, que je ne peux que vous conseiller d’aller voir en salles à partir du 4 septembre 2019.

15/05/2019

La chronique de Laura - Bull, d’Annie Silverstein - Un Certain regard, #Cannes2019

Jour 2 au Festival de Cannes pour la Radio du cinéma,

et nous nous intéressons aujourd’hui à la sélection officielle Un Certain regard, avec le film Bull d’Annie Silverstein.

On y suit le quotidien de Krystal, une jeune fille vivant dans une petite ville des États-Unis avec sa grand-mère et sa petite soeur alors que sa mère est en prison. Krystal tente de trouver sa voie, tout en trainant avec les gamins branchés du collège, mais un écart de trop se retourne contre elle et la voilà contrainte de réparer les dégâts causés chez son voisin, un cow-boy noir sur le déclin.

Malgré le mauvais point de départ de leur relation, il va l’initier au monde du rodéo, le prenant sous son aile. La jeune actrice Amber Harvard est saisissante dans la peau de cette jeune fille privée de modèle parental et qui tente de survivre dans ce monde austère. Face à elle, Rob Morgan dégage une force tranquille et une vraie puissance de jeu. La rencontre de ces deux solitudes en souffrance est touchante et malgré quelques longueurs, le film parvient avec subtilité à dépeindre la vie de l’Amérique que l’on connaît mal.

EDITION SPECIALE CANNES 2019

La chronique de Laura - #TheDeadDontDie, de Jim Jarmusch - Film d’ouverture #Cannes 2019

Ca y est, c’est ce soir. Le moment que le monde du cinéma attend toute l’année, et que j’avais attendu toute ma vie. L’ouverture du Festival de Cannes, pour sa 72ème édition. Même si l’organisation est confuse et que l’on cherche la bonne file aussi longtemps qu’on y attend, lorsque ça avance enfin, je ne tiens plus en place.


Après la cérémonie d’ouverture présentée par un Edouard Baer également confus, un intermède musical par Angèle, un discours d’Alejandro Gonzalez Iñarritu pas traduit de son espagnol natal pour notre rediffusion en direct en séance presse, et un lancement officiel du festival par Charlotte Gainsbourg et Javier Bardem, le film peut enfin commencer.

C’est Jim Jarmusch qui fait les honneurs avec The Dead Don’t Die, film de zombies parodique où il retrouve Bill Murray, Adam Driver et Tilda Swinton, rejoints notamment par Chloë Sevigny et • Selena Gomez •. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est déçus du résultat malgré ce casting quatre étoiles.

Si son rythme lent et la diction monotone des comédiens installent un ton pince-sans-rire au début, ils lassent très vite, à part quelques répliques réellement drôles et des références notamment à Star Wars pour taquiner Adam Driver. Les zombies, Iggy Pop en tête, réclament du café, du wifi ou encore du Chardonnay tout en dévorant de la chair humaine.

C’est la manière toute particulière qu’a Jim Jarmusch de dénoncer notre société de zombies asservis à ces choses futiles du quotidien, mais la morale est assénée dans un tel chaos à l’image qu’elle laisse relativement indifférent. Si l’on peut relever un point positif chez nous à La Radio du cinéma, c’est la place singulière et décalée accordée à la musique du générique, que les personnages écoutent à la radio, achètent en CD et nomment plusieurs fois : malin, puisqu’elle porte le nom du film. Son interprète Sturgill Simpson déambule d’ailleurs parmi les morts-vivants du film, une guitare à la main.


Cette parodie de film d’horreur à la Shaun of the Dead nous tire plusieurs rires francs, mais déçoit dans l’ensemble par son manque de rythme et de ton, et son final franchement loufoque. Vivement la suite de la compétition, qui s’annonce riche avec les films de Pedro Almodovar @Ladj Ly, Terrence Malick, Quentin Tarantino Director, Xavier Dolan, Ken Loach Céline Sciamma et bien d’autres.

La chronique de Laura - #BSFF #2

Après une escapade dans la très confortable salle du cinéma Le Vendôme, me voilà de retour ce samedi au QG du Brussels Short Film Festival, Le Flagey, devant lequel est installé le chapiteau du festival. Le lieu idéal pour boire un verre et échanger entre festivaliers.
Au programme aujourd’hui, la suite de la compétition internationale, avec des films venus de Croatie, de Tunisie, de Suisse et de France. Brotherhood, co-produit par la Tunisie, le Canada, le Qatar et la Suède, réalisé par Meryam Joobeur, met en scène un conflit familial sur font de guerre en Syrie. L’interprétation y est puissante et les enjeux très lourds, ne laissant personne indifférent. S’ensuit un court métrage croate, Lovebox (Ivan Turkovic-Krnjak), montrant les usages de #Tinder et la profonde solitude de ses utilisateurs, au réalisme presque dérangeant. Shiny Happy People de Mathilde Petit nous transporte dans un monde plus joyeux, où la joie est même la seule émotion tolérée. Dans sa dictature du sourire, un jeune homme peine à faire bonne figure après une rupture amoureuse. Cette satyre sociale fonctionne malgré une interprétation un peu faible, nous laissant avec le sourire, pas forcé celui-là.


J’assiste ensuite à une projection de la Next Generation, des courts métrages d’école. Le programme commence avec l’excellent Le Goût Framboise de David Noblet, récompensé pour sa musique originale au Festival international des scénaristes de Valence, suivant le dernier jour qu’une astronaute passe avec sa soeur avant son départ sans retour pour la mission Mars One. Le thème de l’espace est également abordé par Benjamin Pfohl dans Jupiter : une jeune fille sur le point d’accompagner ses parents dans un voyage vers Jupiter prend son destin en main. Les questions existentielles du « partir ou rester » n’ont jamais été aussi fortes. Avec Dolfin Megumi, Aharon Ori fait fuir les enfants de la salle, pour lesquels ce coup d’un soir entre deux hommes à Tel Aviv est peut être un peu trop explicite. La tendresse est cependant palpable, et la fragilité des sentiments dans ce début de relation est touchante. Après le portrait d’une mère célibataire vivant dans un squat bruxellois et luttant pour rester libre (Seedling de Benjamin Pfohl), la séance s’achève avec Simon pleure, de Sergio Guataquira Sarmiento. Après une rupture, Simon pleure. Seulement, c’est tout son corps qui pleure, des cheveux jusqu’au bout des doigts. « Tu transpires? » lui demande une jeune femme à la piscine. Non, il pleure. Le ton léger et absurde ne masque pas cependant la tristesse réelle du personnage, et apporte une douceur au propos, se finissant sur une touche d’espoir.
Cette petite dose d’humour se révèle bien nécessaire pour affronter la sélection qui suit, celle des European Film Awards, des courts métrages déjà primés dans de grands festivals tels Venise, Locarno, Clermont-Ferrand etc. Les ambiances y sont grises et dures, et les sujets peu fédérateurs. Une compétition de pigeons dans le sud de l’Espagne récompensant celui qui séduira et volera aux côtés de la femelle le plus longtemps, la disparition d’une femme polonaise dans une ferme en Allemagne et les conséquences pour sa seule collègue polonaise, l’errance d’une jeune fille et d’un jeune homme dans un parc aquatique abandonné au Portugal, et les remords d’un Israélien après avoir signé une pétition demandant à Radiohead de ne pas jouer de concert en Israël... Les sujets sont trop précis et arides pour saisir le public qui ne manifeste pas un grand enthousiasme. L’ultime film, L’Échappée de Laetitia Martinoni, parvient au moins à injecter un peu de gaieté et de poésie au tout : une femme atteinte du cancer s’invente un univers merveilleux pour vaincre la solitude, imaginant une romance avec son chirurgien (Alexis Michalik) dans un décor de conte de fées. Le message d’espoir et de courage a au moins le mérite d’être universel, même si le stratagème est un peu facile.
C’est là-dessus que s’achève mon aventure, courte mais intense, au Brussels Short Film Festival, qui continu jusqu’au 5 mai avec, en dehors des compétitions nationale et internationale, de nombreux autres programmes. Vous pourrez y découvrir une sélection intégralement sud coréenne qui promet d’être haute en couleurs, la Next Generation, des films nommés aux Oscars, les First European Short Film Audience Award (l’Eurovision du court métrage en collaboration avec 9 grands festivals européens), des séances pour les enfants ou encore en plein air. On aimerait toujours tout voir, mais comme le disent les totebags du festival, life is short, et mon séjour à Bruxelles également.

La chronique de Laura - #BSFF #1

Pour célébrer le départ du Tour du France à Bruxelles, le Brussels Short Film Festival a créé une sélection de « Shorts on wheels », des courts métrages sur le thème du vélo. C’est avec cette séance que j’entame mon marathon du court métrage. La sélection est très variée, avec de l’animation, du documentaire et de la fiction, en passant par les routes de France, de Belgique et du Canada. Le thème du vélo y est plus ou moins fortement présent, mais l’émotion parvient à percer dans ces histoires d’effort, de dépassement de soi, de récompense ou même d’amour. Une bonne mise en jambe pour le reste du programme.
Je poursuis ma journée avec la découverte de deux programmes de la compétition internationale. Si on y trouve quelques films venant de France, du Royaume-Uni ou d’autres pays européens, certains nous viennent de beaucoup plus loin, comme Israël, la Corée du Sud ou le Kosovo. Avec cinq courts métrages par programme, on passe rapidement d’une émotion à l’autre, abordant les thèmes les plus larges avec les techniques les plus diverses. On trouve notamment du stop motion appliqué à des acteurs en chair et en os, manié avec brio pour une histoire de coeur volé en noir et blanc, Entre Sombras d’Alice Guimaraes et Monica Santos, visuellement saisissant. Sisters, de Daphne Lucker Fotografie, est surement le film le plus envoûtant de cette journée, mettant en scène trois soeurs qui dansent, laissant leurs mouvements exprimer leur cri intérieur. Avec Gardhi, Lendita Zeqiraj capture en un plan séquence d’un quart d’heure les préjugés et les carcans sociaux du Kosovo, à travers le regard d’un gamin que tout cela n’atteint pas. Une autre forme d’animation est également présente avec Je sors acheter des cigarettes, film d’ Osman Cerfon dépeignant les rapports d’une famille qui n’est plus que l’addition de toutes ses solitudes individuelles, ayant perdu toute communication. On trouve tout de même des choses bien plus légères avec notamment Pauline asservie, de Charline Bourgeois, où Anais Demoustier perd la tête en attendant pendant plusieurs jours un texto de l’homme marié qu’elle fréquente. L’absurdité est bien dosée et nous ramène à nos propres dépendances électroniques. C’est cependant la Corée du Sud qui finira de nous achever avec Pinki de Hyun Suk Kim, qui tisse un récit plein d’émotions et de SF sur un homme qui retrouve son walkman sous la forme d’une jeune fille aux cheveux roses. Ne cherchez pas, on n’a pas compris non plus.

La chronique de Laura - ShoWeb Séries #3

Après les panels de cinq chaînes agrémentés de la diffusion de deux épisodes entiers, Arte prend la relève. Forte de sa ligne éditoriale originale et créative, la chaîne cherche à aller plus loin encore que l’Europe, qui restait jusque-là son champ d’action privilégié. C’est ainsi qu’elle a sélectionné la série australienne Sauvetage en mer de Timor, dont la bande annonce fait frémir. On y suit un sauvetage raté d’un bateau de migrants, et ses conséquences des années plus tard lorsque les protagonistes se retrouvent par hasard. Un sujet fort porté par des acteurs poignants. Arte annonce également la suite de Berlin 56, intitulée Berlin 59, portée par des personnages féminins charismatiques (diffusion au printemps). La dernière nouveauté internationale se passe dans l’outback australien : c’est Mystery Road, un western où un détective enquête sur les disparitions d’ouvriers agricoles. Pour le reste, des programmes comme Meurtres à Sandhamn, Secret médical ou encore Peaky Blinders reviennent sur la chaîne pour de nouvelles saisons.

Du côté français, on aura l’occasion de voir Gaspard Ulliel devant la caméra de Guillaume Nicloux, après le long métrage Les Confins du monde. Le réalisateur qui était présent choisit de nous passer un court extrait afin que l’on capte l’atmosphère. Le personnage d’Ulliel semble déconnecté du monde, traversant l’existence en y restant indifférent, mais une rencontre va apparemment tout venir chambouler. La chaîne engagée se penche sur le sujet épineux des pesticides avec la série politique et environnementale Jeux d’influence, réalisée par Jean-Xavier de Lestrade. D’autres programmes en langue étrangère mais co-produits en France sont à prévoir : parmi eux, Thanksgiving traitera d’espionnage et de crise conjugale à partir du 28 février, pour 3 épisodes de 52 minutes. L’Espagne co-produit Hierro, dans laquelle une policière citadine est contrainte d’aller enquêter sur une île des Canaries suite à la découverte du corps d’un jeune homme (8x52’). Arte nous livre également sa première co-production franco-allemande, Eden, avec Sylvie Testud au générique. Elle abordera le thème délicat des migrants à travers les portraits de divers personnages, et sera diffusée en mai (6x52’).

Pour finir, les petits nouveaux de Warner TV subissent le bizutage du ShoWeb, avec le grand défi de parvenir à capter l’attention de la salle après toutes ces informations. Mais le challenge est brillamment relevé : il y en aura pour tous les goûts, avec The Last Ship, série de science-fiction apocalyptique, mais aussi Knightfall, série médiévale, ou encore les suites de Claws et iZombie.

La science-fiction sera également représentée par The Orville. De plus, leur représentant est malin, et nous demande de rester regarder le pilote entier de The Resident, une de leurs 43 nouvelles séries ou saisons (dont 25 inédites) en nous promettant une annonce exclusive juste après l’épisode. C’est impeccablement tourné, avec un petit teaser flouté laissant deviner un des acteurs que, personnellement, j’aime le plus au monde. Et après les 45 minutes de cette série médicale très prometteuse, c’est avec joie que je découvre en effet le visage de Daniel Radcliffe à côté du titre Miracle Workers. Aux côtés de Steve Buscemi qui incarne ni plus ni moins que Dieu lui-même, Radcliffe sera un ange chargé de reprendre les rênes du paradis alors que le chef suprême semble en plein burn-out. Une pépite qui arrivera sur Warner TV le 30 mars. 

Et comme d’habitude avec les séries, ce n’est jamais assez tôt.

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La chronique de Laura - ShoWeb Séries #2

Après OCS qui a mis la barre très haut en termes de qualité et de quantité, le micro est passé à Canal +, à qui la concurrence ne fait pas peur. Le panel de la chaîne cryptée est axé vers du contenu politique et policier. Ils ont en effet choisi de nous montrer le pilote de la septième saison d’Engrenages, présenté par les comédiens Thierry Godard et Caroline Proust. L’épisode est rythmé et intriguant, et promet une saison forte pour une série qui parvient encore à se renouveler. La série coup de poing Killing Eve revient quant à elle pour une saison 2. Quelques images de Jodie Comer et Sandra Oh suffisent à provoquer des cris de joie étouffés dans la salle, tant la première saison avait fait sensation. De l’autre côté de la Manche, la grande Emma Thompson sera une politicienne dans Years and Years, série dramatique politique retraçant sur quinze ans la vie d’une famille britannique.

Première, partenaire de l’événement, lance une mini série menée par Axel Lattuada, que l’on connaît pour Et tout le monde s’en fout. Le titre n’a pas étédévoilé, mais le youtubeur nous parlera face caméra dans un décor de guichet de cinéma, sur un ton rappelant Jérôme Niel et ses tutos. Il traitera de cinéma au sens large, mêlant an

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