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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
    <link>http://radioducinema.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:25:28 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Jérôme Hilal : dans les coulisses de Zinc, là où commence aussi la vie d’un film]]></title>
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      <description><![CDATA[Que fait exactement un distributeur de cin&eacute;ma ? Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de Mont&eacute;limar, J&eacute;r&ocirc;me Hilal, cofondateur de Zinc, l&egrave;ve le voile...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Que fait exactement un distributeur de cin&eacute;ma ? Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de Mont&eacute;limar, J&eacute;r&ocirc;me Hilal, cofondateur de Zinc, l&egrave;ve le voile sur un m&eacute;tier souvent m&eacute;connu. De la lecture des sc&eacute;narios &agrave; l&rsquo;accompagnement des cin&eacute;astes, il raconte une profession o&ugrave; les films commencent parfois bien avant leur arriv&eacute;e dans les salles. Et d&eacute;voile au passage deux des prochains projets de Zinc Productions.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>M&ecirc;me sa m&egrave;re n&rsquo;aurait pas totalement compris ce qu&rsquo;il fait dans la vie. J&eacute;r&ocirc;me Hilal le raconte avec humour, mais l&rsquo;anecdote dit quelque chose d&rsquo;un m&eacute;tier aussi d&eacute;terminant que peu visible : celui de distributeur. </span><span>Car entre le producteur qui fait na&icirc;tre le film et la salle qui l&rsquo;accueille existe un maillon dont le public conna&icirc;t rarement pr&eacute;cis&eacute;ment le r&ocirc;le. La distribution. </span><span>&Agrave; Mont&eacute;limar, dans le cadre du Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, le cofondateur de Zinc est justement venu raconter ce qui se passe de ce c&ocirc;t&eacute;-l&agrave; du cin&eacute;ma. </span><span>Et remettre quelques d&eacute;finitions &agrave; leur place.</span></p>
<h2><span>Le distributeur, cet inconnu du g&eacute;n&eacute;rique</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans l&rsquo;imaginaire du public, distribuer un film pourrait simplement signifier le faire parvenir jusqu&rsquo;aux salles. La r&eacute;alit&eacute; commence beaucoup plus t&ocirc;t. </span><span>&laquo; On oublie un peu la distribution, qui est un endroit central, et surtout que les gens ne connaissent pas. &raquo; </span><span>J&eacute;r&ocirc;me Hilal situe le distributeur entre le producteur et l&rsquo;exploitant, c&rsquo;est-&agrave;-dire la salle de cin&eacute;ma. Une position interm&eacute;diaire qui ne signifie pas pour autant qu&rsquo;il intervient une fois le film termin&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Bien au contraire. </span><span>Dans la plupart des cas, le distributeur entre dans l&rsquo;histoire alors que le film n&rsquo;existe encore que sur le papier. </span><span>Le sc&eacute;nario est &eacute;crit, le casting se pr&eacute;cise, un budget existe et la production commence &agrave; chercher les financements n&eacute;cessaires pour transformer le projet en film. </span><span>C&rsquo;est alors que le distributeur entre en sc&egrave;ne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; On est le premier guichet. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;expression r&eacute;sume l&rsquo;importance de ce moment. Selon J&eacute;r&ocirc;me Hilal, la pr&eacute;sence d&rsquo;un distributeur permet ensuite au producteur de solliciter d&rsquo;autres partenaires financiers, notamment les cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision. </span><span>Avant d&rsquo;imaginer l&rsquo;affiche, la bande-annonce ou le nombre de salles, il faut donc commencer par croire &agrave; une histoire qui n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; tourn&eacute;e. </span><span>Distribuer, c&rsquo;est aussi parier sur une promesse.</span></p>
<h2><span>Des sc&eacute;narios et des relations humaines</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le cin&eacute;ma reste une industrie de prototypes : chaque film est diff&eacute;rent du pr&eacute;c&eacute;dent et personne ne sait exactement ce qu&rsquo;il deviendra une fois tourn&eacute; puis mont&eacute;. </span><span>Dans cette incertitude, les relations humaines prennent une place particuli&egrave;re. </span><span>J&eacute;r&ocirc;me Hilal l&rsquo;a notamment exp&eacute;riment&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;&Eacute;ric Toledano et Olivier Nakache. Il les connaissait avant de devenir directeur de la distribution chez Gaumont, o&ugrave; les deux cin&eacute;astes avaient d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; </span><em><span>Intouchables</span></em><span> et </span><em><span>Samba</span></em><span>. </span><span>&Agrave; son arriv&eacute;e, il fallait n&eacute;anmoins construire une nouvelle relation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pas question, raconte-t-il, de miser simplement sur la sympathie. </span><span>&laquo; On a tout de suite &eacute;t&eacute; dans le travail. &raquo; </span><span>Avec le temps, la confiance s&rsquo;installe. Une relation qui d&eacute;passe parfois le cadre strictement professionnel.</span></p>
<h2><span>Avec Daniel Auteuil, une histoire devenue &laquo; familiale &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette dimension humaine, J&eacute;r&ocirc;me Hilal la retrouve &eacute;galement lorsqu&rsquo;il &eacute;voque Daniel Auteuil. </span><span>Chaque film cr&eacute;e sa propre histoire et chaque cin&eacute;aste sa mani&egrave;re de travailler avec ceux qui l&rsquo;accompagnent. Avec Auteuil, quelque chose s&rsquo;est nou&eacute; tr&egrave;s rapidement. </span><span>&laquo; C&rsquo;est devenu tr&egrave;s familial, tr&egrave;s vite. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>J&eacute;r&ocirc;me Hilal raconte m&ecirc;me avec amusement que le r&eacute;alisateur a d&rsquo;abord d&ucirc; se demander &agrave; qui il avait affaire face aux m&eacute;thodes de Zinc et &agrave; ses deux associ&eacute;s. </span><span>&laquo; Il nous a pris un peu pour des hurluberlus. &raquo; </span><span>La surprise pass&eacute;e, la rencontre fonctionne. Il</span><span> parle aujourd&rsquo;hui avec une affection &eacute;vidente de cette collaboration et d&rsquo;un r&eacute;alisateur qu&rsquo;il d&eacute;crit comme &laquo; ph&eacute;nom&eacute;nal &raquo;. </span><span>Une proximit&eacute; qui permet aussi de comprendre ce que peut devenir la relation entre un distributeur et un cin&eacute;aste : pas simplement une entreprise charg&eacute;e de commercialiser un film termin&eacute;, mais un partenaire qui accompagne une &oelig;uvre et ceux qui la portent.</span></p>
<h2><span>Apr&egrave;s </span><em><span>Les Petites Victoires</span></em><span>, Zinc retrouve M&eacute;lanie Auffret</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et l&rsquo;histoire de Zinc continue de s&rsquo;&eacute;crire avec des cin&eacute;astes d&eacute;j&agrave; accompagn&eacute;s. </span><span>Parmi les prochains projets de la soci&eacute;t&eacute; figure ainsi un nouveau film de M&eacute;lanie Auffret. </span><span>La r&eacute;alisatrice occupe une place particuli&egrave;re dans l'aventure de Zinc puisque </span><em><span>Les Petites Victoires</span></em><span> avait &eacute;t&eacute; le premier film distribu&eacute; par la soci&eacute;t&eacute;. </span><span>Cette fois, le projet change d&rsquo;&eacute;chelle et Zinc s&rsquo;associe &agrave; Path&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C&rsquo;&eacute;tait un film qui n&eacute;cessitait plus de moyens et on avait besoin d&rsquo;un soutien. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Path&eacute;, raconte J&eacute;r&ocirc;me Hilal, a aim&eacute; le sc&eacute;nario. Les deux soci&eacute;t&eacute;s accompagneront donc ensemble le film. </span><span>Sur son contenu, le distributeur n&rsquo;en dira pas davantage lors de cette rencontre. Mais ce retour vers une cin&eacute;aste pr&eacute;sente d&egrave;s les d&eacute;buts de Zinc illustre une nouvelle fois cette logique de fid&eacute;lit&eacute; qui traverse son discours.</span></p>
<h2><em><span>Feignasse</span></em><span>, avec Vincent Moscato</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Autre projet &eacute;voqu&eacute; &agrave; Mont&eacute;limar : </span><em><span>Feignasse</span></em><span>. </span><span>Le film a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; tourn&eacute; et se trouve d&eacute;sormais au montage. Vincent Moscato figure au casting. </span><span>J&eacute;r&ocirc;me Hilal pr&eacute;f&egrave;re d&rsquo;ailleurs imm&eacute;diatement corriger une possible confusion : au moment de l&rsquo;entretien, ce n&rsquo;est pas encore le film achev&eacute; qu&rsquo;il juge, mais bien son sc&eacute;nario.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le sc&eacute;nario est hyper tendre. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>Feignasse</span></em><span> racontera la rencontre entre un grand-p&egrave;re et sa petite-fille qu&rsquo;il ne conna&icirc;t pas encore. Deux personnages qui vont progressivement apprendre &agrave; se d&eacute;couvrir. </span><span>Une histoire que le distributeur qualifie de &laquo; tr&egrave;s jolie &raquo;, tout en conservant cette prudence propre &agrave; son m&eacute;tier : entre le sc&eacute;nario lu, le tournage et le montage final, un film continue de se transformer.</span></p>
<h2><span>Croire au film avant le film</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre finalement ce que raconte le mieux cette rencontre avec J&eacute;r&ocirc;me Hilal. </span><span>Le m&eacute;tier de distributeur est g&eacute;n&eacute;ralement visible lorsque tout semble d&eacute;j&agrave; accompli : une affiche appara&icirc;t dans les rues, une bande-annonce circule, une date de sortie est annonc&eacute;e et le film arrive dans les salles. </span><span>Mais son travail a commenc&eacute; bien avant. </span><span>Quelque part entre un sc&eacute;nario, un casting et un budget. </span><span>&Agrave; un moment o&ugrave; il faut lire, imaginer et d&eacute;cider d&rsquo;accompagner quelque chose qui n&rsquo;existe pas encore tout &agrave; fait. </span><span>Avant le public, avant les salles et parfois avant une grande partie du financement, quelqu&rsquo;un doit donc &ecirc;tre parmi les premiers &agrave; dire : ce film m&eacute;rite d&rsquo;exister.</span></p>
<p><span>Et derri&egrave;re cette d&eacute;cision &eacute;conomique se cachent aussi, &agrave; &eacute;couter J&eacute;r&ocirc;me Hilal, des histoires de confiance, de fid&eacute;lit&eacute; et de rencontres.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Propos reccueillis dans le cadre du Festival de l'Ecrit &agrave; l'Ecran par Patrice CAILLET et Amandine BACCONNIER pour la RADIO DU CINEMA - 23.09.2026</span></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab4cd01e280c5.29479630.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:03:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Marilou Aussilloux : « Je continue à penser qu’un grand cinéaste, une grande cinéaste, c’est aussi quelqu’un qui a un scénario surpuissant. »]]></title>
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      <description><![CDATA[Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de Mont&eacute;limar, Marilou Aussilloux re&ccedil;oit le Prix Jeunes Talents. &Agrave; l&rsquo;affiche d&rsquo;...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de Mont&eacute;limar, Marilou Aussilloux re&ccedil;oit le Prix Jeunes Talents. &Agrave; l&rsquo;affiche d&rsquo;</span></strong><em><strong><span>Une femme aujourd&rsquo;hui</span></strong></em><strong><span>, le nouveau film de Robert Gu&eacute;diguian, la com&eacute;dienne raconte pour Les Bobines d&rsquo;Amandine son entr&eacute;e dans la famille du cin&eacute;aste, un personnage qui fait &eacute;cho &agrave; son propre parcours et son attachement aux textes.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dix ans de m&eacute;tier et toujours &laquo; jeune actrice &raquo;. Le qualificatif ne d&eacute;range pas Marilou Aussilloux. Il la fait m&ecirc;me sourire. Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, o&ugrave; lui est remis le Prix Jeunes Talents, elle mesure le chemin parcouru sans donner l&rsquo;impression de vouloir le transformer en bilan.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il faut dire que la suite est d&eacute;j&agrave; l&agrave;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s </span><em><span>La Pie voleuse</span></em><span>, elle retrouve Robert Gu&eacute;diguian dans </span><em><span>Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em><span>, attendu en salles le 21 octobre 2026. Cette fois, elle occupe une place centrale. Celle de Juliette, personnage dont elle n&rsquo;avait pourtant pas connaissance lorsque le r&eacute;alisateur lui a envoy&eacute; le sc&eacute;nario.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle le lit jusqu&rsquo;&agrave; la derni&egrave;re page avant de demander &agrave; Gu&eacute;diguian quel r&ocirc;le il lui destine. R&eacute;ponse : Juliette.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; tr&egrave;s &eacute;mue. J&rsquo;&eacute;tais assez reconnaissante du cadeau de Robert. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il lui faudra une deuxi&egrave;me lecture pour mesurer ce qui vient de lui &ecirc;tre confi&eacute; : un r&ocirc;le &laquo; tr&egrave;s dense &raquo;, dit-elle, et la responsabilit&eacute; qui l&rsquo;accompagne.</span></p>
<h2><span>Entrer dans la famille Gu&eacute;diguian</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Tourner avec Robert Gu&eacute;diguian, c&rsquo;est rejoindre une histoire de cin&eacute;ma commenc&eacute;e bien avant soi. Autour du cin&eacute;aste, les m&ecirc;mes visages reviennent de film en film : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, G&eacute;rard Meylan&hellip; Une troupe au sens presque th&eacute;&acirc;tral du terme.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Marilou Aussilloux l&rsquo;avait rejointe avec </span><em><span>La Pie voleuse</span></em><span>. Elle raconte aujourd&rsquo;hui avoir tr&egrave;s vite &eacute;prouv&eacute; un sentiment d&rsquo;appartenance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Ils nous accueillent avec bienveillance et avec beaucoup de tendresse. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle retrouve chez celles et ceux qui entourent Gu&eacute;diguian quelque chose de son cin&eacute;ma : des &ecirc;tres qu&rsquo;elle d&eacute;crit comme &laquo; tr&egrave;s tendres &raquo;, &laquo; tr&egrave;s humains &raquo;. La fronti&egrave;re entre la troupe et les personnages semble alors se r&eacute;duire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette mani&egrave;re de travailler suppose aussi une disponibilit&eacute; particuli&egrave;re devant la cam&eacute;ra. Chez Gu&eacute;diguian, peu de prises. Une, deux, parfois trois. Pas davantage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour une actrice pass&eacute;e par le Conservatoire, l&rsquo;exp&eacute;rience ne consiste pourtant pas &agrave; oublier la technique acquise. Aussilloux parle plut&ocirc;t d&rsquo;abandon : entrer dans la m&eacute;thode d&rsquo;un r&eacute;alisateur, accepter ses r&egrave;gles et chercher ailleurs que dans la d&eacute;monstration.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Moi, j&rsquo;aime bien jouer avec la nature et la spontan&eacute;it&eacute;, l&rsquo;instinct. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Chez Gu&eacute;diguian, cette recherche trouve un terrain particuli&egrave;rement propice. Il faut arriver pr&ecirc;t, puis accepter ce qui survient.</span></p>
<h2><span>Juliette et la question de la libert&eacute;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans </span><em><span>Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em><span>, Juliette semble avoir conquis son ind&eacute;pendance. Elle a chang&eacute; de milieu, construit sa vie, choisi ses relations. Jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; ce qu&rsquo;elle pensait acquis se fissure.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Marilou Aussilloux, la question de la libert&eacute; traverse directement son personnage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; On a fait &eacute;norm&eacute;ment de progr&egrave;s dans notre soci&eacute;t&eacute;, notamment par rapport &agrave; la place de la femme, et pourtant, il y a encore des choses &agrave; changer. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lorsque Juliette r&eacute;v&egrave;le ce qu&rsquo;elle a v&eacute;cu, elle n&rsquo;est ni entendue ni crue. L&rsquo;actrice parle d&rsquo;une &laquo; double peine &raquo;. La libert&eacute; apparente du personnage se retourne contre elle avant qu&rsquo;une autre voie ne se dessine, li&eacute;e au secret familial mais aussi aux autres.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; l&rsquo;entraide.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au collectif.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des motifs qui inscrivent pleinement Juliette dans le cin&eacute;ma de Gu&eacute;diguian.</span></p>
<h2><span>&laquo; Il a fallu que je perde mon accent du Sud &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais un autre aspect du personnage rapproche plus intimement encore Marilou Aussilloux de Juliette : la question du milieu dont on vient et de celui que l&rsquo;on rejoint.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Juliette s&rsquo;est &eacute;loign&eacute;e de son univers d&rsquo;origine. Marilou Aussilloux a, elle, quitt&eacute; Narbonne pour Paris et le Conservatoire. En lisant le sc&eacute;nario, elle reconna&icirc;t imm&eacute;diatement quelque chose.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Je me suis sentie assez proche d&rsquo;elle quand elle dit qu&rsquo;elle ne trouve pas sa place. Moi, j&rsquo;ai mis du temps &agrave; la trouver aussi. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Puis vient cette phrase, qui raconte &agrave; elle seule une partie du d&eacute;placement :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il a fallu que je perde mon accent du Sud. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Faire ce m&eacute;tier lui a demand&eacute; d&rsquo;adopter d&rsquo;autres codes. Elle ne gomme pas ce que ce changement a pu avoir de douloureux. Et c&rsquo;est aussi l&agrave; qu&rsquo;elle situe son attachement au cin&eacute;ma de Gu&eacute;diguian : dans sa capacit&eacute; &agrave; filmer des territoires, des milieux et des gens qu&rsquo;elle reconna&icirc;t.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il repr&eacute;sente aussi l&rsquo;endroit d&rsquo;o&ugrave; je viens et les gens de ma famille, et puis les gens avec lesquels j&rsquo;ai grandi. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Derri&egrave;re le parcours d&rsquo;une com&eacute;dienne appara&icirc;t ainsi une question qui d&eacute;passe le cin&eacute;ma : que conserve-t-on du lieu d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient lorsqu&rsquo;on apprend &agrave; vivre ailleurs ?</span></p>
<h2><span>Du texte &agrave; l&rsquo;&eacute;cran</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>La pr&eacute;sence de Marilou Aussilloux &agrave; De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin. Avant le Conservatoire et les plateaux, il y eut une pr&eacute;pa litt&eacute;raire et l&rsquo;id&eacute;e, un temps, de devenir professeure de fran&ccedil;ais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les textes l&rsquo;ont conduite vers le th&eacute;&acirc;tre. Au cin&eacute;ma, son rapport &agrave; l&rsquo;&eacute;crit se d&eacute;place.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La langue peut compter, &eacute;videmment, mais elle dit &ecirc;tre d&rsquo;abord saisie par l&rsquo;histoire. Devant une cam&eacute;ra, elle cherche une parole plus proche du personnage et d&rsquo;elle-m&ecirc;me, quelque chose de plus intime, de moins imm&eacute;diatement port&eacute; par le texte.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ce qui ne diminue en rien l&rsquo;importance du sc&eacute;nario.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Je continue &agrave; penser qu&rsquo;un grand cin&eacute;aste, une grande cin&eacute;aste, c&rsquo;est aussi quelqu&rsquo;un qui a un sc&eacute;nario surpuissant. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une d&eacute;claration qui prend un relief particulier dans un festival pr&eacute;cis&eacute;ment consacr&eacute; au trajet entre les mots et les images.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et Marilou Aussilloux continuera bient&ocirc;t &agrave; circuler entre les deux. Elle doit rejoindre le tournage du premier long m&eacute;trage de Tiphaine Raffier, un film de genre situ&eacute; dans une ferme, aux c&ocirc;t&eacute;s de Julien de Saint-Jean. Puis elle retrouvera la sc&egrave;ne en janvier au Th&eacute;&acirc;tre des Bouffes du Nord dans </span><em><span>Nous, le Red Star</span></em><span>, mis en sc&egrave;ne par Th&eacute;o Askolovitch.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cin&eacute;ma, th&eacute;&acirc;tre, &eacute;criture : plut&ocirc;t qu&rsquo;une fronti&egrave;re entre les disciplines, son parcours dessine des passages.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comme si, au fond, la question pos&eacute;e par Juliette dans </span><em><span>Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em><span> accompagnait aussi l&rsquo;actrice : non pas seulement savoir d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient ou jusqu&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on est arriv&eacute;, mais parvenir &agrave; trouver l&rsquo;endroit o&ugrave; l&rsquo;on peut enfin &ecirc;tre soi.</span></p>
<p><strong><span>Marilou Aussilloux &eacute;tait au micro d&rsquo;Amandine pour La Radio du Cin&eacute;ma, &agrave; l&rsquo;occasion du Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de Mont&eacute;limar. </span></strong><em><strong><span>Une femme aujourd&rsquo;hui</span></strong></em><strong><span> de Robert Gu&eacute;diguian sortira en salles le 21 octobre 2026.</span></strong></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab4c46f1d2279.29047983.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[SAM SAUVAGE au Festival de l'Ecrit à l'Ecran : « J’avais oublié à quel point le cinéma pouvait provoquer des émotions aussi intenses »]]></title>
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      <description><![CDATA[Pr&eacute;sident du Jury Jeune du Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran &agrave; Mont&eacute;limar, Sam Sauvage a d&eacute;couvert le cin&eacute;ma sous un angle nouveau. Au micro d&rsqu...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Pr&eacute;sident du Jury Jeune du Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran &agrave; Mont&eacute;limar, Sam Sauvage a d&eacute;couvert le cin&eacute;ma sous un angle nouveau. Au micro d&rsquo;Amandine Bacconnier et Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma, le musicien revient sur les films qui ont marqu&eacute; le jury, raconte son rapport tr&egrave;s sonore au septi&egrave;me art et &eacute;voque une envie : composer, un jour, pour le cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sam Sauvage le reconna&icirc;t volontiers : avant d&rsquo;arriver &agrave; Mont&eacute;limar, il ne comptait pas parmi les spectateurs les plus assidus des salles obscures. Il aimait le cin&eacute;ma, mais le fr&eacute;quentait finalement assez peu. La proposition de pr&eacute;sider le Jury Jeune du Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran lui a donc offert une occasion id&eacute;ale de changer ses habitudes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Je me suis dit que c&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre la meilleure fa&ccedil;on de commencer &raquo;, raconte-t-il au micro de La Radio du Cin&eacute;ma.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quatre films plus tard, l&rsquo;exp&eacute;rience semble avoir laiss&eacute; des traces.</span></p>
<h2><span>Quatre films et une m&ecirc;me force &eacute;motionnelle</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec les jeunes jur&eacute;s, Sam Sauvage doit d&eacute;partager quatre films. Un exercice plus difficile que pr&eacute;vu tant chacun a suscit&eacute; des r&eacute;actions.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;adolescence constitue le fil conducteur de cette s&eacute;lection. Amour maternel, acceptation de soi et des autres, parcours de vie, conditions sociales : malgr&eacute; des approches diff&eacute;rentes, les films ont provoqu&eacute; chez les jur&eacute;s une &eacute;motion que Sam Sauvage d&eacute;crit comme constante.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; &Agrave; chaque fois, on est ressortis pas indiff&eacute;rents &raquo;, explique-t-il. Aucun des quatre films ne lui para&icirc;t v&eacute;ritablement &laquo; en dessous des autres &raquo;, ce qui complique forc&eacute;ment le choix.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La d&eacute;lib&eacute;ration confirme cette diversit&eacute; de regards. Les avis s&rsquo;opposent, les arguments circulent et les discussions deviennent parfois anim&eacute;es. Pour sa premi&egrave;re pr&eacute;sidence de jury, Sam Sauvage se retrouve &agrave; organiser les &eacute;changes et, &agrave; certains moments, &agrave; calmer le jeu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il retient surtout l&rsquo;investissement des lyc&eacute;ens et l&rsquo;importance qu&rsquo;ils accordent &agrave; leur d&eacute;cision. Apr&egrave;s les d&eacute;saccords et les discussions, deux choix se d&eacute;gagent avant un vote final.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; On s&rsquo;est laiss&eacute; influencer. C&rsquo;&eacute;tait le but de l&rsquo;exp&eacute;rience &raquo;, r&eacute;sume le musicien.</span></p>
<h2><span>Au cin&eacute;ma, Sam Sauvage &eacute;coute autant qu&rsquo;il regarde</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Face &agrave; un film, le musicien ne peut &eacute;videmment pas oublier son m&eacute;tier.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Chez Sam Sauvage, la bande originale occupe m&ecirc;me une place d&eacute;terminante dans la perception d&rsquo;une sc&egrave;ne. &laquo; Je prends autant de plaisir par l&rsquo;oreille que par le regard. Mon &eacute;motion passe aussi par la musique &raquo;, explique-t-il.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lors des projections du festival, cette attention particuli&egrave;re port&eacute;e au son l&rsquo;a accompagn&eacute; tout au long de la s&eacute;lection. Il cite notamment la musique de </span><em><span>Quelques mots d&rsquo;amour</span></em><span>, qui a particip&eacute; &agrave; son entr&eacute;e dans le film.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ce dialogue entre son et image existe &eacute;galement dans son propre travail. Lorsqu&rsquo;il &eacute;crit une chanson, les id&eacute;es visuelles arrivent rapidement.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; D&egrave;s que je fais une chanson, j&rsquo;ai envie de faire un clip &raquo;, confie-t-il.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Certaines de ses chansons sont construites comme des r&eacute;cits, avec des personnages et des p&eacute;rip&eacute;ties. D&rsquo;autres reposent davantage sur une sensation, un constat ou une &eacute;criture plus libre. L&rsquo;image lui permet alors d'imaginer un prolongement du morceau, mais aussi de d&eacute;placer son sens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un clip peut raconter autre chose que les paroles, sugg&eacute;rer une nouvelle lecture ou faire appara&icirc;tre un double sens auquel l'auteur n&rsquo;avait pas n&eacute;cessairement pens&eacute; au moment de l&rsquo;&eacute;criture.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Je n&rsquo;ai pas cet &oelig;il, j&rsquo;ai plus l&rsquo;oreille, ce qui est normal pour un musicien, mais je le d&eacute;veloppe avec le temps parce que la musique n&eacute;cessite son image &raquo;, explique Sam Sauvage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avant de livrer une formule qui r&eacute;sume assez bien son rapport au cin&eacute;ma : &laquo; C&rsquo;est le plus beau concentr&eacute; des arts. &raquo;</span></p>
<h2><span>Sam Sauvage bient&ocirc;t compositeur pour le cin&eacute;ma ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;id&eacute;e n&rsquo;est pas nouvelle. Sam Sauvage a d&eacute;j&agrave; compos&eacute; pour des courts m&eacute;trages qui n&rsquo;ont finalement jamais &eacute;t&eacute; diffus&eacute;s. Une premi&egrave;re exp&eacute;rience datant de ses d&eacute;buts, lorsqu&rsquo;il cherchait encore la direction qu&rsquo;il voulait donner &agrave; sa musique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;envie est toujours l&agrave;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Parmi ses r&eacute;f&eacute;rences, il cite Alexandre Desplat et &Eacute;ric Serra, notamment pour ses bandes originales compos&eacute;es pour les films de Luc Besson. Deux compositeurs qui lui donnent envie d&rsquo;explorer une &eacute;criture tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle de la chanson.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Car composer pour un film impose une autre logique : la musique vient rencontrer des images, un r&eacute;cit, des personnages et un rythme d&eacute;j&agrave; install&eacute;s.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il ne faut pas qu&rsquo;il y en ait une en dessous de l&rsquo;autre, une au-dessus de l&rsquo;autre &raquo;, explique-t-il &agrave; propos de la relation entre musique et cin&eacute;ma.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quant au film dont il r&ecirc;verait de signer la bande originale, Sam Sauvage refuse de choisir.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il imagine volontiers &laquo; un film d&rsquo;auteur tr&egrave;s lent, lancinant &raquo;, o&ugrave; la musique accompagnerait les nuances des &eacute;motions. De l&rsquo;autre, il se verrait tout aussi bien &eacute;crire une grande partition orchestrale pour un film de science-fiction.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Violons, orchestration, envol&eacute;es &eacute;piques : le terrain de jeu lui pla&icirc;t manifestement. Et lorsqu&rsquo;il &eacute;voque la singularit&eacute; du travail d&rsquo;&Eacute;ric Serra sur </span><em><span>Subway</span></em><span>, une troisi&egrave;me possibilit&eacute; appara&icirc;t encore : celle d&rsquo;une bande originale qui inventerait son propre langage.</span></p>
<h2><span>&laquo; Lever mes fesses et les mettre dans un fauteuil rouge &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran aura aussi produit un effet tr&egrave;s concret : redonner &agrave; Sam Sauvage l&rsquo;envie d&rsquo;aller au cin&eacute;ma.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le musicien reconna&icirc;t qu&rsquo;il trouvait facilement une raison pour &eacute;viter une s&eacute;ance en solitaire : le manque de temps, la fatigue ou simplement l&rsquo;absence d&rsquo;envie.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mont&eacute;limar a quelque peu chang&eacute; la donne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; La prochaine fois que je suis fatigu&eacute;, je vais lever mes fesses et les mettre dans un fauteuil rouge &raquo;, lance-t-il avec humour.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Derri&egrave;re la formule, il y a surtout une red&eacute;couverte : celle de la puissance &eacute;motionnelle d&rsquo;un film vu en salle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; J&rsquo;avais oubli&eacute; &agrave; quel point on pouvait avoir des &eacute;motions aussi intenses devant des films. Je faisais tellement tout par la musique que je crois que &ccedil;a va m&rsquo;ouvrir d&rsquo;autres portes. &raquo;</span></p>
<h2><em><span>Quelques mots d&rsquo;amour</span></em><span>, le choix du Jury Jeune</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s des discussions particuli&egrave;rement serr&eacute;es, le Jury Jeune pr&eacute;sid&eacute; par Sam Sauvage a finalement choisi de distinguer </span><em><span>Quelques mots d&rsquo;amour</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour expliquer cette d&eacute;cision, le musicien &eacute;voque notamment la capacit&eacute; du film &agrave; r&eacute;unir les jur&eacute;s autour d&rsquo;un sujet accessible, tout en faisant cohabiter &eacute;motion et humour.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais c&rsquo;est surtout son regard sur l&rsquo;amour maternel qui semble avoir emport&eacute; l&rsquo;adh&eacute;sion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sam Sauvage parle ainsi d&rsquo;une &laquo; magnifique d&eacute;claration d&rsquo;amour &agrave; l&rsquo;amour maternel &raquo; qui a &laquo; vraiment, vraiment, vraiment touch&eacute; &raquo; le jury.</span></p>
<h2><span>Le cin&eacute;ma jusque sur sc&egrave;ne ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s Mont&eacute;limar, Sam Sauvage va retrouver ce qui reste au centre de son activit&eacute; : la sc&egrave;ne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le musicien annonce encore une ann&eacute;e de tourn&eacute;e et pr&eacute;pare un nouveau spectacle lors d&rsquo;une r&eacute;sidence pr&eacute;vue en octobre. Pour lui, le concert reste le rendez-vous essentiel, davantage encore que l&rsquo;exposition m&eacute;diatique ou les ventes de disques.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C&rsquo;est surtout &ccedil;a le but &agrave; la fin, c&rsquo;est de rencontrer le public &raquo;, affirme-t-il.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais le passage par le Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran pourrait bien avoir une influence sur la suite. Sam Sauvage r&eacute;fl&eacute;chit d&eacute;j&agrave; &agrave; une sc&eacute;nographie plus visuelle, avec davantage de travail sur la lumi&egrave;re.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; J&rsquo;esp&egrave;re que les quatre films m&rsquo;ont inspir&eacute; un peu pour mettre un peu plus de lumi&egrave;re et de sc&eacute;nographie visuelle. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fa&ccedil;on, peut-&ecirc;tre, de faire dialoguer encore davantage les deux langages qui traversent toute cette rencontre : </span><strong><span>ce que Sam Sauvage entend et ce que le cin&eacute;ma lui donne d&eacute;sormais envie de regarder.</span></strong></p>
<p><em><span>Sam Sauvage &eacute;tait au micro d&rsquo;Amandine Bacconnier et Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma, &agrave; l&rsquo;occasion du Festival de l&rsquo;&Eacute;crit &agrave; l&rsquo;&Eacute;cran &agrave; Mont&eacute;limar. 20.09.2026</span></em></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab24a7b437e87.08216128.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 09:08:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Robert Guédiguian et Ariane Ascaride : Une femme aujourd'hui]]></title>
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      <description><![CDATA[Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, Patrice Caillet a rencontr&eacute; pour La Radio du Cin&eacute;ma Rober...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: left;" tf623_id="649"><span style="font-size: 12pt;" tf623_id="650"><span tf623_id="651">Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, Patrice Caillet a rencontr&eacute; pour La Radio du Cin&eacute;ma Robert Gu&eacute;diguian et Ariane Ascaride, venus pr&eacute;senter </span><em tf623_id="652">Une femme aujourd&rsquo;hui</em><span tf623_id="653">. </span></span><span style="font-size: 12pt;" tf623_id="654">Un film port&eacute; par Marilou Aussilloux, dans lequel le cin&eacute;aste observe les fractures de notre &eacute;poque &agrave; travers le destin singulier d&rsquo;une jeune femme.</span></h1>
<p class="isSelectedEnd" tf623_id="655"><span tf623_id="656">Juliette pensait avoir conquis sa libert&eacute;. Elle a r&eacute;ussi professionnellement, chang&eacute; de milieu social et construit son ind&eacute;pendance. Mais une violente agression commise par son sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique vient bouleverser ses certitudes et l&rsquo;oblige &agrave; reconsid&eacute;rer sa famille, ses origines et le monde auquel elle croyait appartenir.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" tf623_id="657"><span tf623_id="658">Pour Robert Gu&eacute;diguian, c&rsquo;est justement par l&rsquo;histoire particuli&egrave;re de Juliette que le cin&eacute;ma peut raconter quelque chose de beaucoup plus vaste : </span><strong tf623_id="659"><span tf623_id="660">&laquo; Si on veut raconter la complexit&eacute; des choses, il faut raconter une histoire particuli&egrave;re, singuli&egrave;re. &raquo; </span></strong><span tf623_id="661">&Agrave; travers elle, </span><em tf623_id="662"><span tf623_id="663">Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em><span tf623_id="664"> interroge aussi la mobilit&eacute; sociale et ce qu&rsquo;elle peut provoquer comme &eacute;loignement. Ariane Ascaride &eacute;voque cette impression de ne plus tout &agrave; fait parler le m&ecirc;me langage que ceux dont on est issu et la n&eacute;cessit&eacute;, pour Juliette, de repenser le chemin parcouru.&nbsp; </span><span tf623_id="665">Face &agrave; la violence subie par son personnage, Robert Gu&eacute;diguian choisit de ne pas faire de l&rsquo;agression un spectacle. La cam&eacute;ra reste concentr&eacute;e sur le visage et le regard de Juliette, incarn&eacute;e par </span><strong tf623_id="666"><span tf623_id="667">Marilou Aussilloux</span></strong><span tf623_id="668">. Une jeune com&eacute;dienne dont Ariane Ascaride salue la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, l&rsquo;intelligence et l&rsquo;exigence : </span><strong tf623_id="669"><span tf623_id="670">&laquo; Jouer avec elle, c&rsquo;est un vrai bonheur. &raquo;</span></strong><br><span tf623_id="671">Mais chez le r&eacute;alisateur, regarder les blessures du monde ne signifie jamais s&rsquo;abandonner au d&eacute;sespoir. Il revendique m&ecirc;me une forme de responsabilit&eacute; du cin&eacute;aste : </span><strong tf623_id="672"><span tf623_id="673">&laquo; On n&rsquo;a pas le droit de d&eacute;sesp&eacute;rer le monde. &raquo;</span></strong><span tf623_id="674"> Aussi sombre soit-elle, une histoire doit laisser entrevoir une possibilit&eacute;, &laquo; un rayon de soleil qui passe &agrave; travers les nuages &raquo;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" tf623_id="675"><span tf623_id="676">C&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que r&eacute;side toute la promesse d&rsquo;</span><em tf623_id="677"><span tf623_id="678">Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em><span tf623_id="679"> : regarder sans d&eacute;tour la violence et les contradictions de notre &eacute;poque, tout en continuant &agrave; croire que le lien aux autres peut ouvrir un nouveau chemin.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" tf623_id="680"><strong tf623_id="681"><em tf623_id="682"><span tf623_id="683">Une femme aujourd&rsquo;hui</span></em></strong><span tf623_id="684">, de Robert Gu&eacute;diguian, avec Marilou Aussilloux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gr&eacute;goire Leprince-Ringuet et G&eacute;rard Meylan.</span></p>
<p tf623_id="685"><span tf623_id="686">&nbsp;</span><strong tf623_id="687"><span tf623_id="688">Entretien r&eacute;alis&eacute; par Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran - 21/09/2026</span></strong></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab15eaa31f1e3.20247652.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 16:38:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[« Mon fils président » : Mathias Mlekuz, le cinéma à hauteur d’homme]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/mon-fils-president-mathias-mlekuz-le-cinema-a-hauteur-d-homme-624</link>
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      <description><![CDATA[Apr&egrave;s &Agrave; bicyclette !, Mathias Mlekuz reprend la route avec Philippe Rebbot. Mais cette fois, c&rsquo;est son fils Manolo qui don...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Apr&egrave;s </span></strong><em><strong><span>&Agrave; bicyclette !</span></strong></em><strong><span>, Mathias Mlekuz reprend la route avec Philippe Rebbot. Mais cette fois, c&rsquo;est son fils Manolo qui donne la direction : &agrave; 19 ans, le jeune homme s&rsquo;est lanc&eacute; dans l&rsquo;improbable qu&ecirc;te des 500 parrainages n&eacute;cessaires pour entrer dans la course &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Pr&eacute;sent&eacute; en avant-premi&egrave;re au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, </span></strong><em><strong><span>Mon fils pr&eacute;sident</span></strong></em><strong><span> transforme cette aventure en un film beaucoup moins politique qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Rencontre avec Mathias Mlekuz.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Tout commence bien avant le cin&eacute;ma. Manolo parle de devenir pr&eacute;sident depuis l&rsquo;&acirc;ge de 12 ou 13 ans. Ce que son p&egrave;re prenait alors pour &laquo; les d&eacute;lires d&rsquo;un adolescent &raquo; devient progressivement un projet tr&egrave;s concret : le jeune homme prend une ann&eacute;e sabbatique pour partir chercher ses parrainages. Il vient de rater son permis ; Mathias Mlekuz lui propose alors de l&rsquo;accompagner et d&rsquo;en faire un film. Philippe Rebbot et Joseph, le fr&egrave;re de Manolo, rejoignent l&rsquo;aventure.</span></p>
<h3><span>Le r&eacute;el comme sc&eacute;nariste</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pr&eacute;senter un tel film au Festival </span><strong><span>De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran</span></strong><span> donne &eacute;videmment envie de poser une question : comment &eacute;crit-on lorsque l&rsquo;on ignore ce qui va se produire ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Chez Mlekuz, quelques pages suffisent au d&eacute;part. Le reste appartient au r&eacute;el. Tout est largement improvis&eacute; et le cin&eacute;aste revient du tournage avec quelque </span><strong><span>140 heures de rushes</span></strong><span>. C&rsquo;est au montage que s&rsquo;effectue alors une v&eacute;ritable seconde &eacute;criture. &laquo; Il y a des s&eacute;quences que j&rsquo;aurais &eacute;t&eacute; bien incapable d&rsquo;&eacute;crire en tant que sc&eacute;nariste &raquo;, confie-t-il.</span><br><span>Et le film imagin&eacute; au d&eacute;part n&rsquo;est finalement pas tout &agrave; fait celui qui appara&icirc;t : &laquo; Je voyais le film plus politique qu&rsquo;il n&rsquo;est. Finalement, il parle de l&rsquo;intime plus que du politique. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La cam&eacute;ra devient alors autre chose qu&rsquo;un simple outil de tournage. Mathias Mlekuz lui reconna&icirc;t m&ecirc;me un &laquo; r&ocirc;le th&eacute;rapeutique &raquo; : elle provoque la parole, oblige parfois p&egrave;re et fils &agrave; se dire des choses et permet &agrave; chacun de d&eacute;couvrir l&rsquo;autre diff&eacute;remment. &laquo; On n&rsquo;en sort pas indemne de ce genre de film et on en sort grandi &raquo;, r&eacute;sume le r&eacute;alisateur.</span></p>
<h3><span>Un cin&eacute;ma &laquo; &agrave; l&rsquo;horizontal &raquo;</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au milieu de cette famille, Philippe Rebbot retrouve naturellement sa place. Ami, conseiller, m&eacute;diateur, oreille attentive des enfants : Mathias le d&eacute;crit comme une &laquo; pi&egrave;ce ma&icirc;tresse &raquo; du dispositif.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>De cette aventure et d&rsquo;</span><em><span>&Agrave; bicyclette !</span></em><span> semble surtout &eacute;merger une v&eacute;ritable profession de foi cin&eacute;matographique. Mathias Mlekuz l&rsquo;appelle un cin&eacute;ma </span><strong><span>&laquo; &agrave; l&rsquo;horizontal &raquo;</span></strong><span> : &laquo; On est &agrave; hauteur des gens et on parle de nos vies. On ne vient pas avec une histoire et leur dire comment est la vie. Non, on la vit au jour le jour et ensuite on en fait un film. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Peut-&ecirc;tre est-ce l&agrave; que se trouve v&eacute;ritablement </span><em><span>Mon fils pr&eacute;sident</span></em><span>. Pas tant dans la conqu&ecirc;te improbable de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e que dans ce que la route et la cam&eacute;ra permettent de provoquer entre les &ecirc;tres.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un spectateur lui a d&rsquo;ailleurs offert ce que Mathias Mlekuz consid&egrave;re comme l&rsquo;un des plus beaux compliments possibles apr&egrave;s avoir d&eacute;couvert le film : </span><strong><span>&laquo; Apr&egrave;s le film, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de parler &agrave; mon p&egrave;re. &raquo;</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et lorsqu&rsquo;on lui demande ce qui continue &agrave; l&rsquo;&eacute;merveiller derri&egrave;re une cam&eacute;ra, sa r&eacute;ponse r&eacute;sume peut-&ecirc;tre tout son cin&eacute;ma : les surprises, l&rsquo;apparition inattendue d&rsquo;une &eacute;motion, une &eacute;quipe qui se cr&eacute;e. &laquo; Je suis compl&egrave;tement abasourdi par la puissance de la cam&eacute;ra. &raquo;</span></p>
<p><em><strong><span>Mon fils pr&eacute;sident</span></strong></em><strong><span>, de Mathias Mlekuz, est pr&eacute;sent&eacute; en avant-premi&egrave;re au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran. Sortie nationale le 2 d&eacute;cembre 2026.</span></strong></p>
<p>Interview&eacute;e m&eacute;n&eacute;e par Amandine BACCONNIER - Les Bobines d'Amandine pour LA RADIO DU CINEMA</p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab0ed3de48db9.31195306.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 08:36:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Jean-Pierre Jeunet raconte Changer l'eau des fleurs]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/jean-pierre-jeunet-raconte-changer-l-eau-des-fleurs-623</link>
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      <description><![CDATA[Jean-Pierre Jeunet raconte l'adaptation de Changer l'eau des fleurs de Val&eacute;rie Perrin, avec Le&iuml;la Bekhti, pr&eacute;sent&eacute;e au Festival De l'&eacute;crit &agrave; l'&eacute;cran.

Il fallait peut-&ecirc;tre Jean-P...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Pierre Jeunet raconte l'adaptation de Changer l'eau des fleurs de Val&eacute;rie Perrin, avec Le&iuml;la Bekhti, pr&eacute;sent&eacute;e au Festival De l'&eacute;crit &agrave; l'&eacute;cran.</p>
<p></p>
<p>Il fallait peut-&ecirc;tre Jean-Pierre Jeunet pour filmer un cimeti&egrave;re et lui donner des couleurs. Il fallait son &oelig;il, surtout. Celui qui s'attarde sur un d&eacute;tail que les autres n'auraient pas vu, attend la bonne lumi&egrave;re, recommence une prise et d&eacute;place le r&eacute;el de quelques centim&egrave;tres pour le faire entrer dans son imaginaire.</p>
<p></p>
<p>J'attendais ce film. Beaucoup. Je ne l'attendais peut-&ecirc;tre pas aussi beau.</p>
<p></p>
<p>Adapter un livre vendu &agrave; cinq millions d'exemplaires ? Jean-Pierre Jeunet pr&eacute;f&egrave;re en rire : c'est plut&ocirc;t &laquo; rassurant &raquo;. La t&acirc;che, elle, l'&eacute;tait moins. Le roman joue avec les &eacute;poques, les r&eacute;cits, les souvenirs. Il fallait en conserver le mouvement sans &eacute;garer le spectateur. Jean-Pierre Jeunet r&eacute;sume l'exercice &agrave; sa mani&egrave;re : &laquo; restructurer pour red&eacute;structurer &raquo;.</p>
<p></p>
<p>Il se dit &laquo; gardien du temple &raquo;, mais un gardien qui sait d&eacute;placer quelques meubles. Couper, simplifier, r&eacute;inventer : accepter, finalement, que la litt&eacute;rature se transforme en devenant cin&eacute;ma. Et quel cin&eacute;ma.</p>
<p></p>
<p>Le cimeti&egrave;re aurait pu assombrir chaque image. Il fait exactement l'inverse. &Agrave; Autun, Jean-Pierre Jeunet trouve un lieu en pente ouvert sur la campagne, qu'il qualifie d'&laquo; absolument sublime &raquo;. Le soleil s'y glisse, les couleurs s'y installent. La mort est l&agrave;, mais elle n'avale jamais la vie.</p>
<p></p>
<p>C'est peut-&ecirc;tre l&agrave; que je reconnais le mieux sa patte : le r&eacute;el n'a aucune obligation d'&ecirc;tre gris sous pr&eacute;texte que l'histoire pourrait l'&ecirc;tre.</p>
<p></p>
<p>Et puis elle est l&agrave; : Le&iuml;la Bekhti.</p>
<p></p>
<p>Jean-Pierre Jeunet peut composer son cadre au millim&egrave;tre, lorsqu'elle appara&icirc;t, quelque chose &eacute;chappe au plan. Il me raconte ses larmes, toutes vraies. Onze prises ? Elle pleurera onze fois. Cette intensit&eacute; rencontre le go&ucirc;t du contr&ocirc;le du r&eacute;alisateur et, parfois, &ccedil;a frotte. Il en tire cette merveilleuse formule : &laquo; Parfois les &eacute;tincelles, c'est flamboyant. &raquo;</p>
<p></p>
<p>Elles le sont.</p>
<p></p>
<p>S'il fallait garder un mot de ma rencontre avec Jean-Pierre Jeunet, ce serait &laquo; fignoler &raquo;. Il ajuste, recommence, fabrique, corrige. Le d&eacute;tail compte. Toujours. M&ecirc;me celui que nous ne verrons peut-&ecirc;tre pas.</p>
<p></p>
<p>C'est sans doute ce que j'aime dans ce Changer l'eau des fleurs. La signature de Jean-Pierre Jeunet est partout, mais elle ne cherche jamais &agrave; prendre le dessus sur le roman de Val&eacute;rie Perrin. Sa fantaisie est l&agrave;, son go&ucirc;t de l'image aussi, mais quelque chose s'est apais&eacute;... Du grand Jean-Pierre Jeunet, oui. Plus d&eacute;licat peut-&ecirc;tre...</p>
<p></p>
<p>Un cin&eacute;aste qui, cette fois, a trouv&eacute; comment changer l'eau sans toucher aux fleurs 3</p>
<p></p>
<p>Amandine BACCONNIER pour La Radio du Cin&eacute;ma - 20/09/2026 - Festival de l'ECRIT A L ECRAN.</p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab049c7d73ad2.23067127.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:58:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Damien Challéat - De l’écrit à l’écran : à 15 ans, le festival de Montélimar regarde déjà plus loin]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/damien-challeat-de-l-ecrit-a-l-ecran-a-15-ans-le-festival-de-montelimar-regarde-deja-plus-loin-629</link>
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      <description><![CDATA[Quinze &eacute;ditions et d&eacute;j&agrave; la suivante en t&ecirc;te. &Agrave; Mont&eacute;limar, le Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran c&eacute;l&egrave;bre son anniversaire avec Daniel Auteuil, &Eacute;ric Toledano ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Quinze &eacute;ditions et d&eacute;j&agrave; la suivante en t&ecirc;te. &Agrave; Mont&eacute;limar, le Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran c&eacute;l&egrave;bre son anniversaire avec Daniel Auteuil, &Eacute;ric Toledano et Olivier Nakache ou encore Jean-Pierre Jeunet. Mais derri&egrave;re les invit&eacute;s et les avant-premi&egrave;res, une autre histoire s&rsquo;&eacute;crit depuis 2012 : celle d&rsquo;un festival qui revendique la rencontre avec le public et l&rsquo;&eacute;ducation aux images. Son pr&eacute;sident, Damien Chal&eacute;at, ouvre cette s&eacute;rie d&rsquo;entretiens.</p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; peine les bougies souffl&eacute;es qu&rsquo;il faut d&eacute;j&agrave; penser aux suivantes. </span><span>Pour ses quinze ans, le Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran a investi Mont&eacute;limar du 18 au 24 septembre. Mais lorsque Damien Chal&eacute;at &eacute;voque les coulisses de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, le pr&eacute;sident du festival regarde d&eacute;j&agrave; vers la seizi&egrave;me &eacute;dition. </span><span>&laquo; La pr&eacute;paration d&rsquo;un festival, c&rsquo;est douze mois dans l&rsquo;ann&eacute;e. &raquo; </span><span>Il n&rsquo;existe finalement pas vraiment d&rsquo;apr&egrave;s-festival. Lorsque les derni&egrave;res projections s&rsquo;ach&egrave;vent, la prochaine &eacute;dition commence d&eacute;j&agrave; &agrave; se dessiner. </span><span>Alors, quinze ans, est-ce l&rsquo;&acirc;ge adulte ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Damien Chal&eacute;at pr&eacute;f&egrave;re parler d&rsquo;un festival &laquo; adulescent &raquo;. </span><span>&laquo; On reste un jeune festival. Quinze ans, c&rsquo;est un jeune festival et, en m&ecirc;me temps, on est &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de tous les possibles. &raquo;</span></p>
<h2><span>De Mont&eacute;limar &agrave; un rendez-vous national</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;affiche de cette &eacute;dition anniversaire permet de mesurer le chemin parcouru. Daniel Auteuil, &Eacute;ric Toledano et Olivier Nakache, Jean-Pierre Jeunet : des cin&eacute;astes et artistes dont la pr&eacute;sence accompagne la place progressivement prise par le rendez-vous montilien. </span><span>Damien Chal&eacute;at pr&eacute;f&egrave;re cependant parler de fid&eacute;lit&eacute;. </span><span>Celle des artistes, mais aussi des distributeurs qui reviennent pr&eacute;senter leurs films &agrave; Mont&eacute;limar.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Avec le temps, s&rsquo;est inscrite une forme de fid&eacute;lit&eacute; et De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran est devenu un rendez-vous qui est &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette fid&eacute;lit&eacute; tient aussi &agrave; la nature du public rencontr&eacute; ici. </span><span>Quelques mois apr&egrave;s Cannes et son environnement largement professionnel, Mont&eacute;limar propose une autre confrontation : celle des films avec les spectateurs.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et ils sont nombreux. </span><span>Pr&egrave;s de 900 personnes pour une projection du film de St&eacute;phane Briz&eacute;. Jusqu&rsquo;&agrave; 1 200 spectateurs pour plusieurs des grands rendez-vous de l&rsquo;&eacute;dition. Des s&eacute;ances compl&egrave;tes et des salles o&ugrave; films, &eacute;quipes et public se retrouvent directement face &agrave; face. </span><span>Pour Damien Chal&eacute;at, le festival joue ainsi un r&ocirc;le particulier dans le calendrier de rentr&eacute;e.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que leur film se retrouve expos&eacute; devant des spectateurs. &raquo; </span><span>Apr&egrave;s les projections professionnelles et les grands rendez-vous de l&rsquo;industrie, vient donc le moment du public.</span></p>
<h2><span>Un festival ne se construit pas seulement avec des noms</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les invit&eacute;s prestigieux racontent une partie de la croissance de De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran. Mais l&rsquo;autre se mesure beaucoup plus discr&egrave;tement.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans les salles remplies d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves. </span><span>Pour cette quinzi&egrave;me &eacute;dition, environ 10 000 scolaires doivent participer aux projections, rencontres et masterclass organis&eacute;es par le festival. </span><span>Cette ann&eacute;e, un th&egrave;me accompagne cette programmation : la v&eacute;rit&eacute;. </span><span>Un choix qui permet au festival de relier directement cin&eacute;ma et &eacute;ducation aux images, dans une p&eacute;riode o&ugrave; la mani&egrave;re dont une image est fabriqu&eacute;e, interpr&eacute;t&eacute;e ou d&eacute;tourn&eacute;e est devenue une question quotidienne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Damien Chal&eacute;at, cette mission n'est pas une activit&eacute; p&eacute;riph&eacute;rique de De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran. </span><span>&laquo; Ce n&rsquo;est pas important, c&rsquo;est notre ADN. C&rsquo;est essentiel. &raquo;</span></p>
<h2><span>100 000 &eacute;l&egrave;ves devant un &eacute;cran de cin&eacute;ma</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un chiffre permet de mesurer le travail accompli. </span><span>Depuis la naissance du festival, plus de </span><strong><span>100 000 &eacute;l&egrave;ves</span></strong><span> ont &eacute;t&eacute; accueillis. </span><span>Derri&egrave;re ce nombre, Damien Chal&eacute;at regarde surtout le temps qui a pass&eacute;. Les enfants des premi&egrave;res &eacute;ditions sont aujourd&rsquo;hui adultes. Certains reviennent dans les salles, seuls ou avec leur famille. </span><span>Le festival peut ainsi observer quelque chose que peu d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements culturels ont la possibilit&eacute; de mesurer : la fabrication progressive d&rsquo;un public.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Se dire qu&rsquo;on a mis 100 000 gamins dans la salle de cin&eacute;ma, c&rsquo;est &eacute;norme. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il insiste aussi sur ce que repr&eacute;sente une sortie au cin&eacute;ma organis&eacute;e par l&rsquo;&eacute;cole, particuli&egrave;rement en septembre, lorsque commence l&rsquo;ann&eacute;e scolaire. </span><span>Le message envoy&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves lui tient &agrave; c&oelig;ur : apprendre ne se limite pas &agrave; une salle de classe. </span><span>L&rsquo;&eacute;cole peut aussi conduire au cin&eacute;ma.</span></p>
<h2><span>La salle comme lieu de rencontre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette conception explique sans doute pourquoi Damien Chal&eacute;at revient si souvent au public lorsqu&rsquo;il parle du festival. </span><span>De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran ne se contente pas de pr&eacute;senter des &oelig;uvres. Il cherche &agrave; provoquer leur rencontre avec ceux qui les regardent. </span><span>Le cin&eacute;ma y devient un lieu de partage, mais aussi de discussion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Respect, partage, citoyennet&eacute;, rapport &agrave; l&rsquo;autre &raquo; : ce sont les valeurs que le pr&eacute;sident associe au projet port&eacute; toute l&rsquo;ann&eacute;e par le festival.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une ambition qui prend une dimension particuli&egrave;re lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;adresse aux plus jeunes : leur apprendre &agrave; regarder des images, mais aussi &agrave; les questionner.</span></p>
<h2><span>Et pour les prochaines &eacute;ditions ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quinze ans invitent forc&eacute;ment &agrave; regarder derri&egrave;re soi. Damien Chal&eacute;at pr&eacute;f&egrave;re pourtant imaginer ce qui pourrait encore arriver &agrave; Mont&eacute;limar. </span><span>Interrog&eacute; sur la personnalit&eacute; ou l&rsquo;&eacute;quipe de cin&eacute;ma qu&rsquo;il r&ecirc;verait de recevoir dans les ann&eacute;es &agrave; venir, il h&eacute;site. </span><span>Puis se pr&ecirc;te au jeu. </span><span>Son r&ecirc;ve ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>R&eacute;unir l&rsquo;&eacute;quipe de </span><em><span>La Haine</span></em><span> pour une s&eacute;ance sp&eacute;ciale.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une envie lanc&eacute;e avec le sourire, sans annonce ni promesse. Mais qui r&eacute;sume assez bien l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit revendiqu&eacute; pour cette quinzi&egrave;me &eacute;dition : un festival suffisamment install&eacute; pour mesurer le chemin parcouru, mais encore assez jeune pour continuer &agrave; imaginer ce qui semblait inaccessible &agrave; ses d&eacute;buts. </span><span>Car pendant que Mont&eacute;limar c&eacute;l&egrave;bre ses quinze ans, l&rsquo;&eacute;quipe travaille d&eacute;j&agrave; aux suivants.</span></p>
<p><strong><span>Damien Chal&eacute;at, pr&eacute;sident du Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran</span></strong></p>
<p>Propos reccueillis par Patrice CAILLET pour LA RADIO DU CINEMA</p>
<p></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab4d1bba2b7e7.78382589.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[À Montélimar, le cinéma vu par son jury jeune]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/a-montelimar-le-cinema-vu-par-son-jury-jeune-631</link>
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      <description><![CDATA[Ils aiment le jeu des com&eacute;diens, l&rsquo;animation, les histoires qui r&eacute;sonnent avec leur propre vie. Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, sept jeunes ont chang&eacute...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Ils aiment le jeu des com&eacute;diens, l&rsquo;animation, les histoires qui r&eacute;sonnent avec leur propre vie. Au Festival De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, sept jeunes ont chang&eacute; de fauteuil le temps d&rsquo;une s&eacute;lection : de spectateurs, ils sont devenus jur&eacute;s. LA RADIO DU CINEMA est </span></strong><strong><span>all&eacute;e recueillir leurs impressions.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Regarder un film est une chose. Devoir ensuite d&eacute;fendre son choix face &agrave; d&rsquo;autres spectateurs en est une autre.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Mont&eacute;limar, le jury jeune de De l&rsquo;&eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;cran a d&eacute;couvert cet exercice &agrave; travers quatre films. Avec une r&egrave;gle simple : observer, ressentir, puis discuter.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour <strong>Akeane,</strong> passionn&eacute;e de cin&eacute;ma et &eacute;tudiante en th&eacute;&acirc;tre avec l&rsquo;envie de devenir com&eacute;dienne, l&rsquo;exp&eacute;rience passe justement par la confrontation des regards.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Rencontrer d&rsquo;autres jeunes pour pouvoir discuter et d&eacute;battre de certains films &raquo;, retient-elle notamment de son passage dans le jury.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son attention s&rsquo;est port&eacute;e sur le jeu des acteurs, mais aussi sur la musique et les diff&eacute;rentes pratiques artistiques r&eacute;unies dans les &oelig;uvres. Et surprise : alors qu&rsquo;elle se dit davantage attir&eacute;e par les films avec com&eacute;diens, son pr&eacute;f&eacute;r&eacute; de la s&eacute;lection est un film d&rsquo;animation.</span></p>
<h2><span>Des films qui rencontrent des histoires personnelles</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour <strong>Alyssa</strong>, le cin&eacute;ma est d&eacute;j&agrave; un projet d&rsquo;avenir. Elle r&ecirc;ve de travailler derri&egrave;re la cam&eacute;ra. L&rsquo;un des quatre films l&rsquo;a particuli&egrave;rement atteinte parce que son histoire faisait &eacute;cho &agrave; celle v&eacute;cue par sa s&oelig;ur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span><strong>Othman</strong>, lui, aimerait travailler un jour dans l&rsquo;animation et s'int&eacute;resse particuli&egrave;rement aux techniques 3D. Pourtant, au moment de choisir, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;abord la forme qui l&rsquo;emporte : &laquo; Moi, c&rsquo;est l&rsquo;histoire. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une diversit&eacute; de sensibilit&eacute;s que r&eacute;sume peut-&ecirc;tre <strong>Jibril</strong>. N&eacute; et &eacute;lev&eacute; &agrave; Mont&eacute;limar, ce passionn&eacute; de cin&eacute;ma n&rsquo;avait encore jamais particip&eacute; au festival en quinze &eacute;ditions. Le jury jeune lui en a ouvert les portes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em>&laquo; J&rsquo;ai vu &ccedil;a comme une opportunit&eacute; de rencontrer du monde, de pouvoir discuter un peu du septi&egrave;me art. &raquo;</em></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son coup de c&oelig;ur va au film d&rsquo;animation </span><em><span>Le Corset</span></em><span>, dont il retient notamment le travail &agrave; l&rsquo;aquarelle et la direction artistique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quatre regards parmi les sept membres du jury, quatre fa&ccedil;ons d&rsquo;entrer dans un film. Par le jeu, l&rsquo;histoire, l&rsquo;animation ou une &eacute;motion plus personnelle.</span></p>
<p><span>Et peut-&ecirc;tre est-ce aussi &agrave; cela que sert un jury jeune : d&eacute;couvrir qu&rsquo;en mati&egrave;re de cin&eacute;ma, choisir oblige d&rsquo;abord &agrave; trouver les mots pour expliquer pourquoi une &oelig;uvre nous a touch&eacute;s.</span></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ab4d98ec8fac2.09740101.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Château d'Amboise : le cinéma au cœur du monument royal]]></title>
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      <description><![CDATA[Au ch&acirc;teau royal d'Amboise, Samuel Buchwalder explique &agrave; Patrice Caillet comment le monument accueille films et s&eacute;ries, de The Serpent Queen aux projets futurs.
&nbs...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><b>Au ch&acirc;teau royal d'Amboise, Samuel Buchwalder explique &agrave; Patrice Caillet comment le monument accueille films et s&eacute;ries, de The Serpent Queen aux projets futurs.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Un ch&acirc;teau vieux de plusieurs si&egrave;cles peut-il devenir un v&eacute;ritable partenaire du cin&eacute;ma ? &Agrave; Amboise, la r&eacute;ponse se construit au fil des tournages. Certaines productions viennent chercher un d&eacute;cor capable d'incarner un autre lieu ou une autre &eacute;poque. D'autres choisissent pr&eacute;cis&eacute;ment Amboise pour son histoire et son identit&eacute;.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Pour le ch&acirc;teau, l'enjeu d&eacute;passe largement la satisfaction de voir ses salles et ses fa&ccedil;ades &agrave; l'&eacute;cran. L'entretien et la restauration d'un tel patrimoine n&eacute;cessitent des budgets consid&eacute;rables. Les tournages repr&eacute;sentent donc une source de revenus compl&eacute;mentaire aux recettes des visiteurs. Et contrairement aux craintes que peut susciter l'arriv&eacute;e d'une &eacute;quipe de cin&eacute;ma dans un site ouvert au public, les deux activit&eacute;s peuvent cohabiter.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>De L'Oubli&eacute; d'Amboise &agrave; The Serpent Queen</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Le tournage de L'Oubli&eacute; d'Amboise en fournit un exemple. La pr&eacute;sence des com&eacute;diens et leurs &eacute;changes avec les visiteurs ont transform&eacute; les contraintes li&eacute;es au tournage en souvenir particulier pour le public.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Avec la s&eacute;rie am&eacute;ricaine The Serpent Queen, Amboise a chang&eacute; d'&eacute;chelle. Deux saisons y ont &eacute;t&eacute; tourn&eacute;es et la production a m&ecirc;me conduit &agrave; une privatisation exceptionnelle du ch&acirc;teau pendant une journ&eacute;e.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Accueillir des dizaines de techniciens, des &eacute;clairages et du mat&eacute;riel dans un monument historique impose cependant des r&egrave;gles. Samuel Buchwalder en fixe deux essentielles : assurer la conservation du site et pr&eacute;server la qualit&eacute; de la visite. Le reste repose largement sur l'organisation et le professionnalisme des &eacute;quipes de tournage.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Jouer collectif pour attirer les productions</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>L'avenir pourrait d&eacute;sormais se penser &agrave; l'&eacute;chelle du Val de Loire. La concentration de ch&acirc;teaux dans un p&eacute;rim&egrave;tre r&eacute;duit constitue un argument de poids pour des productions qui recherchent plusieurs d&eacute;cors sans multiplier les d&eacute;placements.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Samuel Buchwalder souhaite ainsi voir les diff&eacute;rents sites travailler davantage ensemble, notamment avec l'appui de Ciclic en Centre-Val de Loire. Une pr&eacute;sence commune au Paris Images Forum 2027 est d&eacute;j&agrave; envisag&eacute;e pour mieux pr&eacute;senter le territoire aux professionnels.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Et s'il fallait r&ecirc;ver au prochain tournage ? Le repr&eacute;sentant du ch&acirc;teau royal d'Amboise a d&eacute;j&agrave; une id&eacute;e : accueillir un jour James Bond dans le Val de Loire.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Une proposition lanc&eacute;e au micro de Patrice Caillet, &agrave; retrouver dans cette interview de La Radio du Cin&eacute;ma, premier &eacute;pisode d'une s&eacute;rie consacr&eacute;e aux ch&acirc;teaux qui accueillent films et s&eacute;ries.</b></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aad5901579690.33325499.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 15:26:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Festival de Saint-Paul-Trois-Châteaux 2026 : programme et rencontres]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/festival-de-saint-paul-trois-chateaux-2026-programme-et-rencontres-621</link>
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      <description><![CDATA[Du 14 au 18 octobre 2026, le Festival de cin&eacute;ma de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux pr&eacute;sente sa 39e &eacute;dition. Alexis Vachon d&eacute;voile la programmation et les rencontres.
...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><b>Du 14 au 18 octobre 2026, le Festival de cin&eacute;ma de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux pr&eacute;sente sa 39e &eacute;dition. Alexis Vachon d&eacute;voile la programmation et les rencontres.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&Agrave; quelques mois de souffler ses 40 bougies, le Festival de cin&eacute;ma de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux continue de regarder droit devant lui.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Cr&eacute;&eacute; en 1988, le rendez-vous dr&ocirc;mois a construit son identit&eacute; autour de films singuliers venus du monde entier, reli&eacute;s par une m&ecirc;me attention aux droits humains. Pour cette 39e &eacute;dition, organis&eacute;e du 14 au 18 octobre 2026, le festival annonce des &oelig;uvres venues notamment du Y&eacute;men, du Rwanda, de Lettonie, d'Ha&iuml;ti, de Centrafrique ou d'Afghanistan, et des films abordant les conditions de travail, les droits des femmes, le racisme, la dictature, la guerre ou encore l'exil.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Invit&eacute; des Bobines d'Amandine sur La Radio du Cin&eacute;ma, Alexis Vachon, co-pr&eacute;sident de l'association, raconte d'abord une programmation qui se construit bien avant l'automne.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Des centaines de films pour construire une s&eacute;lection</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Pour les longs m&eacute;trages, le travail commence d&egrave;s le Festival de Cannes. Quatre personnes participent &agrave; la s&eacute;lection, sous la direction artistique de Marion Pasquier. Pour les courts m&eacute;trages, ils sont huit et commencent leurs recherches d&egrave;s le Festival international du court m&eacute;trage de Clermont-Ferrand, au mois de f&eacute;vrier. Les distributeurs viennent ensuite alimenter cette recherche en proposant des &oelig;uvres susceptibles de correspondre &agrave; la ligne du festival.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Et choisir signifie n&eacute;cessairement renoncer.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Certains films font imm&eacute;diatement l'unanimit&eacute;. D'autres provoquent des discussions beaucoup plus anim&eacute;es autour de leur forme, de leur propos et de leur place dans l'ensemble de la programmation.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>L'objectif, explique Alexis Vachon, est de composer une s&eacute;lection ouverte au plus grand nombre tout en donnant, &agrave; travers les regards des cin&eacute;astes, &laquo; un &eacute;tat du monde &raquo;. Le cin&eacute;ma devient alors cette &laquo; fen&ecirc;tre ouverte sur le monde &raquo; qui permet de se confronter &agrave; d'autres regards, notamment sur la guerre, Gaza, l'Ukraine ou la libert&eacute; d'expression dans les dictatures.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Avec une r&egrave;gle : ne pas sacrifier un coup de c&oelig;ur sous pr&eacute;texte qu'il serait moins susceptible de remplir une salle.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&laquo; Quand on a un film qui nous pla&icirc;t vraiment, on sait qu'il ne va peut-&ecirc;tre pas attirer beaucoup de public, mais s'il nous pla&icirc;t vraiment, on le programme. &raquo;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Quand l'actualit&eacute; entre dans les salles</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>La programmation du festival n'est &eacute;videmment pas imperm&eacute;able &agrave; ce qui traverse le monde.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Alexis Vachon constate m&ecirc;me une &eacute;volution tr&egrave;s nette des films qui arrivent jusqu'aux programmateurs. Apr&egrave;s des ann&eacute;es o&ugrave; la question migratoire occupait une place importante, les &oelig;uvres re&ccedil;ues aujourd'hui parlent davantage de guerre, de Gaza, de dictatures, mais aussi de l'Afghanistan ou de l'Iran.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Mais pourquoi passer par le cin&eacute;ma lorsque ces sujets sont d&eacute;j&agrave; quotidiennement abord&eacute;s par les journaux, les reportages et les d&eacute;bats ?</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>La r&eacute;ponse d'Alexis Vachon touche au c&oelig;ur du projet du festival : la forme artistique change notre mani&egrave;re de recevoir le r&eacute;el.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&laquo; Si le film est beau, le fond sera encore beaucoup plus entendu. &raquo;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>C'est peut-&ecirc;tre l&agrave; que se trouve la singularit&eacute; de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux : ne jamais dissocier le sujet de cin&eacute;ma de la mani&egrave;re dont il est racont&eacute;.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Un festival o&ugrave; la discussion commence apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&Agrave; Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux, voir un film n'est pourtant qu'une partie de l'exp&eacute;rience.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>D&eacute;bats apr&egrave;s les projections, rencontres avec les cin&eacute;astes et invit&eacute;s, conversations plus informelles sous le chapiteau install&eacute; &agrave; proximit&eacute; du cin&eacute;ma : Alexis Vachon insiste sur cette dimension collective du festival.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&laquo; Le but de tout festival, je pense, c'est quand m&ecirc;me les &eacute;changes et les d&eacute;bats qu'on peut avoir apr&egrave;s le film &raquo;, confie-t-il.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Et certaines discussions laissent des souvenirs.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Alexis Vachon se rem&eacute;more notamment une projection autour du cin&eacute;ma de Robert Gu&eacute;diguian, en pr&eacute;sence du com&eacute;dien G&eacute;rard Meylan. La discussion qui avait suivi, notamment autour des questions syndicales, &eacute;tait devenue particuli&egrave;rement anim&eacute;e.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>En 2026, cet esprit de rencontre sera de nouveau au rendez-vous. Parmi les temps forts annonc&eacute;s figure notamment la pr&eacute;sence d'Agn&egrave;s Callamard, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale d'Amnesty International, lors de la s&eacute;ance de Viendra la r&eacute;volution, mercredi 14 octobre &agrave; 21 heures.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Faire sortir le cin&eacute;ma de la salle</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Le festival ne s'arr&ecirc;te pas aux fronti&egrave;res de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Les projections &laquo; hors les murs &raquo; permettent d'aller vers les habitants des communes voisines, avec neuf communes associ&eacute;es &agrave; cette &eacute;dition. Une d&eacute;marche qui r&eacute;pond &agrave; une conviction tr&egrave;s simple, r&eacute;sum&eacute;e par Alexis Vachon : le cin&eacute;ma fonctionne aussi lorsqu'on l'apporte directement sur les territoires, aupr&egrave;s de spectateurs qui ne viendraient pas n&eacute;cessairement jusqu'au festival.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>La programmation 2026 commence ainsi &agrave; essaimer avant m&ecirc;me l'ouverture officielle : Gabin sera projet&eacute; &agrave; Colonzelle le 26 septembre, la comp&eacute;tition de courts m&eacute;trages fera &eacute;tape &agrave; Monts&eacute;gur-sur-Lauzon le 2 octobre et &agrave; Valaurie le 12 octobre, tandis que Les femmes de la station sera pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Saint-Restitut le 10 octobre et Nos &acirc;mes libres &agrave; Grignan le 11 octobre.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Transmettre le cin&eacute;ma aux plus jeunes</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>L'autre enjeu se joue du c&ocirc;t&eacute; de la transmission.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>La comp&eacute;tition de courts m&eacute;trages consacr&eacute;e aux droits humains fait intervenir un jury compos&eacute; d'une dizaine de lyc&eacute;ens de Pierrelatte et de Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux. Cinq films, des discussions, des d&eacute;saccords parfois, puis un choix collectif : une mani&egrave;re tr&egrave;s concr&egrave;te d'apprendre &agrave; regarder, argumenter et d&eacute;fendre un film.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Le festival souligne &eacute;galement l'arriv&eacute;e de jeunes b&eacute;n&eacute;voles dans son &eacute;quipe, alors que se profile d&eacute;j&agrave; un anniversaire symbolique.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Car en 2027, Saint-Paul-Trois-Ch&acirc;teaux f&ecirc;tera la 40e &eacute;dition de son festival.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Alexis Vachon imagine d&eacute;j&agrave; une &eacute;dition particuli&egrave;rement festive, avec notamment l'id&eacute;e d'une grande table ronde consacr&eacute;e au cin&eacute;ma et aux droits humains, r&eacute;unissant journalistes et personnalit&eacute;s engag&eacute;es sur ces questions, sans oublier un concert.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Mais avant les 40 ans, il reste une 39e &eacute;dition &agrave; vivre.</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>&nbsp;</b></p>
<p class="isSelectedEnd"><b>Et cinq jours pour v&eacute;rifier une nouvelle fois qu'un festival de cin&eacute;ma peut &ecirc;tre &agrave; la fois une salle obscure, une fen&ecirc;tre ouverte sur le monde et, surtout, un lieu o&ugrave; l'on continue &agrave; parler lorsque les lumi&egrave;res se rallument.</b></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aaac2e4b4db29.47772783.m4a" type="audio/x-m4a"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 16:22:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Kubrick : treize films pour changer le cinéma]]></title>
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      <description><![CDATA[Treize films seulement&hellip; et quelques-uns des plans les plus c&eacute;l&egrave;bres de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. 
De 2001 &agrave; Shining...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Treize films seulement&hellip; et quelques-uns des plans les plus c&eacute;l&egrave;bres de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. </span></p>
<p><span>De </span><em><span>2001</span></em><span> &agrave; </span><em><span>Shining</span></em><span>, d&rsquo;</span><em><span>Orange m&eacute;canique</span></em><span> &agrave; </span><em><span>Full Metal Jacket</span></em><span>, Stanley Kubrick a chang&eacute; de genre comme d&rsquo;autres changent d&rsquo;objectif , sans jamais perdre sa signature. </span></p>
<p><span>A</span><span>lors ouvrez grand les oreilles : </span><strong><span>Les Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong><span> entrent dans le fascinant, inqui&eacute;tant et g&eacute;nialement maniaque monde de Kubrick...</span></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aaa47942fdd89.39799109.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:35:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Le Faisceau #4 – La rentrée]]></title>
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      <description><![CDATA[La rentr&eacute;e ne signifie pas tout &agrave; fait la m&ecirc;me chose pour tout le monde. Retour en classe, reprise du travail, changement de rythme : pour ce quatri&egrave;me num&eacute;ro du Faisceau, Laura Vandenhede, J&eacute;r&eac...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La rentr&eacute;e ne signifie pas tout &agrave; fait la m&ecirc;me chose pour tout le monde. Retour en classe, reprise du travail, changement de rythme : pour ce quatri&egrave;me num&eacute;ro du <em>Faisceau</em>, Laura Vandenhede, J&eacute;r&eacute;mie Deprugney et Quentin Carrasco ont donc choisi de passer par le cin&eacute;ma. Chacun arrive avec son film, ses souvenirs et sa propre mani&egrave;re de prolonger un peu l&rsquo;&eacute;t&eacute;.</p>
<h2>Trois films pour raconter la rentr&eacute;e autrement</h2>
<p>Quentin Carrasco ouvre la s&eacute;ance avec <em>Le Cercle des po&egrave;tes disparus</em> de Peter Weir. Plus qu&rsquo;un film strictement consacr&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e, il retient cette ann&eacute;e scolaire pass&eacute;e &agrave; l&rsquo;acad&eacute;mie de Welton, la relation entre les &eacute;l&egrave;ves et leur professeur John Keating, incarn&eacute; par Robin Williams, mais aussi une atmosph&egrave;re hivernale et chaleureuse qu&rsquo;il rapproche de <em>Winter Break</em>.</p>
<p>Laura Vandenhede prend une direction beaucoup plus rose avec <em>La Revanche d&rsquo;une blonde</em>. Derri&egrave;re l&rsquo;image d&rsquo;Elle Woods et les pr&eacute;jug&eacute;s qui l&rsquo;accompagnent, elle retrouve surtout la trajectoire d&rsquo;une jeune femme que son entourage sous-estime et qui d&eacute;cide de faire ses preuves &agrave; Harvard. L&rsquo;occasion, aussi, de rappeler que l&rsquo;univers de <em>Legally Blonde</em> se prolonge d&eacute;sormais avec la s&eacute;rie <em>Elle</em>, consacr&eacute;e aux ann&eacute;es lyc&eacute;e du personnage.</p>
<p>J&eacute;r&eacute;mie Deprugney, lui, pr&eacute;f&egrave;re une rentr&eacute;e beaucoup moins studieuse. Avec <em>21 Jump Street</em> et <em>22 Jump Street</em>, les salles de classe deviennent le terrain d&rsquo;infiltration de Jonah Hill et Channing Tatum. Lyc&eacute;e dans le premier film, universit&eacute; dans le second : le cadre scolaire sert surtout de pr&eacute;texte &agrave; deux com&eacute;dies polici&egrave;res au rythme particuli&egrave;rement nerveux.</p>
<p>Comme le r&eacute;sume Laura au micro, voil&agrave; peut-&ecirc;tre le programme id&eacute;al &laquo; pour se redynamiser quand on n&rsquo;a pas envie d&rsquo;aller au boulot &raquo;.</p>
<h2>La Fin d&rsquo;Oak Street met l&rsquo;&eacute;quipe en d&eacute;saccord</h2>
<p>La conversation quitte ensuite les films associ&eacute;s &agrave; la rentr&eacute;e pour retrouver les sorties vues r&eacute;cemment. Et <em>La Fin d&rsquo;Oak Street</em> de David Robert Mitchell provoque imm&eacute;diatement le d&eacute;bat.</p>
<p>Le film r&eacute;unit Anne Hathaway et Ewan McGregor au sein d&rsquo;une famille confront&eacute;e &agrave; une situation de plus en plus &eacute;trange, avec quelques cr&eacute;atures pr&eacute;historiques dans l&rsquo;&eacute;quation. Mieux vaut ne pas en dire beaucoup plus : une partie du plaisir &mdash; ou de la perplexit&eacute; &mdash; repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur la mani&egrave;re dont le r&eacute;cit d&eacute;voile progressivement son jeu.</p>
<p>Laura reste r&eacute;serv&eacute;e devant certains dialogues, l&rsquo;accumulation des p&eacute;rip&eacute;ties et plusieurs choix de mise en sc&egrave;ne. J&eacute;r&eacute;mie d&eacute;fend au contraire cette volont&eacute; de d&eacute;stabiliser le spectateur et retrouve surtout le film de dinosaures qu&rsquo;il esp&eacute;rait depuis longtemps. Deux r&eacute;actions presque oppos&eacute;es &agrave; un m&ecirc;me objet, qui donnent lieu &agrave; l&rsquo;un des &eacute;changes les plus anim&eacute;s de l&rsquo;&eacute;pisode.</p>
<p>Pour savoir lequel des deux vous convaincra, mieux vaut entendre leurs arguments jusqu&rsquo;au bout : le d&eacute;bat devient vite difficile &agrave; poursuivre sans r&eacute;v&eacute;ler ce que le film garde en r&eacute;serve.</p>
<h2>Des digressions, de la musique et des envies de cin&eacute;ma</h2>
<p>Entre les recommandations et les films vus r&eacute;cemment, <em>Le Faisceau</em> conserve son go&ucirc;t des d&eacute;tours. Ethan Hawke ram&egrave;ne un instant la discussion vers Deauville, les souvenirs de films en appellent d&rsquo;autres et une premi&egrave;re pause musicale prolonge le choix de J&eacute;r&eacute;mie avec <em>22 Jump Street (Theme From the Motion Picture)</em>, interpr&eacute;t&eacute; par Angel Haze avec Ludacris.</p>
<p>Le reste appartient aux voix : les d&eacute;saccords, les r&eacute;f&eacute;rences lanc&eacute;es au passage, les films qu&rsquo;on veut revoir et ceux qui donnent d&eacute;j&agrave; envie de retourner en salle. Pour cette rentr&eacute;e, Laura, J&eacute;r&eacute;mie et Quentin ne proposent pas un programme &agrave; suivre &agrave; la lettre. Ils ouvrent plut&ocirc;t trois chemins, avec suffisamment de d&eacute;tours pour que chacun puisse trouver le sien.</p>
<p><strong data-start="1037" data-end="1067">Les musiques de l&rsquo;&eacute;mission</strong><br data-start="1067" data-end="1070">Pour respecter les r&egrave;gles de diffusion des plateformes de podcast, les morceaux &eacute;voqu&eacute;s dans cette &eacute;mission sont &agrave; &eacute;couter s&eacute;par&eacute;ment dans notre <a href="https://open.spotify.com/playlist/0YJfJYYE7umfjEXPfNnK4A?si=N81xdnpBTEOteadbK3rUMA">playlist Spotify <strong data-start="1234" data-end="1270">Le Faisceau &mdash; La Radio du Cin&eacute;ma</strong></a></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa9aefe29e301.34481653.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 20:46:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Thomas Croisière : « Quand on parle de cinéma, on parle aussi de notre vie »]]></title>
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      <description><![CDATA[Apr&egrave;s Voyage en Com&eacute;die, Thomas Croisi&egrave;re remet le couvert avec ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><strong><span>Apr&egrave;s </span></strong><em><strong><span>Voyage en Com&eacute;die</span></strong></em><strong><span>, Thomas Croisi&egrave;re remet le couvert avec </span></strong><em><strong><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque, Voyage en Com&eacute;die 2</span></strong></em><strong><span>. Un nouveau spectacle consacr&eacute; aux suites, aux com&eacute;dies populaires et, plus largement, &agrave; ce dr&ocirc;le de patrimoine commun que constituent les films que nous avons vus, revus et appris par c&oelig;ur. &Agrave; quelques jours de son installation au Lucernaire, il s&rsquo;est confi&eacute; &agrave; Amandine Bacconnier, des </span></strong><em><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong></em><strong><span>, et Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma. Avec, au passage, une petite exclusivit&eacute; : le troisi&egrave;me volet est d&eacute;j&agrave; dans sa t&ecirc;te !</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Il suffit parfois d&rsquo;une r&eacute;plique. &laquo;<em> Elle va marcher beaucoup moins bien, forc&eacute;ment&hellip;</em> &raquo; Quelques mots, et voil&agrave; </span><em><span>Le Corniaud</span></em><span>, Bourvil et Louis de Fun&egrave;s qui reviennent imm&eacute;diatement en m&eacute;moire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment sur ce territoire que Thomas Croisi&egrave;re aime s'aventure&nbsp; : celui des films qui nous accompagnent, des dialogues que l&rsquo;on se transmet et des com&eacute;dies populaires qui finissent par faire partie de nos vies.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Apr&egrave;s avoir sillonn&eacute; la France pendant quatre ans avec </span><em><span>Voyage en Com&eacute;die</span></em><span>, il revient avec une suite. &Eacute;videmment, chez lui, cela ne pouvait pas &ecirc;tre tout &agrave; fait innocent...</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>Apr&egrave;s le voyage, la contre-attaque !</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Dans </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span>, Thomas Croisi&egrave;re s&rsquo;int&eacute;resse justement &agrave; cette obsession tr&egrave;s cin&eacute;matographique : </span><strong><span>pourquoi fait-on des suites ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>L'id&eacute;e du spectacle lui est venue presque par hasard, gr&acirc;ce &agrave; son fils cadet, Gaston. En cherchant une photo de lui pour l'anniversaire d'un camarade, Thomas Croisi&egrave;re tombe essentiellement sur des clich&eacute;s d'adolescent faisant des grimaces. De l&agrave; na&icirc;t une plaisanterie de p&egrave;re : apr&egrave;s son premier fils Alfred, n&eacute; en 2010, il avait eu &laquo; envie d'en faire une suite &raquo;, Gaston.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et soudain, tout le spectacle &eacute;tait l&agrave;. </span><span>Car la question du &laquo; num&eacute;ro 2 &raquo; d&eacute;passe largement le cin&eacute;ma : faut-il rappeler son ex ? Faire un deuxi&egrave;me enfant ? Reprendre une histoire qui avait si bien commenc&eacute; ? Et au cin&eacute;ma, fallait-il faire </span><em><span>Les Bronz&eacute;s 2</span></em><span> ? </span><em><span>Les Bronz&eacute;s 3</span></em><span> ? Pourquoi existe-t-il plusieurs </span><em><span>La V&eacute;rit&eacute; si je mens !</span></em><span> mais toujours une seule </span><em><span>Cit&eacute; de la peur</span></em><span> ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Le titre du spectacle est lui-m&ecirc;me une d&eacute;claration d'amour &agrave; une suite que Thomas Croisi&egrave;re place au sommet : </span><em><span>L'Empire contre-attaque</span></em><span>.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>La com&eacute;die comme patrimoine commun</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Mais derri&egrave;re la m&eacute;canique des suites se cache un sujet qui lui est encore plus cher : </span><strong><span>le rire ensemble</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re d&eacute;fend depuis longtemps la com&eacute;die populaire comme un v&eacute;ritable patrimoine cin&eacute;matographique. Il rappelle combien les grands succ&egrave;s fran&ccedil;ais sont li&eacute;s au genre, de </span><em><span>La Grande Vadrouille</span></em><span> &agrave; </span><em><span>Bienvenue chez les Ch'tis</span></em><span>, en passant par </span><em><span>Intouchables</span></em><span> ou </span><em><span>Ast&eacute;rix &amp; Ob&eacute;lix : Mission Cl&eacute;op&acirc;tre</span></em><span>. Et pour lui, le succ&egrave;s d'</span><em><span>Un p'tit truc en plus</span></em><span> prouve que le cin&eacute;ma peut toujours provoquer ce ph&eacute;nom&egrave;ne collectif : des millions de spectateurs qui partagent les m&ecirc;mes personnages, les m&ecirc;mes sc&egrave;nes et, demain peut-&ecirc;tre, les m&ecirc;mes r&eacute;pliques.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C'est tout le projet de </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> : faire dialoguer les g&eacute;n&eacute;rations.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Sur sc&egrave;ne, Thomas Croisi&egrave;re constate d'ailleurs en direct ce qui traverse les &acirc;ges&hellip; et ce qui les s&eacute;pare. </span><em><span>Le Corniaud</span></em><span> ou Louis de Fun&egrave;s peuvent encore d&eacute;clencher un rire collectif imm&eacute;diat. &Agrave; l'inverse, un extrait de </span><em><span>Fatal</span></em><span> de Micha&euml;l Youn ou de </span><em><span>Babysitting 2</span></em><span> peut provoquer l'hilarit&eacute; des plus jeunes et laisser une partie des spectateurs plus &acirc;g&eacute;s sur le bord de la route...</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et c'est tr&egrave;s bien ainsi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Si &ccedil;a rigole pas, c'est que vraiment j'ai rat&eacute; mon m&eacute;tier &raquo;, r&eacute;sume-t-il.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>De Louis de Fun&egrave;s &agrave; Philippe Lacheau : le cin&eacute;ma se r&eacute;pond</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re ne cherche pourtant pas &agrave; dicter au spectateur ce qu'il faut aimer ou ce qui doit faire rire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Au contraire : il revendique la libert&eacute; de rire comme celle de ne pas rire. Son r&ocirc;le consiste plut&ocirc;t &agrave; c&eacute;l&eacute;brer celles et ceux qui ont construit la com&eacute;die fran&ccedil;aise : G&eacute;rard Oury, Yves Robert, Francis Veber, Jean-Marie Poir&eacute;, Coline Serreau et tant d'autres.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Surtout, </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> raconte une histoire de transmission.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Les films se parlent d'une g&eacute;n&eacute;ration &agrave; l'autre. </span><em><span>LOL</span></em><span> peut ainsi &ecirc;tre regard&eacute; comme un lointain descendant de </span><em><span>La Boum</span></em><span>. Une sc&egrave;ne de </span><em><span>Coexister</span></em><span> renvoie directement aux </span><em><span>Aventures de Rabbi Jacob</span></em><span>. Thomas Croisi&egrave;re imagine difficilement </span><em><span>Les Tuche</span></em><span> sans la famille Groseille de </span><em><span>La vie est un long fleuve tranquille</span></em><span>, et voit des &eacute;chos entre la c&eacute;l&egrave;bre sc&egrave;ne de la cuisine des </span><em><span>Tontons flingueurs</span></em><span> et celle de la gn&ocirc;le des </span><em><span>Bronz&eacute;s font du ski</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>M&ecirc;me Philippe Lacheau raconte avoir eu envie de faire du cin&eacute;ma en d&eacute;couvrant Pierre Richard &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision avec ses parents. </span><span>Le cin&eacute;ma populaire avance ainsi par h&eacute;ritages, citations, souvenirs et filiations.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>M&ecirc;me les nanars ont une histoire</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Avec Patrice Caillet, la conversation prend ensuite un d&eacute;tour savoureux par un autre pan de la com&eacute;die fran&ccedil;aise : celui de </span><em><span>Mon cur&eacute; chez les nudistes</span></em><span>, </span><em><span>On se calme et on boit frais &agrave; Saint-Tropez</span></em><span> et de ces productions populaires des ann&eacute;es 70 et 80 que l'histoire officielle du cin&eacute;ma regarde parfois d'un peu haut. </span><span>Thomas Croisi&egrave;re, lui, refuse de les balayer d'un revers de main. </span><span>Parce qu'elles racontent aussi une &eacute;poque, une &eacute;conomie du cin&eacute;ma et une mani&egrave;re de produire aujourd'hui disparue. Il rappelle que certains producteurs engageaient alors directement leur argent dans ces films et que, derri&egrave;re des titres parfois improbables, certains ont attir&eacute; plus d'un million de spectateurs.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Ce qui l'int&eacute;resse n'est donc pas seulement de distinguer les &laquo; bonnes &raquo; com&eacute;dies des mauvaises, mais de comprendre ce que ces films racontent du public qui allait les voir.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>&laquo; Le cin&eacute;ma, c'est la vie &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C'est sans doute l&agrave; que l'entretien devient le plus personnel. </span><span>Pourquoi sommes-nous si attach&eacute;s &agrave; certains films ? </span><span>Parce qu'un film ne reste jamais exactement le m&ecirc;me au fil de notre existence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re prend l'exemple de </span><em><span>La Boum</span></em><span>. Lorsqu'il le d&eacute;couvrait plus jeune, il regardait le monde du c&ocirc;t&eacute; de Vic, le personnage de Sophie Marceau. Des ann&eacute;es plus tard, en montrant le film &agrave; ses propres enfants, son regard s'est d&eacute;plac&eacute; : il se retrouve d&eacute;sormais davantage du c&ocirc;t&eacute; du p&egrave;re incarn&eacute; par Claude Brasseur. </span><span>Le film n'a pas chang&eacute;. Lui, oui.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Quand on regarde un film, on apporte aussi ce qu'on est &raquo;, explique-t-il. Avant cette conclusion qui pourrait presque r&eacute;sumer son travail : </span><strong><span>&laquo; Le cin&eacute;ma, c'est la vie. Et donc quand on parle de cin&eacute;ma, on parle aussi de notre vie. &raquo;</span></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>Et maintenant&hellip; une trilogie ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et puisque cet entretien parle de suites, impossible de ne pas poser la question de celle d'apr&egrave;s. </span><span>Thomas Croisi&egrave;re a r&eacute;serv&eacute; &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma une petite avant-premi&egrave;re : </span><strong><span>il pense d&eacute;j&agrave; &agrave; un troisi&egrave;me spectacle !</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Alors m&ecirc;me que </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> n'a pas encore commenc&eacute; sa s&eacute;rie parisienne, il r&ecirc;ve d'une trilogie, avec quelques r&eacute;f&eacute;rences plut&ocirc;t modestes : celle du Dollar de Sergio Leone, </span><em><span>Le Parrain</span></em><span>, </span><em><span>Le Seigneur des Anneaux</span></em><span> ou la trilogie fondatrice de </span><em><span>Star Wars</span></em><span>.&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Je commence d&eacute;j&agrave; &agrave; travailler dans mon troisi&egrave;me spectacle alors que je n'ai pas commenc&eacute; &agrave; jouer le deuxi&egrave;me &raquo;, confie-t-il en riant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Finalement, Thomas Croisi&egrave;re apporte lui-m&ecirc;me la r&eacute;ponse &agrave; la question qui traverse </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> : faut-il toujours faire une suite ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Quand on aime vraiment le cin&eacute;ma, visiblement, il est difficile de s'arr&ecirc;ter au premier &eacute;pisode.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span></span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque, Voyage en Com&eacute;die 2</span></em><span> &mdash; Informations pratiques</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><span>De et avec :</span></strong><span> Thomas Croisi&egrave;re</span><br><strong><span>Mise en sc&egrave;ne :</span></strong><span> Thibault Ameline</span><br><strong><span>Lieu :</span></strong><span> Le Lucernaire &ndash; Th&eacute;&acirc;tre Noir</span><br><span>53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris</span><br><strong><span>&Agrave; partir du :</span></strong><span> 21 septembre 2026</span><br><strong><span>Jusqu'au :</span></strong><span> 12 janvier 2027</span><br><strong><span>Horaires :</span></strong><span> lundi et mardi &agrave; 21 h</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><img src="/upload/22189479-e3de-4246-b9d7-0db772cc5e7d.jpg" width="467" height="701" alt="22189479-e3de-4246-b9d7-0db772cc5e7d.jpg (262 KB)"></span></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa45ad86b31d5.58439712.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Révolté, le drame familial de Noël Mitrani, à voir sur YouTube]]></title>
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      <description><![CDATA[
&Agrave; quelques jours de la mise en ligne de R&eacute;volt&eacute; sur YouTube, No&euml;l Mitrani raconte &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma la nais...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article>
<p class="chapo">&Agrave; quelques jours de la mise en ligne de <a href="https://youtu.be/07f1CEGUPf0?si=oqQgCWOYVw8miI9e"><em>R&eacute;volt&eacute; sur YouTube</em></a>, No&euml;l Mitrani raconte &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma la naissance singuli&egrave;re de ce drame familial port&eacute; par Camile Foley et Elliott Mitrani. Une histoire de col&egrave;re, de perception et d&rsquo;affection emp&ecirc;ch&eacute;e dont le cin&eacute;aste donne lui-m&ecirc;me la cl&eacute; : &laquo; Tout &ccedil;a, c&rsquo;est au service de l&rsquo;amour &raquo;.</p>
<p>Un p&egrave;re emprisonn&eacute;, une m&egrave;re morte et deux fils qui ne regardent pas les faits de la m&ecirc;me mani&egrave;re. <em>R&eacute;volt&eacute;</em> installe son r&eacute;cit dans cette fracture familiale. &Eacute;douard, jou&eacute; par Camile Foley, consid&egrave;re son p&egrave;re responsable de la mort de sa m&egrave;re. Samuel, incarn&eacute; par Elliott Mitrani, refuse cette lecture et croit &agrave; l&rsquo;accident. No&euml;l Mitrani s&rsquo;int&eacute;resse moins au verdict qu&rsquo;au chemin suivi par chacun pour donner un sens &agrave; ce qu&rsquo;il croit savoir.</p>
<h2>Une histoire apparue en cinq minutes</h2>
<p>No&euml;l Mitrani ne pr&eacute;parait pas de nouveau sc&eacute;nario. Il venait de travailler sur <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt21282836/"><em>Emma sous influence</em> </a>(sorti en 2024) et pensait avoir &eacute;puis&eacute; ce qu&rsquo;il souhaitait raconter sur l&rsquo;adolescence. Puis l&rsquo;histoire de <em>R&eacute;volt&eacute;</em> s&rsquo;est impos&eacute;e un jour ordinaire, alors qu&rsquo;il partait faire ses courses.</p>
<p>&laquo; Quasiment toute l&rsquo;histoire s&rsquo;est mise en place en cinq minutes &raquo;, raconte No&euml;l Mitrani. Le r&eacute;alisateur rentre alors chez lui et note les grandes lignes du r&eacute;cit. La structure sera ensuite d&eacute;velopp&eacute;e en huit jours, avant un travail beaucoup plus long sur les dialogues.</p>
<p>Cette soudainet&eacute; n&rsquo;emp&ecirc;che pas les racines personnelles. No&euml;l Mitrani relie le personnage d&rsquo;&Eacute;douard au souvenir de sa propre adolescence, qu&rsquo;il d&eacute;crit comme compliqu&eacute;e et marqu&eacute;e par la r&eacute;volte. Le film lui permet de revenir &agrave; cet &acirc;ge o&ugrave; l&rsquo;indignation peut prendre toute la place, sans disposer encore des nuances que l&rsquo;exp&eacute;rience ajoute peu &agrave; peu.</p>
<h2>Deux fr&egrave;res et une m&ecirc;me r&eacute;alit&eacute; per&ccedil;ue diff&eacute;remment</h2>
<p>Une ancienne le&ccedil;on de sociologie suivie &agrave; la Sorbonne est rest&eacute;e dans la m&eacute;moire de No&euml;l Mitrani. Un professeur y racontait un accident observ&eacute; par plusieurs t&eacute;moins. Tous avaient assist&eacute; &agrave; la m&ecirc;me sc&egrave;ne, mais chacun en livrait une version diff&eacute;rente. Pour le cin&eacute;aste, cette anecdote dit quelque chose d&rsquo;essentiel : m&ecirc;me un fait apparemment objectif peut &ecirc;tre remodel&eacute; par le regard de celui qui l&rsquo;observe.</p>
<p><em>R&eacute;volt&eacute;</em> transforme cette id&eacute;e en moteur dramatique. &Eacute;douard et Samuel disposent d&rsquo;une histoire familiale commune, mais ils n&rsquo;en tirent ni les m&ecirc;mes certitudes ni les m&ecirc;mes r&eacute;actions. La question pos&eacute;e au spectateur n&rsquo;est donc pas simplement de choisir celui qui aurait raison. Le film invite plut&ocirc;t &agrave; comprendre comment une conviction se forme, comment elle r&eacute;siste et ce qui peut finir par l&rsquo;&eacute;branler.</p>
<p>No&euml;l Mitrani ne cherche d&rsquo;ailleurs pas &agrave; fabriquer un h&eacute;ros imm&eacute;diatement aimable. &laquo; Je ne me suis pas pos&eacute; la question de l&rsquo;identification &raquo;, pr&eacute;cise No&euml;l Mitrani. &Eacute;douard peut blesser, provoquer et se montrer ferm&eacute; &agrave; ce que son fr&egrave;re tente de lui dire. Sa violence demeure cependant reli&eacute;e &agrave; une douleur que le r&eacute;cit rend progressivement lisible.</p>
<h2>Ce que Columbo a appris &agrave; No&euml;l Mitrani sur le suspense</h2>
<p>Pour expliquer sa conception du sc&eacute;nario, No&euml;l Mitrani convoque une r&eacute;f&eacute;rence moins attendue qu&rsquo;un classique consacr&eacute; du cin&eacute;ma d&rsquo;auteur : <em>Columbo</em>. La c&eacute;l&egrave;bre s&eacute;rie r&eacute;v&egrave;le g&eacute;n&eacute;ralement le coupable d&egrave;s le d&eacute;but. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t ne repose donc plus uniquement sur son identit&eacute;, mais sur sa conduite, ses erreurs et la fa&ccedil;on dont l&rsquo;enqu&ecirc;te va resserrer son &eacute;tau.</p>
<p>Cette m&eacute;canique &eacute;claire la construction de <em>R&eacute;volt&eacute;</em>. No&euml;l Mitrani ne cherche pas &agrave; dissimuler chaque information jusqu&rsquo;&agrave; une r&eacute;v&eacute;lation finale. Il pr&eacute;f&egrave;re donner progressivement des cl&eacute;s au public et jouer avec ce que savent les personnages &agrave; un instant pr&eacute;cis.</p>
<p>Le spectateur peut ainsi comprendre certaines choses avant Samuel ou &Eacute;douard. Ce l&eacute;ger avantage modifie la nature du suspense : l&rsquo;attention se d&eacute;place vers les r&eacute;actions, les h&eacute;sitations et les cons&eacute;quences de ce qui vient d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;couvert. Le secret familial reste important, mais il sert surtout &agrave; d&eacute;placer le regard port&eacute; sur les personnages.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de raconter cr&eacute;e une proximit&eacute; particuli&egrave;re avec le public. Le r&eacute;alisateur ne lui demande pas seulement de r&eacute;soudre une &eacute;nigme. Il lui confie assez d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments pour observer comment chacun va accueillir une v&eacute;rit&eacute; susceptible de fissurer ses certitudes.</p>
<h2>Faire oublier la cam&eacute;ra et retrouver la justesse d&rsquo;une conversation</h2>
<p>Dans son travail avec les com&eacute;diens, No&euml;l Mitrani recherche ce qu&rsquo;il appelle une sensation d&rsquo;authenticit&eacute;. Le terme de &laquo; v&eacute;rit&eacute; documentaire &raquo; lui para&icirc;t toutefois imparfait, puisque documentaire et fiction ob&eacute;issent &agrave; des m&eacute;thodes de tournage diff&eacute;rentes.</p>
<p>Son objectif est plus pr&eacute;cis : faire croire qu&rsquo;une cam&eacute;ra a simplement eu acc&egrave;s &agrave; une famille &agrave; un moment o&ugrave; elle n&rsquo;aurait normalement pas d&ucirc; &ecirc;tre pr&eacute;sente. Cette impression repose beaucoup sur les dialogues. No&euml;l Mitrani les r&eacute;&eacute;crit jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;ils puissent &ecirc;tre prononc&eacute;s naturellement. Sur le plateau, il demande &eacute;galement aux interpr&egrave;tes si une phrase leur para&icirc;t r&eacute;ellement dicible dans la situation. Un mot peut &ecirc;tre d&eacute;plac&eacute;, supprim&eacute; ou remplac&eacute;. La page n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute;e comme intouchable lorsque l&rsquo;oreille indique une autre solution.</p>
<p>Cette m&eacute;thode correspond &agrave; une r&egrave;gle que le cin&eacute;aste formule simplement au cours de l&rsquo;entretien : il ne veut ni faire sentir la pr&eacute;sence de la cam&eacute;ra ni donner l&rsquo;impression que la sc&egrave;ne vient d&rsquo;un texte pr&eacute;alablement &eacute;crit. Le sc&eacute;nario doit rester solide tout en laissant aux &eacute;changes leur respiration humaine.</p>
<h2>Camile Foley et Elliott Mitrani au c&oelig;ur de la relation fraternelle</h2>
<p>Le choix des interpr&egrave;tes participe directement &agrave; cette recherche. Camile Foley joue &Eacute;douard, tandis qu&rsquo;Elliott Mitrani incarne Samuel. Citons &eacute;galement &Eacute;milie Mass&eacute;, M&eacute;lanie Elliott, Natacha Mitrani, Pierre-Luc Brillant et Veronika Leclerc Strickland dans la distribution.</p>
<p>No&euml;l Mitrani conna&icirc;t particuli&egrave;rement bien plusieurs membres de cette troupe. Elliott Mitrani et Natacha Mitrani sont ses enfants et ont d&eacute;j&agrave; jou&eacute; dans ses films. Le r&eacute;alisateur explique que cette proximit&eacute; lui permet parfois de d&eacute;tecter imm&eacute;diatement une intonation ou une r&eacute;action qui ne correspondrait pas &agrave; leur mani&egrave;re habituelle de parler.</p>
<p>Camile Foley faisait lui aussi partie d&rsquo;un cercle familier au moment du tournage. No&euml;l Mitrani raconte avoir r&eacute;cup&eacute;r&eacute; certains d&eacute;tails observ&eacute;s ou racont&eacute;s autour de lui pour nourrir les situations du sc&eacute;nario. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de reproduire la vie priv&eacute;e de ses interpr&egrave;tes, mais de rep&eacute;rer ces petits gestes et formulations qui emp&ecirc;chent une sc&egrave;ne de para&icirc;tre fabriqu&eacute;e.</p>
<p>Le cin&eacute;aste tient &eacute;galement &agrave; la coh&eacute;rence de l&rsquo;&acirc;ge des personnages. &Eacute;douard a 16 ans dans le r&eacute;cit et Camile Foley avait r&eacute;ellement cet &acirc;ge pendant le tournage, souligne No&euml;l Mitrani. Il &eacute;voque &agrave; ce sujet <em>Grease</em>, pour rappeler combien l&rsquo;&acirc;ge apparent des interpr&egrave;tes peut modifier notre perception d&rsquo;un personnage adolescent.</p>
<p>Elliott Mitrani a par ailleurs re&ccedil;u le prix du meilleur acteur de la comp&eacute;tition saisonni&egrave;re du <a href="https://www.montrealindependentfilmfestival.com/">Montreal Independent Film Festival </a>pour <em>Built From Rage</em>, titre anglais de <em>R&eacute;volt&eacute;</em>.</p>
<h2>Vincent Cadoret et le choix d&rsquo;une lumi&egrave;re qui para&icirc;t naturelle</h2>
<p>La direction de la photographie est assur&eacute;e par <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm16660726/">Vincent Cadoret.</a> No&euml;l Mitrani lui demande une image qui ne signale pas constamment le travail d&rsquo;&eacute;clairage. Les fen&ecirc;tres, la lumi&egrave;re disponible et les contre-jours deviennent des outils privil&eacute;gi&eacute;s.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur accepte &eacute;galement qu&rsquo;un mouvement de cam&eacute;ra puisse provoquer une br&egrave;ve recherche de point. Une petite imperfection technique n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement corrig&eacute;e si elle pr&eacute;serve la sensation de pr&eacute;sence qu&rsquo;il recherche.</p>
<p>Le contre-jour poss&egrave;de &agrave; ses yeux une fonction particuli&egrave;re. Il peut soustraire une partie du visage, cr&eacute;er de l&rsquo;incertitude et laisser au personnage une part moins imm&eacute;diatement lisible. Dans un film fond&eacute; sur des perceptions contradictoires, cette mani&egrave;re de ne pas tout montrer avec la m&ecirc;me nettet&eacute; prolonge discr&egrave;tement le r&eacute;cit.</p>
<p>L&rsquo;image ne doit donc pas embellir syst&eacute;matiquement les lieux ou les visages. Elle accompagne plut&ocirc;t les tensions familiales en donnant l&rsquo;impression que les personnages existent avant m&ecirc;me que la cam&eacute;ra ne commence &agrave; les observer.</p>
<h2>Benjamin Mitrani compose la musique de R&eacute;volt&eacute;</h2>
<p>La musique originale est sign&eacute;e <a href="https://www.filmsquebec.com/musiciens/benjamin-mitrani/">Benjamin Mitrani.</a> Le compositeur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec No&euml;l Mitrani sur <a href="https://www.filmsquebec.com/films/cassy-noel-mitrani/"><em>Cassy</em></a>, <a href="https://www.cinematheque.qc.ca/fr/cinema/toutes-les-deux/"><em>Toutes les deux</em> </a>et <em>Emma sous influence</em>. Leur collaboration repose sur un langage peu technique : No&euml;l Mitrani dit communiquer surtout des sensations, une tension, une m&eacute;lancolie ou un besoin de myst&egrave;re.</p>
<p>Benjamin Mitrani traduit ensuite ces indications en th&egrave;mes musicaux. Le r&eacute;alisateur insiste particuli&egrave;rement sur la fonction &eacute;motionnelle de cette partition. &laquo; Il est capable de venir chercher nos sentiments &raquo;, r&eacute;sume No&euml;l Mitrani.</p>
<h2>Pourquoi R&eacute;volt&eacute; est propos&eacute; sur YouTube</h2>
<p>La diffusion constitue l&rsquo;autre singularit&eacute; du projet. <a href="https://www.filmsquebec.com/production/marcova-productions/">Marcova Productions</a> partage <em>R&eacute;volt&eacute;</em> sur sa <a href="https://www.youtube.com/channel/UCUuCSYqoKlNMM-ZwiEp1WUw">cha&icirc;ne YouTube</a> . Ce choix r&eacute;pond d&rsquo;abord &agrave; une question tr&egrave;s concr&egrave;te : comment permettre &agrave; un film ind&eacute;pendant d&rsquo;atteindre son public lorsqu&rsquo;il ne b&eacute;n&eacute;ficie pas d&rsquo;un parcours classique de distribution ?</p>
<p>Le r&eacute;alisateur et la productrice <a href="/podcasts/martina-adamcova-comment-produire-distribuer-et-rentabiliser-un-film-independant-599">Martina Adamcov&aacute; </a>d&eacute;veloppent leurs projets avec une forte ind&eacute;pendance de production. No&euml;l Mitrani explique que cette libert&eacute; cr&eacute;ative peut compliquer ensuite l&rsquo;acc&egrave;s aux circuits traditionnels. YouTube devient alors un outil de circulation des &oelig;uvres, avec une disponibilit&eacute; imm&eacute;diate sur les t&eacute;l&eacute;viseurs connect&eacute;s aussi bien que sur ordinateur ou mobile.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est que mon travail soit vu &raquo;, r&eacute;sume No&euml;l Mitrani. Cette phrase dit l&rsquo;essentiel de sa d&eacute;marche. Le partage n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une n&eacute;gation de la valeur &eacute;conomique d&rsquo;un film : une cha&icirc;ne YouTube peut notamment &ecirc;tre mon&eacute;tis&eacute;e. Elle constitue surtout, dans ce cas pr&eacute;cis, un moyen de r&eacute;duire la distance s&eacute;parant une &oelig;uvre ind&eacute;pendante de ses spectateurs.</p>
<p>Cette r&eacute;flexion prolonge une pratique d&eacute;j&agrave; ancienne chez No&euml;l Mitrani, dont plusieurs longs m&eacute;trages ont &eacute;t&eacute; rendus accessibles en ligne. Elle rejoint aussi une &eacute;volution plus g&eacute;n&eacute;rale des usages : le film regard&eacute; sur YouTube n&rsquo;est plus n&eacute;cessairement cantonn&eacute; &agrave; un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute;phone et peut d&eacute;sormais rejoindre le m&ecirc;me t&eacute;l&eacute;viseur que les services de vid&eacute;o &agrave; la demande.</p>
<h2>R&eacute;volt&eacute; : les informations pratiques &agrave; retenir</h2>
<p><strong>Titre :</strong> <em>R&eacute;volt&eacute;</em></p>
<p><strong>R&eacute;alisation et sc&eacute;nario :</strong> No&euml;l Mitrani.</p>
<p><strong>Interpr&eacute;tation principale :</strong> Camile Foley dans le r&ocirc;le d&rsquo;&Eacute;douard et Elliott Mitrani dans celui de Samuel, avec &Eacute;milie Mass&eacute;, Natacha Mitrani, M&eacute;lanie Elliott, Pierre-Luc Brillant et Veronika Leclerc Strickland.</p>
<p><strong>Production :</strong> Martina Adamcov&aacute; et No&euml;l Mitrani.</p>
<p><strong>Direction de la photographie :</strong> Vincent Cadoret.</p>
<p><strong>Musique originale :</strong> Benjamin Mitrani.</p>
<p><strong>Dur&eacute;e :</strong> 114 minutes</p>
<p><strong>Classification au Qu&eacute;bec :</strong> 13 ans et plus.</p>
<p><strong>Diffusion :</strong> sur la cha&icirc;ne YouTube de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sEyPp8Z9mHE">Marcova Productions </a>&agrave; partir du 1er septembre 2026.</p>
<p></p>
</article><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a908a3d8107d3.77970504.MP3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[« Les Héros du Louvre » : quand sauver des tableaux devient un acte de résistance]]></title>
      <link>http://radioducinema.com/podcasts/les-heros-du-louvre-quand-sauver-des-tableaux-devient-un-acte-de-resistance-618</link>
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      <description><![CDATA[Et si, en 1939, sauver La Joconde &eacute;tait aussi une fa&ccedil;on de r&eacute;sister ?
Dans ce nouvel &eacute;pisode des Bobines d&rsq...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Et si, en 1939, sauver La Joconde &eacute;tait aussi une fa&ccedil;on de r&eacute;sister ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans ce nouvel &eacute;pisode des </span><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong><span>, direction le mus&eacute;e le plus c&eacute;l&egrave;bre du monde pour d&eacute;couvrir l&rsquo;histoire m&eacute;connue qui a inspir&eacute; </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></strong><span>, le nouveau film d&rsquo;&Eacute;lie Chouraqui, avec </span><strong><span>Kad Merad, Marie Gillain et Julia de Nunez</span></strong><span>.</span></p>
<h3><span>Le Louvre face &agrave; la guerre</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Paris, 1939.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La guerre menace et avec elle une question vertigineuse : </span><strong><span>comment emp&ecirc;cher les tr&eacute;sors du Louvre de tomber aux mains des nazis ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sous l&rsquo;impulsion de Jacques Jaujard, les &eacute;quipes du mus&eacute;e organisent alors une op&eacute;ration exceptionnelle : &eacute;vacuer et disperser plusieurs milliers d&rsquo;&oelig;uvres &agrave; travers la France.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La Joconde, la V&eacute;nus de Milo, la Victoire de Samothrace et tant d&rsquo;autres chefs-d&rsquo;&oelig;uvre quittent progressivement Paris.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est dans cette immense op&eacute;ration que s&rsquo;inscrit l&rsquo;histoire racont&eacute;e par &Eacute;lie Chouraqui.</span></p>
<h3><span>Une histoire intime devenue film</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Car </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre est aussi une histoire de famille</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le personnage de Babi Maklouf Benhamou, interpr&eacute;t&eacute; par </span><strong><span>Kad Merad</span></strong><span>, est directement inspir&eacute; du grand-p&egrave;re du r&eacute;alisateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Gardien de nuit au Louvre et amoureux des arts, Babi se voit confier un camion rempli d&rsquo;&oelig;uvres qu&rsquo;il doit transporter loin de Paris afin de les mettre &agrave; l&rsquo;abri.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais il pose une condition : </span><strong><span>sa famille part avec lui</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Commence alors un p&eacute;riple &agrave; travers une France boulevers&eacute;e par la guerre, o&ugrave; la protection des &oelig;uvres se m&ecirc;le &agrave; une autre urgence : prot&eacute;ger les siens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Eacute;lie Chouraqui transforme ainsi une m&eacute;moire familiale en r&eacute;cit de cin&eacute;ma et remet en lumi&egrave;re ces femmes et ces hommes ordinaires qui ont particip&eacute; &agrave; la sauvegarde d&rsquo;un patrimoine extraordinaire.</span></p>
<h3><span>Kad Merad dans un registre plus grave</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour incarner Babi, le r&eacute;alisateur a choisi </span><strong><span>Kad Merad</span></strong><span>, accompagn&eacute; notamment de </span><strong><span>Marie Gillain, Julia de Nunez, Fantine Guyot, Jean-Hugues Anglade et Bernard Le Coq</span></strong><span>, qui interpr&egrave;te Jacques Jaujard.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un Kad Merad que l&rsquo;on retrouve ici dans un registre plus grave et historique, au service d&rsquo;un personnage pour lequel la culture et les &oelig;uvres d&rsquo;art deviennent quelque chose qu&rsquo;il faut d&eacute;fendre.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que se trouve la plus belle id&eacute;e du film.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Pendant une guerre, sauver un tableau peut sembler d&eacute;risoire.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais prot&eacute;ger une &oelig;uvre, c&rsquo;est aussi prot&eacute;ger une m&eacute;moire, une histoire et quelque chose qui devra survivre &agrave; la barbarie.</span></p>
<h3><span>???? Dans Les Bobines d&rsquo;Amandine</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quelle est la part d&rsquo;histoire vraie derri&egrave;re le film ? Comment les &oelig;uvres du Louvre ont-elles r&eacute;ellement &eacute;t&eacute; sauv&eacute;es ? Et pourquoi &Eacute;lie Chouraqui a-t-il attendu tant d&rsquo;ann&eacute;es avant de porter l&rsquo;histoire de son grand-p&egrave;re au cin&eacute;ma ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Amandine vous raconte </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></strong><span> dans ce nouvel &eacute;pisode des </span><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>&Eacute;coutez le podcast sur La Radio du Cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><em><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></em><br><span>De </span><strong><span>&Eacute;lie Chouraqui</span></strong><br><span>Avec </span><strong><span>Kad Merad, Marie Gillain, Julia de Nunez</span></strong><br><span>Dur&eacute;e : </span><strong><span>1h45</span></strong><br><span>En salles depuis le </span><strong><span>9 septembre 2026</span></strong></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="http://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa545659f84d8.34919115.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 12:25:00 +0000</pubDate>
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