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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
    <link>https://radioducinema.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 09:34:48 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[On a vu L'Odyssée de Christopher Nolan en IMAX]]></title>
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      <description><![CDATA[On largue les amarres...
Christopher Nolan signe son grand retour avec L'Odyss&eacute;e, un film monumental...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>On largue les amarres...</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Christopher Nolan signe son grand retour avec </span><em><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong></em><span>, un film monumental qui revisite le mythe d'Ulysse comme vous ne l'avez jamais vu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fresque &eacute;pique, </span><span>une bande originale pas mal du tout et </span><span>une projection en IMAX qui change compl&egrave;tement la donne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>J'ai eu la chance de d&eacute;couvrir le film dans la nouvelle salle IMAX du Path&eacute; Valence, et je vous raconte pourquoi vous devez le faire aussi !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans spoilers, je vous emm&egrave;ne &agrave; bord pour une chronique de 3 minutes, entre mythologie et cin&eacute;ma !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>???? Le podcast est &agrave; &eacute;couter d&egrave;s maintenant !</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5b6d9ac9fb55.59933188.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 12:08:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Virginie Berling, l'art de faire parler les siècles]]></title>
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      <description><![CDATA[Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme ac...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="477" data-end="736">Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme accomplit un travail aussi discret qu'essentiel : <a href="https://www.triartis.fr/auteur-45-Virginie_Berling.html">Virginie Berling.</a> Depuis plus de dix ans, elle est l'une des plumes du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/">@Festival de la Correspondance de Grignan</a>. Cette ann&eacute;e encore, elle signe plusieurs adaptations marquantes, de <strong data-start="901" data-end="917">Marie Stuart</strong> &agrave; <strong data-start="920" data-end="934">Talleyrand</strong>, en passant par <strong data-start="951" data-end="974">Alexandra Kollonta&iuml;</strong> et <strong data-start="978" data-end="995">Sim&oacute;n Bol&iacute;var</strong>. Quatre univers, quatre &eacute;critures, quatre destins r&eacute;unis par une m&ecirc;me exigence : faire rena&icirc;tre une voix sans jamais la trahir.</p>
<p data-start="1125" data-end="1375">&laquo; <strong data-start="1127" data-end="1373">L'adaptation, c'est s'emparer de mat&eacute;riaux tr&egrave;s divers et construire un spectacle avec un d&eacute;but, une fin, une colonne vert&eacute;brale et un &eacute;ventail d'&eacute;motions. Il s'agit de faire entendre une voix, que l'on d&eacute;couvre ou que l'on croyait conna&icirc;tre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1377" data-end="1618">Chez Virginie Berling, le mot adaptation est presque r&eacute;ducteur. Son travail rel&egrave;ve autant de la dramaturgie que de l'arch&eacute;ologie litt&eacute;raire. Derri&egrave;re chaque spectacle se cachent des semaines de lectures, de recherches, de doutes et de choix.</p>
<p data-start="1620" data-end="1669">Car toutes les lettres ne deviennent pas th&eacute;&acirc;tre.</p>
<p data-start="1671" data-end="1907">&laquo; <strong data-start="1673" data-end="1905">Quand on lit une lettre, il faut imm&eacute;diatement se l'imaginer dite, lue et incarn&eacute;e. Certaines sont passionnantes pour un historien, mais n'ont aucun int&eacute;r&ecirc;t dramaturgique. &Agrave; l'inverse, parfois, on tombe sur une v&eacute;ritable p&eacute;pite.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1909" data-end="1980">C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui lui est arriv&eacute; cette ann&eacute;e avec Sim&oacute;n Bol&iacute;var.</p>
<h3 data-section-id="121oo7r" data-start="1982" data-end="2033">Le Libertador... et l'homme derri&egrave;re la l&eacute;gende</h3>
<p data-start="2035" data-end="2154">Le h&eacute;ros des ind&eacute;pendances sud-am&eacute;ricaines semblait connu de tous. Pourtant, derri&egrave;re la statue se cachait un &eacute;crivain.</p>
<p data-start="2156" data-end="2254">&laquo; <strong data-start="2158" data-end="2252">Quand j'ai tir&eacute; une ficelle, ce n'est pas une pelote qui est venue, c'est un monde entier.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2256" data-end="2458">Virginie Berling d&eacute;couvre un Bol&iacute;var qui a m&eacute;thodiquement conserv&eacute; chacune de ses lettres, chacun de ses discours, chacune de ses r&eacute;flexions, transportant partout avec lui des valises remplies d'&eacute;crits.</p>
<p data-start="2460" data-end="2576">&laquo; <strong data-start="2462" data-end="2574">On a l'impression de vivre avec lui. On circule dans ses histoires d'amour, ses conqu&ecirc;tes, ses d&eacute;sillusions.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2578" data-end="2667">L'adaptatrice parle presque comme une romanci&egrave;re. Pourtant, une r&egrave;gle demeure intangible.</p>
<p data-start="2669" data-end="2845">&laquo; <strong data-start="2671" data-end="2843">Je tiens &agrave; ne rien inventer. Conserver la plume de l'auteur est essentiel. Il faut entrer, tr&egrave;s modestement, dans sa pens&eacute;e, puis lui redonner vie de mani&egrave;re coh&eacute;rente.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2847" data-end="2900">Cette fid&eacute;lit&eacute; constitue la signature de son travail.</p>
<h3 data-section-id="nnmsq2" data-start="2902" data-end="2925">Adapter sans trahir</h3>
<p data-start="2927" data-end="3182">&Agrave; Grignan, les sp&eacute;cialistes de chaque personnage accompagnent les cr&eacute;ations. Historiens, chercheurs, universitaires enrichissent les &eacute;changes. Pourtant, Virginie Berling revendique une diff&eacute;rence fondamentale entre le travail scientifique et le spectacle.</p>
<p data-start="3184" data-end="3462">&laquo; <strong data-start="3186" data-end="3460">Les livres d'histoire ont toute leur place. Nous faisons un autre m&eacute;tier. Pour qu'un spectacle fonctionne, nous sommes parfois oblig&eacute;s de simplifier, de faire quelques entorses au r&eacute;cit historique. Mais jamais &agrave; la pens&eacute;e ni &agrave; la plume de ceux que nous faisons entendre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="3464" data-end="3493">Cette nuance est essentielle. L'objectif n'est pas d'enseigner l'Histoire mais de la faire ressentir. Car une lettre poss&egrave;de ce que les grandes synth&egrave;ses historiques ne peuvent offrir : une voix. Une respiration. Une &eacute;motion.</p>
<h3 data-section-id="1lebqum" data-start="3695" data-end="3743">Un texte qui cesse d'appartenir &agrave; son auteur</h3>
<p data-start="3745" data-end="3805">Une fois l'adaptation achev&eacute;e commence une seconde aventure. Le texte quitte les mains de celle qui l'a &eacute;crit.</p>
<p data-start="3858" data-end="4025">&laquo; <strong data-start="3860" data-end="4023">Le metteur en sc&egrave;ne doit absolument s'en emparer. C'est indispensable. Une fois ce travail partag&eacute;, le texte appartient aux metteurs en sc&egrave;ne et aux com&eacute;diens.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4027" data-end="4132">Loin de vivre cette &eacute;tape comme un abandon, Virginie Berling y voit l'accomplissement m&ecirc;me de son m&eacute;tier.</p>
<p data-start="4134" data-end="4327">&laquo; <strong data-start="4136" data-end="4325">Je suis toujours &eacute;merveill&eacute;e par ce que la mise en sc&egrave;ne apporte. Une id&eacute;e, une respiration, une nouvelle dimension&hellip; Et puis il y a les com&eacute;diens. &Agrave; chaque fois, c'est un petit miracle.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4329" data-end="4376">Le mot revient souvent au cours de l'entretien.</p>
<p data-start="4378" data-end="4386">Miracle.</p>
<p data-start="4388" data-end="4445">Non pas celui du hasard, mais celui du travail collectif.</p>
<p data-start="4447" data-end="4567">&laquo; <strong data-start="4449" data-end="4565">Ces spectacles ne rel&egrave;vent en rien du miracle. Ils sont le fruit d'un engagement un peu fou de toute une &eacute;quipe.</strong> &raquo;</p>
<h3 data-section-id="1dmi2bw" data-start="4569" data-end="4627">Les plus belles surprises naissent toujours des femmes</h3>
<p data-start="4629" data-end="4712">Parmi les d&eacute;couvertes de cette &eacute;dition, une sc&egrave;ne l'a particuli&egrave;rement boulevers&eacute;e.</p>
<p data-start="4714" data-end="4760">Elle concerne Bol&iacute;var&hellip; mais parle d'une femme. Manuela S&aacute;enz.</p>
<p data-start="4778" data-end="4990">&laquo; <strong data-start="4780" data-end="4988">Il dit &agrave; son aide de camp : "Tu ne te rends pas compte, Manuela m'a sauv&eacute; la vie." J'ai trouv&eacute; bouleversant qu'un homme de cette &eacute;poque reconnaisse avec autant de simplicit&eacute; le r&ocirc;le essentiel d'une femme.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4992" data-end="5055">Quelques mots suffisent parfois &agrave; changer un regard historique.</p>
<p data-start="5057" data-end="5081">Comme souvent &agrave; Grignan...</p>
<h3 data-section-id="1lfg384" data-start="5083" data-end="5121">Nietzsche, son &eacute;ternel rendez-vous</h3>
<p data-start="5123" data-end="5240">Apr&egrave;s trente-neuf adaptations r&eacute;alis&eacute;es pour le Festival depuis 2015, Virginie Berling nourrit encore quelques r&ecirc;ves.</p>
<p data-start="5242" data-end="5260">L'un porte un nom. Nietzsche.</p>
<p data-start="5274" data-end="5439">&laquo; <strong data-start="5276" data-end="5437">J'aimerais encore adapter Nietzsche. Je l'adore. Je le trouve mal aim&eacute;, mal connu. Il est flamboyant, po&eacute;tique, tragique. C'est un peu ma petite magie &agrave; moi.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5441" data-end="5513">Une confidence qui en dit long sur son go&ucirc;t des personnalit&eacute;s complexes. Celles que l'Histoire a parfois enferm&eacute;es dans une image simplifi&eacute;e.</p>
<h3 data-section-id="940p21" data-start="5585" data-end="5617">Grignan, une &eacute;motion intacte</h3>
<p data-start="5619" data-end="5717">Lorsque vient le moment de dresser le bilan de cette trenti&egrave;me &eacute;dition, l'&eacute;motion prend le dessus.</p>
<p data-start="5719" data-end="5767">&laquo; <strong data-start="5721" data-end="5765">Je suis toujours dans la joie &agrave; Grignan.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5769" data-end="5833">Puis les mots deviennent presque ceux d'une d&eacute;claration d'amour.</p>
<p data-start="5835" data-end="6018">&laquo; <strong data-start="5837" data-end="6016">Tout concourt &agrave; cette magie : le public, les b&eacute;n&eacute;voles, le village, les lieux, la programmation... C'est quelque chose qu'il est difficile de d&eacute;crire quand on ne l'a pas v&eacute;cu.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6020" data-end="6108">Et cette phrase, qui r&eacute;sume peut-&ecirc;tre mieux que toutes les autres l'esprit du Festival :</p>
<blockquote data-start="6110" data-end="6218">
<p data-start="6112" data-end="6218"><strong data-start="6112" data-end="6218">&laquo; Une fois qu'on a go&ucirc;t&eacute; au Festival de la Correspondance de Grignan, on n'a qu'une envie : revenir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="6220" data-end="6295">La prochaine &eacute;dition est d&eacute;j&agrave; en pr&eacute;paration. Le th&egrave;me reste encore secret.</p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Virginie Berling sourit... &laquo; <strong data-start="6325" data-end="6389">Nous travaillons d&eacute;j&agrave; sur 2027&hellip; mais je n'en dirai pas plus.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6297" data-end="6321"></p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Propos reccueillis par <a href="https://www.linkedin.com/in/bacconnier-amandine-334b6474/">Amandine BACCONNIER</a> pour LA RADIO DU CINEMA - Juillet 2026</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5a30ade0df89.93562203.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 13:29:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Festival Hissez les Toiles 2026 : Notre Salut, Le Corset et Éva au programme à Château-Chinon]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/festival-hissez-les-toiles-2026-notre-salut-le-corset-et-eva-au-programme-a-chateau-chinon-593</link>
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      <description><![CDATA[
&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique William Robin...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article class="article-rdc"><header class="article-header">
<p class="article-chapo">&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique <a href="https://www.instagram.com/___william_robin/"><strong>William Robin</strong>.</a> Du 24 au 26 juillet 2026, le directeur de <a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Sceni Qua Non</em></a> installe la deuxi&egrave;me &eacute;dition du festival <em>Hissez les Toiles</em> &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Sept programmes de courts, plusieurs avant-premi&egrave;res, des cin&eacute;astes invit&eacute;s, une projection &agrave; ciel ouvert et des rendez-vous destin&eacute;s &agrave; tous les &acirc;ges composent ce grand week-end de cin&eacute;ma dans le Morvan.</p>
<p class="article-byline"><strong>Par Manuel Houssais pour La Radio du Cin&eacute;ma</strong></p>
</header>
<p>Le festival <em>Hissez les Toiles</em> se tient du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026 &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Organis&eacute;e par <a href="https://www.sceniquanon.com/"><em>Sceni Qua Non</em></a>, cette deuxi&egrave;me &eacute;dition d&eacute;ploie ses &eacute;crans au <strong>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile</strong>, &agrave; l&rsquo;<strong>Auditorium Condorcet</strong> et sur le <strong>boulevard de la R&eacute;publique</strong>. Le programme associe sept s&eacute;lections de courts m&eacute;trages, des films pr&eacute;sent&eacute;s au Festival de Cannes 2026, une soir&eacute;e gratuite en plein air, un cin&eacute;-conte, un cin&eacute;-tango, un cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre et une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle.</p>
<p>Un an apr&egrave;s une premi&egrave;re &eacute;dition encore exp&eacute;rimentale, l&rsquo;&eacute;quipe revient avec des rep&egrave;res plus solides. &laquo; On &eacute;tait en t&acirc;tonnements l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, &ccedil;a s&rsquo;est bien pass&eacute; &raquo;, rappelle William Robin. La zone de restauration install&eacute;e devant le cin&eacute;ma, les food trucks et les espaces de discussion seront d&eacute;sormais pr&eacute;sents durant tout le festival. L&rsquo;id&eacute;e demeure limpide : permettre aux films de se prolonger par une conversation, un repas ou une rencontre avec celles et ceux qui les fabriquent.</p>
<h2>Une deuxi&egrave;me &eacute;dition qui affirme son rythme</h2>
<p>Pour William Robin, cette nouvelle &eacute;dition conserve la vocation fondatrice du festival : faire circuler les regards et suivre la trajectoire des cin&eacute;astes du court au long m&eacute;trage. Cette continuit&eacute; se lit dans la programmation, o&ugrave; plusieurs r&eacute;alisateurs accompagn&eacute;s pour leurs premiers films reviennent avec des &oelig;uvres plus longues.</p>
<p>Le court m&eacute;trage conserve donc une place centrale. Sept programmes r&eacute;unissent fictions, documentaires et films d&rsquo;animation venus de plusieurs pays. Chaque s&eacute;ance donne lieu &agrave; un vote du public. Le film laur&eacute;at sera projet&eacute; le dimanche soir, avant la cl&ocirc;ture du festival.</p>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 18h00, le programme <strong>Talents en courts</strong>, organis&eacute; avec l&rsquo;<a href="https://www.aparr.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">APARR</a>, mettra &eacute;galement en lumi&egrave;re de nouvelles signatures r&eacute;gionales. La veille, une rencontre professionnelle consacr&eacute;e &agrave; la diffusion du court m&eacute;trage r&eacute;unira exploitants, programmateurs et repr&eacute;sentants de la fili&egrave;re cin&eacute;matographique.</p>
<h2><em>Notre Salut</em> ouvre le festival avec Emmanuel Marre</h2>
<p>Le vendredi 24 juillet &agrave; 20h00, le Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera <a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Notre Salut</em></a>, r&eacute;alis&eacute; par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=488747.html"><strong>Emmanuel Marre</strong></a>. Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle au Festival de Cannes 2026, le film y a re&ccedil;u le Prix du sc&eacute;nario ainsi que le Prix CST de l&rsquo;Artiste-Technicien. Il a aussi obtenu le <a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a>.</p>
<p>William Robin conna&icirc;t particuli&egrave;rement bien cette derni&egrave;re distinction. Il si&eacute;geait dans le jury compos&eacute; d&rsquo;exploitantes et d&rsquo;exploitants venus de plusieurs r&eacute;gions fran&ccedil;aises. &laquo; On a remis notre prix &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; &raquo;, souligne-t-il. Le directeur du festival voit dans cette projection l&rsquo;occasion de transmettre au public de Ch&acirc;teau-Chinon une d&eacute;couverte n&eacute;e quelques semaines plus t&ocirc;t sur la Croisette.</p>
<p><em>Notre Salut</em> aborde la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale &agrave; partir d&rsquo;archives familiales et de documents li&eacute;s &agrave; l&rsquo;administration de Vichy. La s&eacute;ance offrira des rep&egrave;res sur cette construction historique et sur la mani&egrave;re dont une m&eacute;moire priv&eacute;e peut nourrir un r&eacute;cit collectif.</p>
<p><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4345767/"><strong>Emmanuel Marre</strong></a> sera pr&eacute;sent, tout comme le com&eacute;dien <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=772401.html"><strong>Rapha&euml;l Thi&eacute;ry</strong></a>, qui appara&icirc;t dans le film. William Robin tient &agrave; cette pr&eacute;sence famili&egrave;re du public nivernais : &laquo; M&ecirc;me des acteurs locaux peuvent avoir une place dans l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. &raquo; La distributrice <a href="https://www.linkedin.com/in/lucie-commiot-74aa7696/"><strong>Lucie Commiot</strong> </a>et <a href="https://www.linkedin.com/in/david-obadia-a8a89193/"><strong>David Obadia</strong></a>, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AFCAE, participeront &eacute;galement &agrave; la soir&eacute;e. La sortie nationale du film est annonc&eacute;e pour le 30 septembre 2026.</p>
<h2><em>Le Corset</em> retrouve le trait du dessin anim&eacute;</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 14h30, le festival donnera rendez-vous au public avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Corset</em></a>, le nouveau long m&eacute;trage d&rsquo;animation de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=656439.html"><strong>Louis Clichy</strong>.</a> Le film a re&ccedil;u le Prix sp&eacute;cial du jury d&rsquo;Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026.</p>
<p>Apr&egrave;s son travail chez Pixar et sa collaboration avec <a href="https://www.instagram.com/aastieroff/?hl=fr"><strong>Alexandre Astier</strong> </a>sur les deux films d&rsquo;animation consacr&eacute;s &agrave; Ast&eacute;rix, Louis Clichy retrouve ici le dessin au crayon. &laquo; Il fait un film d&rsquo;animation au crayon &raquo;, rel&egrave;ve William Robin, qui voit dans ce choix un retour &agrave; la formation premi&egrave;re du cin&eacute;aste et &agrave; un geste artisanal rendu perceptible &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit Christophe, un gar&ccedil;on de 11 ans qui grandit dans une famille d&rsquo;agriculteurs en Beauce. Lorsqu&rsquo;un corset orthop&eacute;dique lui est impos&eacute; pour soigner sa colonne vert&eacute;brale, la musique et une nouvelle amiti&eacute; modifient peu &agrave; peu son quotidien. Le film donne ainsi des cl&eacute;s pour observer l&rsquo;enfance rurale, la vie familiale, le soin et la d&eacute;couverte d&rsquo;une vocation artistique.</p>
<p>La s&eacute;ance sera accompagn&eacute;e par des membres de l&rsquo;&eacute;quipe, qui pr&eacute;senteront le travail d&rsquo;animation et les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de fabrication du film. Une occasion rare de regarder le dessin anim&eacute; comme une succession de gestes, de traits, de corrections et de choix narratifs.</p>
<h2><em>Gabin</em> accompagne un enfant durant dix ann&eacute;es</h2>
<p>Le dimanche 26 juillet &agrave; 16h00, l&rsquo;Auditorium Condorcet pr&eacute;sentera <em>Gabin</em>, documentaire de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm8016139/"><strong>Maxence Voiseux</strong></a> d&eacute;voil&eacute; &agrave; la Quinzaine des Cin&eacute;astes 2026. Le film retrouve son personnage durant dix ann&eacute;es, de ses huit ans &agrave; ses 18 ans.</p>
<p>Gabin grandit dans une famille li&eacute;e aux m&eacute;tiers de la boucherie et de l&rsquo;agriculture. Au fil du temps, il affirme ses go&ucirc;ts, envisage son avenir professionnel et cherche la place qu&rsquo;il souhaite occuper. Ce suivi au long cours permet d&rsquo;aborder la transmission familiale, l&rsquo;orientation et les transformations d&rsquo;un territoire rural &agrave; hauteur d&rsquo;adolescent.</p>
<p>La projection sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e du court m&eacute;trage <em>Elle est des n&ocirc;tres</em>, r&eacute;alis&eacute; par Maxence Voiseux en 2021. Ce rapprochement r&eacute;pond directement au fil rouge d&eacute;fendu par William Robin : montrer comment un regard de cin&eacute;aste se pr&eacute;cise d&rsquo;un format &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<h2><em>&Eacute;va</em> rend sa lumi&egrave;re &agrave; Maria Plyta</h2>
<p>La cl&ocirc;ture du festival aura lieu le dimanche 26 juillet &agrave; 20h30 avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>&Eacute;va</em></a>, r&eacute;alis&eacute; en 1953 par <a href="https://www.festival-cannes.com/2026/eva-zoom-sur-maria-plyta-premiere-realisatrice-grecque/"><strong>Maria Plyta</strong>.</a> Pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Cannes Classics 2026 dans une restauration 4K, le film permet de red&eacute;couvrir celle que le Festival de Cannes pr&eacute;sente comme la premi&egrave;re r&eacute;alisatrice de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma grec.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit une jeune femme qui quitte Ath&egrave;nes pour rejoindre une &icirc;le, o&ugrave; sa pr&eacute;sence vient modifier les relations d&rsquo;un petit groupe. La s&eacute;ance donnera des rep&egrave;res sur le parcours de Maria Plyta, sur le cin&eacute;ma grec de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre et sur le travail n&eacute;cessaire &agrave; la restauration d&rsquo;un film longtemps rest&eacute; difficile d&rsquo;acc&egrave;s.</p>
<p><a href="https://adrc-asso.org/accompagnement/intervenants-patrimoine/gerald-duchaussoy"><strong>G&eacute;rald Duchaussoy</strong></a>, responsable de la section Cannes Classics, accompagnera la projection. <em>&Eacute;va</em> sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de <em>Je me souviens de toi, toujours sur le d&eacute;part</em>, court m&eacute;trage r&eacute;alis&eacute; en 1977 par <strong>Frida Liappa</strong>. Le coup de c&oelig;ur du public, choisi parmi les sept programmes de courts, sera &eacute;galement d&eacute;voil&eacute; lors de cette soir&eacute;e.</p>
<h2>Du th&eacute;&acirc;tre, du conte et du tango pour &eacute;largir l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p><em>Hissez les Toiles</em> ne limite pas le cin&eacute;ma &agrave; la seule projection. Le samedi 25 juillet &agrave; 20h00, le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre <strong>Matrimoine, regards crois&eacute;s</strong> fera entendre <em>L&rsquo;Amoureux extravagant</em>, texte &eacute;crit par <strong>Fran&ccedil;oise Pascal</strong> en 1657, avant la projection d&rsquo;<em>Un sac de puces</em> de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=8681.html"><strong>Věra Chytilov&aacute;</strong></a>. La distributrice <strong>Lilou Parente</strong> et <a href="https://www.linkedin.com/in/yves-khachan-10a491170/"><strong>Yves Khachan</strong></a> accompagneront cette red&eacute;couverte.</p>
<p>Le dimanche matin &agrave; 10h30, le cin&eacute;-conte accueillera les enfants d&egrave;s trois ans avec <em>Un amour d&rsquo;&eacute;pouvantail</em>, film d&rsquo;animation de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4655644/"><strong>Samantha Cutler</strong> </a>et <strong>Jeroen Jaspaert</strong>. Le conteur <strong>Jean-Marc Andrieu</strong> ouvrira la s&eacute;ance par une lecture, afin que les mots pr&eacute;parent doucement l&rsquo;arriv&eacute;e des images.</p>
<p>&Agrave; 18h30, le cin&eacute;-tango r&eacute;unira le trio <strong>Cuarto Menguante</strong>, form&eacute; par <strong>Olga Moll</strong> au piano, <strong>Albert Sanmartin</strong> &agrave; la contrebasse et <strong>Jean-Pierre Olive</strong> au bandon&eacute;on. Leur concert fera entendre plusieurs &eacute;poques du tango, avec notamment des &oelig;uvres d&rsquo;<strong>Astor Piazzolla</strong>. Quatre courts m&eacute;trages viendront ponctuer le programme, dont <em>Criminal Tango</em>, <em>L&rsquo;Inventaire fant&ocirc;me</em> et <em>Tanguero</em>.</p>
<h2>Une nuit de com&eacute;dies sur le boulevard de la R&eacute;publique</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 22h00, le grand &eacute;cran gagnera le boulevard de la R&eacute;publique pour une s&eacute;ance de cin&eacute;ma en plein air gratuite. Le programme de 1h50 r&eacute;unira plusieurs com&eacute;dies courtes choisies pour leur capacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre partag&eacute;es par un large public.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur <a href="https://www.unifrance.org/annuaires/personne/130956/xavier-warnant"><strong>Xavier Warnant</strong> </a>pr&eacute;sentera deux de ses films restaur&eacute;s : <em>&Agrave; l&rsquo;Ouest Terne</em>, r&eacute;alis&eacute; en 1992, et <em>Gardien d&rsquo;Images</em>, tourn&eacute; en 1984. Cette s&eacute;ance permettra aussi de rappeler que la restauration ne concerne pas seulement les longs m&eacute;trages c&eacute;l&egrave;bres. Les formats courts poss&egrave;dent eux aussi une m&eacute;moire, des supports fragiles et des &oelig;uvres qui demandent &agrave; &ecirc;tre remises en circulation.</p>
<p>Quelques heures plus t&ocirc;t, de 13h00 &agrave; 17h00, le hall du Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle. Casque sur les yeux, les visiteurs pourront d&eacute;couvrir une autre fa&ccedil;on d&rsquo;habiter un r&eacute;cit et de d&eacute;placer leur regard dans l&rsquo;image.</p>
<h2>Un festival con&ccedil;u comme un lieu de vie</h2>
<p>La pr&eacute;sence continue d&rsquo;un espace de restauration devant le cin&eacute;ma r&eacute;sume une part de l&rsquo;ambition de cette deuxi&egrave;me &eacute;dition. Les s&eacute;ances ne sont pas pens&eacute;es comme des rendez-vous isol&eacute;s. Elles doivent laisser du temps &agrave; la parole, aux questions et aux retrouvailles.</p>
<p>Pour <em>Sceni Qua Non</em>, qui anime cinq cin&eacute;mas ainsi qu&rsquo;un circuit itin&eacute;rant dans la Ni&egrave;vre et le Morvan, le festival prolonge un travail men&eacute; toute l&rsquo;ann&eacute;e. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;amener des films &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon, mais de rendre visibles les personnes qui les &eacute;crivent, les r&eacute;alisent, les interpr&egrave;tent, les distribuent et les montrent.</p>
<p>William Robin r&eacute;sume cet &eacute;lan par une formule simple : &laquo; Parler de cin&eacute;ma et faire vivre le cin&eacute;ma &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon sur un gros week-end. &raquo; Du premier court m&eacute;trage au dernier g&eacute;n&eacute;rique, <em>Hissez les Toiles</em> invite donc chacun &agrave; composer son propre parcours, selon son &acirc;ge, ses curiosit&eacute;s et le temps dont il dispose.</p>
<h2>Infos pratiques du festival Hissez les Toiles 2026</h2>
<dl class="article-practical-information">
<dt><strong>Dates</strong></dt>
<dd>Du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026.</dd>
<dt><strong>Ville</strong></dt>
<dd><a href="https://www.ville-chateau-chinon.fr/">Ch&acirc;teau-Chinon</a>, dans la Ni&egrave;vre.</dd>
<dt><strong>Lieux</strong></dt>
<dd>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile, Auditorium Condorcet et boulevard de la R&eacute;publique.</dd>
<dt><strong>Tarifs</strong></dt>
<dd>4,00 &euro; pour les programmes de courts m&eacute;trages, le cin&eacute;-conte, le cin&eacute;-tango et le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre. 5,50 &euro; pour les longs m&eacute;trages et les avant-premi&egrave;res. S&eacute;ance en plein air gratuite.</dd>
<dt><strong>Accueil et restauration</strong></dt>
<dd>Accueil du festival au Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile. Bar et food trucks disponibles durant le week-end.</dd>
<dt><strong>Programme complet</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Consulter le programme officiel du festival Hissez les Toiles 2026</a>.</dd>
<dt><strong>Organisation</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non</a>.</dd>
</dl>
<h2>Sources et transparence &eacute;ditoriale</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : programme complet de Hissez les Toiles 2026</a></li>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/hissez-les-toiles/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : page officielle du festival</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Notre Salut</em> d&rsquo;Emmanuel Marre</a></li>
<li><a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AFCAE : Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Le Corset</em> de Louis Clichy</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : restauration d&rsquo;<em>&Eacute;va</em> de Maria Plyta</a></li>
</ul>
</article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59374b4b3e43.33522805.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 19:39:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Cécile Berly réhabilite Madame de Pompadour : « Le pouvoir s'écrit autant qu'il se gouverne »]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/cecile-berly-rehabilite-madame-de-pompadour-le-pouvoir-s-ecrit-autant-qu-il-se-gouverne-592</link>
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      <description><![CDATA[Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline
GRIGNAN &ndash; Lorsque le rid...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="387" data-end="720"><em>Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline</em><strong data-start="387" data-end="398"></strong></p>
<p data-start="387" data-end="720"><strong data-start="387" data-end="398">GRIGNAN</strong> &ndash; Lorsque le rideau est tomb&eacute; sur la trenti&egrave;me &eacute;dition du Festival de la Correspondance, une voix continuait de r&eacute;sonner entre les pierres du ch&acirc;teau : celle de Madame de Pompadour. Non pas la favorite de l&eacute;gende, mais la femme d'&Eacute;tat que l'historienne <strong>C&eacute;cile Berly </strong>s'attache, depuis plus de quinze ans, &agrave; faire rena&icirc;tre.</p>
<p data-start="722" data-end="980">Quelques jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture du festival, la sp&eacute;cialiste du XVIIIᵉ si&egrave;cle a accord&eacute; un entretien &agrave; <strong data-start="824" data-end="846">La Radio du Cin&eacute;ma</strong>, revenant sur une &eacute;dition plac&eacute;e sous le signe des correspondances comme r&eacute;v&eacute;latrices de l'histoire et des femmes qui l'ont fa&ccedil;onn&eacute;e.</p>
<p data-start="982" data-end="1152">Pour C&eacute;cile Berly, fid&egrave;le du Festival de Grignan, le rendez-vous dr&ocirc;mois demeure un lieu unique o&ugrave; le patrimoine dialogue avec les interrogations les plus contemporaines.</p>
<blockquote data-start="1154" data-end="1323">
<p data-start="1156" data-end="1323">&laquo; Nous ne sommes pas dans le pass&eacute;isme. Nous interrogeons les lettres du pass&eacute; avec notre sensibilit&eacute; d'aujourd'hui. Pour moi, c'est cela aussi, faire de l'histoire. &raquo;</p>
</blockquote>
<h3 data-section-id="3ji435" data-start="1325" data-end="1387">Les lettres, longtemps m&eacute;pris&eacute;es, aujourd'hui r&eacute;habilit&eacute;es</h3>
<p data-start="1389" data-end="1599">Historienne des femmes, essayiste et d&eacute;sormais directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse, C&eacute;cile Berly rappelle combien la correspondance fut longtemps consid&eacute;r&eacute;e comme une source secondaire.</p>
<p data-start="1601" data-end="1699">&laquo;<em> Parce que beaucoup de ces lettres &eacute;taient &eacute;crites par des femmes </em>&raquo;, souligne-t-elle sans d&eacute;tour.</p>
<p data-start="1701" data-end="1980">Pour l'historienne, les archives &eacute;pistolaires constituent pourtant des tr&eacute;sors irrempla&ccedil;ables. Elles permettent d'acc&eacute;der non seulement aux &eacute;v&eacute;nements mais aux sensibilit&eacute;s, aux ambitions, aux doutes et &agrave; l'intelligence de celles qui furent souvent absentes des r&eacute;cits officiels.</p>
<p data-start="1982" data-end="2147">Le Festival de la Correspondance trouve pr&eacute;cis&eacute;ment sa force dans cette capacit&eacute; &agrave; abolir les fronti&egrave;res entre recherche historique, litt&eacute;rature et spectacle vivant.</p>
<h3 data-section-id="1o04uck" data-start="2149" data-end="2195">Madame de Pompadour, bien loin des clich&eacute;s</h3>
<p data-start="2197" data-end="2341">Cette ann&eacute;e, C&eacute;cile Berly signait l'adaptation de <strong data-start="2247" data-end="2305">&laquo; Lettre d'une femme puissante : Madame de Pompadour &raquo;</strong>, port&eacute;e sur sc&egrave;ne par <strong>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</strong>.</p>
<p data-start="2343" data-end="2374">Le choix n'avait rien d'anodin. Depuis plus d'une d&eacute;cennie, l'historienne combat une image fig&eacute;e de la favorite de Louis XV, r&eacute;duite &agrave; sa relation avec le souverain.</p>
<p data-start="2511" data-end="2608">&laquo;<em> Madame de Pompadour est devenue une marque plus qu'un personnage historiqu</em>e &raquo;, regrette-t-elle.</p>
<p data-start="2610" data-end="2637">La r&eacute;alit&eacute; est toute autre.</p>
<p data-start="2639" data-end="2791">&Agrave; travers sa correspondance, appara&icirc;t une femme de pouvoir, administratrice, strat&egrave;ge, conseill&egrave;re politique, omnipr&eacute;sente dans les affaires du royaume.</p>
<blockquote data-start="2793" data-end="2890">
<p data-start="2795" data-end="2890"><strong>&laquo; Elle &eacute;crit sans cesse. Elle a compris une chose essentielle : l'&eacute;criture, c'est le pouvoir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="2892" data-end="3047">Et l'un des paradoxes historiques les plus fascinants demeure que sa v&eacute;ritable influence commence pr&eacute;cis&eacute;ment lorsqu'elle cesse d'&ecirc;tre la ma&icirc;tresse du roi.</p>
<p data-start="3049" data-end="3134">&laquo; Elle devient alors la favorite royale, une fonction politique totalement in&eacute;dite. &raquo;</p>
<h3 data-section-id="w2h1av" data-start="3136" data-end="3178">Derri&egrave;re la favorite, une femme d'&Eacute;tat</h3>
<p data-start="3180" data-end="3334">L'adaptation pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Grignan n'avait pas vocation &agrave; raconter les anecdotes sulfureuses dont l'imaginaire collectif nourrit encore Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="3336" data-end="3349">Au contraire.</p>
<p data-start="3351" data-end="3524">C&eacute;cile Berly souhaitait d&eacute;voiler &laquo; une boule &agrave; facettes &raquo;, une personnalit&eacute; complexe, parfois fragile, souvent brillante, profond&eacute;ment moderne dans sa mani&egrave;re d'exercer l'autorit&eacute;.</p>
<p data-start="3526" data-end="3742">Chaque lettre s&eacute;lectionn&eacute;e r&eacute;v&egrave;le une dimension diff&eacute;rente : la diplomate, la protectrice des arts, la conseill&egrave;re du roi, mais aussi la femme confront&eacute;e &agrave; ses limites lorsqu'elle s'aventure sur le terrain militaire. Une construction dramaturgique minutieuse, o&ugrave; l'historienne revendique une v&eacute;ritable &eacute;criture de sc&egrave;ne.</p>
<h3 data-section-id="1t0oi58" data-start="3849" data-end="3894">Quand l'histoire devient spectacle vivant</h3>
<p data-start="3896" data-end="4010">L'une des questions les plus "picot&eacute;es" de l'interview porte justement sur la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de ces correspondances.</p>
<p data-start="4012" data-end="4071">Madame de Pompadour &eacute;crivait-elle d&eacute;j&agrave; pour &ecirc;tre entendue ? La r&eacute;ponse de C&eacute;cile Berly est nuanc&eacute;e.</p>
<p data-start="4114" data-end="4286">Si elle refuse l'id&eacute;e d'une &eacute;criture na&iuml;ve, elle rappelle que la favorite &eacute;tait &eacute;galement une remarquable com&eacute;dienne de soci&eacute;t&eacute;, habitu&eacute;e des th&eacute;&acirc;tres priv&eacute;s de Versailles.</p>
<p data-start="4288" data-end="4362">Selon elle, Pompadour avait pleinement conscience de construire son image.&nbsp; Et cette intuition trouve un prolongement naturel dans l'interpr&eacute;tation d'&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, dont C&eacute;cile Berly salue &laquo; le charisme &raquo; et la capacit&eacute; &agrave; restituer la pr&eacute;sence sc&eacute;nique de cette femme hors norme.</p>
<h3 data-section-id="1xqol1t" data-start="4561" data-end="4600">Le regard contemporain change enfin</h3>
<p data-start="4666" data-end="4772">Le regard port&eacute; aujourd'hui sur Madame de Pompadour n'aurait sans doute pas &eacute;t&eacute; possible il y a vingt ans. Les &eacute;volutions des recherches historiques, les &eacute;tudes sur les femmes, mais aussi les bouleversements soci&eacute;taux r&eacute;cents permettent enfin d'aborder ces figures avec davantage de nuance.</p>
<p data-start="4959" data-end="5034"><em>&laquo; Nous commen&ccedil;ons seulement &agrave; &ecirc;tre pr&ecirc;ts &agrave; d&eacute;construire nos id&eacute;es re&ccedil;ues</em>. &raquo;</p>
<p data-start="5036" data-end="5107">Pour C&eacute;cile Berly, Grignan participe pleinement &agrave; cette r&eacute;habilitation. Elle va jusqu'&agrave; qualifier cette repr&eacute;sentation d'&laquo; <strong>&eacute;tape essentielle dans l'histoire&hellip; de Madame de Pompadour </strong>&raquo;.</p>
<h3 data-section-id="1dbvcew" data-start="5222" data-end="5263">Et si le cin&eacute;ma s'en emparait enfin ?</h3>
<p data-start="5265" data-end="5367">Derni&egrave;re confidence au micro de <strong data-start="5297" data-end="5319">La Radio du Cin&eacute;ma</strong> : oui, l'id&eacute;e d'un sc&eacute;nario l'a d&eacute;j&agrave; travers&eacute;e. Elle ne cache pas son &eacute;tonnement devant l'absence d'un grand film consacr&eacute; &agrave; Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="5468" data-end="5583"><em>&laquo; Je ne comprends pas qu'aucun grand r&eacute;alisateur ou grande r&eacute;alisatrice ne se soit encore empar&eacute; de cette figur</em>e. &raquo;</p>
<p data-start="5585" data-end="5775">Certes, le film historique exige des moyens consid&eacute;rables. Mais surtout, explique-t-elle, Pompadour est un personnage infiniment plus complexe que les clich&eacute;s entretenus depuis deux si&egrave;cles. Une h&eacute;ro&iuml;ne qui parlerait autant de Louis XV&hellip; que de notre rapport contemporain au pouvoir f&eacute;minin.</p>
<p data-start="5878" data-end="5896">L'appel est lanc&eacute; !</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">-----</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">C&eacute;cile BERLY publiera le <strong data-start="395" data-end="419">3 septembre prochain</strong> un nouvel essai, <strong data-start="437" data-end="477"><em data-start="439" data-end="475">Olympe de Gouges, l'autre Voltaire</em></strong>, dans lequel elle revisite le destin de cette pionni&egrave;re des Lumi&egrave;res sous un angle in&eacute;dit. Parall&egrave;lement &agrave; ses travaux de recherche et &agrave; ses nombreuses conf&eacute;rences, C&eacute;cile Berly exerce d&eacute;sormais les fonctions de <strong data-start="690" data-end="754">directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse</strong>, un rendez-vous qui s'impose progressivement comme l'un des grands &eacute;v&eacute;nements nationaux consacr&eacute;s &agrave; l'histoire. Une actualit&eacute; qui confirme sa volont&eacute; constante de faire sortir l'histoire des amphith&eacute;&acirc;tres pour la porter sur les sc&egrave;nes, dans les librairies et, pourquoi pas demain, sur les &eacute;crans de cin&eacute;ma.</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node=""></p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Propos reccueillis par Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59012fcc4498.02777295.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:04:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Ma semaine au ciné : LA BATAILLE DE GAULLE]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/ma-semaine-au-cine-la-bataille-de-gaulle-591</link>
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      <description><![CDATA[&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;
&nbsp;Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span>&nbsp;</span>Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de L'&Acirc;ge de fer et J'&eacute;cris ton nom,<span>&nbsp;</span><a href="https://radioducinema.com/admin/pages/Antonin%20Baudry">Antonin Baudry</a><span>&nbsp;</span>signe &agrave; mes yeux l'un des plus beaux &eacute;v&eacute;nements cin&eacute;matographiques fran&ccedil;ais de l'ann&eacute;e.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un hommage juste et puissant &agrave; cette page fondatrice de notre histoire nationale. Loin du r&eacute;cit scolaire ou de la simple reconstitution, Antonin Baudray aura choisi de raconter la naissance d'une id&eacute;e : celle de la France libre. Une id&eacute;e port&eacute;e, contre toute logique, par un homme seul qui refuse la d&eacute;faite et choisit l'exil pour sauver la R&eacute;publique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le film couvre les ann&eacute;es d&eacute;cisives qui s'&eacute;tendent de mai 1940 &agrave; la Lib&eacute;ration de Paris en ao&ucirc;t 1944. Le premier volet, L'&Acirc;ge de fer, nous plonge dans les heures les plus sombres de la d&eacute;faite fran&ccedil;aise, tandis que J'&eacute;cris ton nom accompagne la reconqu&ecirc;te politique et militaire jusqu'au retour triomphal de la libert&eacute;.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">L'une des plus grandes r&eacute;ussites du film r&eacute;side dans son casting, tout simplement exceptionne. En t&ecirc;te,<a href="https://actes-sud.fr/auteurs/simon-abkarian-007074"><span>&nbsp;</span>Simon Abkarian</a><span>&nbsp;</span>ose la posture magistrale du g&eacute;n&eacute;ral Charles de Gaulle : sa solitude, sa d&eacute;termination, sa gravit&eacute; et face &agrave; lui,<span>&nbsp;</span><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0750971/">Simon Russell Beale</a><span>&nbsp;</span>joue un Winston Churchill tellement imposant ! Leur relation constitue l'une des plus belles r&eacute;ussites dramatiques du film.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Mon coup de c&oelig;ur revient n&eacute;anmoins &agrave;<strong><span>&nbsp;</span>Niels Schneider,</strong><span>&nbsp;</span>dont l'interpr&eacute;tation du g&eacute;n&eacute;ral Philippe Leclerc m&rsquo;impressionne par sa retenue. Un registre qui lui va &agrave; merveille.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Impossible &eacute;galement de ne pas saluer la prestation d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamaria_Vartolomei"><strong>Anamaria Vartolomei,<span>&nbsp;</span></strong></a>bouleversante de gr&acirc;ce et de force dans le r&ocirc;le de Livia&nbsp;: lumineuse.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le reste de la distribution est &agrave; l'unisson :<span>&nbsp;</span><strong>Beno&icirc;t Magimel</strong>,<strong><span>&nbsp;</span>F&eacute;lix Kysyl</strong><span>&nbsp;</span>alias Jean Moulin alias Rex.. com&eacute;dien de haut rang que je ne connaissais pas encore mais qui me semble prometteur, un T<strong>hierry Lhermitte</strong><span>&nbsp;</span>inattendu dans le r&ocirc;le du g&eacute;n&eacute;ral Giraud ; K<strong>arim Leklou, Lo&iuml;c Corbery, Campbell Scott<span>&nbsp;</span></strong>ainsi que<span>&nbsp;</span><strong>Florian Lesieur<span>&nbsp;</span></strong>compl&egrave;tent une distribution sans la moindre fausse note.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La Bataille de Gaulle d&eacute;passe&nbsp;les qualit&eacute;s de sa r&eacute;alisation et d&rsquo;interpr&eacute;tation.</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un rappel coeur serr&eacute; de ce que sont le<strong><span>&nbsp;</span>sacrifice, l&rsquo;engagement, le courage, la responsabilit&eacute; collective.</strong><span>&nbsp;</span>Il rend hommage &agrave; toutes ces sentinelles de l'Histoire qui, aux c&ocirc;t&eacute;s du G&eacute;n&eacute;ral, ont refus&eacute; la fatalit&eacute;<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je ressors de ces deux films avec le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre reconnect&eacute;e avec une m&eacute;moire commune. Une m&eacute;moire qui explique ce que nous sommes aujourd'hui, pourquoi existent des institutions comme la LICRA, pourquoi les livres continuent d'&ecirc;tre &eacute;crits, pourquoi il demeure essentiel de transmettre cette histoire aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p><strong>La Bataille de Gaulle est une &oelig;uvre civique.<span>&nbsp;</span></strong>Un rappel exigeant de ce que repr&eacute;sentent notre R&eacute;publique, notre libert&eacute; et notre devoir de m&eacute;moire.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je souhaite que chaque lyc&eacute;en de France puisse d&eacute;couvrir ces deux films en salle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Courez d&eacute;couvrir La Bataille de Gaulle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><a href="https://www.linkedin.com/feed/"><em>Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA - 03/07/2026</em></a></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a58edf247f3f4.35040463.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 14:41:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[LE FAISCEAU #2 - La Chaleur]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/le-faisceau-2-la-chaleur-590</link>
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      <description><![CDATA[Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du Faisceau, l&rsquo;&eacute;quipe de La Radio du...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du <em>Faisceau</em>, l&rsquo;&eacute;quipe de <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong> observe la mani&egrave;re dont la chaleur transforme les r&eacute;cits, les corps et les &eacute;motions.</p>
<p><strong>Laura Vandenhede, Quentin Carrasco et J&eacute;r&eacute;mie Deprugney</strong> r&eacute;unissent leurs recommandations autour d&rsquo;un th&egrave;me de saison. Leur conversation m&egrave;ne notamment vers <em>Call Me by Your Name</em>, o&ugrave; la lumi&egrave;re estivale accompagne l&rsquo;&eacute;veil du d&eacute;sir, puis vers <em>Normal People</em>, dont certaines escapades m&eacute;diterran&eacute;ennes prolongent les &eacute;lans et les silences de ses personnages.</p>
<p>Le micro s&rsquo;attarde aussi sur <em>Aftersun</em>, les souvenirs de vacances, les relations familiales et ces sc&egrave;nes qui restent en m&eacute;moire longtemps apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique. Chaque choix devient ainsi une porte d&rsquo;entr&eacute;e vers un film ou une s&eacute;rie, sans verdict ni classement : le plaisir consiste surtout &agrave; partager ce que les &oelig;uvres font ressentir et &agrave; donner envie de les d&eacute;couvrir.</p>
<p>La discussion conserve la libert&eacute; joyeuse qui caract&eacute;rise <em>Le Faisceau</em>. Les coups de c&oelig;ur r&eacute;pondent aux anecdotes, les r&eacute;f&eacute;rences circulent, les sorties attendues s&rsquo;invitent au programme et les dinosaures finissent m&ecirc;me par traverser le champ. La s&eacute;ance se referme en musique avec <em>Summer Nights</em>, interpr&eacute;t&eacute;e par <strong>Olivia Newton-John</strong> et <strong>John Travolta</strong> dans <em>Grease</em>, comme un g&eacute;n&eacute;rique id&eacute;al pour souhaiter un bel &eacute;t&eacute; &agrave; nos auditeurs.</p>
<p><strong>Le Faisceau</strong> est un rendez-vous mensuel cr&eacute;&eacute; par <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong>. &Agrave; chaque &eacute;pisode, ses chroniqueurs choisissent un th&egrave;me, un &eacute;v&eacute;nement ou une humeur afin de faire dialoguer cin&eacute;ma de patrimoine, s&eacute;ries, nouveaut&eacute;s et plaisirs personnels. Une conversation cin&eacute;phile accessible, nourrie par le go&ucirc;t de la transmission et l&rsquo;envie de prolonger les films bien apr&egrave;s la s&eacute;ance.</p>
<p><strong>&Agrave; &eacute;couter sur radioducinema.com et sur les principales plateformes de podcasts.</strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a57dc9009e0d8.24799277.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 19:14:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Eric-Emmanuel Schmitt ou la philosophie du spectacle vivant - Festival de la Correspondance de Grignan 2026]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/eric-emmanuel-schmitt-ou-la-philosophie-du-spectacle-vivant-festival-de-la-correspondance-de-grignan-2026-587</link>
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      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent
La 30e &eacute;dition du Festival de la Corre...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><strong><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent</span></strong></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>La 30e &eacute;dition du Festival de la Correspondance de Grignan s'ach&egrave;ve, mais les mots continuent de r&eacute;sonner... Pr&eacute;sident artistique du festival, </span><strong><span>Eric-Emmanuel Schmitt</span></strong><span> dresse le bilan d'une &eacute;dition consacr&eacute;e au temps. Une r&eacute;flexion o&ugrave; il est autant question du spectacle vivant que de notre mani&egrave;re d'habiter le monde.</span></p>
<h2><span>&laquo; Une harmonie hors du commun &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au terme de plusieurs jours de lectures, de rencontres et de cr&eacute;ations in&eacute;dites, l'&eacute;crivain retient avant tout une qualit&eacute; rare : celle de l'&eacute;coute.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une &eacute;dition qui a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s harmonieuse. Bien s&ucirc;r, nous avons r&eacute;gl&eacute; des incidents en coulisses dont personne ne s'est rendu compte, mais le public a &eacute;t&eacute; absolument d&eacute;vou&eacute;, attentif, bienveillant. Les conf&eacute;rences &eacute;taient de haute qualit&eacute; et les acteurs investis comme jamais dans les lectures. Je trouve que cela a &eacute;t&eacute; d'une harmonie hors du commun.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un &eacute;quilibre pr&eacute;cieux pour un festival qui repose presque enti&egrave;rement sur l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re.</span></p>
<h2><span>Ralentir pour retrouver l'autre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, la grande th&eacute;matique du Festival &eacute;tait celle du </span><strong><span>temps</span></strong><span>. Un sujet qui, selon Eric-Emmanuel Schmitt, d&eacute;passe largement le cadre de la litt&eacute;rature.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je crois que nous nous sommes vraiment rendu compte que notre &eacute;poque ne prend plus le temps d'avoir le temps. Elle est dans une acc&eacute;l&eacute;ration permanente. Pourtant, pour &ecirc;tre heureux, pour r&eacute;fl&eacute;chir, pour s'adresser &agrave; l'autre, il faut parfois ralentir.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, la correspondance demeure une formidable &eacute;cole de la lenteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Elle cr&eacute;e un temps et un espace o&ugrave; l'on peut rejoindre l'autre, se mettre en sc&egrave;ne soi-m&ecirc;me, mettre en sc&egrave;ne sa r&eacute;flexion ou ses &eacute;motions. C'est ce que la correspondance nous apprend &agrave; faire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; l'heure de l'instantan&eacute;it&eacute; num&eacute;rique, cette invitation &agrave; ralentir prend une r&eacute;sonance particuli&egrave;re.</span></p>
<h2><span>&laquo; Nous &eacute;crivons sur l'eau &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'un des grands enseignements de cette &eacute;dition est aussi celui du spectacle vivant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des semaines, parfois des mois de pr&eacute;paration pour une repr&eacute;sentation unique, sans captation, qui dispara&icirc;t une fois le rideau tomb&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fragilit&eacute; que revendique pleinement Eric-Emmanuel Schmitt.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est tout ce que j'aime. La fragilit&eacute; du spectacle vivant, comme la fragilit&eacute; de la vie, est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui la rend pr&eacute;cieuse. Nous ne sommes pas en marbre. Nous n'&eacute;crivons pas dans le marbre. Nous &eacute;crivons sur l'eau. Nous vivons dans l'instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une pens&eacute;e qui d&eacute;passe le th&eacute;&acirc;tre pour devenir une v&eacute;ritable philosophie de l'existence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une morale du spectacle vivant que l'on peut reporter &agrave; toutes nos vies : vivre intens&eacute;ment chaque instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Cultiver la fra&icirc;cheur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Interrog&eacute; sur l'avenir du Festival, Eric-Emmanuel Schmitt ne parle ni de programmation ni de chiffres. Il pr&eacute;f&egrave;re &eacute;voquer une notion qui lui est ch&egrave;re : </span><strong><span>la fra&icirc;cheur</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Revenant sur un &eacute;change avec le philosophe Nathan Devers lors de la correspondance inaugurale, il pr&eacute;cise :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il disait qu'il fallait cultiver la jeunesse. Je lui ai r&eacute;pondu que ce n'&eacute;tait pas la jeunesse qu'il fallait pr&eacute;server, mais la fra&icirc;cheur.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'&eacute;crivain, cette fra&icirc;cheur n'a rien &agrave; voir avec l'&acirc;ge.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est ne jamais avoir le sentiment de d&eacute;j&agrave; conna&icirc;tre. Ne pas c&eacute;der &agrave; la fatigue de vivre, ni &agrave; l'illusion du savoir. &Ecirc;tre les bras ouverts devant ce qui nous est propos&eacute; et devant ce que nous avons &agrave; vivre.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il cite alors S&eacute;n&egrave;que :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La joie est chose s&eacute;v&egrave;re. La fra&icirc;cheur demande un v&eacute;ritable travail sur soi. C'est une fa&ccedil;on d'&ecirc;tre au monde exigeante, mais dont les b&eacute;n&eacute;fices sont extraordinaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une d&eacute;finition qui pourrait presque devenir la devise du Festival.</span></p>
<h2><span>Cap sur 2027 : les lettres de famille</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avant de refermer cette &eacute;dition anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt d&eacute;voile d&eacute;j&agrave; le prochain grand chapitre de la Correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En 2027, le festival explorera </span><strong><span>les lettres de famille</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Nous nous consacrerons aux relations p&egrave;re-fils, m&egrave;re-fille, m&egrave;re-fils, fr&egrave;res et s&oelig;urs, grands-parents et petits-enfants. Nous allons labourer ce territoire de la correspondance intime.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une th&eacute;matique universelle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pense que nous y reconna&icirc;trons tous nos difficult&eacute;s, mais aussi nos moments heureux. C'est une v&eacute;ritable mani&egrave;re de se pencher sur ce que sont nos vies.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; l'image de cette 30e &eacute;dition, le Festival de la Correspondance poursuit ainsi son ambition : faire dialoguer les grandes voix de la litt&eacute;rature avec les interrogations les plus contemporaines. Et rappeler, selon les mots d'Eric-Emmanuel Schmitt, que la plus belle fa&ccedil;on d'habiter notre &eacute;poque consiste peut-&ecirc;tre &agrave; retrouver le go&ucirc;t de la lenteur, de la rencontre... et de cette &laquo; fra&icirc;cheur &raquo; qui permet de regarder chaque instant comme s'il &eacute;tait le premier.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span><img src="/upload/eric1.jpg" width="1087" height="709" alt="eric1.jpg (5.37 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54daec7a4d91.78534437.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 12:32:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA["La Rose Blanche", quand des lettres de jeunes résistants allemands résonnent avec notre époque - Festival de la correspondance de Grignan]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/la-rose-blanche-quand-des-lettres-de-jeunes-resistants-allemands-resonnent-avec-notre-epoque-festival-de-la-correspondance-de-grignan-586</link>
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      <description><![CDATA[&nbsp;La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme, adaptation sign&eacute;e Albert Algoud, mise en sc&egrave;ne...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme</span></strong><span>, adaptation sign&eacute;e </span><strong><span>Albert Algoud</span></strong><span>, mise en sc&egrave;ne par </span><strong><span>Charles Templon</span></strong><span>, port&eacute;e par </span><strong><span>Julia Piaton</span></strong><span> et </span><strong><span>Benjamin Siksou</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; partir des lettres de </span><strong><span>Hans et Sophie Scholl</span></strong><span>, figures embl&eacute;matiques de la r&eacute;sistance allemande au nazisme, le spectacle fait entendre les voix de deux jeunes gens dont le courage continue, plus de quatre-vingts ans apr&egrave;s leur disparition, d'interroger notre pr&eacute;sent.</span></p>
<h2><span>Une r&eacute;sistance n&eacute;e de l'indignation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si la foi chr&eacute;tienne a accompagn&eacute; le parcours des membres de la Rose Blanche, Albert Algoud tient d'embl&eacute;e &agrave; nuancer toute lecture r&eacute;ductrice.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient r&eacute;unis par la foi, mais surtout par l'indignation et la r&eacute;volte. Il y avait d'autres croyants qui &eacute;taient de l'autre c&ocirc;t&eacute;. Une partie de l'&Eacute;glise allemande a suivi le nazisme. Leur grand m&eacute;rite, c'est d'avoir tr&egrave;s vite pris leurs distances alors qu'ils avaient, comme la plupart des jeunes Allemands, &eacute;t&eacute; embrigad&eacute;s dans les Jeunesses hitl&eacute;riennes.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette prise de conscience progressive qui constitue le c&oelig;ur de cette adaptation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient des jeunes tout simplement. Ils aimaient la musique, la litt&eacute;rature, la nature. Ils &eacute;taient pleins d'enthousiasme. Ce ne sont pas des moines soldats. Ils ont simplement eu le courage de r&eacute;fl&eacute;chir et de dire non.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Lire entre les lignes d'une dictature</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon et Albert Algoud ont choisi de concentrer leur travail sur la correspondance de l'ann&eacute;e 1942, avant l'arrestation des membres du r&eacute;seau.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une p&eacute;riode o&ugrave; les lettres semblent parfois anodines... mais o&ugrave; chaque mot compte.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Le p&egrave;re de Hans et Sophie avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; plusieurs fois par la Gestapo. Ils savaient que leurs lettres &eacute;taient lues. Ils faisaient donc tr&egrave;s attention &agrave; ce qu'ils &eacute;crivaient et &agrave; la mani&egrave;re de l'&eacute;crire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Benjamin Siksou, cette contrainte donne toute sa richesse dramatique au spectacle.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une vraie impertinence dans certaines lettres. Par moments, ils s'adressent presque directement aux censeurs de la Gestapo. Puis, au fil du temps, le ton change, se durcit. C'est passionnant &agrave; interpr&eacute;ter.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>En parall&egrave;le de ces &eacute;changes familiaux apparaissent progressivement les c&eacute;l&egrave;bres tracts de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Au d&eacute;but, ce sont presque des textes litt&eacute;raires. Puis ils deviennent de v&eacute;ritables appels &agrave; refuser le nazisme. L&agrave;, ils savent qu'ils risquent leur vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une lecture qui demande une autre forme d'incarnation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, les com&eacute;diens ne jouent pas une pi&egrave;ce : ils pr&ecirc;tent leur voix &agrave; des lettres qui n'ont jamais &eacute;t&eacute; &eacute;crites pour &ecirc;tre dites devant un public.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, l'exercice est singulier.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On travaille avec le metteur en sc&egrave;ne, puis il y a tout un travail personnel. Relire les lettres, trouver son rythme, son chemin. Et comme chaque lettre s'adresse tant&ocirc;t &agrave; un fr&egrave;re, tant&ocirc;t &agrave; un ami, tant&ocirc;t &agrave; un amoureux, les intentions changent sans cesse.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'actrice, cette premi&egrave;re participation au Festival repr&eacute;sente &eacute;galement une d&eacute;couverte attendue depuis longtemps.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'entendais parler de Grignan depuis des ann&eacute;es. Beaucoup d'amis &eacute;taient pass&eacute;s ici. Je suis tr&egrave;s heureuse de participer enfin &agrave; cette aventure.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon conna&icirc;t d&eacute;sormais les deux c&ocirc;t&eacute;s de l'exp&eacute;rience : celui du lecteur, puis celui du metteur en sc&egrave;ne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an dernier, j'&eacute;tais sur sc&egrave;ne comme com&eacute;dien. Cette ann&eacute;e, je les accompagne autrement. C'est un exercice particulier, tr&egrave;s excitant, mais aussi &eacute;trange dans son incarnation.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le metteur en sc&egrave;ne avoue avoir lui-m&ecirc;me d&eacute;couvert tardivement l'histoire de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Plus je lis leur histoire, plus je suis boulevers&eacute;. Je me demande souvent : qu'aurions-nous fait, nous, &agrave; 19 ou 21 ans ? Aurions-nous r&eacute;sist&eacute; ? Cette question me poursuit tous les jours.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>L'urgence de vivre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; de la dimension historique, les artistes insistent sur un aspect souvent oubli&eacute; : Hans et Sophie Scholl &eacute;taient avant tout des jeunes gens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Benjamin Siksou y voit m&ecirc;me le c&oelig;ur de leur correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai l'impression que leur premier geste, c'est de dire &agrave; leurs proches : "Je suis encore vivant." Ils parlent d'art, de leurs &eacute;motions, de ce qui les traverse. Ils veulent simplement dire qu'ils existent encore.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Albert Algoud rappelle &eacute;galement la force bouleversante des derniers instants de Sophie Scholl.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Sa derni&egrave;re phrase, en marchant vers la guillotine, est : "Le soleil brille encore." C'est incroyable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une &oelig;uvre qui &eacute;l&egrave;ve</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, cette lecture d&eacute;passe largement le cadre d'un simple spectacle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une exp&eacute;rience qui nous tire vers le haut. D&eacute;couvrir le courage de ces jeunes de vingt ans, leur dignit&eacute; face &agrave; l'&eacute;preuve, leur mani&egrave;re d'&ecirc;tre profond&eacute;ment vivants malgr&eacute; tout... c'est extr&ecirc;mement inspirant aujourd'hui.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette actualit&eacute; est d'ailleurs au c&oelig;ur de la r&eacute;flexion d'Albert Algoud.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans d&eacute;tour, il confie combien cette histoire r&eacute;sonne avec son propre parcours personnel.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je viens d'un milieu d'extr&ecirc;me droite, antis&eacute;mite, int&eacute;griste. J'ai r&eacute;ussi &agrave; m'en d&eacute;tacher. Mais je n'ai jamais eu &agrave; affronter ce qu'eux ont affront&eacute;. Ce qu'ils ont fait est incomparable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une confession rare qui &eacute;claire aussi son engagement dans cette adaptation.</span></p>
<h2><span>Quand les lettres dialoguent avec notre pr&eacute;sent</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, la correspondance devient bien plus qu'un patrimoine litt&eacute;raire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle devient une question adress&eacute;e au spectateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comment des jeunes de vingt ans ont-ils trouv&eacute; le courage de r&eacute;sister l&agrave; o&ugrave; une immense majorit&eacute; se taisait ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Que reste-t-il aujourd'hui de cette capacit&eacute; &agrave; penser contre son &eacute;poque ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En donnant voix aux lettres de Hans et Sophie Scholl, Julia Piaton, Benjamin Siksou, Charles Templon et Albert Algoud ne proposent pas seulement une reconstitution historique. Ils rappellent que derri&egrave;re les grandes pages de l'Histoire se cachent toujours des existences ordinaires, des doutes, des &eacute;lans, des amiti&eacute;s, des amours... et cette conviction, &eacute;crite entre les lignes de chaque lettre, que la libert&eacute; commence toujours par un acte de conscience.</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, cette parole a trouv&eacute; un &eacute;crin &agrave; sa mesure : celui d'un festival o&ugrave; les correspondances continuent, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, &agrave; faire dialoguer les &eacute;poques avec une troublante actualit&eacute;.</span></p>
<p><span><img src="/upload/IMG_5866.JPG" width="533" height="355" alt="IMG_5866.JPG (3.88 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54cd37dcf450.14679527.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 11:24:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Frédéric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/frederic-zeitoun-quand-les-chansons-racontent-notre-histoire-585</link>
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      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire
Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. Au Festival de la Correspondance de Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun a une nouvelle fois d&eacute;montr&eacute; que la chanson fran&ccedil;aise est bien plus qu'un patrimoine musical : elle est la m&eacute;moire vivante de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans une conf&eacute;rence chant&eacute;e con&ccedil;ue avec Pascal Chauvet, l'auteur-compositeur a parcouru les grandes &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; travers les textes des chansons. Une d&eacute;monstration aussi &eacute;rudite que joyeuse, salu&eacute;e par un public conquis.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au lendemain de cette repr&eacute;sentation unique, il revient sur cette aventure.</span></p>
<h2><span>&laquo; La chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, le Festival avait choisi comme fil conducteur </span><strong><span>le temps</span></strong><span>. Un th&egrave;me qui a imm&eacute;diatement inspir&eacute; Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Et l'air du temps</span></strong><span>, &raquo; glisse-t-il avec malice.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son id&eacute;e &eacute;tait simple en apparence : choisir les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; qui traversent les d&eacute;cennies et observer comment les auteurs les ont racont&eacute;s en chansons.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On s'est amus&eacute;s &agrave; lister les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; et &agrave; voir comment ils avaient &eacute;t&eacute; traduits en chansons. Je pars du principe que la chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'image de la femme, la peine de mort, l'avortement, l'&eacute;cologie, la cause animale, la sexualit&eacute;... autant de sujets qui racontent les &eacute;volutions des mentalit&eacute;s.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Si on prend par exemple l'image de la femme, entre les ann&eacute;es 20 o&ugrave; l'on chante : "Mon homme me fout des coups, il me prend mes sous, mais je l'aime", et la femme lib&eacute;r&eacute;e de Cookie Dingler, ce n'est pas exactement pareil...</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, chaque &eacute;poque invente son vocabulaire, son regard et... sa chanson.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Agrave; chaque &eacute;poque un langage diff&eacute;rent, donc une chanson diff&eacute;rente.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une chanson vaut parfois un trait&eacute; de sociologie</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au fil de la rencontre, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun d&eacute;fend une conviction qui guide tout son travail.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pars du principe que, plus qu'un long discours sociologique, une chanson dit davantage de son &eacute;poque que bien des discours universitaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une id&eacute;e qu'il avait d&eacute;j&agrave; explor&eacute;e l'an dernier autour du th&egrave;me de la religion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an pass&eacute;, c'&eacute;tait Dieu dans la chanson. L&agrave;, j'aurais pu faire six heures tant il existe de chansons sur le sujet.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, il existe toujours une chanson capable de raconter une &eacute;poque.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On trouve toujours une chanson qui colle au moment o&ugrave; elle est n&eacute;e.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Rendre hommage aux grandes plumes</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; des interpr&egrave;tes, cette conf&eacute;rence est aussi un hommage &agrave; ceux qui &eacute;crivent.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Dabadie, Aznavour, Delano&euml;... des plumes connues, mais aussi des plumes de l'ombre, ces auteurs qui &eacute;crivent pour les autres. Cette conf&eacute;rence permet justement de leur rendre hommage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une mani&egrave;re de rappeler que derri&egrave;re les m&eacute;lodies populaires se cachent souvent de grands &eacute;crivains.</span></p>
<h2><span>La magie d'un moment unique</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comme tous les spectacles du Festival de la Correspondance, cette conf&eacute;rence n'&eacute;tait donn&eacute;e qu'une seule fois.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une contrainte qui fait aussi sa beaut&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La magie d'un spectacle, c'est qu'on ne refait jamais deux fois le m&ecirc;me. Les bafouillis qu'on mettra un soir ne seront pas ceux du lendemain.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, revenir chaque ann&eacute;e &agrave; Grignan est aussi un d&eacute;fi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'&eacute;tait la troisi&egrave;me fois. Plus on revient dans le m&ecirc;me lieu avec les m&ecirc;mes gens, moins on a envie de les d&eacute;cevoir. On essaie de se renouveler et je pense que cet apr&egrave;s-midi, &ccedil;a n'a pas trop mal march&eacute;.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le public, lui, aurait volontiers prolong&eacute; le plaisir. Les extraits &eacute;taient parfois trop courts, les refrains donnaient envie d'&ecirc;tre repris en ch&oelig;ur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'artiste en est conscient.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Ccedil;a pourrait devenir un v&eacute;ritable spectacle. Avec Pascal Chauvet, on commence &agrave; bien se conna&icirc;tre, on fait un vrai num&eacute;ro de clown &agrave; deux. Cette conf&eacute;rence pourrait tout &agrave; fait voyager davantage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une actualit&eacute; foisonnante</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Impossible d'&eacute;voquer Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun sans parler de son incroyable activit&eacute; d'auteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s un concert au Festival d'Avignon puis un passage au Th&eacute;&acirc;tre de Paris &agrave; Avignon, il pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; la sortie de son prochain album.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il est termin&eacute;. Il ne reste qu'une derni&egrave;re chanson &agrave; enregistrer. Treize titres, dont quatre duos avec quatre artistes que j'admire &eacute;norm&eacute;ment. Les surprises seront d&eacute;voil&eacute;es en janvier 2027.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le lancement est d&eacute;j&agrave; programm&eacute; au Th&eacute;&acirc;tre de l'Atelier, &agrave; Paris.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais l'&eacute;criture ne s'arr&ecirc;te jamais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai eu le bonheur d'&eacute;crire pour le prochain album d'Enrico Macias. Je travaille actuellement sur celui de Fr&eacute;d&eacute;ric Fran&ccedil;ois. J'adore &eacute;crire pour les autres, j'adore &eacute;crire pour moi... j'adore &eacute;crire. C'est ma vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun aura une nouvelle fois rappel&eacute; que les chansons ne sont pas seulement des souvenirs que l'on fredonne. Elles racontent nos combats, nos &eacute;volutions, nos contradictions et, peut-&ecirc;tre mieux que de longs discours, l'histoire de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54c57ce8dce2.61082288.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:33:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Pascal Schouwey à Grignan : "Je veux comprendre la naissance d’une pensée"]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/pascal-schouwey-a-grignan-je-veux-comprendre-la-naissance-d-une-pensee-584</link>
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      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
  TITRES SEO PROPOSÉS
  1. Pascal Schouwey à Grignan : 10 rencontres pour comprendre la naissance d’une pensée
  2. Festival de la Correspondance de Grignan 2026 : Pascal Schouwey raconte son métier de passeur littéraire
  3. Pascal Schouwey au Festival de Grignan : lire les lettres pour éclairer une époque

  URL COURTE CONSEILLÉE
  https://radioducinema.com/pascal-schouwey-grignan
  --><main>
<article><header>
<p class="article-chapo">Journaliste genevois, animateur radio et infatigable lecteur, <a href="https://schouwey.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pascal Schouwey</a> a conduit 10 rendez-vous durant la 30e &eacute;dition du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de la Correspondance de Grignan</a>. Face au micro de Patrice Caillet, il d&eacute;voile le fil secret de ses entretiens : &laquo; Je suis passionn&eacute; par la mani&egrave;re dont na&icirc;t une pens&eacute;e. &raquo;</p>
<p class="article-meta">Propos recueillis par Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma &mdash; publi&eacute; le 11 juillet 2026</p>
</header>
<p>Le programme pourrait donner le vertige &agrave; un lecteur moins entra&icirc;n&eacute;. Rapha&euml;l Enthoven, Gustave Courbet, Stefan Zweig, Cic&eacute;ron, Jean Zay, Madame de Pompadour, Sim&oacute;n Bol&iacute;var, Sophie Scholl, la chanson fran&ccedil;aise puis Alexandre Dumas : Pascal Schouwey a travers&eacute; les si&egrave;cles avec la r&eacute;gularit&eacute; d&rsquo;un m&eacute;tronome. Une telle succession suppose des lectures abondantes, des changements rapides de registre et une solide capacit&eacute; &agrave; retrouver, d&egrave;s l&rsquo;ouverture de chaque rencontre, la voix propre de l&rsquo;auteur ou de la figure historique &eacute;voqu&eacute;e.</p>
<p class="article-summary"><strong>L&rsquo;essentiel :</strong> Pascal Schouwey ne con&ccedil;oit pas l&rsquo;entretien litt&eacute;raire comme un questionnaire promotionnel. Il cherche le moment o&ugrave; une id&eacute;e appara&icirc;t, se transforme puis devient une &oelig;uvre, un engagement ou une d&eacute;cision. Sa m&eacute;thode repose sur une lecture attentive, l&rsquo;intuition et la qualit&eacute; du dialogue avec le public.</p>
<h2>Un &laquo; psychopathe litt&eacute;raire &raquo; lanc&eacute; dans un marathon de lectures</h2>
<p>Patrice Caillet le pr&eacute;sente comme l&rsquo;un des marathoniens du festival. Pascal Schouwey r&eacute;pond par une formule que lui avait adress&eacute;e David Foenkinos : &laquo; Je suis un psychopathe litt&eacute;raire. &raquo; Le trait est souriant, mais la cadence est r&eacute;elle. Le journaliste dit lire en moyenne trois livres par semaine, auxquels s&rsquo;ajoutent son travail, ses activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;criture et la pr&eacute;paration de nombreuses rencontres publiques.</p>
<p>Son parcours explique cette aisance au micro. Pascal Schouwey a travaill&eacute; dans la presse &eacute;crite, &agrave; la radio et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision en Suisse. Son <a href="https://schouwey.com/accueil/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site personnel</a> pr&eacute;sente &eacute;galement ses activit&eacute;s d&rsquo;animation, de formation &agrave; la prise de parole et de conduite de d&eacute;bats. &Agrave; Grignan, ces exp&eacute;riences servent une mission pr&eacute;cise : rendre un savoir accessible sans l&rsquo;appauvrir.</p>
<p>Pour l&rsquo;&eacute;dition 2026, intitul&eacute;e <em>La Correspondance, portrait d&rsquo;une &eacute;poque</em>, il a fallu passer rapidement d&rsquo;une conscience &agrave; une autre. &laquo; Je suis pass&eacute; de Stefan Zweig &agrave; Cic&eacute;ron, de Cic&eacute;ron &agrave; Bol&iacute;var, de Bol&iacute;var &agrave; Madame de Pompadour &raquo;, r&eacute;sume-t-il. La chronologie devient secondaire. Ce qui demeure, c&rsquo;est la m&ecirc;me question adress&eacute;e &agrave; chaque &oelig;uvre : d&rsquo;o&ugrave; vient cette pens&eacute;e ?</p>
<h2>Retrouver la premi&egrave;re &eacute;tincelle d&rsquo;une &oelig;uvre</h2>
<p>Pascal Schouwey ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au contenu d&rsquo;un livre. Il veut retrouver l&rsquo;instant qui le pr&eacute;c&egrave;de, ce fr&eacute;missement encore informe qui deviendra une phrase, une conviction ou une architecture narrative.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Ce qui m&rsquo;int&eacute;resse, c&rsquo;est de comprendre comment na&icirc;t une pens&eacute;e, comment les gens commencent &agrave; la structurer. Est-ce qu&rsquo;il existe un lieu dans lequel cela advient ? Que fait-on &agrave; partir du moment o&ugrave; appara&icirc;t la premi&egrave;re &eacute;tincelle ? &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey, au micro de La Radio du Cin&eacute;ma</footer></blockquote>
<p>Cette recherche &eacute;claire aussi bien une &oelig;uvre litt&eacute;raire qu&rsquo;un engagement politique. Une id&eacute;e ne surgit pas hors du monde. Elle se nourrit d&rsquo;une rencontre, d&rsquo;une rupture, d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement historique ou d&rsquo;une contradiction intime. Le travail du mod&eacute;rateur consiste alors &agrave; reconstruire ce chemin sans le simplifier.</p>
<p>Le programme de Grignan lui offrait une mati&egrave;re particuli&egrave;rement vaste. La pens&eacute;e philosophique de <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cic&eacute;ron</a>, la trajectoire r&eacute;publicaine de Jean Zay, les combats de Sim&oacute;n Bol&iacute;var ou la correspondance de Stefan Zweig ne racontent pas la m&ecirc;me &eacute;poque. Chacun de ces sujets permet toutefois d&rsquo;observer une conscience qui s&rsquo;&eacute;labore sous la pression des &eacute;v&eacute;nements.</p>
<h2>La Rose Blanche : suivre la transformation d&rsquo;une conscience</h2>
<p>La rencontre consacr&eacute;e &agrave; Sophie Scholl, Hans Scholl et au r&eacute;seau de r&eacute;sistance allemand de la Rose Blanche fournit un exemple saisissant. Dans leurs lettres familiales, les jeunes r&eacute;sistants ne peuvent pas r&eacute;v&eacute;ler leurs activit&eacute;s clandestines. Le lecteur ne trouve donc pas une d&eacute;claration limpide annon&ccedil;ant leur engagement. Il doit reconstituer un mouvement int&eacute;rieur &agrave; partir d&rsquo;autres traces.</p>
<p>Pascal Schouwey s&rsquo;appuie notamment sur le travail d&rsquo;Adrien Louandre, auteur de <a href="https://editionsddb.fr/product/131264/le-soleil-brille-encore/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le soleil brille encore : Sophie Scholl et la Rose blanche, une r&eacute;sistance spirituelle (1937-1943)</em></a>, publi&eacute; le 22 mai 2024 chez Descl&eacute;e de Brouwer.</p>
<p>Le livre suit le cheminement de jeunes Allemands d&rsquo;abord inscrits aux organisations de jeunesse du r&eacute;gime nazi, puis gagn&eacute;s par le doute et enfin d&eacute;cid&eacute;s &agrave; agir. Pour Pascal Schouwey, le sujet essentiel r&eacute;side dans ce basculement : &laquo; Pourquoi la pens&eacute;e change-t-elle ? Quelles rencontres provoquent ce changement ? &raquo;</p>
<p>L&rsquo;entretien litt&eacute;raire devient ainsi une enqu&ecirc;te sur la formation du jugement. Il ne suffit pas de conna&icirc;tre le d&eacute;nouement historique. Il faut restituer les &eacute;tapes, les h&eacute;sitations et les failles qui ont rendu une d&eacute;cision possible.</p>
<h2>Bien lire les lignes avant de chercher ce qu&rsquo;elles dissimulent</h2>
<p>Lorsque Patrice Caillet &eacute;voque l&rsquo;importance de lire au-del&agrave; des mots, Pascal Schouwey apporte une pr&eacute;cision imm&eacute;diate : &laquo; Il faut d&rsquo;abord commencer par bien lire les lignes. Si on ne les lit pas bien, on ne peut rien comprendre. &raquo;</p>
<p>Sa pr&eacute;paration repose sur cette attention litt&eacute;rale. Pourquoi cette phrase appara&icirc;t-elle ici ? Pourquoi l&rsquo;auteur a-t-il retenu ce mot et pas un autre ? Pourquoi cette id&eacute;e prend-elle cette forme &agrave; cet instant du r&eacute;cit ? Ces interrogations permettent d&rsquo;&eacute;viter les interpr&eacute;tations plaqu&eacute;es sur un texte.</p>
<p>Pascal Schouwey d&eacute;crit aussi une facult&eacute; plus difficile &agrave; th&eacute;oriser : l&rsquo;intuition du lecteur. &Agrave; la page 50, une phrase l&rsquo;arr&ecirc;te. Il la note sans savoir encore quelle place elle occupera dans son entretien. Cent pages plus loin, un passage lui en livre la port&eacute;e.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je me dis qu&rsquo;&agrave; la page 50, l&rsquo;auteur a pos&eacute; une mine qui explose &agrave; la page 122. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>L&rsquo;image poss&egrave;de quelque chose de tr&egrave;s cin&eacute;matographique. La premi&egrave;re phrase fonctionne comme un d&eacute;tail gliss&eacute; dans le cadre ; sa v&eacute;ritable fonction n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;au moment du raccord final. Le lecteur attentif rejoint alors le spectateur qui reconna&icirc;t, au second visionnage, l&rsquo;indice que le r&eacute;cit avait discr&egrave;tement plac&eacute; sous ses yeux.</p>
<h2>&Agrave; Grignan, un public qui prolonge v&eacute;ritablement la conversation</h2>
<p>Pascal Schouwey anime des rencontres dans de nombreux festivals et salons. Il distingue pourtant Grignan par la nature des interventions venues de la salle. Selon lui, le public ne cherche pas seulement &agrave; conna&icirc;tre l&rsquo;heure &agrave; laquelle un &eacute;crivain travaille, le type d&rsquo;ordinateur qu&rsquo;il utilise ou la pi&egrave;ce de la maison o&ugrave; il &eacute;crit.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Ici, on a des questions de gens qui ont lu, qui ont compris et qui ont envie d&rsquo;aller plus loin. Je suis fascin&eacute; par la qualit&eacute; du public. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>Cette exigence change la fonction de la rencontre. Le public ne vient pas recueillir une anecdote domestique suppl&eacute;mentaire. Il participe &agrave; une lecture collective, rep&egrave;re un angle rest&eacute; dans l&rsquo;ombre et pousse l&rsquo;invit&eacute; &agrave; pr&eacute;ciser sa pens&eacute;e. La conversation ne referme donc pas le livre : elle lui offre une nouvelle chambre d&rsquo;&eacute;cho.</p>
<h2>Conna&icirc;tre le pass&eacute; sans c&eacute;der &agrave; la nostalgie</h2>
<p>Les correspondances anciennes rappellent parfois combien certaines erreurs humaines se r&eacute;p&egrave;tent. De Cic&eacute;ron &agrave; notre &eacute;poque, les ambitions, les aveuglements et les emballements du langage conservent une troublante familiarit&eacute;.</p>
<p>Pascal Schouwey refuse cependant la formule &laquo; C&rsquo;&eacute;tait mieux avant &raquo;. Il pr&eacute;f&egrave;re consid&eacute;rer chaque &eacute;poque avec ses ressources, ses progr&egrave;s et ses faiblesses. Se souvenir du pass&eacute; ne revient pas &agrave; le transformer en &acirc;ge d&rsquo;or.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Si on avait un peu moins d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de langage et un peu plus d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de pens&eacute;e, peut-&ecirc;tre qu&rsquo;on ferait moins d&rsquo;erreurs. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>La formule r&eacute;sume son approche de Grignan. Lire les lettres du pass&eacute; ne sert pas &agrave; distribuer des le&ccedil;ons depuis le confort du pr&eacute;sent. Cette lecture permet d&rsquo;observer des &ecirc;tres humains aux prises avec leur temps, puis de rendre &agrave; leurs choix leur complexit&eacute;.</p>
<p>Sa pri&egrave;re personnelle tient en une phrase : &laquo; Seigneur, faites que je ne dise jamais : &ldquo;C&rsquo;&eacute;tait mieux avant.&rdquo; &raquo; La culture devient ici un rem&egrave;de &agrave; la nostalgie automatique autant qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;oubli.</p>
<h2>Du roman au grand &eacute;cran : le lecteur fabrique d&eacute;j&agrave; son propre film</h2>
<p>Interrog&eacute; sur sa cin&eacute;philie, Pascal Schouwey r&eacute;pond sans d&eacute;tour qu&rsquo;il fr&eacute;quente peu les salles, faute de temps. Il conserve pourtant un lien direct avec le cin&eacute;ma gr&acirc;ce aux adaptations litt&eacute;raires. Sa rencontre consacr&eacute;e &agrave; Alexandre Dumas, anim&eacute;e avec Julie Anselmini le 11 juillet 2026, lui a notamment permis d&rsquo;&eacute;voquer <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm%3D288404.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Comte de Monte-Cristo</em></a>.</p>
<p>Le film de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patelli&egrave;re, sorti en France le 28 juin 2024, lui a paru &laquo; plut&ocirc;t int&eacute;ressant &raquo;. Pascal Schouwey se garde toutefois de dresser un classement g&eacute;n&eacute;ral des adaptations r&eacute;ussies ou manqu&eacute;es. Son appr&eacute;ciation d&eacute;pend d&rsquo;abord de l&rsquo;ordre dans lequel il d&eacute;couvre les &oelig;uvres.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;il lit le roman avant de voir le film, il a d&eacute;j&agrave; compos&eacute; ses d&eacute;cors, distribu&eacute; les r&ocirc;les et r&eacute;gl&eacute; la lumi&egrave;re dans son imaginaire. &laquo; Je me suis fait mon cin&eacute;ma &raquo;, explique-t-il. L&rsquo;adaptation peut alors d&eacute;cevoir si ses images s&rsquo;&eacute;loignent fortement de celles con&ccedil;ues pendant la lecture.</p>
<p>Voir le film en premier produit l&rsquo;effet inverse. Les visages, les costumes et les lieux sont d&eacute;j&agrave; fix&eacute;s lorsque commence la lecture. La d&eacute;ception se fait moins probable, mais une part de la libert&eacute; imaginative a disparu. Cette r&eacute;flexion n&rsquo;oppose pas litt&eacute;rature et cin&eacute;ma. Elle rappelle plut&ocirc;t que toute lecture constitue d&eacute;j&agrave; une mise en sc&egrave;ne int&eacute;rieure.</p>
<h2>Pascal Schouwey, passeur de textes et r&eacute;v&eacute;lateur de questions</h2>
<p>Au terme de ce marathon grignanais, une coh&eacute;rence appara&icirc;t. Pascal Schouwey ne cherche pas &agrave; montrer tout ce qu&rsquo;il a lu. Il utilise ses lectures pour poser la question capable d&rsquo;ouvrir une porte chez son interlocuteur.</p>
<p>La m&eacute;thode exige de la pr&eacute;paration, mais aussi une disponibilit&eacute; r&eacute;elle au moment de la rencontre. Une phrase inattendue peut d&eacute;placer le fil pr&eacute;vu. Une question du public peut r&eacute;v&eacute;ler un angle neuf. Une intuition not&eacute;e cent pages plus t&ocirc;t peut soudain fournir la clef d&rsquo;une &oelig;uvre.</p>
<p>Le &laquo; psychopathe litt&eacute;raire &raquo; revendiqu&eacute; avec humour est surtout un lecteur aux aguets. Il &eacute;coute les textes comme un cin&eacute;aste observe les d&eacute;tails d&rsquo;un plan : attentif au premier signe, au motif qui revient et &agrave; cette &eacute;tincelle presque invisible dont na&icirc;tra toute la suite.</p>
<section class="practical-information" aria-labelledby="infos-pratiques">
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Sources et rep&egrave;res</strong></span></p>
</section>
<aside class="article-sources" aria-labelledby="sources">
<ul>
<li><a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de la Correspondance de Grignan</a>, pr&eacute;sentation de la 30e &eacute;dition, consult&eacute;e le 11 juillet 2026.</li>
<li><a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Programme officiel du Festival 2026</a>, rencontres et horaires.</li>
<li><a href="https://schouwey.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Site officiel de Pascal Schouwey</a>, activit&eacute;s journalistiques, radiophoniques et &eacute;v&eacute;nementielles.</li>
<li><a href="https://editionsddb.fr/product/131264/le-soleil-brille-encore/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;ditions Descl&eacute;e de Brouwer</a>, fiche de l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Adrien Louandre, parution du 22 mai 2024.</li>
</ul>
</aside>
</article>
</main><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5258de7745f7.80299027.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 11 Jul 2026 14:50:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Élodie Frégé à Grignan : Madame de Pompadour, la musique des mots et un rêve de cinéma en costume]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/elodie-frege-a-grignan-madame-de-pompadour-la-musique-des-mots-et-un-reve-de-cinema-en-costume-583</link>
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Au lendemain de sa lecture-spectacle consacr&eacute;e &agrave; Madame de Pompadour, pr&eacute;sent&eacute;e le 10 juillet 2026 dans la cour du ch&acirc;teau de Grignan, &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; a c...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article><header>
<p class="chapo"><strong>Au lendemain de sa lecture-spectacle consacr&eacute;e &agrave; Madame de Pompadour, pr&eacute;sent&eacute;e le 10 juillet 2026 dans la cour du ch&acirc;teau de Grignan, &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; a confi&eacute; &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma son trac, son go&ucirc;t des personnages historiques et son amour de la langue fran&ccedil;aise. &laquo; Il y a la musique des mots &raquo;, r&eacute;sume la chanteuse et com&eacute;dienne, encore habit&eacute;e par cette femme du XVIII<sup>e</sup> si&egrave;cle dont elle souhaitait restituer la culture, la volont&eacute; et les fragilit&eacute;s.</strong></p>
<p class="article-meta">Par La Radio du Cin&eacute;ma &mdash; publi&eacute; le 11 juillet 2026</p>
```</header>
<p>Dans les ruelles claires de <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Grignan</a>, la rencontre commence comme une sc&egrave;ne saisie au vol. <a href="https://www.instagram.com/p/DaoDJsxoGTR/?hl=fr">&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; </a>s&rsquo;arr&ecirc;te, regarde les fa&ccedil;ades, le ch&acirc;teau et les passages du village, puis laisse parler son enthousiasme : &laquo; J&rsquo;adore Grignan. C&rsquo;est f&eacute;erique. &raquo; La veille, elle se tenait sur la sc&egrave;ne du ch&acirc;teau pour <em>Lettres d&rsquo;une femme puissante, Madame de Pompadour</em>, une lecture adapt&eacute;e par <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">C&eacute;cile Berly</a> et mise en sc&egrave;ne par <a href="https://www.instagram.com/frederiquelazarini/?hl=fr">Fr&eacute;d&eacute;rique Lazarini</a>.</p>
<p>Cette soir&eacute;e inscrite au programme du 30<sup>e</sup> Festival de la Correspondance lui permettait de retrouver un exercice d&eacute;j&agrave; abord&eacute; &agrave; Grignan en 2024 avec les &eacute;crits de <a href="https://www.imdb.com/name/nm0000054/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marilyn Monroe</a>. Deux figures &eacute;loign&eacute;es par les si&egrave;cles, mais r&eacute;unies dans le regard d&rsquo;&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; par une m&ecirc;me aspiration &agrave; &ecirc;tre reconnues comme des femmes capables d&rsquo;agir, d&rsquo;apprendre et d&rsquo;entreprendre.</p>
<h2>Madame de Pompadour au-del&agrave; du portrait officiel</h2>
<p>Jeanne-Antoinette Poisson, devenue marquise de Pompadour, demeure souvent r&eacute;duite &agrave; son statut de favorite de Louis XV. La correspondance choisie pour le spectacle r&eacute;v&egrave;le une pr&eacute;sence plus complexe : une femme instruite, attentive aux arts, engag&eacute;e dans les affaires de la cour et soumise &agrave; une sant&eacute; qui se d&eacute;grade.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est une femme qui est fascinante, qui m&rsquo;a beaucoup inspir&eacute;e et qui m&rsquo;a paru tr&egrave;s moderne &raquo;, explique &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;. La com&eacute;dienne voulait rendre sensibles les mouvements int&eacute;rieurs du personnage, ses inqui&eacute;tudes et son endurance. Madame de Pompadour ne devait donc pas appara&icirc;tre comme une silhouette fig&eacute;e dans un tableau de Fran&ccedil;ois Boucher, mais comme une femme consciente de la pr&eacute;carit&eacute; de sa position et du temps qui lui &eacute;tait compt&eacute;.</p>
<p>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; rappelle que Madame de Pompadour meurt &agrave; 42 ans. Ce d&eacute;tail biographique a rapproch&eacute; l&rsquo;interpr&egrave;te de son personnage : &laquo; C&rsquo;est plus jeune que moi &raquo;, observe-t-elle. La remarque donne soudain une mesure humaine &agrave; la chronologie. Derri&egrave;re les appartements de Versailles, les d&eacute;cisions et les fastes subsiste un corps fatigu&eacute;, confront&eacute; &agrave; la maladie et &agrave; l&rsquo;exigence de tenir.</p>
<p>La pr&eacute;paration tr&egrave;s resserr&eacute;e de cette repr&eacute;sentation unique a nourri le trac d&rsquo;&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;. Malgr&eacute; un travail pr&eacute;cis avec Fr&eacute;d&eacute;rique Lazarini, l&rsquo;artiste aurait volontiers prolong&eacute; les r&eacute;p&eacute;titions : &laquo; J&rsquo;aurais aim&eacute; avoir une semaine tranquille pour pouvoir encore mieux l&rsquo;incarner. &raquo; Au lendemain de la lecture, elle confiait m&ecirc;me son d&eacute;sir de remonter imm&eacute;diatement sur sc&egrave;ne afin de donner davantage de densit&eacute; &agrave; certains passages.</p>
<h2>De Marilyn Monroe &agrave; Madame de Pompadour, deux femmes qui ont voulu agir</h2>
<p>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; &eacute;tablit volontiers un rapprochement avec Marilyn Monroe, dont elle conna&icirc;t depuis longtemps les lettres et le parcours. Toutes deux ont d&ucirc; composer avec une image publique envahissante, susceptible d&rsquo;&eacute;clipser leur travail et leur curiosit&eacute; intellectuelle.</p>
<p>La chanteuse rappelle notamment que <a href="https://www.britannica.com/biography/Marilyn-Monroe" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marilyn Monroe</a> avait cr&eacute;&eacute; sa propre soci&eacute;t&eacute; de production, Marilyn Monroe Productions, en 1955. Elle lisait, travaillait sa technique et s&rsquo;int&eacute;ressait &agrave; la litt&eacute;rature, aux arts ainsi qu&rsquo;aux id&eacute;es de son temps. Madame de Pompadour, de son c&ocirc;t&eacute;, soutint des artistes, encouragea la manufacture de S&egrave;vres et accompagna plusieurs grands projets architecturaux et culturels du r&egrave;gne de Louis XV.</p>
<p>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; voit ainsi deux femmes travers&eacute;es par des besoins comparables : &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es pour leur intelligence, d&eacute;fendre leur capacit&eacute; d&rsquo;initiative et infl&eacute;chir le cours des choses. &laquo; On la disait avide de pouvoir, mais je pense qu&rsquo;elle avait surtout envie que les choses se passent, avancent et &eacute;voluent &raquo;, avance &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; au sujet de Madame de Pompadour.</p>
<p>Ce rapprochement n&rsquo;efface ni les &eacute;poques ni les contextes. Il propose une cl&eacute; de lecture : observer la fa&ccedil;on dont une femme c&eacute;l&egrave;bre peut &ecirc;tre enferm&eacute;e dans sa l&eacute;gende, alors que ses lettres racontent un &ecirc;tre plus mobile, plus contradictoire et plus actif.</p>
<h2>Un costume compos&eacute; dans les placards d&rsquo;&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</h2>
<p>Pour cette repr&eacute;sentation, aucune lourde garde-robe historique n&rsquo;attendait &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; dans les coulisses. La chanteuse a elle-m&ecirc;me compos&eacute; sa tenue. Elle a retrouv&eacute; un bustier vert confectionn&eacute; autrefois sur mesure pour un court m&eacute;trage, ajout&eacute; des jupons, choisi des chaussures d&eacute;nich&eacute;es dans une friperie et relev&eacute; ses cheveux en un chignon orn&eacute; de perles.</p>
<p>Cette fabrication artisanale avait quelque chose d&rsquo;un jeu de cin&eacute;ma &agrave; petite &eacute;chelle : chercher une ligne, ajuster une silhouette, laisser un accessoire sugg&eacute;rer une &eacute;poque sans pr&eacute;tendre &agrave; la reconstitution mus&eacute;ale. La couleur verte n&rsquo;appartenait pas sp&eacute;cialement &agrave; la palette associ&eacute;e &agrave; Madame de Pompadour, reconna&icirc;t &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, mais l&rsquo;ensemble lui offrait une posture et un imaginaire.</p>
<p>L&rsquo;exp&eacute;rience a surtout raviv&eacute; un souhait ancien. &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; aimerait tourner dans un film en costume et interpr&eacute;ter un personnage dot&eacute; d&rsquo;une forte pr&eacute;sence dramatique. &laquo; Je travaillerai dur &raquo;, promet-elle &agrave; l&rsquo;adresse des cin&eacute;astes qui pourraient l&rsquo;imaginer dans un r&eacute;cit historique. La noblesse qui l&rsquo;int&eacute;resse ne tient pas au titre, pr&eacute;cise-t-elle, mais &agrave; la tenue d&rsquo;un personnage, &agrave; sa langue et &agrave; sa mani&egrave;re d&rsquo;affronter le monde.</p>
<h2>&laquo; Il y a la musique des mots &raquo;</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;on lui demande comment la com&eacute;dienne dialogue avec la chanteuse, &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; refuse de dresser une fronti&egrave;re. Le texte poss&egrave;de son tempo, ses reprises, ses appuis et ses silences. &laquo; C&rsquo;est une autre forme de chant. Il y a la musique des mots &raquo;, affirme-t-elle.</p>
<p>La langue de Madame de Pompadour impose une scansion particuli&egrave;re. Les n&eacute;gations ne se placent plus toujours l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;oreille contemporaine les attend. Certains verbes et certaines tournures ont quitt&eacute; l&rsquo;usage courant. Cette distance r&eacute;clame du temps, car il ne suffit pas de comprendre les phrases : il faut trouver le souffle qui leur redonne une n&eacute;cessit&eacute; sur sc&egrave;ne.</p>
<p>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; parle d&rsquo;une &laquo; autre partition &raquo;. Elle rep&egrave;re des mouvements, un ton, des changements de couleur et une forme de chant int&eacute;rieur. Fr&eacute;d&eacute;rique Lazarini lui avait d&rsquo;ailleurs laiss&eacute; la possibilit&eacute; de chanter au cours de la repr&eacute;sentation. Ce choix permettait de ne pas s&eacute;parer artificiellement les disciplines et de faire entendre la personnalit&eacute; de Madame de Pompadour par plusieurs voies.</p>
<p>Le spectacle s&rsquo;est achev&eacute; sur les mots de <em>Non, je ne regrette rien</em>, chanson &eacute;crite par Michel Vaucaire et Charles Dumont, rendue c&eacute;l&egrave;bre par <a href="https://data.bnf.fr/fr/11919664/edith_piaf/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;dith Piaf</a>. L&rsquo;id&eacute;e est n&eacute;e dans les loges, quelques minutes avant l&rsquo;entr&eacute;e en sc&egrave;ne. &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; y a vu une conclusion accord&eacute;e &agrave; une femme qui avait aim&eacute;, conseill&eacute;, prot&eacute;g&eacute; et laiss&eacute; une trace malgr&eacute; les attaques.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est une femme qui a fait et qui s&rsquo;est d&eacute;faite en faisant &raquo;, r&eacute;sume &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;. La formule dit le prix de l&rsquo;action : se construire par ses d&eacute;cisions, mais aussi s&rsquo;user &agrave; force de demeurer pr&eacute;sente, vigilante et indispensable.</p>
<h2>Ce que les personnages transmettent &agrave; &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</h2>
<p>Chaque incarnation laisse un d&eacute;p&ocirc;t. Marilyn Monroe accompagne &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; depuis de nombreuses ann&eacute;es. Madame de Pompadour lui rappelle d&eacute;sormais la valeur de la t&eacute;nacit&eacute;. Dans les derni&egrave;res pages de la lecture, une phrase retient particuli&egrave;rement son attention : &laquo; J&rsquo;ai tenu. &raquo;</p>
<p>&laquo; Il faut tenir &raquo;, reprend &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, sans transformer cette r&eacute;solution en devise martiale. Tenir signifie pers&eacute;v&eacute;rer, &eacute;couter son intuition et ne pas abandonner ce qui cherche une forme. La correspondance lui rappelle &eacute;galement l&rsquo;importance de l&rsquo;&eacute;criture, activit&eacute; qu&rsquo;elle dit avoir d&eacute;laiss&eacute;e quelque temps en dehors de ses chansons.</p>
<p>&Eacute;crire peut ordonner une inqui&eacute;tude, d&eacute;placer une douleur ou emp&ecirc;cher qu&rsquo;une pens&eacute;e tourne en circuit ferm&eacute;. &laquo; Tenir, suivre son instinct, son intuition, faire confiance &agrave; ce qui nous habite &raquo;, &eacute;num&egrave;re &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;. Le conseil vaut pour la sc&egrave;ne, le cin&eacute;ma et la vie cr&eacute;ative.</p>
<h2>Un concert &agrave; Mont&eacute;limar, Michel Berger et un projet de film</h2>
<p>Apr&egrave;s Grignan, &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; retrouvera la Dr&ocirc;me pour un concert gratuit &agrave; Mont&eacute;limar. Elle annonce un programme de chansons d&rsquo;amour en fran&ccedil;ais et en anglais, avec la possibilit&eacute; d&rsquo;y glisser quelques titres italiens. Le spectacle sera &eacute;labor&eacute; avec son pianiste dans un esprit proche des concerts qu&rsquo;elle a donn&eacute;s avec <a href="https://universalmusic.fr/artistes/30479383530" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Andr&eacute; Manoukian</a>, o&ugrave; le jazz, le swing et la chanson se r&eacute;pondent librement.</p>
<p>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; poursuit &eacute;galement la tourn&eacute;e de <a href="https://spectaculart.fr/spectacle/le-choeur-spectaculart-presente-berger-story/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Berger Story</em></a>, spectacle choral cr&eacute;&eacute; et dirig&eacute; par Vincent Fuchs autour des chansons de Michel Berger. Plusieurs centaines de choristes et des musiciens accompagnent la chanteuse sur des titres tels que <em>La Groupie du pianiste</em>, <em>Quelques mots d&rsquo;amour</em> ou <em>Diego</em>.</p>
<p>La com&eacute;dienne annonce aussi un r&ocirc;le &laquo; un peu v&eacute;n&eacute;neux &raquo; dans le premier long m&eacute;trage du mentaliste et r&eacute;alisateur <a href="https://viktorvincent.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Viktor Vincent</a>. &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; &eacute;voque un tournage en f&eacute;vrier.&nbsp;</p>
<p>Enfin, de nouvelles chansons sont en cours d&rsquo;&eacute;criture. &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; sait qu&rsquo;il lui faudra bient&ocirc;t rejoindre un studio pour leur donner une existence sonore : &laquo; J&rsquo;&eacute;cris mes chansons. Il va falloir, &agrave; un moment, que je m&rsquo;enferme dans un studio pour pouvoir les d&eacute;voiler. &raquo;</p>
<section class="practical-information">
<h2>Informations pratiques</h2>
```
<p><strong>Festival de la Correspondance de Grignan :</strong> la 30<sup>e</sup> &eacute;dition se d&eacute;roule du 6 au 11 juillet 2026, sous la direction d&rsquo;&Eacute;ric-Emmanuel Schmitt. La lecture <em>Lettres d&rsquo;une femme puissante, Madame de Pompadour</em>, avec &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e le vendredi 10 juillet &agrave; 19h15 au ch&acirc;teau de Grignan.</p>
<p><strong>Concert &agrave; Mont&eacute;limar :</strong> &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; se produit le jeudi 30 juillet 2026 dans le cadre de Music&rsquo;O&rsquo;Village. Accueil &agrave; partir de 19 heures et concert &agrave; 20h30, place &Eacute;mile-Loubet, devant la mairie. L&rsquo;entr&eacute;e est gratuite. <a href="https://www.drome-cestmanature.com/fiches/music-o-village-elodie-frege/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Informations aupr&egrave;s de Mont&eacute;limar Tourisme Agglom&eacute;ration</a>.</p>
<p><strong><em>Berger Story</em> &agrave; Avignon :</strong> deux repr&eacute;sentations sont annonc&eacute;es les mardi 3 et mercredi 4 novembre 2026 &agrave; 20 heures &agrave; l&rsquo;Op&eacute;ra Grand Avignon. <a href="https://www.operagrandavignon.fr/berger-story" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Programme et r&eacute;servations sur le site de l&rsquo;Op&eacute;ra Grand Avignon</a>.</p>
<p><strong>Interview :</strong> rencontre enregistr&eacute;e par La Radio du Cin&eacute;ma &agrave; Grignan, au lendemain de la repr&eacute;sentation du 10 juillet 2026.</p>
```</section>
<h2>Biographie de Madame de Pompadour</h2>
<p><a href="https://www.chateauversailles.fr/decouvrir/histoire/grands-personnages/madame-pompadour" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour</a>, na&icirc;t &agrave; Paris en 1721. Elle &eacute;pouse Charles-Guillaume Le Normant d&rsquo;&Eacute;tiolles en 1741, puis rencontre Louis XV en 1745. Devenue marquise de Pompadour et favorite officielle, elle s&rsquo;installe &agrave; Versailles la m&ecirc;me ann&eacute;e. Apr&egrave;s la fin de leur relation amoureuse au d&eacute;but des ann&eacute;es 1750, elle demeure la confidente et la conseill&egrave;re du souverain jusqu&rsquo;&agrave; sa mort.</p>
<p>Femme cultiv&eacute;e, musicienne, dessinatrice et graveuse, Madame de Pompadour prot&egrave;ge des artistes, soutient les Encyclop&eacute;distes et encourage plusieurs r&eacute;alisations majeures. Elle contribue au d&eacute;veloppement de la manufacture de porcelaine de S&egrave;vres, favorise l&rsquo;am&eacute;nagement de la place Louis-XV, aujourd&rsquo;hui place de la Concorde, et accompagne le projet du Petit Trianon. Elle meurt &agrave; Versailles en 1764, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 42 ans.</p>
<h2>Biographie d&rsquo;&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</h2>
<p><a href="https://universalmusic.fr/artistes/40050432179" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;lodie Wanda Fr&eacute;g&eacute;</a> na&icirc;t le 15 f&eacute;vrier 1982 &agrave; Cosne-sur-Loire, dans la Ni&egrave;vre. Form&eacute;e &agrave; la danse et &agrave; la guitare classique, elle remporte la troisi&egrave;me &eacute;dition de <em>Star Academy</em> le 20 d&eacute;cembre 2003. Son premier album, <em>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</em>, para&icirc;t en 2004.</p>
<p>En 2006, <em>Le Jeu des sept erreurs</em>, &eacute;labor&eacute; avec Benjamin Biolay, affirme son &eacute;criture et son univers musical. Suivent <em>La Fille de l&rsquo;apr&egrave;s-midi</em> en 2010 et <em>Amuse Bouches</em> en 2013, con&ccedil;u avec Marc Collin. &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; d&eacute;veloppe parall&egrave;lement un parcours de com&eacute;dienne. Elle joue notamment Suzanne Pujol jeune dans <em>Potiche</em> de Fran&ccedil;ois Ozon en 2010, puis appara&icirc;t dans <em>L&rsquo;Art de la fugue</em> de Brice Cauvin et dans la s&eacute;rie <em>L&rsquo;Homme de nos vies</em>. Sa <a href="https://www.unifrance.org/annuaires/personne/371285/elodie-frege" target="_blank" rel="noopener noreferrer">filmographie est r&eacute;pertori&eacute;e par Unifrance</a>.</p>
<p>Sur sc&egrave;ne, &Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute; d&eacute;veloppe des concerts nourris par la chanson fran&ccedil;aise, le jazz et le r&eacute;pertoire international. En 2024, elle lit les lettres de Marilyn Monroe au Festival de la Correspondance de Grignan. Elle y revient en 2026 pour incarner Madame de Pompadour, tout en poursuivant la tourn&eacute;e de <em>Berger Story</em>, l&rsquo;&eacute;criture de nouvelles chansons et ses projets de cin&eacute;ma.</p>
</article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a52551c7e3742.02940060.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 11 Jul 2026 13:36:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Francis Perrin à Grignan 2026 : Dumas, Dussollier et Molière]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/francis-perrin-a-grignan-2026-dumas-dussollier-et-moliere-582</link>
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      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
TROIS TITRES SEO PROPOSÉS

1. Festival de la correspondance de Grignan 2026 : Francis Perrin donne voix à Alexandre Dumas

2. Francis Perrin à Grignan : Alexandre Dumas, André Dussollier et une rentrée avec Molière

3. Francis Perrin : « La passion du théâtre ne s’éteint jamais », de Grignan au Malade imaginaire
-->
<p><strong>Invit&eacute; de la soir&eacute;e de cl&ocirc;ture du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener">Festival de la correspondance de Grignan 2026</a>, Francis Perrin retrouve Alexandre Dumas pour une lecture partag&eacute;e avec Macha M&eacute;ril. Au micro de Patrice Caillet, le com&eacute;dien convoque aussi un souvenir fondateur avec Andr&eacute; Dussollier, annonce une rentr&eacute;e familiale consacr&eacute;e &agrave; Moli&egrave;re et rappelle cette &eacute;vidence : &laquo; La passion du th&eacute;&acirc;tre ne s&rsquo;&eacute;teint jamais. &raquo;</strong></p>
<article>
<p>&Agrave; Grignan, les lettres ne restent pas immobiles sur le papier. Elles passent par le souffle des com&eacute;diens, gagnent la cour du ch&acirc;teau et retrouvent l&rsquo;allure d&rsquo;une conversation. Pour la 30e &eacute;dition du festival, organis&eacute;e du 6 au 11 juillet 2026, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-11093/biographie/" target="_blank" rel="noopener">Francis Perrin</a> pr&ecirc;te sa voix &agrave; <a href="https://data.bnf.fr/11901063/alexandre_dumas" target="_blank" rel="noopener">Alexandre Dumas</a> dans <em>Nous ne faisons que commencer la vie&hellip;</em>, une lecture-spectacle pr&eacute;sent&eacute;e samedi 11 juillet &agrave; 21h30.</p>
<p>Face &agrave; lui, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-165/biographie/" target="_blank" rel="noopener">Macha M&eacute;ril</a> incarne <a href="https://data.bnf.fr/fr/11923601/george_sand/" target="_blank" rel="noopener">George Sand</a>. Sally Micaleff signe la mise en sc&egrave;ne et Rapha&euml;l Lucchini l&rsquo;adaptation de cette correspondance, d&rsquo;abord nourrie par le d&eacute;saccord, puis par une admiration r&eacute;ciproque et une profonde connivence litt&eacute;raire.</p>
<h2>Un premier prix partag&eacute; avec Andr&eacute; Dussollier en 1972</h2>
<p>Avant Dumas, Grignan et les projets de rentr&eacute;e, une image en noir et blanc revient dans la conversation. Le 1er juillet 1972, les cam&eacute;ras du journal t&eacute;l&eacute;vis&eacute; filment les laur&eacute;ats du concours de fin d&rsquo;ann&eacute;e du Conservatoire national sup&eacute;rieur d&rsquo;art dramatique. Francis Perrin et <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-328/biographie/" target="_blank" rel="noopener">Andr&eacute; Dussollier</a> viennent d&rsquo;obtenir le premier prix.</p>
<p>Sur les images conserv&eacute;es par l&rsquo;INA, la joie ne conna&icirc;t pas encore les usages polic&eacute;s des c&eacute;r&eacute;monies. Francis Perrin bondit dans les bras de son camarade. Plus de 50 ans apr&egrave;s, l&rsquo;&eacute;motion demeure intacte.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je ne m&rsquo;attendais pas &agrave; avoir le premier prix. J&rsquo;&eacute;tais ravi qu&rsquo;Andr&eacute; Dussollier le partage avec moi. C&rsquo;est un des plus beaux souvenirs de ma vie. &raquo;</p>
<footer>Francis Perrin au micro de Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma</footer></blockquote>
<p>Le com&eacute;dien en conserve aussi une malice tr&egrave;s th&eacute;&acirc;trale. Lorsqu&rsquo;il &eacute;voque ce jour avec son ami, il aime lui rappeler que les noms n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; proclam&eacute;s selon l&rsquo;ordre alphab&eacute;tique : Francis Perrin fut appel&eacute; avant Andr&eacute; Dussollier. Une fa&ccedil;on souriante de remettre en sc&egrave;ne la c&eacute;r&eacute;monie, comme un petit rappel apr&egrave;s 54 ans d&rsquo;applaudissements.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement avait alors une port&eacute;e difficile &agrave; mesurer aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;annonce ouvrait le journal de 20 heures de la premi&egrave;re cha&icirc;ne. Les deux jeunes acteurs devenaient, en quelques minutes, des visages connus du public fran&ccedil;ais. Francis Perrin voit dans cet instant le sceau d&rsquo;une amiti&eacute; que le temps n&rsquo;a pas fendue.</p>
<h2>Alexandre Dumas et George Sand, du d&eacute;saccord &agrave; l&rsquo;admiration</h2>
<p>Francis Perrin conna&icirc;t d&eacute;j&agrave; Alexandre Dumas pour l&rsquo;avoir incarn&eacute; au th&eacute;&acirc;tre. Il ignorait toutefois la richesse de ses &eacute;changes avec George Sand. La lecture de Grignan lui r&eacute;v&egrave;le un lien qui d&eacute;bute assez mal : un d&icirc;ner malheureux, une parole ind&eacute;licate de Dumas, puis une relation qui se transforme au fil des lettres.</p>
<p>Les deux &eacute;crivains apprennent &agrave; reconna&icirc;tre leurs qualit&eacute;s humaines et leur talent. Leurs missives abordent l&rsquo;&eacute;criture, le passage du temps, la vie litt&eacute;raire et les mouvements d&rsquo;humeur de deux personnalit&eacute;s qui ne redoutaient ni la contradiction ni le trait d&rsquo;esprit.</p>
<p>Francis Perrin retrouve dans ces lettres la faconde de Dumas, son go&ucirc;t de la formule et cette g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; verbale capable de donner un mouvement imm&eacute;diat &agrave; la page. Il associe au romancier une maxime br&egrave;ve : &laquo; J&rsquo;aime qui m&rsquo;aime. &raquo; Quelques mots qui disent, selon lui, l&rsquo;app&eacute;tit d&rsquo;affection, de fid&eacute;lit&eacute; et de reconnaissance de l&rsquo;auteur des <em>Trois Mousquetaires</em>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; C&rsquo;est une joute &eacute;pistolaire. Cela a l&rsquo;air d&rsquo;un dialogue, et c&rsquo;est ce qui rend la lecture vivante. &raquo;</p>
<footer>Francis Perrin</footer></blockquote>
<p>La correspondance devient ainsi une sc&egrave;ne sans d&eacute;cor impos&eacute;. La voix fait entendre les ripostes, les &eacute;lans et les silences. Le public n&rsquo;assiste pas &agrave; une reconstitution fig&eacute;e du XIXe si&egrave;cle : il &eacute;coute deux esprits qui se d&eacute;couvrent, se heurtent et finissent par se respecter.</p>
<h2>La lecture, une autre mani&egrave;re de jouer</h2>
<p>Une lecture-spectacle r&eacute;clame une pr&eacute;cision particuli&egrave;re. Le texte reste visible, mais la pr&eacute;sence du com&eacute;dien ne peut dispara&icirc;tre derri&egrave;re le pupitre. Francis Perrin pratique r&eacute;guli&egrave;rement cet exercice, parfois accompagn&eacute; de musiciens. Il y retrouve une part du jeu th&eacute;&acirc;tral, avec une &eacute;conomie de gestes et une attention accrue au rythme de la phrase.</p>
<p>&Agrave; Grignan, la repr&eacute;sentation est unique. Elle n&rsquo;est ni film&eacute;e ni enregistr&eacute;e. <strong>Cette fragilit&eacute; lui donne sa valeur</strong> : la soir&eacute;e existe pour les personnes r&eacute;unies dans la cour du ch&acirc;teau, puis demeure dans leur m&eacute;moire.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; C&rsquo;est ce qui fait la beaut&eacute; de la chose : les envies, la passion et le d&eacute;sir de partager une correspondance que je ne connaissais pas. C&rsquo;est une d&eacute;couverte, et nous la faisons d&eacute;couvrir &agrave; notre tour. &raquo;</p>
<footer>Francis Perrin</footer></blockquote>
<p>Le caract&egrave;re &eacute;ph&eacute;m&egrave;re ne signifie pas que le travail soit improvis&eacute;. Francis Perrin souligne les r&eacute;p&eacute;titions men&eacute;es avec Macha M&eacute;ril et Sally Micaleff, ainsi que la mise en place r&eacute;alis&eacute;e le matin m&ecirc;me. L&rsquo;exp&eacute;rience permet ensuite de pr&eacute;server la fra&icirc;cheur de la d&eacute;couverte sans sacrifier la rigueur.</p>
<h2>De la nuit de Grignan au lever du soleil &agrave; Villeneuve-l&egrave;s-Avignon</h2>
<p>&Agrave; peine la derni&egrave;re lettre de Dumas referm&eacute;e, une autre sc&egrave;ne attend Francis Perrin d&eacute;s le lendemain matin, Dimanche 12 juillet 2026, &agrave; <a href="https://www.abbayesaintandre.fr/levers-de-soleil-juin-juillet-2026/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;abbaye Saint-Andr&eacute; de Villeneuve-l&egrave;s-Avignon</a>, il participe &agrave; une lecture musicale organis&eacute;e d&egrave;s 5h30.</p>
<p>Accompagn&eacute; des violoncellistes Annie Balmayer et Pierre Champagne, il doit lire une s&eacute;lection de po&egrave;mes au lever du soleil. Le rendez-vous se poursuit par un petit d&eacute;jeuner po&eacute;tique dans les jardins de l&rsquo;abbaye. La route nocturne depuis Grignan ne semble gu&egrave;re l&rsquo;effrayer.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Cela prouve que je suis encore un peu fou. &raquo;</p>
<footer>Francis Perrin</footer></blockquote>
<p>La formule r&eacute;sume une disponibilit&eacute; intacte pour les aventures singuli&egrave;res : une correspondance sous les &eacute;toiles, quelques heures de route, puis des vers dits &agrave; l&rsquo;aube avec deux violoncelles.</p>
<h2>Le Malade imaginaire, une rentr&eacute;e avec trois de ses enfants</h2>
<p>La rentr&eacute;e 2026 prendra une couleur familiale. &Agrave; partir du 2 septembre, Francis Perrin met en sc&egrave;ne et interpr&egrave;te <a href="https://www.offi.fr/theatre/theatre-de-la-michodiere-2784/le-malade-imaginaire-106458.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Malade imaginaire</em></a> au Th&eacute;&acirc;tre de la Michodi&egrave;re, &agrave; Paris. Il y joue Argan et c&eacute;l&egrave;bre par la m&ecirc;me occasion ses 60 ans de carri&egrave;re.</p>
<p>Trois de ses enfants participent au spectacle : Jeanne Perrin, Clarisse Perrin et Louis Perrin. Francis Perrin parle d&rsquo;une &laquo; belle aventure &raquo; et d&rsquo;une &laquo; famille Moli&egrave;re &raquo;, compos&eacute;e de ses proches comme de ses compagnons de sc&egrave;ne.</p>
<p>&Agrave; la question de savoir s&rsquo;il dirige la troupe comme un p&egrave;re ou comme un metteur en sc&egrave;ne, la r&eacute;ponse fuse : il reste le metteur en sc&egrave;ne, r&ocirc;le que ses enfants appr&eacute;cient peut-&ecirc;tre moins que celui de papa. La boutade laisse deviner un travail fond&eacute; sur la confiance, mais aussi sur les exigences du plateau.</p>
<p>Moli&egrave;re occupe une place majeure dans le parcours de Francis Perrin. D&egrave;s 1973, il mettait en sc&egrave;ne <em>Le M&eacute;decin volant</em> &agrave; la Com&eacute;die-Fran&ccedil;aise. Il a depuis jou&eacute; et mont&eacute; plusieurs &oelig;uvres du dramaturge, jusqu&rsquo;au seul-en-sc&egrave;ne <em>Moli&egrave;re malgr&eacute; moi</em>. Avec Argan, il retrouve donc un auteur qui accompagne sa vie d&rsquo;artiste depuis ses d&eacute;buts.</p>
<h2>Lily et Lily avec Mich&egrave;le Bernier au Th&eacute;&acirc;tre de Paris</h2>
<p>Apr&egrave;s <em>Le Malade imaginaire</em>, Francis Perrin reprendra aussi <a href="https://www.theatredeparis.com/evenement/lily-et-lily/" target="_blank" rel="noopener"><em>Lily et Lily</em></a> avec <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-31682/biographie/" target="_blank" rel="noopener">Mich&egrave;le Bernier</a>. La com&eacute;die de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gr&eacute;dy revient au Th&eacute;&acirc;tre de Paris &agrave; partir du 12 novembre 2026, dans la mise en sc&egrave;ne de Marie-Pascale Osterrieth.</p>
<p>La production annonce plus de 120.000 spectateurs lors de la premi&egrave;re saison parisienne et de la tourn&eacute;e. Mich&egrave;le Bernier y joue les jumelles Lily et Deborah, tandis que Francis Perrin figure dans une distribution qui r&eacute;unit &eacute;galement V&eacute;ronique Boulanger, &Eacute;ric Boucher, Riton Liebman, Thomas Lempire et Morgane Cabot.</p>
<p>Au moment de refermer l&rsquo;entretien, le com&eacute;dien &eacute;carte toute id&eacute;e de retraite. Grignan, Villeneuve-l&egrave;s-Avignon, la Michodi&egrave;re, le Th&eacute;&acirc;tre de Paris puis la tourn&eacute;e dessinent un calendrier qui ne laisse gu&egrave;re de place &agrave; l&rsquo;immobilit&eacute;.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Ma retraite n&rsquo;est pas encore pour demain. Quand on a la passion du th&eacute;&acirc;tre, elle ne s&rsquo;&eacute;teint jamais. &raquo;</p>
<footer>Francis Perrin</footer></blockquote>
<h2>Francis Perrin : biographie d&rsquo;un com&eacute;dien fid&egrave;le au th&eacute;&acirc;tre</h2>
<p>N&eacute; le 10 octobre 1947 &agrave; Versailles, Francis Perrin grandit dans une famille li&eacute;e aux m&eacute;tiers du cin&eacute;ma. Apr&egrave;s son baccalaur&eacute;at, il choisit le th&eacute;&acirc;tre et se forme au Conservatoire national sup&eacute;rieur d&rsquo;art dramatique, notamment aupr&egrave;s de Louis Seigner et Pierre Dux. En 1972, ses prix de com&eacute;die lui ouvrent les portes de la Com&eacute;die-Fran&ccedil;aise.</p>
<p>Le cin&eacute;ma le d&eacute;couvre d&egrave;s 1973 dans <em>Le Concierge</em> de Jean Girault. Claude Pinoteau lui confie ensuite un r&ocirc;le dans <em>La Gifle</em>, sorti en 1974. Francis Perrin d&eacute;veloppe bient&ocirc;t une figure d&rsquo;antih&eacute;ros r&ecirc;veur et maladroit, notamment dans <em>Le Roi des cons</em> en 1981. Il passe aussi derri&egrave;re la cam&eacute;ra pour <em>T&ecirc;te &agrave; claques</em>, <em>Le Joli C&oelig;ur</em> et <em>&Ccedil;a n&rsquo;arrive qu&rsquo;&agrave; moi</em>.</p>
<p>Sa carri&egrave;re reste profond&eacute;ment attach&eacute;e aux planches. Com&eacute;dien, auteur, r&eacute;alisateur et metteur en sc&egrave;ne, il aborde Moli&egrave;re, Georges Feydeau, Eug&egrave;ne Labiche, Marcel Pagnol et le th&eacute;&acirc;tre de boulevard. Il assure &eacute;galement la direction du Th&eacute;&acirc;tre Montansier de Versailles, puis celle du Festival d&rsquo;Anjou.</p>
<p>La t&eacute;l&eacute;vision lui offre une nouvelle proximit&eacute; avec le grand public gr&acirc;ce &agrave; <em>Mongeville</em>. De 2013 &agrave; 2021, il interpr&egrave;te Antoine Mongeville, ancien juge d&rsquo;instruction devenu enqu&ecirc;teur, dans la s&eacute;rie polici&egrave;re de France 3.</p>
<p>En 2026, Francis Perrin c&eacute;l&egrave;bre 60 ans de carri&egrave;re avec plus de 10.000 repr&eacute;sentations annonc&eacute;es &agrave; son actif. Sa pr&eacute;sence &agrave; Grignan, son retour &agrave; Moli&egrave;re et ses projets avec Mich&egrave;le Bernier t&eacute;moignent d&rsquo;un m&ecirc;me moteur, formul&eacute; simplement par le com&eacute;dien : la passion du th&eacute;&acirc;tre ne s&rsquo;&eacute;teint jamais.</p>
</article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5239e48508e3.36874584.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 11 Jul 2026 12:37:00 +0000</pubDate>
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    </item>
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      <title><![CDATA[« Puisse l'âge de la haine finir" - Festival de la Correspondance de Grignan 2026]]></title>
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      <description><![CDATA[&laquo; Ce ne sont pas des textes qui nous enfoncent, ce sont des textes qui nous &eacute;l&egrave;vent. &raquo;
Au lendemain d'une soir&eacute;e particuli&egrave;rement forte ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Ce ne sont pas des textes qui nous enfoncent, ce sont des textes qui nous &eacute;l&egrave;vent. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au lendemain d'une soir&eacute;e particuli&egrave;rement forte au Festival de la correspondance de Grignan, nous avons rencontr&eacute; <strong>St&eacute;phane Wojtowicz et Thierry Fr&eacute;mont</strong>, interpr&egrave;tes de &laquo; Puisse l'&acirc;ge de la haine finir &raquo;, une lecture de la correspondance entre Stefan Zweig et Romain Rolland.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Deux artistes qui reviennent sur la puissance de ces lettres centenaires, sur leur incroyable r&eacute;sonance avec notre &eacute;poque, mais aussi sur le travail d'acteur, l'&eacute;coute, la sinc&eacute;rit&eacute; et l'&eacute;motion d'une repr&eacute;sentation unique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C'est un spectacle r&eacute;aliste, malheureusement. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Celui qui conna&icirc;t l'histoire conna&icirc;t le pr&eacute;sent et le futur. Les m&ecirc;mes m&eacute;canismes am&egrave;nent toujours aux m&ecirc;mes catastrophes. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il suffit souvent d'&eacute;couter pour incarner. &raquo;</span></p>
<p><span>Une rencontre riche, sensible et actuelle, &agrave; retrouver dans notre entretien.</span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54e2f31ab408.73903229.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 13:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Jean Zay raconté par ses lettres : Davy Sardou et Valérie Decobert au Festival de Grignan 2026]]></title>
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      <description><![CDATA[
&laquo; Je d&eacute;couvre compl&egrave;tement qui &eacute;tait ce h&eacute;ros &raquo;, confie ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article class="article-rdc"><header class="article-header">
<p class="article-chapo">&laquo; Je d&eacute;couvre compl&egrave;tement qui &eacute;tait ce h&eacute;ros &raquo;, confie <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=144314.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Davy Sardou</a>. Le com&eacute;dien a pr&ecirc;t&eacute; sa voix &agrave; Jean Zay dans <em>Une &eacute;toile dans la nuit</em>, lecture-spectacle pr&eacute;sent&eacute;e le jeudi 9 juillet 2026 au Festival de la Correspondance de Grignan. Avec <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=101601.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Val&eacute;rie Decobert</a>, qui incarnait Madeleine Zay, il a fait entendre un dialogue amoureux maintenu vivant malgr&eacute; la prison, la propagande et la menace de mort.</p>
<p class="article-byline"><strong>Par La Radio du Cin&eacute;ma</strong></p>
</header>
<p>Il suffit parfois de deux voix et de quelques lettres pour rendre &agrave; l&rsquo;Histoire un visage, une respiration, une attente. &Agrave; l&rsquo;Espace S&eacute;vign&eacute;, <em>Une &eacute;toile dans la nuit</em> ne cherchait pas &agrave; dresser une statue suppl&eacute;mentaire de <a href="https://www2.assemblee-nationale.fr/14/evenements/2015/hommage-a-jean-zay" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jean Zay</a>. La lecture imagin&eacute;e &agrave; partir de sa correspondance avec Madeleine Zay invitait plut&ocirc;t &agrave; retrouver l&rsquo;homme derri&egrave;re le ministre : un &eacute;poux, un p&egrave;re, un prisonnier et un r&eacute;publicain qui continuait d&rsquo;&eacute;crire afin de ne pas c&eacute;der au silence.</p>
<p>Pr&eacute;sent&eacute;e dans le cadre du Festival de la Correspondance de Grignan, la cr&eacute;ation r&eacute;unissait Val&eacute;rie Decobert et Davy Sardou, sous la direction d&rsquo;<a href="https://www.agence-arcenciel.com/talent/comedien/anouche_setbon.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Anouche Setbon</a>. L&rsquo;adaptation &eacute;tait sign&eacute;e par l&rsquo;auteur et homme de th&eacute;&acirc;tre <a href="https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-provence-alpes-cote-d-azur/politique-et-actions-culturelles/livre-et-lecture/creation-et-developpement-en-region-paca-d-un-reseau-de-residences-litteraires/les-laureats/jean-pierre-thiercelin" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jean-Pierre Thiercelin</a>.</p>
<h2>Davy Sardou face &agrave; la d&eacute;couverte d&rsquo;un h&eacute;ros m&eacute;connu</h2>
<p>La premi&egrave;re rencontre de Davy Sardou avec Jean Zay ne s&rsquo;est pas faite dans un manuel scolaire, mais par le texte envoy&eacute; par Anouche Setbon. Le com&eacute;dien le reconna&icirc;t sans d&eacute;tour au micro de La Radio du Cin&eacute;ma : &laquo; Je d&eacute;couvre Jean Zay. Je suis ignorant de l&rsquo;histoire de cet homme. &raquo;</p>
<p>Cette ignorance devient aussit&ocirc;t le moteur de son travail. &laquo; On ne l&rsquo;&eacute;tudie pas assez dans les livres d&rsquo;histoire, on ne parle pas assez de lui &raquo;, poursuit Davy Sardou. Sa r&eacute;action dit quelque chose de la place singuli&egrave;re occup&eacute;e par Jean Zay dans la m&eacute;moire fran&ccedil;aise. Son nom figure sur des &eacute;tablissements scolaires, des rues et des &eacute;quipements publics, mais son parcours demeure moins connu que les institutions auxquelles il a contribu&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 31 ans, Jean Zay, <span>protestant,</span> est nomm&eacute; ministre de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale et des Beaux-Arts par L&eacute;on Blum, le 4 juin 1936. Il conserve ce portefeuille jusqu&rsquo;en septembre 1939. Durant ces 39 mois, il prolonge l&rsquo;obligation scolaire jusqu&rsquo;&agrave; 14 ans, d&eacute;veloppe le sport et les activit&eacute;s dirig&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, soutient la recherche scientifique et encourage l&rsquo;acc&egrave;s du plus grand nombre aux arts et &agrave; la culture.</p>
<p>Pour un com&eacute;dien, ce destin pr&eacute;sente un d&eacute;fi particulier. Il faut restituer l&rsquo;&eacute;nergie d&rsquo;un responsable politique tr&egrave;s jeune sans effacer la fragilit&eacute; de l&rsquo;homme emprisonn&eacute;. Davy Sardou choisit la parole directe, sans emphase comm&eacute;morative. La grandeur de Jean Zay na&icirc;t alors de gestes modestes, de nouvelles familiales, d&rsquo;un oiseau aper&ccedil;u ou de quelques plantations d&eacute;crites depuis sa cellule.</p>
<h2>Madeleine Zay, pr&eacute;sence d&eacute;cisive de la correspondance</h2>
<p>Anouche Setbon a choisi de placer la relation conjugale au c&oelig;ur de la lecture. &laquo; Je voulais surtout m&rsquo;appuyer sur leur relation &raquo;, explique la metteuse en sc&egrave;ne. Elle voit dans la t&eacute;nacit&eacute; de Madeleine Zay une force qui permet &agrave; Jean Zay de continuer &agrave; vivre, &agrave; travailler et &agrave; esp&eacute;rer.</p>
<p>Val&eacute;rie Decobert souligne elle aussi cette dimension : &laquo; C&rsquo;est l&rsquo;amour infini que Madeleine et Jean Zay &eacute;prouvaient l&rsquo;un pour l&rsquo;autre. &raquo; Ils se connaissent depuis leur jeunesse et se marient &agrave; Orl&eacute;ans en 1931. Deux filles naissent de leur union, Catherine en 1936 puis H&eacute;l&egrave;ne en 1940.</p>
<p>Les lettres donnent &agrave; Madeleine Zay une place active. Elle n&rsquo;est pas seulement la destinataire d&rsquo;une parole venue de prison. Elle prot&egrave;ge le lien familial, organise les visites et accompagne un homme pris dans une m&eacute;canique judiciaire et politique destin&eacute;e &agrave; le briser. Sa pr&eacute;sence &eacute;claire aussi le co&ucirc;t intime d&rsquo;un engagement public.</p>
<p>Anouche Setbon remarque un renversement bouleversant : Jean Zay, d&eacute;tenu et isol&eacute;, s&rsquo;efforce de rassurer celle qui demeure libre. Il d&eacute;crit son quotidien, observe le vivant et transforme les d&eacute;tails de sa cellule en preuves de continuit&eacute;. Ces images n&rsquo;effacent pas l&rsquo;enfermement. Elles constituent une discipline int&eacute;rieure, presque un sc&eacute;nario de survie &eacute;crit jour apr&egrave;s jour.</p>
<h2>Des lettres qui refusent le r&ocirc;le de reliques</h2>
<p>Sur sc&egrave;ne, Val&eacute;rie Decobert et Davy Sardou ont souvent d&eacute;laiss&eacute; leurs feuillets. Ce choix pouvait sembler risqu&eacute;, puisque la troupe ne disposait que de trois s&eacute;ances de r&eacute;p&eacute;tition de quatre heures. Il r&eacute;pondait pourtant &agrave; une n&eacute;cessit&eacute; : faire circuler les mots comme une conversation et non comme la consultation solennelle d&rsquo;une archive.</p>
<p>&laquo; Je ne voulais pas prendre &ccedil;a &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Je voulais vraiment faire quelque chose de fort &raquo;, pr&eacute;cise Anouche Setbon. Les regards, les silences et les reprises de souffle deviennent alors aussi &eacute;loquents que la correspondance. La lecture fait appara&icirc;tre un couple s&eacute;par&eacute; par des murs, mais encore capable de partager une m&ecirc;me dur&eacute;e.</p>
<p>Davy Sardou r&eacute;sume la singularit&eacute; de cette repr&eacute;sentation par une formule qui pourrait servir de g&eacute;n&eacute;rique de fin : &laquo; C&rsquo;est le th&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re. &raquo; <em>Une &eacute;toile dans la nuit</em> n&rsquo;a &eacute;t&eacute; programm&eacute;e qu&rsquo;une seule fois &agrave; Grignan. Cette repr&eacute;sentation unique a donn&eacute; au texte une tension particuli&egrave;re, puisque chaque phrase semblait vou&eacute;e &agrave; dispara&icirc;tre aussit&ocirc;t prononc&eacute;e. Le festival envisage t-il des captation &agrave; l'avenir ?</p>
<h2>Jean Zay, instigateur du festival de Cannes</h2>
<p>Pour La Radio du Cin&eacute;ma, la figure de Jean Zay poss&egrave;de une r&eacute;sonance particuli&egrave;re. Ministre des Beaux-Arts, il soutient en 1939 la cr&eacute;ation d&rsquo;un festival international du film &agrave; Cannes, con&ccedil;u comme une manifestation libre face &agrave; une Mostra de Venise soumise aux pressions des r&eacute;gimes fasciste et nazi.</p>
<p>La premi&egrave;re &eacute;dition devait se d&eacute;rouler du 1er au 20 septembre 1939, sous la pr&eacute;sidence de Louis Lumi&egrave;re. L&rsquo;invasion de la Pologne puis l&rsquo;entr&eacute;e en guerre de la France entra&icirc;nent sa suspension. Le Festival de Cannes ouvre finalement sa premi&egrave;re &eacute;dition en 1946, deux ans apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de Jean Zay.</p>
<p>Son action concerne aussi l&rsquo;organisation de l&rsquo;industrie cin&eacute;matographique. En 1938, Jean Zay d&eacute;pose un projet de loi destin&eacute; &agrave; structurer le secteur. Une pr&eacute;cision historique s&rsquo;impose toutefois : le Centre national de la cin&eacute;matographie, devenu le Centre national du cin&eacute;ma et de l&rsquo;image anim&eacute;e, est cr&eacute;&eacute; par la loi du 25 octobre 1946. Jean Zay n&rsquo;a donc pas fond&eacute; directement le CNC, mais ses travaux ont nourri la r&eacute;flexion publique qui pr&eacute;c&egrave;de sa naissance.</p>
<p>Ce lien avec le septi&egrave;me art nourrit le souhait exprim&eacute; par Davy Sardou apr&egrave;s la repr&eacute;sentation : &laquo; Pourquoi pas un film sur Jean Zay ? Ce serait une belle id&eacute;e. &raquo; Sa vie poss&egrave;de en effet la densit&eacute; d&rsquo;un r&eacute;cit historique, avec une ascension politique fulgurante, un amour &eacute;prouv&eacute; par l&rsquo;absence, une condamnation fabriqu&eacute;e et une fin tragique. Le cin&eacute;ma pourrait surtout y retrouver une question toujours actuelle : comment un homme public conserve-t-il sa libert&eacute; de pens&eacute;e lorsque l&rsquo;&Eacute;tat auquel il a servi renie ses propres principes ?</p>
<h2>Une &oelig;uvre politique qui continue d&rsquo;&eacute;clairer le pr&eacute;sent</h2>
<p>La lecture rappelle l&rsquo;ampleur des chantiers ouverts sous son minist&egrave;re. La loi du 9 ao&ucirc;t 1936 porte l&rsquo;obligation scolaire de 13 &agrave; 14 ans. Jean Zay encourage les exp&eacute;rimentations p&eacute;dagogiques, les classes d&rsquo;orientation, l&rsquo;&eacute;ducation physique, les activit&eacute;s culturelles et l&rsquo;observation active du milieu.</p>
<p>Il soutient &eacute;galement la construction d&rsquo;une politique nationale de la recherche avec Jean Perrin et Ir&egrave;ne Joliot-Curie. Le Centre national de la recherche scientifique est cr&eacute;&eacute; en octobre 1939, apr&egrave;s son d&eacute;part du minist&egrave;re, dans le prolongement des structures et des projets qu&rsquo;il avait port&eacute;s.</p>
<p>Anouche Setbon et Val&eacute;rie Decobert insistent sur l&rsquo;&eacute;cho actuel de ses convictions r&eacute;publicaines. La la&iuml;cit&eacute; scolaire, l&rsquo;acc&egrave;s commun &agrave; l&rsquo;instruction, la lutte contre les ligues d&rsquo;extr&ecirc;me droite et la d&eacute;fense des institutions appartiennent &agrave; son action comme &agrave; son parcours personnel.</p>
<p>La correspondance emp&ecirc;che cependant de r&eacute;duire Jean Zay &agrave; un catalogue de r&eacute;formes. Elle rappelle qu&rsquo;une politique se construit aussi &agrave; partir d&rsquo;une conception de l&rsquo;&ecirc;tre humain. Chez lui, l&rsquo;&eacute;cole, les arts, la recherche et le cin&eacute;ma participent d&rsquo;une m&ecirc;me ambition : donner &agrave; chacun des outils pour comprendre le monde et y exercer sa libert&eacute;.</p>
<h2>L&rsquo;arrestation, la prison et l&rsquo;assassinat</h2>
<p>Apr&egrave;s la d&eacute;claration de guerre, Jean Zay quitte le gouvernement et rejoint l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise comme sous-lieutenant. En juin 1940, il embarque &agrave; bord du <em>Massilia</em> avec plusieurs parlementaires qui souhaitent poursuivre la guerre depuis l&rsquo;Afrique du Nord.</p>
<p>Arr&ecirc;t&eacute; au Maroc, il est ramen&eacute; en France puis condamn&eacute; &agrave; la d&eacute;portation et &agrave; la d&eacute;gradation militaire pour &laquo; abandon de poste en pr&eacute;sence de l&rsquo;ennemi &raquo;. Les conditions de son d&eacute;part avaient pourtant &eacute;t&eacute; autoris&eacute;es par ses sup&eacute;rieurs. Les historiens d&eacute;crivent ce proc&egrave;s comme une op&eacute;ration politique men&eacute;e par le r&eacute;gime de Vichy contre un responsable du Front populaire, r&eacute;publicain, franc-ma&ccedil;on et cible ancienne de campagnes antis&eacute;mites.</p>
<p>Emprisonn&eacute; &agrave; Riom, Jean Zay poursuit son travail d&rsquo;&eacute;criture. Il r&eacute;dige notamment les textes qui formeront <em>Souvenirs et Solitude</em>, publi&eacute; apr&egrave;s sa mort. Il entretient aussi sa correspondance avec Madeleine Zay et r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; la reconstruction culturelle du pays.</p>
<p>Le 20 juin 1944, trois miliciens viennent le chercher sous le pr&eacute;texte d&rsquo;un transfert. Ils l&rsquo;assassinent dans un bois pr&egrave;s de Molles, dans l&rsquo;Allier, puis dissimulent son corps. Sa d&eacute;pouille n&rsquo;est formellement identifi&eacute;e qu&rsquo;en 1948.</p>
<h2>Biographie de Jean Zay</h2>
<p>Jean &Eacute;lie Paul Zay na&icirc;t le 6 ao&ucirc;t 1904 &agrave; Orl&eacute;ans. Son p&egrave;re, L&eacute;on Zay, dirige le journal radical-socialiste <em>Le Progr&egrave;s du Loiret</em>. Sa m&egrave;re, Alice Chartrain, est institutrice. &Eacute;l&egrave;ve au lyc&eacute;e Pothier, Jean Zay manifeste tr&egrave;s t&ocirc;t un go&ucirc;t marqu&eacute; pour la litt&eacute;rature, le journalisme et le d&eacute;bat public.</p>
<p>Apr&egrave;s des &eacute;tudes de droit, il devient avocat en 1928. Il est &eacute;lu d&eacute;put&eacute; radical-socialiste du Loiret le 8 mai 1932, &agrave; 27 ans, puis r&eacute;&eacute;lu en 1936. Il participe au rapprochement du Parti radical avec le Front populaire.</p>
<p>L&eacute;on Blum le nomme ministre de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale et des Beaux-Arts le 4 juin 1936. Jean Zay a alors 31 ans et devient le plus jeune ministre de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique. Il reste en fonction jusqu&rsquo;au 10 septembre 1939.</p>
<p>Son minist&egrave;re accompagne la prolongation de la scolarit&eacute; obligatoire jusqu&rsquo;&agrave; 14 ans, le d&eacute;veloppement des activit&eacute;s sportives et culturelles &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;enseignement, la structuration de la recherche scientifique et la pr&eacute;paration du premier Festival de Cannes. Son projet de r&eacute;forme g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;enseignement, d&eacute;pos&eacute; en 1937, n&rsquo;est toutefois pas adopt&eacute; par le Parlement.</p>
<p>Engag&eacute; volontairement dans l&rsquo;arm&eacute;e en 1939, il est arr&ecirc;t&eacute; apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir du r&eacute;gime de Vichy. Il passe pr&egrave;s de quatre ans en d&eacute;tention avant d&rsquo;&ecirc;tre assassin&eacute; par la Milice fran&ccedil;aise le 20 juin 1944. Il n&rsquo;avait pas encore 40 ans.</p>
<p>Le 27 mai 2015, les cendres de Jean Zay entrent au Panth&eacute;on avec celles de Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Genevi&egrave;ve de Gaulle-Anthonioz. Cette reconnaissance nationale consacre le souvenir d&rsquo;un ministre r&eacute;formateur, d&rsquo;un r&eacute;publicain pers&eacute;cut&eacute; et d&rsquo;un homme qui, depuis sa cellule, continua de pr&eacute;parer un avenir qu&rsquo;il ne verrait pas.</p>
<footer class="article-footer">
<h2>Informations pratiques</h2>
<p><strong>Une &eacute;toile dans la nuit</strong>, correspondance de Madeleine et Jean Zay<br>Avec Val&eacute;rie Decobert et Davy Sardou<br>Mise en sc&egrave;ne : Anouche Setbon<br>Adaptation : Jean-Pierre Thiercelin<br>Festival de la Correspondance de Grignan<br>Jeudi 9 juillet 2026 &agrave; 16h<br>Espace S&eacute;vign&eacute;, Grignan<br>&Eacute;v&eacute;nement pass&eacute;</p>
<p>L&rsquo;entretien avec Davy Sardou, Val&eacute;rie Decobert et Anouche Setbon a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; sur place par Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
</footer></article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a50c90521b3e3.78291136.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 10:26:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Grignan 2026 : les retrouvailles de Marie-Christine Barrault et Christelle Reboul]]></title>
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      <description><![CDATA[
Interview
R&eacute;unies au Festival de la correspondance de Grignan, Marie-Christine Barrault et Christelle Reboul pr&ecirc;tent leurs voix &ag...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article itemscope="" itemtype="https://schema.org/Article"><header>
<p><strong>Interview</strong></p>
<p><strong>R&eacute;unies au Festival de la correspondance de Grignan, Marie-Christine Barrault et Christelle Reboul pr&ecirc;tent leurs voix &agrave; Madame de S&eacute;vign&eacute; et &agrave; sa fille, Madame de Grignan, dans la lecture-spectacle <em>Ma ch&egrave;re M&egrave;re</em>. Au micro de Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma, les deux com&eacute;diennes racontent leur amiti&eacute;, leur rapport au temps, la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; n&eacute;cessaire au m&eacute;tier d&rsquo;actrice et les projets qui prolongent leurs parcours sur sc&egrave;ne comme au cin&eacute;ma.</strong></p>
</header>
<div itemprop="articleBody">
<p>Le sourire de <a href="https://www.festival-cannes.com/p/marie-christine-barrault/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marie-Christine Barrault</a> r&eacute;pond imm&eacute;diatement &agrave; celui de <a href="https://www.vma.fr/fiche.cfm/730546_christelle-reboul" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Christelle Reboul</a>. &Agrave; Grignan, leurs retrouvailles ont la chaleur des amiti&eacute;s qui n&rsquo;ont plus besoin de pr&eacute;ambule. Une histoire de sc&egrave;ne et une profonde affection les r&eacute;unissent d&eacute;j&agrave;. Le Festival de la correspondance leur offre cette fois un langage commun fait de lettres, de silences et de r&eacute;ponses disparues.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; &Agrave; chaque fois qu&rsquo;on arrive et qu&rsquo;on voit le ch&acirc;teau l&agrave;-haut, on a un coup au c&oelig;ur. La premi&egrave;re fois, je n&rsquo;ai pas cru ce que je voyais et, chaque ann&eacute;e, cela me refait la m&ecirc;me chose &raquo;, confie Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>La 30<sup>e</sup> &eacute;dition du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de la correspondance de Grignan</a> se tient du 6 au 11 juillet 2026 sous la direction artistique d&rsquo;&Eacute;ric-Emmanuel Schmitt. Son th&egrave;me, &laquo; La Correspondance, portrait d&rsquo;une &eacute;poque &raquo;, accompagne le 400<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Madame de S&eacute;vign&eacute;.</p>
<h2>&Agrave; Grignan, la lettre devient un acte vivant</h2>
<p>Comment d&eacute;finir la singularit&eacute; de Grignan ? Christelle Reboul &eacute;voque un espace th&eacute;&acirc;tral qui conserve la proximit&eacute; de la lecture. L&rsquo;interpr&egrave;te incarne une voix tout en gardant le texte dans ses mains. La feuille reste visible, mais elle ne fait pas &eacute;cran au jeu.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; De la lecture tr&egrave;s intime que l&rsquo;on peut faire chez soi &agrave; l&rsquo;acte th&eacute;&acirc;tral, il y a Grignan. C&rsquo;est une incarnation et, pourtant, on a le texte en main. Cette distance permet une magie propre &agrave; Grignan &raquo;, explique Christelle Reboul.</p>
</blockquote>
<p>Le ch&acirc;teau ne constitue pas un simple d&eacute;cor. Madame de S&eacute;vign&eacute; s&eacute;journa &agrave; Grignan aupr&egrave;s de sa fille, Fran&ccedil;oise-Marguerite de S&eacute;vign&eacute;, mari&eacute;e au comte de Grignan. Le lieu conserve ainsi l&rsquo;empreinte d&rsquo;une correspondance devenue un monument de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise.</p>
<p>La lecture-spectacle a r&eacute;uni Marie-Christine Barrault et Christelle Reboul sous la direction de Didier Long. L&rsquo;adaptation porte la signature de Fran&ccedil;oise Hamel.</p>
<p>&laquo; &Ccedil;a a du poids et &ccedil;a a du sens &raquo;, r&eacute;sume Marie-Christine Barrault. La g&eacute;ographie, la m&eacute;moire litt&eacute;raire et le travail des actrices se r&eacute;pondent avec une rare &eacute;vidence.</p>
<h2>Imaginer la voix de Madame de Grignan sans falsifier l&rsquo;Histoire</h2>
<p>Les lettres &eacute;crites par Madame de Grignan &agrave; sa m&egrave;re n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; conserv&eacute;es. Fran&ccedil;oise Hamel a donc imagin&eacute; ses r&eacute;ponses &agrave; partir des indices contenus dans les lettres de Madame de S&eacute;vign&eacute;. Son travail ne pr&eacute;tend pas r&eacute;v&eacute;ler des documents retrouv&eacute;s. Il propose une recr&eacute;ation litt&eacute;raire fond&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tude de la correspondance connue.</p>
<p>Marie-Christine Barrault souligne la rigueur de cette d&eacute;marche. Les r&eacute;actions de la fille apparaissent en filigrane dans les reproches, les &eacute;lans et les inqui&eacute;tudes de sa m&egrave;re. Il devient alors possible de deviner une parole absente, comme on reconstituerait le contrechamp d&rsquo;une sc&egrave;ne dont une seule cam&eacute;ra aurait conserv&eacute; les images.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Fran&ccedil;oise Hamel a vraiment puis&eacute; dans les lettres m&ecirc;mes de Madame de S&eacute;vign&eacute;. La parole de sa fille est induite par les lettres de sa m&egrave;re. On sent une v&eacute;racit&eacute;. Ce n&rsquo;est pas une invention subjective &raquo;, estime Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Cette recr&eacute;ation permet aussi de reconsid&eacute;rer une relation souvent pr&eacute;sent&eacute;e comme le mod&egrave;le d&rsquo;un amour maternel absolu. Marie-Christine Barrault admire le g&eacute;nie de Madame de S&eacute;vign&eacute;, la richesse de sa langue, son intelligence et la vivacit&eacute; de sa pens&eacute;e. Elle s&rsquo;interroge toutefois sur la nature de son attachement &agrave; sa fille.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Depuis que je suis petite, on m&rsquo;explique que l&rsquo;amour de Madame de S&eacute;vign&eacute; pour sa fille est magnifique, extraordinaire, exemplaire. Moi, cela fait un moment que je m&rsquo;en m&eacute;fie. Elle est bien possessive, elle est bien intrusive. Est-ce que c&rsquo;est cela, l&rsquo;amour d&rsquo;une m&egrave;re ? &raquo;, questionne Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>La lecture ne tranche pas &agrave; la place du public. Elle donne &agrave; entendre l&rsquo;affection, le besoin d&rsquo;ind&eacute;pendance, la culpabilit&eacute; et les attentes qui traversent une relation familiale. Chaque spectateur peut ainsi construire sa propre lecture de ce dialogue recompos&eacute;.</p>
<h2>Une amiti&eacute; n&eacute;e avec George Sand et Sarah Bernhardt</h2>
<p>Marie-Christine Barrault et Christelle Reboul avaient d&eacute;j&agrave; partag&eacute; la sc&egrave;ne dans <em>George &amp; Sarah</em>, une pi&egrave;ce de Thierry Lassalle mise en sc&egrave;ne par Olivier Mac&eacute;. Marie-Christine Barrault y incarnait George Sand. Christelle Reboul interpr&eacute;tait Sarah Bernhardt.</p>
<p>Ce dialogue th&eacute;&acirc;tral consacr&eacute; &agrave; deux artistes affranchies a fait na&icirc;tre une amiti&eacute; durable. Marie-Christine Barrault parle d&rsquo;un lien de com&eacute;diennes, mais surtout d&rsquo;un attachement de femmes. Leur diff&eacute;rence d&rsquo;&acirc;ge nourrit une transmission qui ne se limite jamais aux conseils professionnels.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il y a une grande amiti&eacute; qui nous relie, de femmes, d&rsquo;actrices certes, mais de femmes. J&rsquo;ai un c&ocirc;t&eacute; un peu maternel avec toi et toi, un c&ocirc;t&eacute; un peu filial avec moi &raquo;, dit Marie-Christine Barrault &agrave; Christelle Reboul.</p>
</blockquote>
<p>Leur complicit&eacute; se lit aussi dans les attentions du quotidien. &Agrave; Grignan, Christelle Reboul veille sur son amie, anticipe ses besoins et r&egrave;gle les d&eacute;tails pratiques. Marie-Christine Barrault s&rsquo;en amuse avec tendresse : que fera-t-elle le lendemain lorsque Christelle Reboul ne sera plus l&agrave; ?</p>
<p>Christelle Reboul lui r&eacute;pond par un portrait lumineux. Elle &eacute;voque la qualit&eacute; de son &eacute;coute, sa pr&eacute;cision, sa vivacit&eacute; et sa capacit&eacute; &agrave; transmettre sans imposer.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Tu m&rsquo;as transmis tellement de choses sur l&rsquo;actrice, mais aussi sur la femme que j&rsquo;essaie d&rsquo;&ecirc;tre. Tu es quelqu&rsquo;un d&rsquo;extr&ecirc;mement lumineux et cette lumi&egrave;re, tu aimes la partager &raquo;, confie Christelle Reboul.</p>
</blockquote>
<h2>La l&eacute;g&egrave;ret&eacute; comme m&eacute;thode de vie et de jeu</h2>
<p>Un mot revient fr&eacute;quemment dans leur conversation : <strong>la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; de vivre le m&eacute;tier de com&eacute;dienne</strong>. Marie-Christine Barrault la distingue clairement de la distance. Prendre ses distances reviendrait &agrave; s&rsquo;&eacute;loigner de l&rsquo;exp&eacute;rience. La l&eacute;g&egrave;ret&eacute; permet au contraire de demeurer pr&eacute;sente, sans se laisser &eacute;craser par la gravit&eacute; de ce que l&rsquo;on traverse.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; La distance, on s&rsquo;&eacute;loigne. La l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, on est dedans et on enl&egrave;ve une esp&egrave;ce de pesanteur. La gravit&eacute; des choses et leur profondeur sont l&agrave;, mais avec l&eacute;g&egrave;ret&eacute; &raquo;, pr&eacute;cise Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Christelle Reboul re&ccedil;oit cette r&eacute;flexion comme une voie &agrave; suivre. Elle aimerait que cette disposition puisse s&rsquo;acqu&eacute;rir d&egrave;s la jeunesse.&nbsp;</p>
<p>Cette philosophie nourrit aussi le travail de l&rsquo;actrice. Marie-Christine Barrault explique qu&rsquo;elle r&eacute;p&egrave;te un spectacle consacr&eacute; &agrave; la justice restaurative. Le processus comprend des improvisations et des rencontres avec des personnes ayant v&eacute;cu ce dispositif comme victimes ou comme auteurs d&rsquo;infractions.</p>
<p>La com&eacute;dienne cite <em>Je verrai toujours vos visages</em> de Jeanne Herry pour situer le sujet. Le travail remue n&eacute;cessairement les interpr&egrave;tes. Marie-Christine Barrault refuse pourtant de rapporter chaque soir &agrave; la maison la charge &eacute;motionnelle des r&eacute;p&eacute;titions.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je fais un cercle autour de moi. Le r&ocirc;le est &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Quand c&rsquo;est fini, je fais un pas et je sors du cercle. Il faut arriver, quand on est acteur, &agrave; ne pas ramener les r&ocirc;les &agrave; la maison &raquo;, affirme Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Cette fronti&egrave;re n&rsquo;amoindrit pas l&rsquo;engagement. Elle prot&egrave;ge la personne qui interpr&egrave;te et lui permet de revenir le lendemain avec une disponibilit&eacute; renouvel&eacute;e. Marie-Christine Barrault r&eacute;cuse ainsi le mythe de l&rsquo;acteur condamn&eacute; &agrave; devenir son personnage jour et nuit.</p>
<h2>Le temps selon Marie-Christine Barrault : toutes les &eacute;poques demeurent en nous</h2>
<p>Le temps s&rsquo;invite naturellement dans la conversation. Marie-Christine Barrault refuse la nostalgie du &laquo; c&rsquo;&eacute;tait mieux avant &raquo;, m&ecirc;me si elle se souvient avec malice d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; les trains annonc&eacute;s &agrave; 11h42 arrivaient r&eacute;ellement &agrave; 11h42.</p>
<p>Sa r&eacute;flexion d&eacute;passe rapidement les horaires ferroviaires. Les calendriers et les horloges seraient des outils con&ccedil;us par les &ecirc;tres humains pour organiser leur quotidien. L&rsquo;exp&eacute;rience int&eacute;rieure ne suit pas une progression aussi r&eacute;guli&egrave;re.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Quand on est vieux, dans la m&ecirc;me journ&eacute;e, on a tous les &acirc;ges. On a sept ans parce que l&rsquo;on joue avec un enfant. On a 15 ou 16 ans parce que l&rsquo;on est avec une jeune fille amoureuse. Toutes ces strates sont en nous &raquo;, raconte Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Pour &eacute;voquer cette souplesse, Marie-Christine Barrault cite Anton Tchekhov. Dans son th&eacute;&acirc;tre, le temps s&rsquo;&eacute;tire, se contracte et refuse de suivre la mesure ordinaire. Le pass&eacute; ne dispara&icirc;t pas. Il demeure actif dans le corps, la m&eacute;moire et les &eacute;motions.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le temps, vraiment, c&rsquo;est une invention des hommes qui ne peuvent pas imaginer l&rsquo;&eacute;ternit&eacute;. Ils sont donc oblig&eacute;s de faire des cases, des petites cases &raquo;, poursuit Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Christelle Reboul reconna&icirc;t cette sensation lorsqu&rsquo;elle se trouve aupr&egrave;s de son amie. &laquo; &Agrave; tes c&ocirc;t&eacute;s, tout d&rsquo;un coup, il n&rsquo;y a plus de temps. On vit. C&rsquo;est un jaillissement &raquo;, lui dit-elle.</p>
<p>La formule pourrait &eacute;galement d&eacute;finir le travail du Festival de Grignan : rendre audibles des voix anciennes sans les figer dans une vitrine patrimoniale.</p>
<h2>Marie-Christine Barrault rend hommage &agrave; Marthe Gautier</h2>
<p>Apr&egrave;s Grignan, Marie-Christine Barrault retrouve le Festival Off Avignon avec <a href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/8860-la-decouvreuse-oubliee" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>La D&eacute;couvreuse oubli&eacute;e</em></a>, une pi&egrave;ce d&rsquo;&Eacute;lisabeth Bouchaud mise en sc&egrave;ne par Julie Timmerman.</p>
<p>Le spectacle est annonc&eacute; du 4 au 22 juillet 2026 &agrave; 16h20, avec des rel&acirc;ches les 9 et 16 juillet, &agrave; Avignon-Reine Blanche. Marie-Christine Barrault y incarne Marthe Gautier, m&eacute;decin et chercheuse dont les travaux ont jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans l&rsquo;identification de l&rsquo;anomalie chromosomique associ&eacute;e &agrave; la trisomie 21.</p>
<p>La com&eacute;dienne voit dans cette pi&egrave;ce la possibilit&eacute; de rendre sa place &agrave; une scientifique longtemps priv&eacute;e de la reconnaissance qui lui &eacute;tait due. Elle rappelle &eacute;galement que Marthe Gautier poursuivit une importante carri&egrave;re de p&eacute;diatre.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je suis contente de penser que l&rsquo;on rend hommage &agrave; cette femme exceptionnelle. Elle ne s&rsquo;est pas laiss&eacute;e abattre. Elle est devenue une tr&egrave;s grande p&eacute;diatre et &eacute;norm&eacute;ment d&rsquo;enfants lui doivent la vie &raquo;, souligne Marie-Christine Barrault.</p>
</blockquote>
<p>Cette histoire rejoint une r&eacute;flexion plus vaste sur l&rsquo;effacement des femmes dans les r&eacute;cits scientifiques et culturels. Marie-Christine Barrault pr&eacute;f&egrave;re cependant regarder le travail de red&eacute;couverte aujourd&rsquo;hui accompli : des chercheuses, des artistes et des pionni&egrave;res retrouvent peu &agrave; peu leur nom et leur &oelig;uvre.</p>
<p><em>Marie-Christine Barrault &eacute;voque la proc&eacute;dure lanc&eacute;e par les h&eacute;ritiers de J&eacute;r&ocirc;me Lejeune contre &Eacute;lisabeth Bouchaud et le th&eacute;&acirc;tre La Reine Blanche, assign&eacute;s pour diffamation envers la m&eacute;moire du scientifique &agrave; propos de la pi&egrave;ce. L&rsquo;action en justice vise la repr&eacute;sentation du r&ocirc;le de Marthe Gautier dans la d&eacute;couverte de l&rsquo;anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21.</em></p>
<h2><em>La Vie d&rsquo;une femme</em> : Marie-Christine Barrault retrouve les &eacute;crans</h2>
<p>La rentr&eacute;e cin&eacute;matographique de Marie-Christine Barrault sera marqu&eacute;e par <a href="https://www.festival-cannes.com/f/la-vie-d-une-femme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>La Vie d&rsquo;une femme</em></a> de Charline Bourgeois-Tacquet.</p>
<p>Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition au Festival de Cannes 2026, le film r&eacute;unit L&eacute;a Drucker, M&eacute;lanie Thierry, Charles Berling, Laurent Capelluto et Marie-Christine Barrault. Sa sortie fran&ccedil;aise est annonc&eacute;e le 9 septembre 2026. Sa dur&eacute;e est de 98 minutes.</p>
<p>Marie-Christine Barrault interpr&egrave;te Arlette, la m&egrave;re de Gabrielle, une chirurgienne et cheffe de service incarn&eacute;e par L&eacute;a Drucker. Le personnage d&rsquo;Arlette est touch&eacute; par la maladie d&rsquo;Alzheimer.</p>
<h2>Christelle Reboul adapte le roman m&eacute;connu de Georges Bernanos</h2>
<p>Christelle Reboul poursuit de son c&ocirc;t&eacute; le chemin d&rsquo;<a href="https://espace-bernanos.com/event/un-mauvais-reve-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Un mauvais r&ecirc;ve</em></a>, adapt&eacute; du roman inachev&eacute; et posthume de Georges Bernanos.</p>
<p>La com&eacute;dienne a sign&eacute; l&rsquo;adaptation avec Jean-Pascal Hattu. Anne Bouvier assure la mise en sc&egrave;ne. Olivier Claverie et Fran&ccedil;ois Nambot compl&egrave;tent la distribution.</p>
<p>Christelle Reboul d&eacute;crit un texte nourri par le roman policier, le th&eacute;&acirc;tre dans le th&eacute;&acirc;tre et la m&eacute;taphysique. L&rsquo;&oelig;uvre examine la noirceur humaine, les r&eacute;cits que chacun invente et les peurs capables de modifier la perception du r&eacute;el.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Plus on fouille cette ombre et plus on la montre sur sc&egrave;ne, plus on voit que c&rsquo;est du vent. Nos peurs seraient du vent &raquo;, avance Christelle Reboul.</p>
</blockquote>
<p>Marie-Christine Barrault, qui a assist&eacute; au spectacle, lui adresse un compliment sans d&eacute;tour : &laquo; Tu m&rsquo;as bluff&eacute;e. &raquo; Leur transmission ne suit pas un mouvement unique. Chacune observe le travail de l&rsquo;autre, l&rsquo;encourage et se laisse surprendre.</p>
<h2>Marie-Christine Barrault : une carri&egrave;re guid&eacute;e par le cin&eacute;ma, le th&eacute;&acirc;tre et la litt&eacute;rature</h2>
<p>Marie-Christine Barrault se forme au cours Simon, puis au Conservatoire national sup&eacute;rieur d&rsquo;art dramatique. Elle m&egrave;ne depuis les ann&eacute;es 1960 une carri&egrave;re qui associe le cin&eacute;ma, le th&eacute;&acirc;tre, la t&eacute;l&eacute;vision et les lectures litt&eacute;raires.</p>
<p>&Eacute;ric Rohmer lui confie le r&ocirc;le de Fran&ccedil;oise dans <em>Ma nuit chez Maud</em>, pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition au Festival de Cannes en 1969. Marie-Christine Barrault joue ensuite dans de nombreux films, notamment <em>Cousin, Cousine</em> de Jean-Charles Tacchella. Cette interpr&eacute;tation lui vaut une nomination &agrave; l&rsquo;Oscar de la meilleure actrice lors de la c&eacute;r&eacute;monie de 1977.</p>
<p>Son parcours cannois comprend aussi <em>Une femme dans la tourmente</em> d&rsquo;Andr&eacute; Delvaux en 1979, <em>L&rsquo;&OElig;uvre au noir</em> du m&ecirc;me cin&eacute;aste en 1988 et <em>La Vie d&rsquo;une femme</em> de Charline Bourgeois-Tacquet en 2026.</p>
<p>Marie-Christine Barrault conserve parall&egrave;lement un lien constant avec la sc&egrave;ne, les auteurs et la transmission des textes. En 2026, elle interpr&egrave;te Marthe Gautier dans <em>La D&eacute;couvreuse oubli&eacute;e</em>, Madame de S&eacute;vign&eacute; dans <em>Ma ch&egrave;re M&egrave;re</em> et Arlette dans <em>La Vie d&rsquo;une femme</em>.</p>
<h2>Christelle Reboul : du r&eacute;pertoire classique aux cr&eacute;ations contemporaines</h2>
<p>Christelle Reboul se forme au Conservatoire national d&rsquo;art dramatique de Nice, puis &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Claude Mathieu. Elle &eacute;tudie &eacute;galement les lettres modernes &agrave; la Sorbonne.</p>
<p>Son parcours th&eacute;&acirc;tral la conduit vers Beaumarchais, Eug&egrave;ne Ionesco, Guy de Maupassant, Denis Diderot, Moli&egrave;re, Georges Feydeau, Agatha Christie et Florian Zeller. Elle adapte <em>La Religieuse</em> de Denis Diderot avant de cosigner, avec Jean-Pascal Hattu, l&rsquo;adaptation d&rsquo;<em>Un mauvais r&ecirc;ve</em> de Georges Bernanos.</p>
<p>Christelle Reboul partage la sc&egrave;ne avec Marie-Christine Barrault dans <em>George &amp; Sarah</em>. Elle joue &eacute;galement dans <em>Les Collectionnistes</em>, <em>Ave C&eacute;sar !</em>, <em>Une heure de tranquillit&eacute;</em> et <em>La Sourici&egrave;re</em>.</p>
<p>&Agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, Christelle Reboul se fait conna&icirc;tre d&rsquo;un large public gr&acirc;ce au r&ocirc;le d&rsquo;Am&eacute;lie Dubernet-Carton dans <em>Nos chers voisins</em>. Elle appara&icirc;t aussi dans <em>HPI</em>, <em>Ici tout commence</em>, <em>Candice Renoir</em>, <em>Alice Nevers</em> et <em>Camping Paradis</em>. Son travail comprend enfin des dramatiques radiophoniques pour France Inter et France Culture.</p>
<footer>
<p><img src="/upload/marie%20christine%20et%20christelle.jpg" width="834" height="544" alt="marie christine et christelle.jpg (1.19 MB)"></p>
<p><em>Entretien r&eacute;alis&eacute; le 9 juillet 2026. Informations pratiques v&eacute;rifi&eacute;es aupr&egrave;s du Festival de la correspondance de Grignan, du Festival Off Avignon, du Festival de Cannes, de l&rsquo;Espace Bernanos et des agences artistiques.</em></p>
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      <pubDate>Thu, 09 Jul 2026 21:50:00 +0000</pubDate>
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