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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
    <link>https://radioducinema.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 08:12:28 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les Bobines d'Amandine - Sorties ciné du 5 aout 2026]]></title>
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      <description><![CDATA[ Cette semaine, on fait le plein de cin&eacute;ma ! ????
&nbsp;Spider-Man : Brand New Day ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span> </span><strong><span>Cette semaine, on fait le plein de cin&eacute;ma !</span></strong><span> ????</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>Spider-Man : Brand New Day</span></strong><span> est toujours &agrave; l'affiche&hellip; et si tu peux le d&eacute;couvrir en </span><strong><span>4DX</span></strong><span>, fonce ! Entre les sc&egrave;nes d'action et les sensations en salle, l'exp&eacute;rience vaut vraiment le d&eacute;tour.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>La Pat' Patrouille &ndash; Le Film : Mission Dino</span></strong><span> d&eacute;barque le </span><strong><span>5 ao&ucirc;t</span></strong><span> avec une nouvelle aventure pr&eacute;historique qui ravira les petits&hellip; et les grands enfants !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>Kyma, l'onde myst&eacute;rieuse</span></strong><span>, le nouveau film de </span><strong><span>Romain Daudet-Jahan</span></strong><span>, propose une exp&eacute;rience plus singuli&egrave;re, entre fantastique, science-fiction et &eacute;motion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;C&ocirc;t&eacute; &eacute;v&eacute;nements, le mois d'ao&ucirc;t sera aussi marqu&eacute; par les </span><strong><span>Rencontres Cin&eacute;ma de Gindou</span></strong><span> (15-22 ao&ucirc;t) et le </span><strong><span>Festival du Film Francophone d'Angoul&ecirc;me</span></strong><span> (24-29 ao&ucirc;t), deux rendez-vous incontournables pour d&eacute;couvrir le cin&eacute;ma de demain.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;&Eacute;coute d&egrave;s maintenant notre chronique de la semaine et pr&eacute;pare ta prochaine s&eacute;ance !</span></p>
<p><span>&nbsp;Et toi, quel film as-tu le plus envie de d&eacute;couvrir cet &eacute;t&eacute; ?</span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a6ca399a48528.56004778.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Les Bobines d'Amandine ou les sorties ciné de la semaine !]]></title>
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      <description><![CDATA[Quelles sont les sorties cin&eacute; &agrave; ne pas manquer cette semaine ?
Le nouveau Christopher Nolan, un road-movie bouleversant, un thriller sign&eacute;...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Quelles sont les sorties cin&eacute; &agrave; ne pas manquer cette semaine ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le nouveau Christopher Nolan, un road-movie bouleversant, un thriller sign&eacute; Gregg Araki, les talents fran&ccedil;ais qui montent&hellip; En quelques minutes, on fait le tour de l'actualit&eacute; du grand &eacute;cran.</span></p>
<p><span>Installez-vous, montez le son et d&eacute;couvrez les films qui pourraient bien vous donner envie de filer au cin&eacute;ma !&nbsp;</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a68f719ab1a82.17613314.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 18:25:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?]]></title>
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      <description><![CDATA[&nbsp;Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?
Dans cette nouvelle chronique cin&eacute;ma, je vous emm&egrave;ne faire...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans cette nouvelle chronique cin&eacute;ma, je vous emm&egrave;ne faire le tour de l'actualit&eacute; des salles obscures. Au programme : les sorties &agrave; ne pas manquer, le ph&eacute;nom&egrave;ne </span><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong><span> de Christopher Nolan, les nouveaut&eacute;s qui arrivent en salles, les &eacute;v&eacute;nements cin&eacute;ma en France et quelques belles d&eacute;couvertes &agrave; glisser sur votre liste.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En trois minutes, on fait le point sur ce qui anime le grand &eacute;cran, avec l'envie de partager des histoires, des coups de c&oelig;ur&hellip; et, pourquoi pas, de vous donner envie de r&eacute;server votre prochaine s&eacute;ance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;Bonne &eacute;coute&hellip; et rendez-vous au cin&eacute;ma !</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5f2b7c1547f6.24962313.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Martina Adamcova : comment produire, distribuer et rentabiliser un film indépendant]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/martina-adamcova-comment-produire-distribuer-et-rentabiliser-un-film-independant-599</link>
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      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
TITRES SEO PROPOSÉS

1. Martina Adamcova : produire et distribuer des films indépendants sans sacrifier la création
2. Cinéma indépendant : Martina Adamcova défend une production guidée par les œuvres
3. Marcova Productions : la méthode de Martina Adamcova pour faire circuler les films autrement

TITRE RETENU
Martina Adamcova : produire et distribuer des films indépendants sans sacrifier la création

URL COURTE CONSEILLÉE
/martina-adamcova-cinema-independant

MOT-CLÉ PRINCIPAL
Martina Adamcova

MOTS-CLÉS SECONDAIRES
Marcova Productions, cinéma indépendant, production cinématographique, distribution de films, cinéma québécois, financement du cinéma, films francophones
-->
<article><header>
<p><strong>Fondatrice de Marcova Productions, la productrice, r&eacute;alisatrice et sc&eacute;nariste Martina Adamcova d&eacute;fend une conception du cin&eacute;ma ind&eacute;pendant qui commence par une question simple : quelle histoire m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre racont&eacute;e ? Invit&eacute;e de La Radio du Cin&eacute;ma, elle d&eacute;taille une m&eacute;thode attentive &agrave; la diffusion des &oelig;uvres, aux march&eacute;s francophones et &agrave; la libert&eacute; des cin&eacute;astes.&nbsp;</strong></p>
</header>
<p>Une cam&eacute;ra, une &eacute;quipe, des d&eacute;cors, du temps de montage et une campagne de diffusion ne se paient pas avec de bonnes intentions. Pour <a href="https://www.relations-publiques.pro/378602/le-cinema-nest-pas-un-produit-financier-martina-adamcova-appelle-a-replacer-la-creation-au-coeur-des-debats.html?camp=27008871_2" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Martina Adamcova</a>, cette r&eacute;alit&eacute; ne doit pourtant pas inverser l&rsquo;ordre des priorit&eacute;s.</p>
<p>La fondatrice de <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marcova Productions</a> refuse que la rentabilit&eacute; devienne le premier moteur de la cr&eacute;ation. Elle ne nie ni le co&ucirc;t d&rsquo;un film ni la n&eacute;cessit&eacute; de trouver un public. Elle propose plut&ocirc;t de partir de l&rsquo;&oelig;uvre, puis de construire autour d&rsquo;elle une strat&eacute;gie r&eacute;aliste de production et de circulation.</p>
<p>Son propos ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un romantisme coup&eacute; des comptes. Il d&eacute;crit une &eacute;conomie artisanale, mobile et internationale, con&ccedil;ue pour que le d&eacute;sir de cin&eacute;ma survive aux tableaux financiers.</p>
<h2>De Prague au Qu&eacute;bec, un regard fa&ccedil;onn&eacute; par plusieurs cultures</h2>
<p>Originaire de Prague et install&eacute;e au Qu&eacute;bec depuis plusieurs d&eacute;cennies, Martina Adamcova attribue une partie de sa m&eacute;thode &agrave; son parcours g&eacute;ographique et professionnel. Cette exp&eacute;rience lui a permis d&rsquo;observer plusieurs traditions de production, plusieurs rapports aux institutions et diff&eacute;rentes mani&egrave;res de faire voyager un film.</p>
<p>Elle se pr&eacute;sente avec humour comme une personne venue d&rsquo;ailleurs, d&eacute;sormais profond&eacute;ment attach&eacute;e au Canada. Ce d&eacute;placement a nourri sa fa&ccedil;on de regarder le secteur. Elle ne consid&egrave;re pas les fronti&egrave;res comme des limites infranchissables, mais comme des territoires &agrave; comprendre, chacun poss&eacute;dant ses diffuseurs, ses usages et ses publics.</p>
<p>Cette approche irrigue aujourd&rsquo;hui <a href="https://www.filmsquebec.com/production/marcova-productions/">Marcova Productions </a>et <a href="https://www.distribution7art.com/">7 Art Distribution</a>. La soci&eacute;t&eacute; d&eacute;veloppe et accompagne des fictions, des documentaires ainsi que des projets d&rsquo;animation destin&eacute;s &agrave; circuler sur plusieurs march&eacute;s. La productrice a travaill&eacute; avec des partenaires en Am&eacute;rique du Nord, en Europe et en Asie.</p>
<h2>&laquo; Je consid&egrave;re encore les films comme des &oelig;uvres &raquo;</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;elle &eacute;voque la place prise par les discours &eacute;conomiques, Martina Adamcova commence par rappeler une &eacute;vidence mat&eacute;rielle : toute pratique artistique requiert des moyens. Le peintre ach&egrave;te ses couleurs, le danseur doit trouver un costume et le cin&eacute;aste mobilise des comp&eacute;tences nombreuses.</p>
<p>Le probl&egrave;me appara&icirc;t, selon elle, lorsque la premi&egrave;re question pos&eacute;e &agrave; un projet devient celle de son rendement. &laquo; Il faut d&rsquo;abord se questionner : qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on veut faire et pourquoi ? Qu&rsquo;est-ce qui nous pousse &agrave; faire l&rsquo;&oelig;uvre ? &raquo;, explique Martina Adamcova au micro de La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
<p>Elle r&eacute;sume sa position par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; Je consid&egrave;re encore les films comme des &oelig;uvres. &raquo; Le choix du verbe compte. Il rappelle que le film ne se r&eacute;duit ni &agrave; une ligne de catalogue ni &agrave; un actif susceptible de produire un retour pr&eacute;visible.</p>
<p>Dans le cin&eacute;ma ind&eacute;pendant, la valeur d&rsquo;un projet peut aussi r&eacute;sider dans une voix peu entendue, un r&eacute;cit inattendu ou une mani&egrave;re singuli&egrave;re de filmer le monde. Certaines propositions para&icirc;tront modestes &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle industrielle. Elles peuvent n&eacute;anmoins rencontrer avec pr&eacute;cision les spectateurs auxquels elles s&rsquo;adressent.</p>
<h2>Penser la distribution avant le premier jour de tournage</h2>
<p>Pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;lan artistique ne signifie pas attendre passivement qu&rsquo;un distributeur d&eacute;couvre le film une fois celui-ci termin&eacute;. Chez Marcova Productions, la r&eacute;flexion sur la diffusion commence tr&egrave;s t&ocirc;t.</p>
<p>Avant d&rsquo;engager un projet, l&rsquo;&eacute;quipe examine les territoires susceptibles de l&rsquo;accueillir, les agents de vente envisageables, les partenaires locaux et les diff&eacute;rents modes d&rsquo;exploitation. Le budget doit rester coh&eacute;rent avec les recettes raisonnablement accessibles.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il faut toujours penser &agrave; la mani&egrave;re dont on va distribuer le film en premier &raquo;, explique Martina Adamcova.</p>
</blockquote>
<p>Cette phrase pourrait sembler paradoxale apr&egrave;s son plaidoyer pour la cr&eacute;ation. Elle r&eacute;v&egrave;le en r&eacute;alit&eacute; le c&oelig;ur de sa m&eacute;thode. Le sujet du film na&icirc;t d&rsquo;abord d&rsquo;une n&eacute;cessit&eacute; artistique. La structure de production doit ensuite lui donner une dimension compatible avec son public potentiel.</p>
<p>Martina Adamcova indique que Marcova Productions fonctionne sans d&eacute;pendre des subventions institutionnelles pour ses projets. Cette autonomie l&rsquo;oblige &agrave; diversifier les sources de revenus, &agrave; limiter les d&eacute;penses inutiles et &agrave; n&eacute;gocier directement sur plusieurs territoires.</p>
<h2>La le&ccedil;on d&rsquo;une vente &agrave; 500 dollars</h2>
<p>La productrice se souvient d&rsquo;un march&eacute; professionnel o&ugrave; un confr&egrave;re am&eacute;ricain avait accept&eacute; de c&eacute;der les droits d&rsquo;un film pour 500 dollars au Vietnam. &Agrave; premi&egrave;re vue, la somme semblait d&eacute;risoire. Le producteur lui avait pourtant expliqu&eacute; que chaque vente comptait d&egrave;s lors que le film pouvait &ecirc;tre propos&eacute; dans des dizaines de pays.</p>
<p>L&rsquo;anecdote a durablement marqu&eacute; Martina Adamcova. Une petite recette, multipli&eacute;e par plusieurs territoires, peut contribuer &agrave; rembourser une production ind&eacute;pendante. Elle permet aussi &agrave; une &oelig;uvre d&rsquo;exister dans un pays o&ugrave; elle ne serait jamais arriv&eacute;e par les circuits dominants.</p>
<p>Cette logique s&rsquo;oppose &agrave; la recherche d&rsquo;une vente unique cens&eacute;e couvrir une part consid&eacute;rable du budget. Elle r&eacute;clame davantage de patience, de n&eacute;gociations et de connaissance des march&eacute;s. Elle replace cependant la circulation concr&egrave;te du film au centre du m&eacute;tier.</p>
<p>La productrice r&eacute;sume cette philosophie par une image tr&egrave;s parlante : ramasser de nombreuses petites recettes plut&ocirc;t que d&rsquo;attendre une part hypoth&eacute;tique d&rsquo;un g&acirc;teau institutionnel. Le mod&egrave;le n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une recette universelle. Il correspond &agrave; sa mani&egrave;re d&rsquo;assumer le risque tout en conservant une marge de d&eacute;cision artistique.</p>
<h2>Le producteur ind&eacute;pendant doit aussi devenir distributeur</h2>
<p>La fronti&egrave;re traditionnelle qui s&eacute;parait la production de la distribution lui para&icirc;t d&eacute;sormais insuffisante. &laquo; De nos jours, si on veut &ecirc;tre un producteur ind&eacute;pendant, il faut aussi &ecirc;tre un distributeur ind&eacute;pendant &raquo;, affirme Martina Adamcova.</p>
<p>Le producteur doit conna&icirc;tre la vie du film apr&egrave;s le tournage. Il doit comprendre les contrats de droits, suivre les performances par territoire, pr&eacute;parer des versions adapt&eacute;es aux march&eacute;s &eacute;trangers et maintenir une relation directe avec les programmateurs comme avec les plateformes.</p>
<p>Ce prolongement du m&eacute;tier change &eacute;galement la mani&egrave;re de concevoir les &oelig;uvres. Une animation peut franchir plus facilement les fronti&egrave;res linguistiques. Un documentaire fortement ancr&eacute; dans une r&eacute;alit&eacute; locale peut int&eacute;resser une communaut&eacute; pr&eacute;cise &agrave; l&rsquo;autre bout du monde. Une fiction francophone peut trouver une seconde vie aupr&egrave;s de spectateurs qui disposent de peu d&rsquo;offres dans leur langue.</p>
<p>La distribution devient ainsi un travail de correspondance. Il ne s&rsquo;agit pas de transformer tous les projets pour satisfaire un public abstrait. Il faut reconna&icirc;tre le public propre &agrave; chaque film et lui ouvrir un chemin.</p>
<h2>YouTube, une salle de cin&eacute;ma install&eacute;e dans le salon</h2>
<p>Martina Adamcova accorde une attention particuli&egrave;re &agrave; <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions">YouTube</a>. La plateforme reste souvent associ&eacute;e aux vid&eacute;os courtes regard&eacute;es sur t&eacute;l&eacute;phone. Elle sert pourtant aussi de service de diffusion sur les t&eacute;l&eacute;viseurs connect&eacute;s et peut accueillir des longs m&eacute;trages.</p>
<p>Au moment de l&rsquo;entretien, la productrice indiquait que la <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions">cha&icirc;ne de Marcova Productions</a> comptait environ 40.000 abonn&eacute;s. Elle signalait &eacute;galement qu&rsquo;un film de son catalogue avait atteint <strong>cinq millions de vues !</strong></p>
<p>Au-del&agrave; des chiffres, la plateforme permet d&rsquo;identifier les pays o&ugrave; les &oelig;uvres sont regard&eacute;es et les langues dans lesquelles elles suscitent de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. Marcova Productions constate notamment l&rsquo;existence de march&eacute;s francophones qui ne b&eacute;n&eacute;ficient pas toujours d&rsquo;une offre abondante de longs m&eacute;trages accessibles.</p>
<p>Ces renseignements peuvent aider &agrave; mieux distribuer un film. Martina Adamcova refuse toutefois d&rsquo;en faire un logiciel d&rsquo;&eacute;criture. Les donn&eacute;es indiquent o&ugrave; se trouve le public ; elles ne doivent pas d&eacute;cider seules de l&rsquo;histoire &agrave; raconter.</p>
<h2>Ne pas fabriquer un film dans l&rsquo;espoir d&rsquo;&ecirc;tre choisi par une plateforme</h2>
<p>La productrice ne rejette pas les grandes plateformes. Certaines productions auxquelles elle a particip&eacute; ont pu y &ecirc;tre propos&eacute;es. Elle met n&eacute;anmoins en garde contre une strat&eacute;gie fond&eacute;e sur l&rsquo;espoir d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;lectionn&eacute; par un acteur dominant.</p>
<p>&laquo; Ce n&rsquo;est pas en r&ecirc;vant d&rsquo;&ecirc;tre sur Netflix qu&rsquo;on peut faire le film &raquo;, souligne Martina Adamcova. Le projet doit conserver une raison d&rsquo;exister ind&eacute;pendamment d&rsquo;un diffuseur particulier.</p>
<p>Cette remarque offre une cl&eacute; de lecture utile aux jeunes producteurs. Une plateforme repr&eacute;sente un d&eacute;bouch&eacute; possible, non une destination garantie. B&acirc;tir tout le financement sur une hypoth&egrave;se de s&eacute;lection revient &agrave; confier l&rsquo;avenir de l&rsquo;&oelig;uvre &agrave; une seule porte d&rsquo;entr&eacute;e.</p>
<p>Marcova Productions privil&eacute;gie donc une addition de possibilit&eacute;s : ventes territoriales, agents internationaux, diffusion num&eacute;rique, cha&icirc;nes sp&eacute;cialis&eacute;es et exploitation directe. La souplesse du mod&egrave;le permet au film de poursuivre sa route lorsque l&rsquo;un des partenaires se retire.</p>
<h2>La fiction, le documentaire et l&rsquo;animation au service de r&eacute;cits humains</h2>
<p>Le catalogue r&eacute;cent de Marcova Productions r&eacute;unit plusieurs formes. Martina Adamcova consid&egrave;re aujourd&rsquo;hui l&rsquo;animation comme un territoire particuli&egrave;rement favorable &agrave; la circulation internationale. Les personnages dessin&eacute;s se doublent, se sous-titrent et franchissent plus ais&eacute;ment certaines barri&egrave;res culturelles.</p>
<p>Son int&eacute;r&ecirc;t ne d&eacute;pend toutefois pas d&rsquo;un format unique. Elle recherche des histoires li&eacute;es &agrave; la famille, aux relations humaines et aux pr&eacute;occupations quotidiennes. Ces r&eacute;cits peuvent prendre la forme d&rsquo;une fiction, d&rsquo;un documentaire ou d&rsquo;un conte destin&eacute; aux enfants.</p>
<p>La productrice assigne d&rsquo;abord au cin&eacute;ma une mission de divertissement et de connexion &eacute;motionnelle. Elle se montre prudente devant l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;un film pourrait transformer m&eacute;caniquement les convictions du public. Une &oelig;uvre peut &eacute;mouvoir, intriguer et prolonger la r&eacute;flexion. Elle ne doit pas se pr&eacute;senter comme une le&ccedil;on impos&eacute;e au spectateur.</p>
<p>Cette modestie rejoint sa conception de la production. Le film propose un monde, un rythme et des personnages. Le public reste libre d&rsquo;en faire l&rsquo;exp&eacute;rience &agrave; sa mani&egrave;re.</p>
<h2>Une &eacute;conomie con&ccedil;ue pour laisser une place &agrave; l&rsquo;impr&eacute;vu</h2>
<p>Dans les souvenirs de Martina Adamcova, le cin&eacute;ma ind&eacute;pendant poss&egrave;de une dimension concr&egrave;te presque tactile. Une &eacute;quipe attend un v&eacute;ritable train parce qu&rsquo;elle ne dispose ni des moyens ni du d&eacute;sir de le recr&eacute;er artificiellement. La pellicule co&ucirc;te cher, le retard inqui&egrave;te, puis le plan finit par exister.</p>
<p>Cette image rappelle une &eacute;poque o&ugrave; les limites mat&eacute;rielles d&eacute;terminaient chaque d&eacute;cision. Les outils ont chang&eacute;, mais la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;inventer avec les moyens disponibles demeure. La libert&eacute; artistique n&rsquo;efface pas la contrainte ; elle apprend &agrave; lui r&eacute;pondre.</p>
<p>Le mod&egrave;le de Marcova Productions repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur cette agilit&eacute;. Il prot&egrave;ge la singularit&eacute; d&rsquo;un projet gr&acirc;ce &agrave; des budgets mesur&eacute;s, une distribution anticip&eacute;e et une recherche patiente de partenaires. La rentabilit&eacute; devient une condition de continuit&eacute; plut&ocirc;t que la finalit&eacute; du film.</p>
<p>Martina Adamcova ne propose donc pas de choisir la cr&eacute;ation contre l&rsquo;&eacute;conomie. Elle demande que l&rsquo;&eacute;conomie reste au service de ce qui a donn&eacute; naissance au projet. Une distinction &eacute;l&eacute;mentaire, mais pr&eacute;cieuse &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; les &oelig;uvres sont volontiers &eacute;valu&eacute;es avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir trouv&eacute; leur forme.</p>
<footer>
<p>Les actualit&eacute;s de Marcova Productions sont accessibles sur la <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cha&icirc;ne YouTube de la soci&eacute;t&eacute;</a>. Martina Adamcova partage &eacute;galement ses projets sur <a href="https://www.instagram.com/tinaadamsfilm/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">son compte Instagram professionnel</a>.</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> pour Martina Adamcova, un film ind&eacute;pendant doit na&icirc;tre d&rsquo;une intention artistique claire, adopter un budget compatible avec ses d&eacute;bouch&eacute;s et chercher son public sur plusieurs territoires sans d&eacute;pendre d&rsquo;un diffuseur unique.</p>
</footer></article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5f8420d0f5f6.39469160.MP3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 11:25:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Les sorties de la semaine]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/les-sorties-de-la-semaine-597</link>
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      <description><![CDATA[Entre la grande fresque de L'Odyss&eacute;e de Christopher Nolan, le road movie solaire D'o&ugrave; vient le vent, l'animation ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Entre la grande fresque de </span><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong><span> de Christopher Nolan, le road movie solaire </span><strong><span>D'o&ugrave; vient le vent</span></strong><span>, l'animation </span><strong><span>Kayara, Princesse inca</span></strong><span>, le bouleversant hommage au cin&eacute;ma </span><strong><span>La Derni&egrave;re s&eacute;ance</span></strong><span>, ou encore le documentaire </span><strong><span>Le Berger et les ours</span></strong><span>, il y en a pour tous les go&ucirc;ts cette semaine sur les grands &eacute;crans ! </span><span>Et si le soleil est au rendez-vous, pourquoi ne pas profiter d'une s&eacute;ance de cin&eacute;ma en plein air ?&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span> Une couverture, quelques amis, un &eacute;cran sous les &eacute;toiles&hellip; l'&eacute;t&eacute; a aussi ses plus belles salles obscures.</span></p>
<p><span>???? Je vous partage dans cette chronique ma s&eacute;lection des sorties et des rendez-vous cin&eacute;ma &agrave; ne pas manquer cette semaine.</span></p>
<p></p>
<p>Amandine pour LA RADIO DU CINEMA&nbsp;</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5e07c73c3be6.66921213.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 11:28:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Pip Chodorov : sa vision du cinéma expérimental]]></title>
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      <description><![CDATA[
&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;, affirme Pip Chodorov. Invit&eacute; de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article>
<p class="chapo"><strong>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;, affirme Pip Chodorov.</strong> Invit&eacute; de <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">David Marmier</a> pour La Radio du Cin&eacute;ma, le r&eacute;alisateur, &eacute;diteur et enseignant am&eacute;ricain raconte une vie consacr&eacute;e aux images en mouvement. De ses premi&egrave;res manipulations de pellicule &agrave; la cr&eacute;ation de Re:Voir, il d&eacute;fend un cin&eacute;ma libre, artisanal et capable de renouveler notre regard.</p>
<p>Chez Pip Chodorov, le cin&eacute;ma ne se r&eacute;sume jamais &agrave; une histoire projet&eacute;e sur un &eacute;cran. Il r&eacute;side aussi dans le grain d&rsquo;une image, le cliquetis d&rsquo;un projecteur, une variation lumineuse ou une rayure d&eacute;pos&eacute;e sur la pellicule. Son entretien avec David Marmier conduit vers des films rarement montr&eacute;s, mais susceptibles de modifier durablement notre mani&egrave;re de regarder.</p>
<p>Le mot &laquo; exp&eacute;rimental &raquo; peut impressionner. Pip Chodorov pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;aborder sans solennit&eacute; excessive. Il d&eacute;signe des cin&eacute;astes qui interrogent leurs outils, inventent leurs propres r&egrave;gles et consid&egrave;rent chaque image comme un champ de recherche. Son principe tient dans une formule d&rsquo;une grande simplicit&eacute; : <strong>&laquo; Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, c&rsquo;est du cin&eacute;ma &raquo;.</strong></p>
<h2>Un projecteur 16 millim&egrave;tres install&eacute; dans le salon familial</h2>
<p><a href="https://lightcone.org/fr/cineaste-60-pip-chodorov" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pip Chodorov</a> na&icirc;t &agrave; New York en 1965. Son p&egrave;re r&eacute;alise des documentaires pour la t&eacute;l&eacute;vision et sa m&egrave;re pratique la peinture. Les films font partie du quotidien familial. Dans le salon, un projecteur 16 millim&egrave;tres diffuse des &oelig;uvres de fiction, des documentaires, des films abstraits et des travaux consacr&eacute;s aux arts.</p>
<p>Le jeune Pip Chodorov apprend tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; charger l&rsquo;appareil. D&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de six ans, il gratte et peint la pellicule, puis fabrique des animations comme on manipule un jouet. Le film poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une &eacute;paisseur concr&egrave;te. Il peut &ecirc;tre touch&eacute;, color&eacute;, coup&eacute; et remont&eacute;.</p>
<p>Cette enfance fa&ccedil;onne son rapport aux images. Les cat&eacute;gories importent moins que les sensations produites. Un film abstrait peut c&ocirc;toyer une fiction, une chronique familiale ou un documentaire musical sans perdre sa l&eacute;gitimit&eacute;. Cette libert&eacute; initiale deviendra le socle de son travail.</p>
<h2>Paris et la d&eacute;couverte du cin&eacute;ma comme langage</h2>
<p>Apr&egrave;s des &eacute;tudes de sciences cognitives &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Rochester, Pip Chodorov s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la s&eacute;miologie. Une question l&rsquo;accompagne : comment le cin&eacute;ma organise-t-il notre perception et produit-il du sens&nbsp;?</p>
<p>Il rejoint Paris en 1988, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 23 ans, afin d&rsquo;&eacute;tudier la s&eacute;miologie du cin&eacute;ma. Il suit notamment les enseignements de Raymond Bellour, Marc Vernet, Philippe Dubois et Roger Odin. L&rsquo;image anim&eacute;e dialogue alors avec la photographie, la litt&eacute;rature, la peinture et les sciences cognitives.</p>
<p>Pip Chodorov d&eacute;couvre &eacute;galement le versant professionnel de la diffusion. Avant son arriv&eacute;e en France, il travaille pour Orion Classics &agrave; New York. Il collabore ensuite avec UGC et <a href="https://lightcone.org/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Light Cone</a>. Cette exp&eacute;rience lui rappelle une &eacute;vidence parfois n&eacute;glig&eacute;e : un film doit &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;, mais il lui faut aussi une copie, un lieu de projection et des personnes d&eacute;cid&eacute;es &agrave; le transmettre.</p>
<h2>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental comme art du possible</h2>
<p>Pip Chodorov souligne que de nombreux artistes acceptent difficilement l&rsquo;&eacute;tiquette &laquo; cin&eacute;ma exp&eacute;rimental &raquo;. Le terme peut laisser croire &agrave; un brouillon, &agrave; un essai inachev&eacute; ou &agrave; une discipline strictement scientifique. Plusieurs expressions lui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es au fil du temps : cin&eacute;ma diff&eacute;rent, cin&eacute;ma alternatif, cin&eacute;ma underground ou jeune cin&eacute;ma.</p>
<p>Cette derni&egrave;re formule lui para&icirc;t particuli&egrave;rement juste. Le jeune cin&eacute;ma conserve une capacit&eacute; de renouvellement qui ne d&eacute;pend pas de l&rsquo;&acirc;ge de la personne qui le r&eacute;alise. Il reste jeune parce qu&rsquo;il cherche, d&eacute;place ses m&eacute;thodes et refuse de consid&eacute;rer ses formes comme d&eacute;finitivement acquises.</p>
<blockquote style="margin: 26px 0; padding: 16px 22px; border-left: 4px solid #b52232; background: #f7f7f7;">
<p style="margin: 0; font-size: 1.08em;"><strong>&laquo; C&rsquo;est un jeune cin&eacute;ma qui se rafra&icirc;chit, qui est toujours en devenir &raquo;.</strong></p>
<footer style="margin-top: 10px; color: #666;">Pip Chodorov, au micro de David Marmier</footer></blockquote>
<p>Certains films sont peints directement sur la pellicule. D&rsquo;autres utilisent des images pr&eacute;existantes, d&eacute;sign&eacute;es par l&rsquo;expression anglaise <em>found footage</em>, pour leur attribuer un sens nouveau. Le journal film&eacute; transforme des fragments de vie en carnet visuel. Le scintillement, le grain, le montage m&eacute;trique, le travail image par image et les variations de vitesse deviennent autant de moyens d&rsquo;expression.</p>
<p>La libert&eacute; n&rsquo;exclut ni la pr&eacute;cision ni la construction. Lorsque David Marmier &eacute;voque des &oelig;uvres qui sembleraient priv&eacute;es de commencement ou d&rsquo;ach&egrave;vement, Pip Chodorov r&eacute;pond : <strong>&laquo; Il y a toujours un d&eacute;but et une fin &raquo;.</strong> Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental peut employer des acteurs, un sc&eacute;nario, une lumi&egrave;re &eacute;labor&eacute;e ou un cadrage rigoureux. Il ne leur impose simplement aucune obligation pr&eacute;alable.</p>
<h2>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;</h2>
<p>L&rsquo;une des phrases majeures de l&rsquo;entretien concerne la fonction de l&rsquo;&eacute;cran. Dans de nombreuses fictions, celui-ci dispara&icirc;t symboliquement pour laisser place au monde racont&eacute;. Pip Chodorov invite au contraire &agrave; regarder sa surface.</p>
<blockquote style="margin: 26px 0; padding: 16px 22px; border-left: 4px solid #b52232; background: #f7f7f7;">
<p style="margin: 0; font-size: 1.08em;"><strong>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;.</strong></p>
<footer style="margin-top: 10px; color: #666;">Pip Chodorov</footer></blockquote>
<p>Cette comparaison avec la toile d&rsquo;un peintre fournit une cl&eacute; de lecture accessible. Une image peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e pour ce qu&rsquo;elle repr&eacute;sente, mais aussi pour ses couleurs, sa dur&eacute;e, ses vibrations et son rythme. Une rayure cesse d&rsquo;&ecirc;tre un d&eacute;faut pour devenir un geste. Une surexposition ne signale plus n&eacute;cessairement une erreur : elle peut transformer la lumi&egrave;re en sujet du film.</p>
<p>Le spectateur n&rsquo;a donc pas besoin de poss&eacute;der un manuel th&eacute;orique. Il peut commencer par observer ce que l&rsquo;image lui fait &eacute;prouver. Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental accueille la curiosit&eacute; avant l&rsquo;expertise.</p>
<h2>Re:Voir, un nom qui r&eacute;sume une philosophie</h2>
<p>En 1994, Pip Chodorov cr&eacute;e &agrave; Paris <a href="https://re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Re:Voir</a>, une structure consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;dition et &agrave; la transmission du cin&eacute;ma d&rsquo;avant-garde. Son nom s&rsquo;&eacute;crit avec deux-points : &laquo; Re:Voir &raquo;. Il &eacute;voque le d&eacute;sir de regarder &agrave; nouveau et de comprendre comment chaque cin&eacute;aste construit sa propre vision.</p>
<p>La structure publie d&rsquo;abord des VHS, puis des DVD et des Blu-ray. Elle d&eacute;veloppe &eacute;galement des activit&eacute;s de restauration, de num&eacute;risation et de diffusion en ligne. Re:Voir donne ainsi acc&egrave;s &agrave; des &oelig;uvres issues de son catalogue et de plusieurs fonds consacr&eacute;s au cin&eacute;ma exp&eacute;rimental.</p>
<p>L&rsquo;entreprise r&eacute;pond &agrave; une n&eacute;cessit&eacute; concr&egrave;te. Les copies 16 millim&egrave;tres s&rsquo;usent &agrave; mesure des projections. Les premi&egrave;res &eacute;ditions vid&eacute;o ont permis aux programmateurs de d&eacute;couvrir les &oelig;uvres sans solliciter continuellement les &eacute;l&eacute;ments argentiques. Ce geste de protection a peu &agrave; peu donn&eacute; naissance &agrave; un v&eacute;ritable travail &eacute;ditorial.</p>
<figure style="margin: 30px 0;"><img src="/upload/_DM12167.jpg?_t=1784468639" alt="Pip Chodorov assis dans les locaux de Re:Voir &agrave; Paris, entour&eacute; de cam&eacute;ras argentiques et de livres de cin&eacute;ma" title="Pip Chodorov dans les locaux de Re:Voir &agrave; Paris" width="600" height="400" loading="lazy" decoding="async" style="display: block; width: 100%; max-width: 600px; height: auto; margin: 0 auto;">
<figcaption style="margin-top: 9px; text-align: center; font-size: 0.9em; color: #666;">Pip Chodorov dans l&rsquo;univers de Re:Voir, avec des cam&eacute;ras argentiques et une biblioth&egrave;que consacr&eacute;e au cin&eacute;ma. Photographie David Marmier</figcaption>
</figure>
<p>En 1996, Pip Chodorov participe &eacute;galement &agrave; la cr&eacute;ation de <a href="https://www.l-abominable.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;Abominable</a>. Ce laboratoire cin&eacute;matographique partag&eacute; permet aux artistes de travailler le Super 8, le 16 millim&egrave;tres et le 35 millim&egrave;tres. Ils peuvent y d&eacute;velopper leurs films, r&eacute;aliser des copies, intervenir sur le son et exp&eacute;rimenter diff&eacute;rents proc&eacute;d&eacute;s optiques.</p>
<p>En 2005, <a href="https://film-gallery.re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Film Gallery</a> compl&egrave;te cette action. La galerie d&eacute;fend les &oelig;uvres r&eacute;alis&eacute;es sur pellicule et accompagne leur pr&eacute;sentation dans les mus&eacute;es, les lieux d&rsquo;exposition et les manifestations artistiques.</p>
<h2>Une &eacute;conomie de passion port&eacute;e par une communaut&eacute; internationale</h2>
<p>Lorsque David Marmier demande comment il est possible de vivre de ce cin&eacute;ma, Pip Chodorov r&eacute;pond par une phrase qui r&eacute;sume le moteur de toute cette aventure : <strong>&laquo; On ne vit pas de &ccedil;a, on vit avec &raquo;.</strong></p>
<p>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental repose sur un public limit&eacute;, mais attentif. Des cin&eacute;astes, des programmateurs, des universitaires, des &eacute;diteurs et des collectionneurs entretiennent un r&eacute;seau actif dans de nombreuses villes du monde.</p>
<p>Cette communaut&eacute; ne cherche pas n&eacute;cessairement &agrave; reproduire un mod&egrave;le &eacute;conomique dominant. Elle permet aux films de circuler, d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;s et de rencontrer de nouveaux regards. Pip Chodorov d&eacute;crit cette activit&eacute; comme une forme de partage. Lorsqu&rsquo;il enseigne, r&eacute;alise, programme ou &eacute;dite, le m&ecirc;me d&eacute;sir demeure : faire passer une &oelig;uvre d&rsquo;une personne &agrave; une autre.</p>
<h2><em>Free Radicals</em>, une histoire incarn&eacute;e du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental</h2>
<p>Cette volont&eacute; de transmission anime <a href="https://www.imdb.com/title/tt1666305/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Free Radicals: A History of Experimental Film</em></a>, documentaire r&eacute;alis&eacute; par Pip Chodorov en 2011. D&rsquo;une dur&eacute;e de 82 minutes, le film donne la parole &agrave; plusieurs figures du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental et pr&eacute;sente des &oelig;uvres qui ont fa&ccedil;onn&eacute; cette histoire.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e se pr&eacute;cise apr&egrave;s la d&eacute;couverte de <em>The Soul of a Man</em>, le documentaire musical de Wim Wenders. Pip Chodorov comprend qu&rsquo;un r&eacute;cit consacr&eacute; aux pionniers du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental pourrait faire entendre des voix peu connues du grand public et rendre visibles des inventions longtemps rest&eacute;es hors des principaux circuits de diffusion.</p>
<p><em>Free Radicals</em> &eacute;voque notamment Hans Richter, Len Lye, Robert Breer, Stan VanDerBeek, Peter Kubelka, Jonas Mekas, <span>Stan Brakhage et <a href="https://www.luxe-infinity.com/culture/maurice-lemaitre-une-figure-emblematique-du-lettrisme/">Maurice Lema&icirc;tre</a></span>. Le film ne cherche pas &agrave; enfermer leurs travaux dans une d&eacute;finition unique. Chaque artiste poss&egrave;de sa conception du cin&eacute;ma, sa m&eacute;thode et son rythme.</p>
<p>Pour un public novice, le documentaire constitue une porte d&rsquo;acc&egrave;s g&eacute;n&eacute;reuse. Il montre les films, &eacute;coute les cin&eacute;astes et restitue les circonstances de leur cr&eacute;ation. La r&eacute;flexion na&icirc;t ainsi des images elles-m&ecirc;mes.</p>
<h2>Un enseignement consacr&eacute; au regard et &agrave; la pratique</h2>
<p>Pip Chodorov prolonge son travail de transmission par l&rsquo;enseignement. Il aborde notamment <span>la s&eacute;miologie et l&rsquo;analyse du film, la production en argentique et en&nbsp;num&eacute;rique, le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental et les nouveaux m&eacute;dias.&nbsp;</span></p>
<p>Cette activit&eacute; suit la logique de son parcours. Apprendre le cin&eacute;ma ne consiste pas uniquement &agrave; m&eacute;moriser des dates ou des mouvements. Il faut manipuler les outils, &eacute;prouver la dur&eacute;e d&rsquo;un plan, constater les effets d&rsquo;un montage et comprendre comment une image dirige l&rsquo;attention.</p>
<p>Le professeur, le cin&eacute;aste et l&rsquo;&eacute;diteur poursuivent ainsi une m&ecirc;me mission : donner aux films les moyens de rester vivants.</p>
<h2><em>2001 : l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;espace</em>, la lumi&egrave;re comme r&eacute;v&eacute;lation</h2>
<p>La tradition de La Radio du Cin&eacute;ma invite chaque intervenant &agrave; choisir un film, une musique et une r&eacute;plique. Pip Chodorov cite <em>2001 : l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;espace</em> de Stanley Kubrick, d&eacute;couvert durant son enfance gr&acirc;ce aux copies utilis&eacute;es par son p&egrave;re pour pr&eacute;parer un documentaire.</p>
<p>Il continue de revoir le film lorsque celui-ci est projet&eacute; dans de bonnes conditions. Le grand &eacute;cran, le son et le support argentique comptent pleinement dans son exp&eacute;rience. Pip Chodorov consid&egrave;re l&rsquo;&oelig;uvre comme un film exp&eacute;rimental consacr&eacute; &agrave; la lumi&egrave;re, &agrave; la conscience et &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation.</p>
<p>Son interpr&eacute;tation du monolithe prolonge toute sa r&eacute;flexion : cette surface noire peut &ecirc;tre regard&eacute;e comme un &eacute;cran. Lorsque la lumi&egrave;re l&rsquo;atteint, une nouvelle forme d&rsquo;intelligence appara&icirc;t.</p>
<h2>Louis Armstrong, Charlotte Rampling et un souvenir de <em>Stardust Memories</em></h2>
<p>Pour la musique, Pip Chodorov choisit la bande sonore de <em>Stardust Memories</em> de Woody Allen. Il raconte avoir particip&eacute; au tournage comme figurant &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 14 ans.</p>
<p>Adolescent, il cherche durant plusieurs mois les morceaux de jazz entendus dans le film. Faute d&rsquo;album officiel disponible, il rassemble diff&eacute;rents disques vinyles afin de constituer sa propre cassette.</p>
<p>Il conserve notamment le souvenir d&rsquo;un long plan sur Charlotte Rampling accompagn&eacute; par Louis Armstrong. La cam&eacute;ra laisse le visage &eacute;voluer au rythme de la chanson. La g&ecirc;ne, le sourire et le rire deviennent peu &agrave; peu les v&eacute;ritables &eacute;v&eacute;nements de la sc&egrave;ne.</p>
<p>Pour Pip Chodorov, ce moment poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; la force d&rsquo;un film exp&eacute;rimental. L&rsquo;image, la musique, la dur&eacute;e et la conscience d&rsquo;&ecirc;tre regard&eacute; suivent un m&ecirc;me mouvement.</p>
<h2>Jonas Mekas, ou la vie transform&eacute;e en journal film&eacute;</h2>
<p>Sa r&eacute;plique pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e vient de <em>Walden</em>, journal film&eacute; de Jonas Mekas. Le cin&eacute;aste y associe directement l&rsquo;existence et la pratique des films de famille : <strong>&laquo; Je vis, donc je fais des films de famille &raquo;.</strong></p>
<p>Cette phrase fait &eacute;cho au parcours de Pip Chodorov. Filmer ne repr&eacute;sente pas une activit&eacute; s&eacute;par&eacute;e de la vie. La cam&eacute;ra recueille les proches, les voyages, les instants fugitifs et les gestes ordinaires. Ces fragments deviennent ensuite une m&eacute;moire partageable.</p>
<p>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental appara&icirc;t alors moins comme une cat&eacute;gorie que comme une mani&egrave;re d&rsquo;habiter le monde avec attention.</p>
<h2>Le livre consacr&eacute; &agrave; Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski comme point de rencontre</h2>
<p>L&rsquo;entretien r&eacute;alis&eacute; par David Marmier trouve son origine dans la publication de <a href="https://www.editionsdeloeil.com/product-page/patrick-et-michele-bokanowski-a-la-croisee-des-mondes" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski &mdash; &Agrave; la crois&eacute;e des mondes</em></a>, &eacute;crit par Jacques Kermabon.</p>
<p>Publi&eacute; par les &Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il le 18 mai 2026, cet ouvrage de 256 pages est consacr&eacute; au travail de Patrick Bokanowski et &agrave; la place d&eacute;terminante des compositions de Mich&egrave;le Bokanowski.</p>
<p>Le livre &eacute;claire une cr&eacute;ation nourrie par l&rsquo;animation, la photographie, la peinture, le dessin, la musique et le th&eacute;&acirc;tre. Il permet de suivre la gen&egrave;se des &oelig;uvres et d&rsquo;approcher les recherches optiques, plastiques et sonores qui les fa&ccedil;onnent.</p>
<p>Cette publication rejoint les pr&eacute;occupations de Pip Chodorov. Elle documente des pratiques singuli&egrave;res, accompagne leur transmission et donne au public des rep&egrave;res sans r&eacute;duire les &oelig;uvres &agrave; une explication d&eacute;finitive.</p>
<h2>Comment commencer &agrave; regarder du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental</h2>
<p>Le premier conseil pourrait &ecirc;tre de ne pas chercher imm&eacute;diatement une intrigue. Il est plus f&eacute;cond d&rsquo;observer une couleur, une r&eacute;p&eacute;tition, un mouvement, une coupe ou une transformation sonore.</p>
<p>Un film de cinq minutes peut demander plusieurs ann&eacute;es de travail. Sa bri&egrave;vet&eacute; ne mesure donc ni sa densit&eacute; ni son ambition. Le spectateur peut accueillir l&rsquo;&oelig;uvre comme une composition musicale, en pr&ecirc;tant attention aux motifs, aux silences, aux reprises et aux variations.</p>
<p>Pip Chodorov r&eacute;sume cette disponibilit&eacute; par une conviction personnelle : <strong>&laquo; Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, pour moi, c&rsquo;est une philosophie de vie &raquo;.</strong> Chaque cin&eacute;aste avance dans une direction propre et repousse une limite particuli&egrave;re. Aucun r&eacute;sultat ne ferme le chemin. Chaque d&eacute;couverte en appelle une autre.</p>
<h2>Informations pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Invit&eacute; :</strong> Pip Chodorov, r&eacute;alisateur, &eacute;diteur, enseignant et fondateur de Re:Voir.</li>
<li><strong>Interview :</strong> David Marmier pour La Radio du Cin&eacute;ma.</li>
<li><strong>Re:Voir :</strong> 43, rue du Faubourg-Saint-Martin, 75010 Paris.</li>
<li><strong>Horaires annonc&eacute;s :</strong> du lundi au vendredi, de 10 heures &agrave; 19 heures.</li>
<li><strong>Catalogue :</strong> &eacute;ditions vid&eacute;o, livres, pellicules, mat&eacute;riel et acc&egrave;s &agrave; Re:Voir Online.</li>
<li><strong>Documentaire :</strong> <em>Free Radicals: A History of Experimental Film</em>, Pip Chodorov, 2011, 82 minutes.</li>
<li><strong>Livre :</strong> <em>Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski &mdash; &Agrave; la crois&eacute;e des mondes</em>, Jacques Kermabon, &Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il, 256 pages, paru le 18 mai 2026.</li>
<li><strong>Festival :</strong> la 28e &eacute;dition du Festival des cin&eacute;mas diff&eacute;rents et exp&eacute;rimentaux de Paris est annonc&eacute;e pour octobre 2026 par le <a href="https://cjcinema.org/festival/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Jeune Cin&eacute;ma</a>.</li>
</ul>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li><a href="https://lightcone.org/fr/cineaste-60-pip-chodorov" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Light Cone : biographie et filmographie de Pip Chodorov</a></li>
<li><a href="https://www.locarnofestival.ch/pro/activities/Talks-and-Discussions/2025-events-menu/heritage-monday-roundtable25/pip-chodorov.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Locarno : parcours de Pip Chodorov et histoire de Re:Voir</a></li>
<li><a href="https://re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Re:Voir : catalogue, plateforme et informations pratiques</a></li>
<li><a href="https://art.dongguk.edu/professor/list?professor_haggwa_type=PROFH_055" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dongguk University : profil universitaire de Pip Chodorov</a></li>
<li><a href="https://www.l-abominable.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;Abominable : laboratoire cin&eacute;matographique partag&eacute;</a></li>
<li><a href="https://www.editionsdeloeil.com/product-page/patrick-et-michele-bokanowski-a-la-croisee-des-mondes" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il : fiche officielle du livre consacr&eacute; &agrave; Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski</a></li>
</ul>
<p><strong>Mots-cl&eacute;s :</strong> Pip Chodorov, cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, Re:Voir, pellicule 16 millim&egrave;tres, <em>Free Radicals</em>, Jonas Mekas, Patrick Bokanowski, Mich&egrave;le Bokanowski, David Marmier, La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
</article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5cd8ec5d2ac0.65932587.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5cd8ec5d2ac0.65932587.mp3" type="audio/mpeg" length="77189902"/>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[On a vu L'Odyssée de Christopher Nolan en IMAX]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/on-a-vu-l-odyssee-de-christopher-nolan-en-imax-595</link>
      <guid>https://radioducinema.com/podcasts/on-a-vu-l-odyssee-de-christopher-nolan-en-imax-595</guid>
      <description><![CDATA[On largue les amarres...
Christopher Nolan signe son grand retour avec L'Odyss&eacute;e, un film monumental...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>On largue les amarres...</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Christopher Nolan signe son grand retour avec </span><em><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong></em><span>, un film monumental qui revisite le mythe d'Ulysse comme vous ne l'avez jamais vu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fresque &eacute;pique, </span><span>une bande originale pas mal du tout et </span><span>une projection en IMAX qui change compl&egrave;tement la donne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>J'ai eu la chance de d&eacute;couvrir le film dans la nouvelle salle IMAX du Path&eacute; Valence, et je vous raconte pourquoi vous devez le faire aussi !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans spoilers, je vous emm&egrave;ne &agrave; bord pour une chronique de 3 minutes, entre mythologie et cin&eacute;ma !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>???? Le podcast est &agrave; &eacute;couter d&egrave;s maintenant !</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5b6d9ac9fb55.59933188.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 12:08:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Virginie Berling, l'art de faire parler les siècles]]></title>
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      <description><![CDATA[Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme ac...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="477" data-end="736">Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme accomplit un travail aussi discret qu'essentiel : <a href="https://www.triartis.fr/auteur-45-Virginie_Berling.html">Virginie Berling.</a> Depuis plus de dix ans, elle est l'une des plumes du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/">@Festival de la Correspondance de Grignan</a>. Cette ann&eacute;e encore, elle signe plusieurs adaptations marquantes, de <strong data-start="901" data-end="917">Marie Stuart</strong> &agrave; <strong data-start="920" data-end="934">Talleyrand</strong>, en passant par <strong data-start="951" data-end="974">Alexandra Kollonta&iuml;</strong> et <strong data-start="978" data-end="995">Sim&oacute;n Bol&iacute;var</strong>. Quatre univers, quatre &eacute;critures, quatre destins r&eacute;unis par une m&ecirc;me exigence : faire rena&icirc;tre une voix sans jamais la trahir.</p>
<p data-start="1125" data-end="1375">&laquo; <strong data-start="1127" data-end="1373">L'adaptation, c'est s'emparer de mat&eacute;riaux tr&egrave;s divers et construire un spectacle avec un d&eacute;but, une fin, une colonne vert&eacute;brale et un &eacute;ventail d'&eacute;motions. Il s'agit de faire entendre une voix, que l'on d&eacute;couvre ou que l'on croyait conna&icirc;tre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1377" data-end="1618">Chez Virginie Berling, le mot adaptation est presque r&eacute;ducteur. Son travail rel&egrave;ve autant de la dramaturgie que de l'arch&eacute;ologie litt&eacute;raire. Derri&egrave;re chaque spectacle se cachent des semaines de lectures, de recherches, de doutes et de choix.</p>
<p data-start="1620" data-end="1669">Car toutes les lettres ne deviennent pas th&eacute;&acirc;tre.</p>
<p data-start="1671" data-end="1907">&laquo; <strong data-start="1673" data-end="1905">Quand on lit une lettre, il faut imm&eacute;diatement se l'imaginer dite, lue et incarn&eacute;e. Certaines sont passionnantes pour un historien, mais n'ont aucun int&eacute;r&ecirc;t dramaturgique. &Agrave; l'inverse, parfois, on tombe sur une v&eacute;ritable p&eacute;pite.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1909" data-end="1980">C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui lui est arriv&eacute; cette ann&eacute;e avec Sim&oacute;n Bol&iacute;var.</p>
<h3 data-section-id="121oo7r" data-start="1982" data-end="2033">Le Libertador... et l'homme derri&egrave;re la l&eacute;gende</h3>
<p data-start="2035" data-end="2154">Le h&eacute;ros des ind&eacute;pendances sud-am&eacute;ricaines semblait connu de tous. Pourtant, derri&egrave;re la statue se cachait un &eacute;crivain.</p>
<p data-start="2156" data-end="2254">&laquo; <strong data-start="2158" data-end="2252">Quand j'ai tir&eacute; une ficelle, ce n'est pas une pelote qui est venue, c'est un monde entier.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2256" data-end="2458">Virginie Berling d&eacute;couvre un Bol&iacute;var qui a m&eacute;thodiquement conserv&eacute; chacune de ses lettres, chacun de ses discours, chacune de ses r&eacute;flexions, transportant partout avec lui des valises remplies d'&eacute;crits.</p>
<p data-start="2460" data-end="2576">&laquo; <strong data-start="2462" data-end="2574">On a l'impression de vivre avec lui. On circule dans ses histoires d'amour, ses conqu&ecirc;tes, ses d&eacute;sillusions.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2578" data-end="2667">L'adaptatrice parle presque comme une romanci&egrave;re. Pourtant, une r&egrave;gle demeure intangible.</p>
<p data-start="2669" data-end="2845">&laquo; <strong data-start="2671" data-end="2843">Je tiens &agrave; ne rien inventer. Conserver la plume de l'auteur est essentiel. Il faut entrer, tr&egrave;s modestement, dans sa pens&eacute;e, puis lui redonner vie de mani&egrave;re coh&eacute;rente.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2847" data-end="2900">Cette fid&eacute;lit&eacute; constitue la signature de son travail.</p>
<h3 data-section-id="nnmsq2" data-start="2902" data-end="2925">Adapter sans trahir</h3>
<p data-start="2927" data-end="3182">&Agrave; Grignan, les sp&eacute;cialistes de chaque personnage accompagnent les cr&eacute;ations. Historiens, chercheurs, universitaires enrichissent les &eacute;changes. Pourtant, Virginie Berling revendique une diff&eacute;rence fondamentale entre le travail scientifique et le spectacle.</p>
<p data-start="3184" data-end="3462">&laquo; <strong data-start="3186" data-end="3460">Les livres d'histoire ont toute leur place. Nous faisons un autre m&eacute;tier. Pour qu'un spectacle fonctionne, nous sommes parfois oblig&eacute;s de simplifier, de faire quelques entorses au r&eacute;cit historique. Mais jamais &agrave; la pens&eacute;e ni &agrave; la plume de ceux que nous faisons entendre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="3464" data-end="3493">Cette nuance est essentielle. L'objectif n'est pas d'enseigner l'Histoire mais de la faire ressentir. Car une lettre poss&egrave;de ce que les grandes synth&egrave;ses historiques ne peuvent offrir : une voix. Une respiration. Une &eacute;motion.</p>
<h3 data-section-id="1lebqum" data-start="3695" data-end="3743">Un texte qui cesse d'appartenir &agrave; son auteur</h3>
<p data-start="3745" data-end="3805">Une fois l'adaptation achev&eacute;e commence une seconde aventure. Le texte quitte les mains de celle qui l'a &eacute;crit.</p>
<p data-start="3858" data-end="4025">&laquo; <strong data-start="3860" data-end="4023">Le metteur en sc&egrave;ne doit absolument s'en emparer. C'est indispensable. Une fois ce travail partag&eacute;, le texte appartient aux metteurs en sc&egrave;ne et aux com&eacute;diens.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4027" data-end="4132">Loin de vivre cette &eacute;tape comme un abandon, Virginie Berling y voit l'accomplissement m&ecirc;me de son m&eacute;tier.</p>
<p data-start="4134" data-end="4327">&laquo; <strong data-start="4136" data-end="4325">Je suis toujours &eacute;merveill&eacute;e par ce que la mise en sc&egrave;ne apporte. Une id&eacute;e, une respiration, une nouvelle dimension&hellip; Et puis il y a les com&eacute;diens. &Agrave; chaque fois, c'est un petit miracle.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4329" data-end="4376">Le mot revient souvent au cours de l'entretien.</p>
<p data-start="4378" data-end="4386">Miracle.</p>
<p data-start="4388" data-end="4445">Non pas celui du hasard, mais celui du travail collectif.</p>
<p data-start="4447" data-end="4567">&laquo; <strong data-start="4449" data-end="4565">Ces spectacles ne rel&egrave;vent en rien du miracle. Ils sont le fruit d'un engagement un peu fou de toute une &eacute;quipe.</strong> &raquo;</p>
<h3 data-section-id="1dmi2bw" data-start="4569" data-end="4627">Les plus belles surprises naissent toujours des femmes</h3>
<p data-start="4629" data-end="4712">Parmi les d&eacute;couvertes de cette &eacute;dition, une sc&egrave;ne l'a particuli&egrave;rement boulevers&eacute;e.</p>
<p data-start="4714" data-end="4760">Elle concerne Bol&iacute;var&hellip; mais parle d'une femme. Manuela S&aacute;enz.</p>
<p data-start="4778" data-end="4990">&laquo; <strong data-start="4780" data-end="4988">Il dit &agrave; son aide de camp : "Tu ne te rends pas compte, Manuela m'a sauv&eacute; la vie." J'ai trouv&eacute; bouleversant qu'un homme de cette &eacute;poque reconnaisse avec autant de simplicit&eacute; le r&ocirc;le essentiel d'une femme.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4992" data-end="5055">Quelques mots suffisent parfois &agrave; changer un regard historique.</p>
<p data-start="5057" data-end="5081">Comme souvent &agrave; Grignan...</p>
<h3 data-section-id="1lfg384" data-start="5083" data-end="5121">Nietzsche, son &eacute;ternel rendez-vous</h3>
<p data-start="5123" data-end="5240">Apr&egrave;s trente-neuf adaptations r&eacute;alis&eacute;es pour le Festival depuis 2015, Virginie Berling nourrit encore quelques r&ecirc;ves.</p>
<p data-start="5242" data-end="5260">L'un porte un nom. Nietzsche.</p>
<p data-start="5274" data-end="5439">&laquo; <strong data-start="5276" data-end="5437">J'aimerais encore adapter Nietzsche. Je l'adore. Je le trouve mal aim&eacute;, mal connu. Il est flamboyant, po&eacute;tique, tragique. C'est un peu ma petite magie &agrave; moi.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5441" data-end="5513">Une confidence qui en dit long sur son go&ucirc;t des personnalit&eacute;s complexes. Celles que l'Histoire a parfois enferm&eacute;es dans une image simplifi&eacute;e.</p>
<h3 data-section-id="940p21" data-start="5585" data-end="5617">Grignan, une &eacute;motion intacte</h3>
<p data-start="5619" data-end="5717">Lorsque vient le moment de dresser le bilan de cette trenti&egrave;me &eacute;dition, l'&eacute;motion prend le dessus.</p>
<p data-start="5719" data-end="5767">&laquo; <strong data-start="5721" data-end="5765">Je suis toujours dans la joie &agrave; Grignan.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5769" data-end="5833">Puis les mots deviennent presque ceux d'une d&eacute;claration d'amour.</p>
<p data-start="5835" data-end="6018">&laquo; <strong data-start="5837" data-end="6016">Tout concourt &agrave; cette magie : le public, les b&eacute;n&eacute;voles, le village, les lieux, la programmation... C'est quelque chose qu'il est difficile de d&eacute;crire quand on ne l'a pas v&eacute;cu.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6020" data-end="6108">Et cette phrase, qui r&eacute;sume peut-&ecirc;tre mieux que toutes les autres l'esprit du Festival :</p>
<blockquote data-start="6110" data-end="6218">
<p data-start="6112" data-end="6218"><strong data-start="6112" data-end="6218">&laquo; Une fois qu'on a go&ucirc;t&eacute; au Festival de la Correspondance de Grignan, on n'a qu'une envie : revenir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="6220" data-end="6295">La prochaine &eacute;dition est d&eacute;j&agrave; en pr&eacute;paration. Le th&egrave;me reste encore secret.</p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Virginie Berling sourit... &laquo; <strong data-start="6325" data-end="6389">Nous travaillons d&eacute;j&agrave; sur 2027&hellip; mais je n'en dirai pas plus.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6297" data-end="6321"></p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Propos reccueillis par <a href="https://www.linkedin.com/in/bacconnier-amandine-334b6474/">Amandine BACCONNIER</a> pour LA RADIO DU CINEMA - Juillet 2026</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5a30ade0df89.93562203.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 13:29:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Festival Hissez les Toiles 2026 : Notre Salut, Le Corset et Éva au programme à Château-Chinon]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/festival-hissez-les-toiles-2026-notre-salut-le-corset-et-eva-au-programme-a-chateau-chinon-593</link>
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      <description><![CDATA[
&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique William Robin...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article class="article-rdc"><header class="article-header">
<p class="article-chapo">&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique <a href="https://www.instagram.com/___william_robin/"><strong>William Robin</strong>.</a> Du 24 au 26 juillet 2026, le directeur de <a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Sceni Qua Non</em></a> installe la deuxi&egrave;me &eacute;dition du festival <em>Hissez les Toiles</em> &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Sept programmes de courts, plusieurs avant-premi&egrave;res, des cin&eacute;astes invit&eacute;s, une projection &agrave; ciel ouvert et des rendez-vous destin&eacute;s &agrave; tous les &acirc;ges composent ce grand week-end de cin&eacute;ma dans le Morvan.</p>
<p class="article-byline"><strong>Par Manuel Houssais pour La Radio du Cin&eacute;ma</strong></p>
</header>
<p>Le festival <em>Hissez les Toiles</em> se tient du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026 &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Organis&eacute;e par <a href="https://www.sceniquanon.com/"><em>Sceni Qua Non</em></a>, cette deuxi&egrave;me &eacute;dition d&eacute;ploie ses &eacute;crans au <strong>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile</strong>, &agrave; l&rsquo;<strong>Auditorium Condorcet</strong> et sur le <strong>boulevard de la R&eacute;publique</strong>. Le programme associe sept s&eacute;lections de courts m&eacute;trages, des films pr&eacute;sent&eacute;s au Festival de Cannes 2026, une soir&eacute;e gratuite en plein air, un cin&eacute;-conte, un cin&eacute;-tango, un cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre et une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle.</p>
<p>Un an apr&egrave;s une premi&egrave;re &eacute;dition encore exp&eacute;rimentale, l&rsquo;&eacute;quipe revient avec des rep&egrave;res plus solides. &laquo; On &eacute;tait en t&acirc;tonnements l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, &ccedil;a s&rsquo;est bien pass&eacute; &raquo;, rappelle William Robin. La zone de restauration install&eacute;e devant le cin&eacute;ma, les food trucks et les espaces de discussion seront d&eacute;sormais pr&eacute;sents durant tout le festival. L&rsquo;id&eacute;e demeure limpide : permettre aux films de se prolonger par une conversation, un repas ou une rencontre avec celles et ceux qui les fabriquent.</p>
<h2>Une deuxi&egrave;me &eacute;dition qui affirme son rythme</h2>
<p>Pour William Robin, cette nouvelle &eacute;dition conserve la vocation fondatrice du festival : faire circuler les regards et suivre la trajectoire des cin&eacute;astes du court au long m&eacute;trage. Cette continuit&eacute; se lit dans la programmation, o&ugrave; plusieurs r&eacute;alisateurs accompagn&eacute;s pour leurs premiers films reviennent avec des &oelig;uvres plus longues.</p>
<p>Le court m&eacute;trage conserve donc une place centrale. Sept programmes r&eacute;unissent fictions, documentaires et films d&rsquo;animation venus de plusieurs pays. Chaque s&eacute;ance donne lieu &agrave; un vote du public. Le film laur&eacute;at sera projet&eacute; le dimanche soir, avant la cl&ocirc;ture du festival.</p>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 18h00, le programme <strong>Talents en courts</strong>, organis&eacute; avec l&rsquo;<a href="https://www.aparr.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">APARR</a>, mettra &eacute;galement en lumi&egrave;re de nouvelles signatures r&eacute;gionales. La veille, une rencontre professionnelle consacr&eacute;e &agrave; la diffusion du court m&eacute;trage r&eacute;unira exploitants, programmateurs et repr&eacute;sentants de la fili&egrave;re cin&eacute;matographique.</p>
<h2><em>Notre Salut</em> ouvre le festival avec Emmanuel Marre</h2>
<p>Le vendredi 24 juillet &agrave; 20h00, le Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera <a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Notre Salut</em></a>, r&eacute;alis&eacute; par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=488747.html"><strong>Emmanuel Marre</strong></a>. Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle au Festival de Cannes 2026, le film y a re&ccedil;u le Prix du sc&eacute;nario ainsi que le Prix CST de l&rsquo;Artiste-Technicien. Il a aussi obtenu le <a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a>.</p>
<p>William Robin conna&icirc;t particuli&egrave;rement bien cette derni&egrave;re distinction. Il si&eacute;geait dans le jury compos&eacute; d&rsquo;exploitantes et d&rsquo;exploitants venus de plusieurs r&eacute;gions fran&ccedil;aises. &laquo; On a remis notre prix &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; &raquo;, souligne-t-il. Le directeur du festival voit dans cette projection l&rsquo;occasion de transmettre au public de Ch&acirc;teau-Chinon une d&eacute;couverte n&eacute;e quelques semaines plus t&ocirc;t sur la Croisette.</p>
<p><em>Notre Salut</em> aborde la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale &agrave; partir d&rsquo;archives familiales et de documents li&eacute;s &agrave; l&rsquo;administration de Vichy. La s&eacute;ance offrira des rep&egrave;res sur cette construction historique et sur la mani&egrave;re dont une m&eacute;moire priv&eacute;e peut nourrir un r&eacute;cit collectif.</p>
<p><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4345767/"><strong>Emmanuel Marre</strong></a> sera pr&eacute;sent, tout comme le com&eacute;dien <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=772401.html"><strong>Rapha&euml;l Thi&eacute;ry</strong></a>, qui appara&icirc;t dans le film. William Robin tient &agrave; cette pr&eacute;sence famili&egrave;re du public nivernais : &laquo; M&ecirc;me des acteurs locaux peuvent avoir une place dans l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. &raquo; La distributrice <a href="https://www.linkedin.com/in/lucie-commiot-74aa7696/"><strong>Lucie Commiot</strong> </a>et <a href="https://www.linkedin.com/in/david-obadia-a8a89193/"><strong>David Obadia</strong></a>, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AFCAE, participeront &eacute;galement &agrave; la soir&eacute;e. La sortie nationale du film est annonc&eacute;e pour le 30 septembre 2026.</p>
<h2><em>Le Corset</em> retrouve le trait du dessin anim&eacute;</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 14h30, le festival donnera rendez-vous au public avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Corset</em></a>, le nouveau long m&eacute;trage d&rsquo;animation de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=656439.html"><strong>Louis Clichy</strong>.</a> Le film a re&ccedil;u le Prix sp&eacute;cial du jury d&rsquo;Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026.</p>
<p>Apr&egrave;s son travail chez Pixar et sa collaboration avec <a href="https://www.instagram.com/aastieroff/?hl=fr"><strong>Alexandre Astier</strong> </a>sur les deux films d&rsquo;animation consacr&eacute;s &agrave; Ast&eacute;rix, Louis Clichy retrouve ici le dessin au crayon. &laquo; Il fait un film d&rsquo;animation au crayon &raquo;, rel&egrave;ve William Robin, qui voit dans ce choix un retour &agrave; la formation premi&egrave;re du cin&eacute;aste et &agrave; un geste artisanal rendu perceptible &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit Christophe, un gar&ccedil;on de 11 ans qui grandit dans une famille d&rsquo;agriculteurs en Beauce. Lorsqu&rsquo;un corset orthop&eacute;dique lui est impos&eacute; pour soigner sa colonne vert&eacute;brale, la musique et une nouvelle amiti&eacute; modifient peu &agrave; peu son quotidien. Le film donne ainsi des cl&eacute;s pour observer l&rsquo;enfance rurale, la vie familiale, le soin et la d&eacute;couverte d&rsquo;une vocation artistique.</p>
<p>La s&eacute;ance sera accompagn&eacute;e par des membres de l&rsquo;&eacute;quipe, qui pr&eacute;senteront le travail d&rsquo;animation et les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de fabrication du film. Une occasion rare de regarder le dessin anim&eacute; comme une succession de gestes, de traits, de corrections et de choix narratifs.</p>
<h2><em>Gabin</em> accompagne un enfant durant dix ann&eacute;es</h2>
<p>Le dimanche 26 juillet &agrave; 16h00, l&rsquo;Auditorium Condorcet pr&eacute;sentera <em>Gabin</em>, documentaire de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm8016139/"><strong>Maxence Voiseux</strong></a> d&eacute;voil&eacute; &agrave; la Quinzaine des Cin&eacute;astes 2026. Le film retrouve son personnage durant dix ann&eacute;es, de ses huit ans &agrave; ses 18 ans.</p>
<p>Gabin grandit dans une famille li&eacute;e aux m&eacute;tiers de la boucherie et de l&rsquo;agriculture. Au fil du temps, il affirme ses go&ucirc;ts, envisage son avenir professionnel et cherche la place qu&rsquo;il souhaite occuper. Ce suivi au long cours permet d&rsquo;aborder la transmission familiale, l&rsquo;orientation et les transformations d&rsquo;un territoire rural &agrave; hauteur d&rsquo;adolescent.</p>
<p>La projection sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e du court m&eacute;trage <em>Elle est des n&ocirc;tres</em>, r&eacute;alis&eacute; par Maxence Voiseux en 2021. Ce rapprochement r&eacute;pond directement au fil rouge d&eacute;fendu par William Robin : montrer comment un regard de cin&eacute;aste se pr&eacute;cise d&rsquo;un format &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<h2><em>&Eacute;va</em> rend sa lumi&egrave;re &agrave; Maria Plyta</h2>
<p>La cl&ocirc;ture du festival aura lieu le dimanche 26 juillet &agrave; 20h30 avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>&Eacute;va</em></a>, r&eacute;alis&eacute; en 1953 par <a href="https://www.festival-cannes.com/2026/eva-zoom-sur-maria-plyta-premiere-realisatrice-grecque/"><strong>Maria Plyta</strong>.</a> Pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Cannes Classics 2026 dans une restauration 4K, le film permet de red&eacute;couvrir celle que le Festival de Cannes pr&eacute;sente comme la premi&egrave;re r&eacute;alisatrice de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma grec.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit une jeune femme qui quitte Ath&egrave;nes pour rejoindre une &icirc;le, o&ugrave; sa pr&eacute;sence vient modifier les relations d&rsquo;un petit groupe. La s&eacute;ance donnera des rep&egrave;res sur le parcours de Maria Plyta, sur le cin&eacute;ma grec de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre et sur le travail n&eacute;cessaire &agrave; la restauration d&rsquo;un film longtemps rest&eacute; difficile d&rsquo;acc&egrave;s.</p>
<p><a href="https://adrc-asso.org/accompagnement/intervenants-patrimoine/gerald-duchaussoy"><strong>G&eacute;rald Duchaussoy</strong></a>, responsable de la section Cannes Classics, accompagnera la projection. <em>&Eacute;va</em> sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de <em>Je me souviens de toi, toujours sur le d&eacute;part</em>, court m&eacute;trage r&eacute;alis&eacute; en 1977 par <strong>Frida Liappa</strong>. Le coup de c&oelig;ur du public, choisi parmi les sept programmes de courts, sera &eacute;galement d&eacute;voil&eacute; lors de cette soir&eacute;e.</p>
<h2>Du th&eacute;&acirc;tre, du conte et du tango pour &eacute;largir l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p><em>Hissez les Toiles</em> ne limite pas le cin&eacute;ma &agrave; la seule projection. Le samedi 25 juillet &agrave; 20h00, le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre <strong>Matrimoine, regards crois&eacute;s</strong> fera entendre <em>L&rsquo;Amoureux extravagant</em>, texte &eacute;crit par <strong>Fran&ccedil;oise Pascal</strong> en 1657, avant la projection d&rsquo;<em>Un sac de puces</em> de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=8681.html"><strong>Věra Chytilov&aacute;</strong></a>. La distributrice <strong>Lilou Parente</strong> et <a href="https://www.linkedin.com/in/yves-khachan-10a491170/"><strong>Yves Khachan</strong></a> accompagneront cette red&eacute;couverte.</p>
<p>Le dimanche matin &agrave; 10h30, le cin&eacute;-conte accueillera les enfants d&egrave;s trois ans avec <em>Un amour d&rsquo;&eacute;pouvantail</em>, film d&rsquo;animation de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4655644/"><strong>Samantha Cutler</strong> </a>et <strong>Jeroen Jaspaert</strong>. Le conteur <strong>Jean-Marc Andrieu</strong> ouvrira la s&eacute;ance par une lecture, afin que les mots pr&eacute;parent doucement l&rsquo;arriv&eacute;e des images.</p>
<p>&Agrave; 18h30, le cin&eacute;-tango r&eacute;unira le trio <strong>Cuarto Menguante</strong>, form&eacute; par <strong>Olga Moll</strong> au piano, <strong>Albert Sanmartin</strong> &agrave; la contrebasse et <strong>Jean-Pierre Olive</strong> au bandon&eacute;on. Leur concert fera entendre plusieurs &eacute;poques du tango, avec notamment des &oelig;uvres d&rsquo;<strong>Astor Piazzolla</strong>. Quatre courts m&eacute;trages viendront ponctuer le programme, dont <em>Criminal Tango</em>, <em>L&rsquo;Inventaire fant&ocirc;me</em> et <em>Tanguero</em>.</p>
<h2>Une nuit de com&eacute;dies sur le boulevard de la R&eacute;publique</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 22h00, le grand &eacute;cran gagnera le boulevard de la R&eacute;publique pour une s&eacute;ance de cin&eacute;ma en plein air gratuite. Le programme de 1h50 r&eacute;unira plusieurs com&eacute;dies courtes choisies pour leur capacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre partag&eacute;es par un large public.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur <a href="https://www.unifrance.org/annuaires/personne/130956/xavier-warnant"><strong>Xavier Warnant</strong> </a>pr&eacute;sentera deux de ses films restaur&eacute;s : <em>&Agrave; l&rsquo;Ouest Terne</em>, r&eacute;alis&eacute; en 1992, et <em>Gardien d&rsquo;Images</em>, tourn&eacute; en 1984. Cette s&eacute;ance permettra aussi de rappeler que la restauration ne concerne pas seulement les longs m&eacute;trages c&eacute;l&egrave;bres. Les formats courts poss&egrave;dent eux aussi une m&eacute;moire, des supports fragiles et des &oelig;uvres qui demandent &agrave; &ecirc;tre remises en circulation.</p>
<p>Quelques heures plus t&ocirc;t, de 13h00 &agrave; 17h00, le hall du Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle. Casque sur les yeux, les visiteurs pourront d&eacute;couvrir une autre fa&ccedil;on d&rsquo;habiter un r&eacute;cit et de d&eacute;placer leur regard dans l&rsquo;image.</p>
<h2>Un festival con&ccedil;u comme un lieu de vie</h2>
<p>La pr&eacute;sence continue d&rsquo;un espace de restauration devant le cin&eacute;ma r&eacute;sume une part de l&rsquo;ambition de cette deuxi&egrave;me &eacute;dition. Les s&eacute;ances ne sont pas pens&eacute;es comme des rendez-vous isol&eacute;s. Elles doivent laisser du temps &agrave; la parole, aux questions et aux retrouvailles.</p>
<p>Pour <em>Sceni Qua Non</em>, qui anime cinq cin&eacute;mas ainsi qu&rsquo;un circuit itin&eacute;rant dans la Ni&egrave;vre et le Morvan, le festival prolonge un travail men&eacute; toute l&rsquo;ann&eacute;e. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;amener des films &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon, mais de rendre visibles les personnes qui les &eacute;crivent, les r&eacute;alisent, les interpr&egrave;tent, les distribuent et les montrent.</p>
<p>William Robin r&eacute;sume cet &eacute;lan par une formule simple : &laquo; Parler de cin&eacute;ma et faire vivre le cin&eacute;ma &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon sur un gros week-end. &raquo; Du premier court m&eacute;trage au dernier g&eacute;n&eacute;rique, <em>Hissez les Toiles</em> invite donc chacun &agrave; composer son propre parcours, selon son &acirc;ge, ses curiosit&eacute;s et le temps dont il dispose.</p>
<h2>Infos pratiques du festival Hissez les Toiles 2026</h2>
<dl class="article-practical-information">
<dt><strong>Dates</strong></dt>
<dd>Du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026.</dd>
<dt><strong>Ville</strong></dt>
<dd><a href="https://www.ville-chateau-chinon.fr/">Ch&acirc;teau-Chinon</a>, dans la Ni&egrave;vre.</dd>
<dt><strong>Lieux</strong></dt>
<dd>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile, Auditorium Condorcet et boulevard de la R&eacute;publique.</dd>
<dt><strong>Tarifs</strong></dt>
<dd>4,00 &euro; pour les programmes de courts m&eacute;trages, le cin&eacute;-conte, le cin&eacute;-tango et le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre. 5,50 &euro; pour les longs m&eacute;trages et les avant-premi&egrave;res. S&eacute;ance en plein air gratuite.</dd>
<dt><strong>Accueil et restauration</strong></dt>
<dd>Accueil du festival au Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile. Bar et food trucks disponibles durant le week-end.</dd>
<dt><strong>Programme complet</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Consulter le programme officiel du festival Hissez les Toiles 2026</a>.</dd>
<dt><strong>Organisation</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non</a>.</dd>
</dl>
<h2>Sources et transparence &eacute;ditoriale</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : programme complet de Hissez les Toiles 2026</a></li>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/hissez-les-toiles/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : page officielle du festival</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Notre Salut</em> d&rsquo;Emmanuel Marre</a></li>
<li><a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AFCAE : Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Le Corset</em> de Louis Clichy</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : restauration d&rsquo;<em>&Eacute;va</em> de Maria Plyta</a></li>
</ul>
</article><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59374b4b3e43.33522805.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 19:39:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Cécile Berly réhabilite Madame de Pompadour : « Le pouvoir s'écrit autant qu'il se gouverne »]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/cecile-berly-rehabilite-madame-de-pompadour-le-pouvoir-s-ecrit-autant-qu-il-se-gouverne-592</link>
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      <description><![CDATA[Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline
GRIGNAN &ndash; Lorsque le rid...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="387" data-end="720"><em>Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline</em><strong data-start="387" data-end="398"></strong></p>
<p data-start="387" data-end="720"><strong data-start="387" data-end="398">GRIGNAN</strong> &ndash; Lorsque le rideau est tomb&eacute; sur la trenti&egrave;me &eacute;dition du Festival de la Correspondance, une voix continuait de r&eacute;sonner entre les pierres du ch&acirc;teau : celle de Madame de Pompadour. Non pas la favorite de l&eacute;gende, mais la femme d'&Eacute;tat que l'historienne <strong>C&eacute;cile Berly </strong>s'attache, depuis plus de quinze ans, &agrave; faire rena&icirc;tre.</p>
<p data-start="722" data-end="980">Quelques jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture du festival, la sp&eacute;cialiste du XVIIIᵉ si&egrave;cle a accord&eacute; un entretien &agrave; <strong data-start="824" data-end="846">La Radio du Cin&eacute;ma</strong>, revenant sur une &eacute;dition plac&eacute;e sous le signe des correspondances comme r&eacute;v&eacute;latrices de l'histoire et des femmes qui l'ont fa&ccedil;onn&eacute;e.</p>
<p data-start="982" data-end="1152">Pour C&eacute;cile Berly, fid&egrave;le du Festival de Grignan, le rendez-vous dr&ocirc;mois demeure un lieu unique o&ugrave; le patrimoine dialogue avec les interrogations les plus contemporaines.</p>
<blockquote data-start="1154" data-end="1323">
<p data-start="1156" data-end="1323">&laquo; Nous ne sommes pas dans le pass&eacute;isme. Nous interrogeons les lettres du pass&eacute; avec notre sensibilit&eacute; d'aujourd'hui. Pour moi, c'est cela aussi, faire de l'histoire. &raquo;</p>
</blockquote>
<h3 data-section-id="3ji435" data-start="1325" data-end="1387">Les lettres, longtemps m&eacute;pris&eacute;es, aujourd'hui r&eacute;habilit&eacute;es</h3>
<p data-start="1389" data-end="1599">Historienne des femmes, essayiste et d&eacute;sormais directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse, C&eacute;cile Berly rappelle combien la correspondance fut longtemps consid&eacute;r&eacute;e comme une source secondaire.</p>
<p data-start="1601" data-end="1699">&laquo;<em> Parce que beaucoup de ces lettres &eacute;taient &eacute;crites par des femmes </em>&raquo;, souligne-t-elle sans d&eacute;tour.</p>
<p data-start="1701" data-end="1980">Pour l'historienne, les archives &eacute;pistolaires constituent pourtant des tr&eacute;sors irrempla&ccedil;ables. Elles permettent d'acc&eacute;der non seulement aux &eacute;v&eacute;nements mais aux sensibilit&eacute;s, aux ambitions, aux doutes et &agrave; l'intelligence de celles qui furent souvent absentes des r&eacute;cits officiels.</p>
<p data-start="1982" data-end="2147">Le Festival de la Correspondance trouve pr&eacute;cis&eacute;ment sa force dans cette capacit&eacute; &agrave; abolir les fronti&egrave;res entre recherche historique, litt&eacute;rature et spectacle vivant.</p>
<h3 data-section-id="1o04uck" data-start="2149" data-end="2195">Madame de Pompadour, bien loin des clich&eacute;s</h3>
<p data-start="2197" data-end="2341">Cette ann&eacute;e, C&eacute;cile Berly signait l'adaptation de <strong data-start="2247" data-end="2305">&laquo; Lettre d'une femme puissante : Madame de Pompadour &raquo;</strong>, port&eacute;e sur sc&egrave;ne par <strong>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</strong>.</p>
<p data-start="2343" data-end="2374">Le choix n'avait rien d'anodin. Depuis plus d'une d&eacute;cennie, l'historienne combat une image fig&eacute;e de la favorite de Louis XV, r&eacute;duite &agrave; sa relation avec le souverain.</p>
<p data-start="2511" data-end="2608">&laquo;<em> Madame de Pompadour est devenue une marque plus qu'un personnage historiqu</em>e &raquo;, regrette-t-elle.</p>
<p data-start="2610" data-end="2637">La r&eacute;alit&eacute; est toute autre.</p>
<p data-start="2639" data-end="2791">&Agrave; travers sa correspondance, appara&icirc;t une femme de pouvoir, administratrice, strat&egrave;ge, conseill&egrave;re politique, omnipr&eacute;sente dans les affaires du royaume.</p>
<blockquote data-start="2793" data-end="2890">
<p data-start="2795" data-end="2890"><strong>&laquo; Elle &eacute;crit sans cesse. Elle a compris une chose essentielle : l'&eacute;criture, c'est le pouvoir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="2892" data-end="3047">Et l'un des paradoxes historiques les plus fascinants demeure que sa v&eacute;ritable influence commence pr&eacute;cis&eacute;ment lorsqu'elle cesse d'&ecirc;tre la ma&icirc;tresse du roi.</p>
<p data-start="3049" data-end="3134">&laquo; Elle devient alors la favorite royale, une fonction politique totalement in&eacute;dite. &raquo;</p>
<h3 data-section-id="w2h1av" data-start="3136" data-end="3178">Derri&egrave;re la favorite, une femme d'&Eacute;tat</h3>
<p data-start="3180" data-end="3334">L'adaptation pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Grignan n'avait pas vocation &agrave; raconter les anecdotes sulfureuses dont l'imaginaire collectif nourrit encore Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="3336" data-end="3349">Au contraire.</p>
<p data-start="3351" data-end="3524">C&eacute;cile Berly souhaitait d&eacute;voiler &laquo; une boule &agrave; facettes &raquo;, une personnalit&eacute; complexe, parfois fragile, souvent brillante, profond&eacute;ment moderne dans sa mani&egrave;re d'exercer l'autorit&eacute;.</p>
<p data-start="3526" data-end="3742">Chaque lettre s&eacute;lectionn&eacute;e r&eacute;v&egrave;le une dimension diff&eacute;rente : la diplomate, la protectrice des arts, la conseill&egrave;re du roi, mais aussi la femme confront&eacute;e &agrave; ses limites lorsqu'elle s'aventure sur le terrain militaire. Une construction dramaturgique minutieuse, o&ugrave; l'historienne revendique une v&eacute;ritable &eacute;criture de sc&egrave;ne.</p>
<h3 data-section-id="1t0oi58" data-start="3849" data-end="3894">Quand l'histoire devient spectacle vivant</h3>
<p data-start="3896" data-end="4010">L'une des questions les plus "picot&eacute;es" de l'interview porte justement sur la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de ces correspondances.</p>
<p data-start="4012" data-end="4071">Madame de Pompadour &eacute;crivait-elle d&eacute;j&agrave; pour &ecirc;tre entendue ? La r&eacute;ponse de C&eacute;cile Berly est nuanc&eacute;e.</p>
<p data-start="4114" data-end="4286">Si elle refuse l'id&eacute;e d'une &eacute;criture na&iuml;ve, elle rappelle que la favorite &eacute;tait &eacute;galement une remarquable com&eacute;dienne de soci&eacute;t&eacute;, habitu&eacute;e des th&eacute;&acirc;tres priv&eacute;s de Versailles.</p>
<p data-start="4288" data-end="4362">Selon elle, Pompadour avait pleinement conscience de construire son image.&nbsp; Et cette intuition trouve un prolongement naturel dans l'interpr&eacute;tation d'&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, dont C&eacute;cile Berly salue &laquo; le charisme &raquo; et la capacit&eacute; &agrave; restituer la pr&eacute;sence sc&eacute;nique de cette femme hors norme.</p>
<h3 data-section-id="1xqol1t" data-start="4561" data-end="4600">Le regard contemporain change enfin</h3>
<p data-start="4666" data-end="4772">Le regard port&eacute; aujourd'hui sur Madame de Pompadour n'aurait sans doute pas &eacute;t&eacute; possible il y a vingt ans. Les &eacute;volutions des recherches historiques, les &eacute;tudes sur les femmes, mais aussi les bouleversements soci&eacute;taux r&eacute;cents permettent enfin d'aborder ces figures avec davantage de nuance.</p>
<p data-start="4959" data-end="5034"><em>&laquo; Nous commen&ccedil;ons seulement &agrave; &ecirc;tre pr&ecirc;ts &agrave; d&eacute;construire nos id&eacute;es re&ccedil;ues</em>. &raquo;</p>
<p data-start="5036" data-end="5107">Pour C&eacute;cile Berly, Grignan participe pleinement &agrave; cette r&eacute;habilitation. Elle va jusqu'&agrave; qualifier cette repr&eacute;sentation d'&laquo; <strong>&eacute;tape essentielle dans l'histoire&hellip; de Madame de Pompadour </strong>&raquo;.</p>
<h3 data-section-id="1dbvcew" data-start="5222" data-end="5263">Et si le cin&eacute;ma s'en emparait enfin ?</h3>
<p data-start="5265" data-end="5367">Derni&egrave;re confidence au micro de <strong data-start="5297" data-end="5319">La Radio du Cin&eacute;ma</strong> : oui, l'id&eacute;e d'un sc&eacute;nario l'a d&eacute;j&agrave; travers&eacute;e. Elle ne cache pas son &eacute;tonnement devant l'absence d'un grand film consacr&eacute; &agrave; Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="5468" data-end="5583"><em>&laquo; Je ne comprends pas qu'aucun grand r&eacute;alisateur ou grande r&eacute;alisatrice ne se soit encore empar&eacute; de cette figur</em>e. &raquo;</p>
<p data-start="5585" data-end="5775">Certes, le film historique exige des moyens consid&eacute;rables. Mais surtout, explique-t-elle, Pompadour est un personnage infiniment plus complexe que les clich&eacute;s entretenus depuis deux si&egrave;cles. Une h&eacute;ro&iuml;ne qui parlerait autant de Louis XV&hellip; que de notre rapport contemporain au pouvoir f&eacute;minin.</p>
<p data-start="5878" data-end="5896">L'appel est lanc&eacute; !</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">-----</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">C&eacute;cile BERLY publiera le <strong data-start="395" data-end="419">3 septembre prochain</strong> un nouvel essai, <strong data-start="437" data-end="477"><em data-start="439" data-end="475">Olympe de Gouges, l'autre Voltaire</em></strong>, dans lequel elle revisite le destin de cette pionni&egrave;re des Lumi&egrave;res sous un angle in&eacute;dit. Parall&egrave;lement &agrave; ses travaux de recherche et &agrave; ses nombreuses conf&eacute;rences, C&eacute;cile Berly exerce d&eacute;sormais les fonctions de <strong data-start="690" data-end="754">directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse</strong>, un rendez-vous qui s'impose progressivement comme l'un des grands &eacute;v&eacute;nements nationaux consacr&eacute;s &agrave; l'histoire. Une actualit&eacute; qui confirme sa volont&eacute; constante de faire sortir l'histoire des amphith&eacute;&acirc;tres pour la porter sur les sc&egrave;nes, dans les librairies et, pourquoi pas demain, sur les &eacute;crans de cin&eacute;ma.</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node=""></p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Propos reccueillis par Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59012fcc4498.02777295.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:04:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Ma semaine au ciné : LA BATAILLE DE GAULLE]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/ma-semaine-au-cine-la-bataille-de-gaulle-591</link>
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      <description><![CDATA[&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;
&nbsp;Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span>&nbsp;</span>Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de L'&Acirc;ge de fer et J'&eacute;cris ton nom,<span>&nbsp;</span><a href="https://radioducinema.com/admin/pages/Antonin%20Baudry">Antonin Baudry</a><span>&nbsp;</span>signe &agrave; mes yeux l'un des plus beaux &eacute;v&eacute;nements cin&eacute;matographiques fran&ccedil;ais de l'ann&eacute;e.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un hommage juste et puissant &agrave; cette page fondatrice de notre histoire nationale. Loin du r&eacute;cit scolaire ou de la simple reconstitution, Antonin Baudray aura choisi de raconter la naissance d'une id&eacute;e : celle de la France libre. Une id&eacute;e port&eacute;e, contre toute logique, par un homme seul qui refuse la d&eacute;faite et choisit l'exil pour sauver la R&eacute;publique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le film couvre les ann&eacute;es d&eacute;cisives qui s'&eacute;tendent de mai 1940 &agrave; la Lib&eacute;ration de Paris en ao&ucirc;t 1944. Le premier volet, L'&Acirc;ge de fer, nous plonge dans les heures les plus sombres de la d&eacute;faite fran&ccedil;aise, tandis que J'&eacute;cris ton nom accompagne la reconqu&ecirc;te politique et militaire jusqu'au retour triomphal de la libert&eacute;.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">L'une des plus grandes r&eacute;ussites du film r&eacute;side dans son casting, tout simplement exceptionne. En t&ecirc;te,<a href="https://actes-sud.fr/auteurs/simon-abkarian-007074"><span>&nbsp;</span>Simon Abkarian</a><span>&nbsp;</span>ose la posture magistrale du g&eacute;n&eacute;ral Charles de Gaulle : sa solitude, sa d&eacute;termination, sa gravit&eacute; et face &agrave; lui,<span>&nbsp;</span><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0750971/">Simon Russell Beale</a><span>&nbsp;</span>joue un Winston Churchill tellement imposant ! Leur relation constitue l'une des plus belles r&eacute;ussites dramatiques du film.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Mon coup de c&oelig;ur revient n&eacute;anmoins &agrave;<strong><span>&nbsp;</span>Niels Schneider,</strong><span>&nbsp;</span>dont l'interpr&eacute;tation du g&eacute;n&eacute;ral Philippe Leclerc m&rsquo;impressionne par sa retenue. Un registre qui lui va &agrave; merveille.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Impossible &eacute;galement de ne pas saluer la prestation d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamaria_Vartolomei"><strong>Anamaria Vartolomei,<span>&nbsp;</span></strong></a>bouleversante de gr&acirc;ce et de force dans le r&ocirc;le de Livia&nbsp;: lumineuse.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le reste de la distribution est &agrave; l'unisson :<span>&nbsp;</span><strong>Beno&icirc;t Magimel</strong>,<strong><span>&nbsp;</span>F&eacute;lix Kysyl</strong><span>&nbsp;</span>alias Jean Moulin alias Rex.. com&eacute;dien de haut rang que je ne connaissais pas encore mais qui me semble prometteur, un T<strong>hierry Lhermitte</strong><span>&nbsp;</span>inattendu dans le r&ocirc;le du g&eacute;n&eacute;ral Giraud ; K<strong>arim Leklou, Lo&iuml;c Corbery, Campbell Scott<span>&nbsp;</span></strong>ainsi que<span>&nbsp;</span><strong>Florian Lesieur<span>&nbsp;</span></strong>compl&egrave;tent une distribution sans la moindre fausse note.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La Bataille de Gaulle d&eacute;passe&nbsp;les qualit&eacute;s de sa r&eacute;alisation et d&rsquo;interpr&eacute;tation.</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un rappel coeur serr&eacute; de ce que sont le<strong><span>&nbsp;</span>sacrifice, l&rsquo;engagement, le courage, la responsabilit&eacute; collective.</strong><span>&nbsp;</span>Il rend hommage &agrave; toutes ces sentinelles de l'Histoire qui, aux c&ocirc;t&eacute;s du G&eacute;n&eacute;ral, ont refus&eacute; la fatalit&eacute;<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je ressors de ces deux films avec le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre reconnect&eacute;e avec une m&eacute;moire commune. Une m&eacute;moire qui explique ce que nous sommes aujourd'hui, pourquoi existent des institutions comme la LICRA, pourquoi les livres continuent d'&ecirc;tre &eacute;crits, pourquoi il demeure essentiel de transmettre cette histoire aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p><strong>La Bataille de Gaulle est une &oelig;uvre civique.<span>&nbsp;</span></strong>Un rappel exigeant de ce que repr&eacute;sentent notre R&eacute;publique, notre libert&eacute; et notre devoir de m&eacute;moire.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je souhaite que chaque lyc&eacute;en de France puisse d&eacute;couvrir ces deux films en salle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Courez d&eacute;couvrir La Bataille de Gaulle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><a href="https://www.linkedin.com/feed/"><em>Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA - 03/07/2026</em></a></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a58edf247f3f4.35040463.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 14:41:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[LE FAISCEAU #2 - La Chaleur]]></title>
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      <description><![CDATA[Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du Faisceau, l&rsquo;&eacute;quipe de La Radio du...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du <em>Faisceau</em>, l&rsquo;&eacute;quipe de <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong> observe la mani&egrave;re dont la chaleur transforme les r&eacute;cits, les corps et les &eacute;motions.</p>
<p><strong>Laura Vandenhede, Quentin Carrasco et J&eacute;r&eacute;mie Deprugney</strong> r&eacute;unissent leurs recommandations autour d&rsquo;un th&egrave;me de saison. Leur conversation m&egrave;ne notamment vers <em>Call Me by Your Name</em>, o&ugrave; la lumi&egrave;re estivale accompagne l&rsquo;&eacute;veil du d&eacute;sir, puis vers <em>Normal People</em>, dont certaines escapades m&eacute;diterran&eacute;ennes prolongent les &eacute;lans et les silences de ses personnages.</p>
<p>Le micro s&rsquo;attarde aussi sur <em>Aftersun</em>, les souvenirs de vacances, les relations familiales et ces sc&egrave;nes qui restent en m&eacute;moire longtemps apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique. Chaque choix devient ainsi une porte d&rsquo;entr&eacute;e vers un film ou une s&eacute;rie, sans verdict ni classement : le plaisir consiste surtout &agrave; partager ce que les &oelig;uvres font ressentir et &agrave; donner envie de les d&eacute;couvrir.</p>
<p>La discussion conserve la libert&eacute; joyeuse qui caract&eacute;rise <em>Le Faisceau</em>. Les coups de c&oelig;ur r&eacute;pondent aux anecdotes, les r&eacute;f&eacute;rences circulent, les sorties attendues s&rsquo;invitent au programme et les dinosaures finissent m&ecirc;me par traverser le champ. La s&eacute;ance se referme en musique avec <em>Summer Nights</em>, interpr&eacute;t&eacute;e par <strong>Olivia Newton-John</strong> et <strong>John Travolta</strong> dans <em>Grease</em>, comme un g&eacute;n&eacute;rique id&eacute;al pour souhaiter un bel &eacute;t&eacute; &agrave; nos auditeurs.</p>
<p><strong>Le Faisceau</strong> est un rendez-vous mensuel cr&eacute;&eacute; par <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong>. &Agrave; chaque &eacute;pisode, ses chroniqueurs choisissent un th&egrave;me, un &eacute;v&eacute;nement ou une humeur afin de faire dialoguer cin&eacute;ma de patrimoine, s&eacute;ries, nouveaut&eacute;s et plaisirs personnels. Une conversation cin&eacute;phile accessible, nourrie par le go&ucirc;t de la transmission et l&rsquo;envie de prolonger les films bien apr&egrave;s la s&eacute;ance.</p>
<p><strong>&Agrave; &eacute;couter sur radioducinema.com et sur les principales plateformes de podcasts.</strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a57dc9009e0d8.24799277.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 19:14:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Eric-Emmanuel Schmitt ou la philosophie du spectacle vivant - Festival de la Correspondance de Grignan 2026]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/eric-emmanuel-schmitt-ou-la-philosophie-du-spectacle-vivant-festival-de-la-correspondance-de-grignan-2026-587</link>
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      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent
La 30e &eacute;dition du Festival de la Corre...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><strong><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent</span></strong></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>La 30e &eacute;dition du Festival de la Correspondance de Grignan s'ach&egrave;ve, mais les mots continuent de r&eacute;sonner... Pr&eacute;sident artistique du festival, </span><strong><span>Eric-Emmanuel Schmitt</span></strong><span> dresse le bilan d'une &eacute;dition consacr&eacute;e au temps. Une r&eacute;flexion o&ugrave; il est autant question du spectacle vivant que de notre mani&egrave;re d'habiter le monde.</span></p>
<h2><span>&laquo; Une harmonie hors du commun &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au terme de plusieurs jours de lectures, de rencontres et de cr&eacute;ations in&eacute;dites, l'&eacute;crivain retient avant tout une qualit&eacute; rare : celle de l'&eacute;coute.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une &eacute;dition qui a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s harmonieuse. Bien s&ucirc;r, nous avons r&eacute;gl&eacute; des incidents en coulisses dont personne ne s'est rendu compte, mais le public a &eacute;t&eacute; absolument d&eacute;vou&eacute;, attentif, bienveillant. Les conf&eacute;rences &eacute;taient de haute qualit&eacute; et les acteurs investis comme jamais dans les lectures. Je trouve que cela a &eacute;t&eacute; d'une harmonie hors du commun.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un &eacute;quilibre pr&eacute;cieux pour un festival qui repose presque enti&egrave;rement sur l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re.</span></p>
<h2><span>Ralentir pour retrouver l'autre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, la grande th&eacute;matique du Festival &eacute;tait celle du </span><strong><span>temps</span></strong><span>. Un sujet qui, selon Eric-Emmanuel Schmitt, d&eacute;passe largement le cadre de la litt&eacute;rature.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je crois que nous nous sommes vraiment rendu compte que notre &eacute;poque ne prend plus le temps d'avoir le temps. Elle est dans une acc&eacute;l&eacute;ration permanente. Pourtant, pour &ecirc;tre heureux, pour r&eacute;fl&eacute;chir, pour s'adresser &agrave; l'autre, il faut parfois ralentir.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, la correspondance demeure une formidable &eacute;cole de la lenteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Elle cr&eacute;e un temps et un espace o&ugrave; l'on peut rejoindre l'autre, se mettre en sc&egrave;ne soi-m&ecirc;me, mettre en sc&egrave;ne sa r&eacute;flexion ou ses &eacute;motions. C'est ce que la correspondance nous apprend &agrave; faire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; l'heure de l'instantan&eacute;it&eacute; num&eacute;rique, cette invitation &agrave; ralentir prend une r&eacute;sonance particuli&egrave;re.</span></p>
<h2><span>&laquo; Nous &eacute;crivons sur l'eau &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'un des grands enseignements de cette &eacute;dition est aussi celui du spectacle vivant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des semaines, parfois des mois de pr&eacute;paration pour une repr&eacute;sentation unique, sans captation, qui dispara&icirc;t une fois le rideau tomb&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fragilit&eacute; que revendique pleinement Eric-Emmanuel Schmitt.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est tout ce que j'aime. La fragilit&eacute; du spectacle vivant, comme la fragilit&eacute; de la vie, est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui la rend pr&eacute;cieuse. Nous ne sommes pas en marbre. Nous n'&eacute;crivons pas dans le marbre. Nous &eacute;crivons sur l'eau. Nous vivons dans l'instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une pens&eacute;e qui d&eacute;passe le th&eacute;&acirc;tre pour devenir une v&eacute;ritable philosophie de l'existence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une morale du spectacle vivant que l'on peut reporter &agrave; toutes nos vies : vivre intens&eacute;ment chaque instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Cultiver la fra&icirc;cheur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Interrog&eacute; sur l'avenir du Festival, Eric-Emmanuel Schmitt ne parle ni de programmation ni de chiffres. Il pr&eacute;f&egrave;re &eacute;voquer une notion qui lui est ch&egrave;re : </span><strong><span>la fra&icirc;cheur</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Revenant sur un &eacute;change avec le philosophe Nathan Devers lors de la correspondance inaugurale, il pr&eacute;cise :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il disait qu'il fallait cultiver la jeunesse. Je lui ai r&eacute;pondu que ce n'&eacute;tait pas la jeunesse qu'il fallait pr&eacute;server, mais la fra&icirc;cheur.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'&eacute;crivain, cette fra&icirc;cheur n'a rien &agrave; voir avec l'&acirc;ge.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est ne jamais avoir le sentiment de d&eacute;j&agrave; conna&icirc;tre. Ne pas c&eacute;der &agrave; la fatigue de vivre, ni &agrave; l'illusion du savoir. &Ecirc;tre les bras ouverts devant ce qui nous est propos&eacute; et devant ce que nous avons &agrave; vivre.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il cite alors S&eacute;n&egrave;que :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La joie est chose s&eacute;v&egrave;re. La fra&icirc;cheur demande un v&eacute;ritable travail sur soi. C'est une fa&ccedil;on d'&ecirc;tre au monde exigeante, mais dont les b&eacute;n&eacute;fices sont extraordinaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une d&eacute;finition qui pourrait presque devenir la devise du Festival.</span></p>
<h2><span>Cap sur 2027 : les lettres de famille</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avant de refermer cette &eacute;dition anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt d&eacute;voile d&eacute;j&agrave; le prochain grand chapitre de la Correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En 2027, le festival explorera </span><strong><span>les lettres de famille</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Nous nous consacrerons aux relations p&egrave;re-fils, m&egrave;re-fille, m&egrave;re-fils, fr&egrave;res et s&oelig;urs, grands-parents et petits-enfants. Nous allons labourer ce territoire de la correspondance intime.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une th&eacute;matique universelle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pense que nous y reconna&icirc;trons tous nos difficult&eacute;s, mais aussi nos moments heureux. C'est une v&eacute;ritable mani&egrave;re de se pencher sur ce que sont nos vies.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; l'image de cette 30e &eacute;dition, le Festival de la Correspondance poursuit ainsi son ambition : faire dialoguer les grandes voix de la litt&eacute;rature avec les interrogations les plus contemporaines. Et rappeler, selon les mots d'Eric-Emmanuel Schmitt, que la plus belle fa&ccedil;on d'habiter notre &eacute;poque consiste peut-&ecirc;tre &agrave; retrouver le go&ucirc;t de la lenteur, de la rencontre... et de cette &laquo; fra&icirc;cheur &raquo; qui permet de regarder chaque instant comme s'il &eacute;tait le premier.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span><img src="/upload/eric1.jpg" width="1087" height="709" alt="eric1.jpg (5.37 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54daec7a4d91.78534437.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 12:32:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA["La Rose Blanche", quand des lettres de jeunes résistants allemands résonnent avec notre époque - Festival de la correspondance de Grignan]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/la-rose-blanche-quand-des-lettres-de-jeunes-resistants-allemands-resonnent-avec-notre-epoque-festival-de-la-correspondance-de-grignan-586</link>
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      <description><![CDATA[&nbsp;La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme, adaptation sign&eacute;e Albert Algoud, mise en sc&egrave;ne...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme</span></strong><span>, adaptation sign&eacute;e </span><strong><span>Albert Algoud</span></strong><span>, mise en sc&egrave;ne par </span><strong><span>Charles Templon</span></strong><span>, port&eacute;e par </span><strong><span>Julia Piaton</span></strong><span> et </span><strong><span>Benjamin Siksou</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; partir des lettres de </span><strong><span>Hans et Sophie Scholl</span></strong><span>, figures embl&eacute;matiques de la r&eacute;sistance allemande au nazisme, le spectacle fait entendre les voix de deux jeunes gens dont le courage continue, plus de quatre-vingts ans apr&egrave;s leur disparition, d'interroger notre pr&eacute;sent.</span></p>
<h2><span>Une r&eacute;sistance n&eacute;e de l'indignation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si la foi chr&eacute;tienne a accompagn&eacute; le parcours des membres de la Rose Blanche, Albert Algoud tient d'embl&eacute;e &agrave; nuancer toute lecture r&eacute;ductrice.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient r&eacute;unis par la foi, mais surtout par l'indignation et la r&eacute;volte. Il y avait d'autres croyants qui &eacute;taient de l'autre c&ocirc;t&eacute;. Une partie de l'&Eacute;glise allemande a suivi le nazisme. Leur grand m&eacute;rite, c'est d'avoir tr&egrave;s vite pris leurs distances alors qu'ils avaient, comme la plupart des jeunes Allemands, &eacute;t&eacute; embrigad&eacute;s dans les Jeunesses hitl&eacute;riennes.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette prise de conscience progressive qui constitue le c&oelig;ur de cette adaptation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient des jeunes tout simplement. Ils aimaient la musique, la litt&eacute;rature, la nature. Ils &eacute;taient pleins d'enthousiasme. Ce ne sont pas des moines soldats. Ils ont simplement eu le courage de r&eacute;fl&eacute;chir et de dire non.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Lire entre les lignes d'une dictature</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon et Albert Algoud ont choisi de concentrer leur travail sur la correspondance de l'ann&eacute;e 1942, avant l'arrestation des membres du r&eacute;seau.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une p&eacute;riode o&ugrave; les lettres semblent parfois anodines... mais o&ugrave; chaque mot compte.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Le p&egrave;re de Hans et Sophie avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; plusieurs fois par la Gestapo. Ils savaient que leurs lettres &eacute;taient lues. Ils faisaient donc tr&egrave;s attention &agrave; ce qu'ils &eacute;crivaient et &agrave; la mani&egrave;re de l'&eacute;crire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Benjamin Siksou, cette contrainte donne toute sa richesse dramatique au spectacle.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une vraie impertinence dans certaines lettres. Par moments, ils s'adressent presque directement aux censeurs de la Gestapo. Puis, au fil du temps, le ton change, se durcit. C'est passionnant &agrave; interpr&eacute;ter.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>En parall&egrave;le de ces &eacute;changes familiaux apparaissent progressivement les c&eacute;l&egrave;bres tracts de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Au d&eacute;but, ce sont presque des textes litt&eacute;raires. Puis ils deviennent de v&eacute;ritables appels &agrave; refuser le nazisme. L&agrave;, ils savent qu'ils risquent leur vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une lecture qui demande une autre forme d'incarnation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, les com&eacute;diens ne jouent pas une pi&egrave;ce : ils pr&ecirc;tent leur voix &agrave; des lettres qui n'ont jamais &eacute;t&eacute; &eacute;crites pour &ecirc;tre dites devant un public.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, l'exercice est singulier.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On travaille avec le metteur en sc&egrave;ne, puis il y a tout un travail personnel. Relire les lettres, trouver son rythme, son chemin. Et comme chaque lettre s'adresse tant&ocirc;t &agrave; un fr&egrave;re, tant&ocirc;t &agrave; un ami, tant&ocirc;t &agrave; un amoureux, les intentions changent sans cesse.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'actrice, cette premi&egrave;re participation au Festival repr&eacute;sente &eacute;galement une d&eacute;couverte attendue depuis longtemps.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'entendais parler de Grignan depuis des ann&eacute;es. Beaucoup d'amis &eacute;taient pass&eacute;s ici. Je suis tr&egrave;s heureuse de participer enfin &agrave; cette aventure.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon conna&icirc;t d&eacute;sormais les deux c&ocirc;t&eacute;s de l'exp&eacute;rience : celui du lecteur, puis celui du metteur en sc&egrave;ne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an dernier, j'&eacute;tais sur sc&egrave;ne comme com&eacute;dien. Cette ann&eacute;e, je les accompagne autrement. C'est un exercice particulier, tr&egrave;s excitant, mais aussi &eacute;trange dans son incarnation.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le metteur en sc&egrave;ne avoue avoir lui-m&ecirc;me d&eacute;couvert tardivement l'histoire de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Plus je lis leur histoire, plus je suis boulevers&eacute;. Je me demande souvent : qu'aurions-nous fait, nous, &agrave; 19 ou 21 ans ? Aurions-nous r&eacute;sist&eacute; ? Cette question me poursuit tous les jours.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>L'urgence de vivre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; de la dimension historique, les artistes insistent sur un aspect souvent oubli&eacute; : Hans et Sophie Scholl &eacute;taient avant tout des jeunes gens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Benjamin Siksou y voit m&ecirc;me le c&oelig;ur de leur correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai l'impression que leur premier geste, c'est de dire &agrave; leurs proches : "Je suis encore vivant." Ils parlent d'art, de leurs &eacute;motions, de ce qui les traverse. Ils veulent simplement dire qu'ils existent encore.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Albert Algoud rappelle &eacute;galement la force bouleversante des derniers instants de Sophie Scholl.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Sa derni&egrave;re phrase, en marchant vers la guillotine, est : "Le soleil brille encore." C'est incroyable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une &oelig;uvre qui &eacute;l&egrave;ve</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, cette lecture d&eacute;passe largement le cadre d'un simple spectacle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une exp&eacute;rience qui nous tire vers le haut. D&eacute;couvrir le courage de ces jeunes de vingt ans, leur dignit&eacute; face &agrave; l'&eacute;preuve, leur mani&egrave;re d'&ecirc;tre profond&eacute;ment vivants malgr&eacute; tout... c'est extr&ecirc;mement inspirant aujourd'hui.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette actualit&eacute; est d'ailleurs au c&oelig;ur de la r&eacute;flexion d'Albert Algoud.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans d&eacute;tour, il confie combien cette histoire r&eacute;sonne avec son propre parcours personnel.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je viens d'un milieu d'extr&ecirc;me droite, antis&eacute;mite, int&eacute;griste. J'ai r&eacute;ussi &agrave; m'en d&eacute;tacher. Mais je n'ai jamais eu &agrave; affronter ce qu'eux ont affront&eacute;. Ce qu'ils ont fait est incomparable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une confession rare qui &eacute;claire aussi son engagement dans cette adaptation.</span></p>
<h2><span>Quand les lettres dialoguent avec notre pr&eacute;sent</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, la correspondance devient bien plus qu'un patrimoine litt&eacute;raire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle devient une question adress&eacute;e au spectateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comment des jeunes de vingt ans ont-ils trouv&eacute; le courage de r&eacute;sister l&agrave; o&ugrave; une immense majorit&eacute; se taisait ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Que reste-t-il aujourd'hui de cette capacit&eacute; &agrave; penser contre son &eacute;poque ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En donnant voix aux lettres de Hans et Sophie Scholl, Julia Piaton, Benjamin Siksou, Charles Templon et Albert Algoud ne proposent pas seulement une reconstitution historique. Ils rappellent que derri&egrave;re les grandes pages de l'Histoire se cachent toujours des existences ordinaires, des doutes, des &eacute;lans, des amiti&eacute;s, des amours... et cette conviction, &eacute;crite entre les lignes de chaque lettre, que la libert&eacute; commence toujours par un acte de conscience.</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, cette parole a trouv&eacute; un &eacute;crin &agrave; sa mesure : celui d'un festival o&ugrave; les correspondances continuent, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, &agrave; faire dialoguer les &eacute;poques avec une troublante actualit&eacute;.</span></p>
<p><span><img src="/upload/IMG_5866.JPG" width="533" height="355" alt="IMG_5866.JPG (3.88 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54cd37dcf450.14679527.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 11:24:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Frédéric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/frederic-zeitoun-quand-les-chansons-racontent-notre-histoire-585</link>
      <guid>https://radioducinema.com/podcasts/frederic-zeitoun-quand-les-chansons-racontent-notre-histoire-585</guid>
      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire
Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. Au Festival de la Correspondance de Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun a une nouvelle fois d&eacute;montr&eacute; que la chanson fran&ccedil;aise est bien plus qu'un patrimoine musical : elle est la m&eacute;moire vivante de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans une conf&eacute;rence chant&eacute;e con&ccedil;ue avec Pascal Chauvet, l'auteur-compositeur a parcouru les grandes &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; travers les textes des chansons. Une d&eacute;monstration aussi &eacute;rudite que joyeuse, salu&eacute;e par un public conquis.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au lendemain de cette repr&eacute;sentation unique, il revient sur cette aventure.</span></p>
<h2><span>&laquo; La chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, le Festival avait choisi comme fil conducteur </span><strong><span>le temps</span></strong><span>. Un th&egrave;me qui a imm&eacute;diatement inspir&eacute; Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Et l'air du temps</span></strong><span>, &raquo; glisse-t-il avec malice.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son id&eacute;e &eacute;tait simple en apparence : choisir les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; qui traversent les d&eacute;cennies et observer comment les auteurs les ont racont&eacute;s en chansons.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On s'est amus&eacute;s &agrave; lister les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; et &agrave; voir comment ils avaient &eacute;t&eacute; traduits en chansons. Je pars du principe que la chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'image de la femme, la peine de mort, l'avortement, l'&eacute;cologie, la cause animale, la sexualit&eacute;... autant de sujets qui racontent les &eacute;volutions des mentalit&eacute;s.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Si on prend par exemple l'image de la femme, entre les ann&eacute;es 20 o&ugrave; l'on chante : "Mon homme me fout des coups, il me prend mes sous, mais je l'aime", et la femme lib&eacute;r&eacute;e de Cookie Dingler, ce n'est pas exactement pareil...</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, chaque &eacute;poque invente son vocabulaire, son regard et... sa chanson.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Agrave; chaque &eacute;poque un langage diff&eacute;rent, donc une chanson diff&eacute;rente.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une chanson vaut parfois un trait&eacute; de sociologie</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au fil de la rencontre, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun d&eacute;fend une conviction qui guide tout son travail.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pars du principe que, plus qu'un long discours sociologique, une chanson dit davantage de son &eacute;poque que bien des discours universitaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une id&eacute;e qu'il avait d&eacute;j&agrave; explor&eacute;e l'an dernier autour du th&egrave;me de la religion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an pass&eacute;, c'&eacute;tait Dieu dans la chanson. L&agrave;, j'aurais pu faire six heures tant il existe de chansons sur le sujet.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, il existe toujours une chanson capable de raconter une &eacute;poque.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On trouve toujours une chanson qui colle au moment o&ugrave; elle est n&eacute;e.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Rendre hommage aux grandes plumes</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; des interpr&egrave;tes, cette conf&eacute;rence est aussi un hommage &agrave; ceux qui &eacute;crivent.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Dabadie, Aznavour, Delano&euml;... des plumes connues, mais aussi des plumes de l'ombre, ces auteurs qui &eacute;crivent pour les autres. Cette conf&eacute;rence permet justement de leur rendre hommage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une mani&egrave;re de rappeler que derri&egrave;re les m&eacute;lodies populaires se cachent souvent de grands &eacute;crivains.</span></p>
<h2><span>La magie d'un moment unique</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comme tous les spectacles du Festival de la Correspondance, cette conf&eacute;rence n'&eacute;tait donn&eacute;e qu'une seule fois.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une contrainte qui fait aussi sa beaut&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La magie d'un spectacle, c'est qu'on ne refait jamais deux fois le m&ecirc;me. Les bafouillis qu'on mettra un soir ne seront pas ceux du lendemain.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, revenir chaque ann&eacute;e &agrave; Grignan est aussi un d&eacute;fi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'&eacute;tait la troisi&egrave;me fois. Plus on revient dans le m&ecirc;me lieu avec les m&ecirc;mes gens, moins on a envie de les d&eacute;cevoir. On essaie de se renouveler et je pense que cet apr&egrave;s-midi, &ccedil;a n'a pas trop mal march&eacute;.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le public, lui, aurait volontiers prolong&eacute; le plaisir. Les extraits &eacute;taient parfois trop courts, les refrains donnaient envie d'&ecirc;tre repris en ch&oelig;ur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'artiste en est conscient.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Ccedil;a pourrait devenir un v&eacute;ritable spectacle. Avec Pascal Chauvet, on commence &agrave; bien se conna&icirc;tre, on fait un vrai num&eacute;ro de clown &agrave; deux. Cette conf&eacute;rence pourrait tout &agrave; fait voyager davantage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une actualit&eacute; foisonnante</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Impossible d'&eacute;voquer Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun sans parler de son incroyable activit&eacute; d'auteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s un concert au Festival d'Avignon puis un passage au Th&eacute;&acirc;tre de Paris &agrave; Avignon, il pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; la sortie de son prochain album.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il est termin&eacute;. Il ne reste qu'une derni&egrave;re chanson &agrave; enregistrer. Treize titres, dont quatre duos avec quatre artistes que j'admire &eacute;norm&eacute;ment. Les surprises seront d&eacute;voil&eacute;es en janvier 2027.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le lancement est d&eacute;j&agrave; programm&eacute; au Th&eacute;&acirc;tre de l'Atelier, &agrave; Paris.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais l'&eacute;criture ne s'arr&ecirc;te jamais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai eu le bonheur d'&eacute;crire pour le prochain album d'Enrico Macias. Je travaille actuellement sur celui de Fr&eacute;d&eacute;ric Fran&ccedil;ois. J'adore &eacute;crire pour les autres, j'adore &eacute;crire pour moi... j'adore &eacute;crire. C'est ma vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun aura une nouvelle fois rappel&eacute; que les chansons ne sont pas seulement des souvenirs que l'on fredonne. Elles racontent nos combats, nos &eacute;volutions, nos contradictions et, peut-&ecirc;tre mieux que de longs discours, l'histoire de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54c57ce8dce2.61082288.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:33:00 +0000</pubDate>
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