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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
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    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Sun, 08 Nov 2026 16:18:23 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Elsa Zylberstein : « Le cinéma ouvre des portes invisibles en nous »]]></title>
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      <description><![CDATA[&Agrave; l'occasion de la premi&egrave;re &eacute;dition du Festival Plan S&eacute;quence &agrave; Cassis, Elsa Zylberstein s'est confi&eacute;e au micro de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><span>&Agrave; l'occasion de la premi&egrave;re &eacute;dition du Festival Plan S&eacute;quence &agrave; Cassis, </span><strong><span>Elsa Zylberstein</span></strong><span> s'est confi&eacute;e au micro de </span><strong><span>Laura pour La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>. Rencontre avec une actrice habit&eacute;e par son m&eacute;tier, qui revient sur sa relation privil&eacute;gi&eacute;e avec Claude Lelouch, ses inspirations cin&eacute;matographiques et ses nouvelles ambitions de r&eacute;alisatrice et de productrice.</span></p>
<p><span>Elle &eacute;voque &eacute;galement son r&ocirc;le dans </span><em><span>Malika</span></em><span>, le nouveau film de Mounia Meddour, et livre une r&eacute;flexion sensible sur le pouvoir du cin&eacute;ma, capable de r&eacute;v&eacute;ler des facettes insoup&ccedil;onn&eacute;es de nous-m&ecirc;mes.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>cr&eacute;dit photo @AB - archives</span></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6af07ed14faea2.53242542.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 08 Nov 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Richard Sanderson : « J’ai toujours cru en moi, même quand on me disait d’être réaliste »]]></title>
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      <description><![CDATA[Richard Sanderson : &laquo; J&rsquo;ai toujours cru en moi, m&ecirc;me quand on me disait d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;aliste &raquo;
RENCONTRE
Il a offert au...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1 data-pm-slice="1 1 []"><span>Richard Sanderson : &laquo; J&rsquo;ai toujours cru en moi, m&ecirc;me quand on me disait d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;aliste &raquo;</span></h1>
<p><em><span>RENCONTRE</span></em></p>
<p><strong><span>Il a offert au cin&eacute;ma l'un de ses slows les plus c&eacute;l&egrave;bres. Quarante-six ans apr&egrave;s &laquo; La Boum &raquo;, Richard Sanderson reste indissociable des premiers &eacute;mois de Sophie Marceau et de la m&eacute;lodie inoubliable de &laquo; Reality &raquo;. Mais r&eacute;duire cet artiste franco-britannique &agrave; un seul succ&egrave;s serait m&eacute;conna&icirc;tre son parcours. Chanteur, musicien, arrangeur, producteur et compositeur pour l'image, il poursuit une carri&egrave;re guid&eacute;e par une passion intacte. Nous l'avons rencontr&eacute; &agrave; Barbi&egrave;res, dans la Dr&ocirc;me, &agrave; l'occasion du spectacle &laquo; Totalement 80 &raquo;. Une conversation passionnante, entre souvenirs de cin&eacute;ma, rendez-vous manqu&eacute;s et r&ecirc;ves toujours vivants.</span></strong></p>
<h2><span>La nostalgie des ann&eacute;es 80, une histoire qui n'en finit pas</span></h2>
<p><span>Il est de ces voix qui poss&egrave;dent un &eacute;trange pouvoir : celui de faire ressurgir instantan&eacute;ment des images. Quelques notes de </span><em><span>Reality</span></em><span>, et voici Sophie Marceau, adolescente, un casque sur les oreilles, d&eacute;couvrant l'amour au rythme d'un slow devenu l&eacute;gendaire. </span><span>Pour Richard Sanderson, cette chanson reste une formidable histoire d'amour avec le public. Une histoire commenc&eacute;e en 1980 et qui ne s'est jamais v&eacute;ritablement interrompue.</span></p>
<p><span>Samedi 7 novembre, aux Ateliers Magiques de Dani Lary, &agrave; Barbi&egrave;res, le chanteur retrouvait les spectateurs de la tourn&eacute;e &laquo; Totalement 80 &raquo;, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment d'Ottawan, des Gibson Brothers, de Caroline Loeb, de Phil Barney et de Joniece Jamison, dans une soir&eacute;e anim&eacute;e par J&eacute;r&ocirc;me Anthony. </span><span>Un spectacle plac&eacute; sous le signe des retrouvailles, que l'artiste aborde avec une spontan&eacute;it&eacute; d&eacute;sarmante.</span></p>
<p><span><em>&laquo; On est tellement contents de se retrouver que c'est vraiment la colonie de vacances ! Tout le monde est sympa, tout le monde est content d'&ecirc;tre l&agrave;. C'est que du bonheur</em>. &raquo;</span></p>
<p><span>L'aventure trouve ses racines en 2007, lorsque le producteur Olivier Kaefer imagine de r&eacute;unir sur sc&egrave;ne plusieurs grandes figures musicales de la d&eacute;cennie 80. Un pari que certains pensaient &eacute;ph&eacute;m&egrave;re.</span></p>
<p><em>&laquo; Les gens nous disaient que &ccedil;a allait durer cinq ans. Mais &ccedil;a fait vingt ans maintenant que &ccedil;a dure ! &raquo;</em></p>
<p><span>La formule a depuis connu de multiples d&eacute;clinaisons. Elle a aussi inspir&eacute; le cin&eacute;ma avec </span><em><span>Stars 80</span></em><span>, sorti en 2012, qui raconte de mani&egrave;re romanc&eacute;e la naissance de cette aventure collective.</span></p>
<p><span>Richard Sanderson n'a pourtant pas particip&eacute; au film. Il s'en amuse aujourd'hui, sans v&eacute;ritable amertume : <em>&laquo; Ils ne pouvaient pas mettre tout le monde ! &raquo;&nbsp; </em></span><span>Car pour lui, l'essentiel est ailleurs. Le plaisir de retrouver ses camarades, l'&eacute;nergie du public et ce sentiment particulier d'appartenir &agrave; une histoire musicale commune.</span></p>
<h2><span>&laquo; Reality &raquo;, la naissance d'une chanson devenue culte</span></h2>
<p><span>Pour comprendre la place de Richard Sanderson dans la m&eacute;moire du cin&eacute;ma, il faut revenir &agrave; l'ann&eacute;e 1980. </span><span>Claude Pinoteau pr&eacute;pare alors </span><em><span>La Boum</span></em><span>, une com&eacute;die sentimentale dont personne n'imagine encore l'importance qu'elle prendra dans la culture populaire. Vladimir Cosma en compose la musique et recherche une voix capable d'accompagner les premiers &eacute;mois amoureux de son h&eacute;ro&iuml;ne.</span></p>
<p><span>Ce sera celle de Richard Sanderson.</span></p>
<p><span>La rencontre donne naissance &agrave; </span><em><span>Reality</span></em><span>, un succ&egrave;s international qui atteindra la premi&egrave;re place des ventes dans quinze pays et d&eacute;passera les huit millions d'exemplaires vendus. </span><span>Mais Richard Sanderson tient &agrave; rappeler une distinction essentielle. </span><em>&laquo; La Boum, c'&eacute;tait une musique de Cosma. Moi, j'&eacute;tais chanteur et coproducteur. &raquo;</em></p>
<p><span>Une pr&eacute;cision qui ne diminue en rien sa contribution &agrave; cette aventure. &Agrave; l'&eacute;poque, il poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une solide exp&eacute;rience de la production musicale et participe au travail autour de la chanson.</span></p>
<p><span>Surtout, il garde une grande admiration pour la mani&egrave;re dont Vladimir Cosma a construit l'identit&eacute; sonore du film. </span><em>&laquo; J'ai travaill&eacute; longtemps avec Vladimir Cosma. La musique, il la met plusieurs fois dans le film. &raquo; </em><span>Et Richard Sanderson de se souvenir de ces petites touches musicales diss&eacute;min&eacute;es tout au long du r&eacute;cit : Sophie Marceau qui joue quelques notes &agrave; la guitare, la grand-m&egrave;re Poupette qui reprend la m&eacute;lodie &agrave; la harpe&hellip;</span></p>
<p><span>Une v&eacute;ritable &eacute;criture cin&eacute;matographique, dans laquelle le th&egrave;me musical accompagne les personnages avant de s'imposer d&eacute;finitivement dans la m&eacute;moire des spectateurs.</span></p>
<p><em>&laquo; &Ccedil;a rentre dans les oreilles ! &raquo;</em></p>
<h3><span>Le secret musical de la derni&egrave;re sc&egrave;ne</span></h3>
<p><span>Richard Sanderson raconte &eacute;galement une anecdote passionnante sur la conclusion de </span><em><span>La Boum</span></em><span>.</span></p>
<p><span>Dans cette sc&egrave;ne devenue embl&eacute;matique, Sophie Marceau danse avec un nouveau gar&ccedil;on. La musique qui accompagne d'abord ce moment n'est pas </span><em><span>Reality</span></em><span>, mais une autre chanson interpr&eacute;t&eacute;e par Sanderson : </span><em><span>Go On Forever</span></em><span>.</span></p>
<p><span>Selon ses souvenirs, Claude Pinoteau souhaitait utiliser cette m&eacute;lodie, tandis que Vladimir Cosma d&eacute;fendait une autre approche musicale.</span></p>
<p><span>La solution finalement retenue repose sur une transition particuli&egrave;rement habile.</span></p>
<p><span>Lorsque l'image se fige, </span><em><span>Go On Forever</span></em><span> laisse place au th&egrave;me de </span><em><span>Reality</span></em><span>. Les deux chansons partageant la m&ecirc;me tonalit&eacute;, le passage peut s'effectuer avec une grande fluidit&eacute;.</span></p>
<p><em>&laquo; Toutes les chansons &eacute;taient en sol. Et quand l'image se fige, ils sont repass&eacute;s sur La Boum. &raquo;</em></p>
<p><span>Cette construction explique, selon lui, la puissance du souvenir laiss&eacute; par la musique.</span></p>
<p><span>&laquo; Quand vous sortiez du cin&eacute;ma, vous aviez la chanson dans la t&ecirc;te. &raquo;</span></p>
<p><span>Une le&ccedil;on de musique de film, presque quarante-six ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation : un th&egrave;me ne devient pas seulement m&eacute;morable parce qu'il est beau, mais aussi parce qu'il trouve sa place dans la narration.</span></p>
<h2><span>&laquo; La Boum 2 &raquo;, le rendez-vous manqu&eacute; avec Sophie Marceau</span></h2>
<p><span>Si </span><em><span>Reality</span></em><span> lui a ouvert les portes de la reconnaissance internationale, Richard Sanderson garde aussi le souvenir de certaines occasions manqu&eacute;es.</span></p>
<p><span>La premi&egrave;re concerne </span><em><span>La Boum 2</span></em><span>, sorti en 1982. </span><span>Claude Pinoteau envisage alors de prolonger leur collaboration. Il est m&ecirc;me question que le chanteur apparaisse &agrave; l'&eacute;cran.</span></p>
<p><span>Mais Richard Sanderson pr&eacute;pare parall&egrave;lement une tourn&eacute;e au Japon, o&ugrave; sa carri&egrave;re rencontre &eacute;galement un important succ&egrave;s, notamment gr&acirc;ce &agrave; </span><em><span>She's a Lady</span></em><span>.</span></p>
<p><span>Avant de partir, il prend soin de pr&eacute;venir le r&eacute;alisateur de ses engagements professionnels.</span></p>
<p><em>&laquo; Je lui avais dit que j'avais un contrat avec des Japonais tout le mois d'ao&ucirc;t. Il m'avait r&eacute;pondu qu'on ne tournerait pas avant septembre. &raquo;</em></p>
<p><span>Seulement voil&agrave; : alors qu'il se trouve au Japon, il apprend qu'on l'attend au pavillon Baltard le 18 ao&ucirc;t. </span><span>Impossible de rentrer &agrave; temps.</span></p>
<p><em>&laquo; &Ccedil;a m'avait vraiment contrari&eacute;. Je leur avais dit quinze fois que je ne serais pas l&agrave; ! &raquo;</em></p>
<p><span>L'artiste reconna&icirc;t qu'il aurait volontiers privil&eacute;gi&eacute; le film s'il avait connu suffisamment t&ocirc;t les v&eacute;ritables dates du tournage.</span></p>
<p><span>La suite se fera donc sans lui. La chanson embl&eacute;matique de </span><em><span>La Boum 2</span></em><span>, </span><em><span>Your Eyes</span></em><span>, sera interpr&eacute;t&eacute;e par le groupe britannique Cook da Books.</span></p>
<p><span>Un regret qui ne l'emp&ecirc;chera pas de poursuivre sa collaboration avec Vladimir Cosma.</span></p>
<p><span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><img src="/upload/896258927_39924841517163709_8572318672619060704_n.jpg" width="333" height="333" alt="896258927_39924841517163709_8572318672619060704_n.jpg (175 KB)"></span></p>
<h2><span>&laquo; L'&Eacute;tudiante &raquo; : une autre chanson qui aurait pu &ecirc;tre la sienne</span></h2>
<p><span>Quelques ann&eacute;es plus tard, Richard Sanderson retrouve l'univers de Claude Pinoteau et de Sophie Marceau autour de </span><em><span>L'&Eacute;tudiante</span></em><span>, sorti en 1988. </span><span>Ce film, sans &ecirc;tre une suite officielle des deux </span><em><span>Boum</span></em><span>, prolonge dans l'esprit du public l'univers sentimental et romantique associ&eacute; &agrave; l'actrice. </span><span>Richard Sanderson travaille alors aupr&egrave;s de Vladimir Cosma, notamment sur les synth&eacute;tiseurs et les programmations musicales.</span></p>
<p><span>Le compositeur aurait m&ecirc;me envisag&eacute; de lui confier l'interpr&eacute;tation de la chanson principale. </span><span>Mais l'id&eacute;e ne se concr&eacute;tise pas.</span></p>
<p><em>&laquo; Apparemment, mais je ne sais pas si c'est vrai, Dani&egrave;le Thompson et Sophie Marceau auraient dit que si c'&eacute;tait Richard qui chantait, &ccedil;a ferait La Boum 3. &raquo;</em></p>
<p><span>Une explication que le chanteur prend soin de pr&eacute;senter comme un propos rapport&eacute;, et non comme une certitude. </span><span>&Agrave; cette &eacute;poque, il vient &eacute;galement de signer avec Warner en Allemagne, o&ugrave; l'on pr&eacute;f&egrave;re le voir d&eacute;fendre ses propres albums plut&ocirc;t que de participer &agrave; une nouvelle bande originale.</span></p>
<p><span>Avec le recul, il estime qu'il aurait d&ucirc; saisir cette occasion. </span><span>La chanson </span><em><span>You Call It Love</span></em><span> sera finalement interpr&eacute;t&eacute;e par la chanteuse norv&eacute;gienne Karoline Kr&uuml;ger. </span><span>Ces &eacute;pisodes auraient pu &eacute;loigner Richard Sanderson du cin&eacute;ma. Ils ont au contraire entretenu son envie de composer pour l'image.</span></p>
<h2><span>Derri&egrave;re le chanteur, un musicien de cin&eacute;ma</span></h2>
<p><span>Car le grand public l'ignore parfois : Richard Sanderson est bien davantage que l'interpr&egrave;te d'un succ&egrave;s international.</span></p>
<p><span>N&eacute; en Angleterre en 1953, d'un p&egrave;re &eacute;cossais et d'une m&egrave;re fran&ccedil;aise, tous deux musiciens, il grandit dans un environnement musical. Piano classique d&egrave;s l'enfance, guitare &agrave; l'adolescence, groupes de rock, orchestres puis formation &agrave; l'harmonie et &agrave; l'orchestration au Berklee College of Music, aux &Eacute;tats-Unis : son parcours t&eacute;moigne d'une v&eacute;ritable culture musicale.</span></p>
<p><span>Au fil des ann&eacute;es, il se tourne largement vers la composition pour l'image, avec de nombreuses musiques destin&eacute;es &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, aux documentaires et &agrave; des productions historiques.</span></p>
<p><span>On retrouve notamment son travail dans des programmes comme </span><em><span>Un si&egrave;cle d'&eacute;crivains</span></em><span>, dans les productions documentaires de Daniel Costelle, ou encore &agrave; travers des habillages musicaux pour la t&eacute;l&eacute;vision.</span></p>
<p><span>Sa carri&egrave;re de compositeur s'&eacute;tend ainsi bien au-del&agrave; du cin&eacute;ma sentimental auquel son nom demeure associ&eacute;. </span><span>Pour autant, une certaine frustration subsiste. </span><em>&laquo; J'aurais aim&eacute; faire plus de musiques de films &raquo;, reconna&icirc;t-il.</em></p>
<p><span>Parce qu'il aime la rencontre avec un r&eacute;alisateur, le dialogue entre une image et une partition, et cette sensation particuli&egrave;re de donner une dimension suppl&eacute;mentaire &agrave; une sc&egrave;ne gr&acirc;ce &agrave; la musique.</span></p>
<h2><span>De &laquo; La Boum &raquo; &agrave; l'histoire du canal du Midi</span></h2>
<p><span>Au cours de notre entretien, Richard Sanderson revient sur un projet qui lui tient particuli&egrave;rement &agrave; c&oelig;ur : </span><em><span>Riquet, le Songe de Naurouze</span></em><span>, un film historique r&eacute;alis&eacute; par Jean P&eacute;riss&eacute; et r&eacute;f&eacute;renc&eacute; en 2019. </span><span>L'&oelig;uvre s'int&eacute;resse &agrave; Pierre-Paul Riquet, l'homme &agrave; l'origine de la construction du canal du Midi, au XVIIe si&egrave;cle, et &agrave; ses relations avec le pouvoir royal, notamment Colbert. </span><span>Un univers tr&egrave;s &eacute;loign&eacute; des bals adolescents de </span><em><span>La Boum</span></em><span>. </span><span>Pour le musicien, c'est pr&eacute;cis&eacute;ment tout l'int&eacute;r&ecirc;t de la composition pour le cin&eacute;ma : changer d'&eacute;poque, de langage et d'atmosph&egrave;re, tout en cherchant la juste &eacute;motion. </span><span>Richard Sanderson raconte avoir travaill&eacute; sur cette musique et s'&ecirc;tre rendu jusqu'en Albanie pour une partie des enregistrements. </span><span>Un choix de production qui lui inspire une r&eacute;flexion sur les conditions &eacute;conomiques du m&eacute;tier.</span></p>
<p><span>Il regrette notamment que les contraintes budg&eacute;taires conduisent parfois &agrave; enregistrer &agrave; l'&eacute;tranger alors que la France dispose d'excellents musiciens et de studios de qualit&eacute;. </span><span>Mais l'enthousiasme reprend rapidement le dessus : il aime travailler, relever de nouveaux d&eacute;fis et d&eacute;couvrir d'autres univers. </span><span>Il &eacute;voque aussi les relations parfois mouvement&eacute;es entre les compositeurs et les r&eacute;alisateurs. Sur l'une de ses collaborations, une premi&egrave;re proposition musicale avait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;e avant que l'&eacute;quipe ne revienne finalement vers lui.</span></p>
<p><span>Une illustration des incertitudes propres &agrave; la cr&eacute;ation cin&eacute;matographique, o&ugrave; une partition doit autant convaincre artistiquement que trouver sa place dans la vision du metteur en sc&egrave;ne. </span><span>L'artiste mentionne &eacute;galement la perspective d'une nouvelle collaboration en Italie, sans qu'un titre ou un calendrier de r&eacute;alisation permette aujourd'hui d'en confirmer l'aboutissement.</span></p>
<h2><span>Ennio Morricone, son ma&icirc;tre absolu</span></h2>
<p><span>&Agrave; la question de savoir quel grand r&eacute;alisateur il aimerait voir lui confier une bande originale, Richard Sanderson laisse volontiers vagabonder son imagination.</span></p>
<p><span>James Cameron ? Pourquoi pas. </span><span>Steven Spielberg ? &Eacute;videmment.</span></p>
<p><span>Mais il sait aussi que ces grands cin&eacute;astes ont &eacute;t&eacute; entour&eacute;s de compositeurs d'exception.</span></p>
<p><span>Et la conversation revient tr&egrave;s vite vers ceux qu'il admire profond&eacute;ment.</span></p>
<p><em>&laquo; Je suis fan de John Williams. Et Ennio Morricone, c'est mon ma&icirc;tre. &raquo;</em></p>
<p><span>Deux g&eacute;ants de la musique de film, capables de donner &agrave; quelques notes une puissance narrative consid&eacute;rable.</span></p>
<p><span>Ce qui fascine Richard Sanderson, c'est cette capacit&eacute; &agrave; cr&eacute;er des m&eacute;lodies imm&eacute;diatement reconnaissables, mais qui ne se limitent jamais &agrave; une simple illustration.</span></p>
<p><span>Une bande originale r&eacute;ussie doit raconter quelque chose. Elle doit participer au film, accompagner les &eacute;motions sans les &eacute;craser et parfois prolonger la vie des personnages bien au-del&agrave; du g&eacute;n&eacute;rique de fin.</span></p>
<p><span>Une conception qu'il conna&icirc;t intimement, lui dont la voix continue de faire exister </span><em><span>La Boum</span></em><span> dans la m&eacute;moire de millions de spectateurs.</span></p>
<h2><span>&laquo; Si ma vie &eacute;tait un film ? La M&eacute;lodie du bonheur ! &raquo;</span></h2>
<p><span>Puis vient une question plus personnelle. </span><span>Si la vie de Richard Sanderson devait &ecirc;tre racont&eacute;e au cin&eacute;ma, quelle musique accompagnerait son histoire ?</span></p>
<p><span>Le chanteur marque un temps d'arr&ecirc;t.</span></p>
<p><em>&laquo; Ah, &ccedil;a, c'est une bonne question ! En cinquante ans, on ne me l'a jamais pos&eacute;e ! &raquo;</em></p>
<p><span>Il r&eacute;fl&eacute;chit, puis laisse &eacute;chapper une r&eacute;ponse qui ressemble finalement &agrave; un autoportrait.</span></p>
<p><em>&laquo; La M&eacute;lodie du bonheur ! &raquo;</em></p>
<p><span>Il pr&eacute;cise aussit&ocirc;t, amus&eacute;, qu'il parle du titre et non du sc&eacute;nario du c&eacute;l&egrave;bre film musical. </span><span>Car son existence n'a pas toujours &eacute;t&eacute; un long fleuve tranquille. </span><span>Il y a eu des succ&egrave;s immenses, des p&eacute;riodes moins faciles, des projets qui n'ont pas abouti et ces occasions que l'on regrette parfois d'avoir laiss&eacute;es passer. </span><span>Mais jamais il n'a perdu sa confiance dans la musique. </span><em>&laquo; J'ai eu une vie avec des hauts et des bas, mais j'&eacute;tais toujours plein d'espoir. J'ai toujours cru en moi, m&ecirc;me quand on me disait : sois r&eacute;aliste ! &raquo;</em></p>
<p><span>Avant d'ajouter, avec une lucidit&eacute; teint&eacute;e d'humour : </span><em>&laquo; Je crois que c'est &ccedil;a qui m'a sauv&eacute; un peu. Et puis je suis un peu inconscient, un peu optimiste. &raquo;</em></p>
<p><span>Difficile de ne pas entendre, derri&egrave;re cette confession, un &eacute;cho &agrave; la chanson qui a chang&eacute; sa vie.</span></p>
<p><em><span>Dreams are my reality.</span></em></p>
<p><span>Les r&ecirc;ves sont ma r&eacute;alit&eacute;. </span><span>Quarante-six ans apr&egrave;s, la formule semble toujours lui correspondre.</span></p>
<p></p>
<p><span>&Agrave; 73 ans, il continue de partager son temps entre la cr&eacute;ation musicale et la sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span>La plus belle conclusion appartient peut-&ecirc;tre &agrave; ce refrain qui ne l'a jamais quitt&eacute;.</span></p>
<p><em><span>Dreams are my reality.</span></em></p>
<p><span>Richard Sanderson a fait de ces quelques mots bien davantage qu'un succ&egrave;s : une mani&egrave;re d'envisager la vie. </span><span>Et pour celui qui a accompagn&eacute; les premiers r&ecirc;ves de Sophie Marceau au cin&eacute;ma, l'histoire musicale n'est manifestement pas termin&eacute;e...</span></p>
<p><span></span></p>
<p><strong><em>Propos reccuellis par Patrice Caillet et Amandine BACCONNIER pour la RADIO DU CINEMA - 7/11/2026</em></strong></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em><img src="/upload/988876b0-0015-457f-a27f-5d29c9ff16a8.jpg" width="287" height="383" alt="988876b0-0015-457f-a27f-5d29c9ff16a8.jpg (125 KB)"></em></strong></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6af07d04481067.23084318.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 08 Nov 2026 13:35:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Mickaelle Paty :  La laïcité, le courage de transmettre et le devoir de ne pas oublier]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/mickaelle-paty-la-laicite-le-courage-de-transmettre-et-le-devoir-de-ne-pas-oublier-648</link>
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      <description><![CDATA[Six ans apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de son fr&egrave;re Samuel Paty, Micka&euml;lle Paty poursuit un combat qui d&eacute;passe la m&eacute;moire d&rsquo;un homme. &Agrave; l&rsquo;occasion de la projection du f...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><em><span>Six ans apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de son fr&egrave;re Samuel Paty, Micka&euml;lle Paty poursuit un combat qui d&eacute;passe la m&eacute;moire d&rsquo;un homme. &Agrave; l&rsquo;occasion de la projection du film </span></em><strong><em><span>L&rsquo;Abandon</span></em></strong><em><span>, de Vincent Garenq, &agrave; LUX, sc&egrave;ne nationale de Valence, elle a accord&eacute; un entretien &agrave; </span></em><strong><em><span>Radio du Cin&eacute;ma</span></em></strong><em><span>. </span></em></p>
<p data-pm-slice="1 1 []"><em><span>Une rencontre travers&eacute;e par une conviction : l&rsquo;&eacute;ducation, la libert&eacute; de conscience et l&rsquo;esprit critique restent nos plus pr&eacute;cieux remparts contre l&rsquo;intol&eacute;rance.</span></em></p>
<p data-pm-slice="1 1 []"><em><span></span></em></p>
<h2><span>Derri&egrave;re le symbole, un fr&egrave;re. Derri&egrave;re la douleur, un engagement.</span></h2>
<p><span>Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d&rsquo;histoire-g&eacute;ographie, &eacute;tait assassin&eacute; par un terroriste islamiste pour avoir exerc&eacute; son m&eacute;tier d&rsquo;enseignant, notamment en abordant la libert&eacute; d&rsquo;expression avec ses &eacute;l&egrave;ves.</span></p>
<p><span>Six ann&eacute;es ont pass&eacute;. Son nom appartient d&eacute;sormais &agrave; la m&eacute;moire collective. Mais derri&egrave;re ce nom, devenu un symbole de la R&eacute;publique, il y avait un homme, un fr&egrave;re, un p&egrave;re, un professeur passionn&eacute; par sa mission.</span></p>
<p><span>C&rsquo;est cet homme que Micka&euml;lle Paty refuse de laisser dispara&icirc;tre.</span></p>
<p><span>Sa parole rappelle une &eacute;vidence&nbsp; : rendre hommage ne suffit pas. Il faut comprendre, transmettre et interroger les m&eacute;canismes qui ont rendu l'irr&eacute;parable possible.</span></p>
<p><em>&laquo; Il ne faut absolument pas que cette histoire s&rsquo;oublie parce que lorsqu&rsquo;on oublie les choses, c&rsquo;est bien malheureux, mais c&rsquo;est comme &ccedil;a qu&rsquo;elles se reproduisent. &raquo;</em></p>
<p><span>Ces mots portent une exigence essentielle. La m&eacute;moire ne doit pas devenir un simple rituel comm&eacute;moratif. Elle doit nous obliger &agrave; regarder les faits, &agrave; examiner les responsabilit&eacute;s et &agrave; refuser l'indiff&eacute;rence.</span></p>
<p><span>Pour Micka&euml;lle Paty, l'assassinat de son fr&egrave;re ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un &eacute;v&eacute;nement isol&eacute;, surgi de nulle part. Il est l'aboutissement d'un engrenage qu'il faut avoir le courage d'analyser.</span></p>
<p><span>Son engagement consiste pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; faire en sorte que la disparition de Samuel ne soit pas vaine.</span></p>
<h2><span>La la&iuml;cit&eacute; : non pas diviser, mais permettre de vivre ensemble</span></h2>
<p><span>Parler de Samuel Paty, c&rsquo;est n&eacute;cessairement parler de la&iuml;cit&eacute;. Mais encore faut-il s'entendre sur ce que recouvre ce principe si souvent invoqu&eacute;, parfois mal compris.</span></p>
<p><span>La la&iuml;cit&eacute; n&rsquo;est pas le rejet des religions. Elle n'impose pas de renoncer &agrave; ses croyances. Elle garantit, au contraire, la libert&eacute; de conscience : celle de croire, de ne pas croire, de changer de conviction, et de vivre dans un cadre commun o&ugrave; aucune croyance ne peut s'imposer &agrave; tous.</span></p>
<p><span>&Agrave; l'&eacute;cole publique, cette libert&eacute; s'accompagne d'une mission fondamentale : permettre &agrave; chaque &eacute;l&egrave;ve de d&eacute;velopper son jugement ind&eacute;pendamment de ses origines, de son milieu social ou de ses convictions familiales.</span></p>
<p><span>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que les paroles de Micka&euml;lle Paty prennent toute leur force.</span></p>
<p><span>Lorsqu&rsquo;on l&rsquo;interroge sur la mani&egrave;re d&rsquo;apprendre aux jeunes &agrave; accepter le d&eacute;saccord sans renoncer au respect, elle &eacute;voque imm&eacute;diatement ce qui caract&eacute;risait son fr&egrave;re :</span></p>
<p><em>&laquo; Samuel, ce qu&rsquo;il aimait, c&rsquo;&eacute;tait justement essayer de remettre de la nuance l&agrave; o&ugrave; tout le monde en manque. &raquo;</em></p>
<p><span>Dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les opinions s&rsquo;affrontent parfois avant m&ecirc;me de se rencontrer, o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux encouragent les r&eacute;actions imm&eacute;diates et les positions tranch&eacute;es, cette id&eacute;e m&eacute;rite d'&ecirc;tre entendue.</span></p>
<p><span>La nuance n'est pas une faiblesse. Elle est une forme d'exigence intellectuelle.</span></p>
<p><span>Apprendre &agrave; penser, ce n'est pas apprendre &agrave; &ecirc;tre d'accord avec tout le monde. C'est apprendre &agrave; questionner ses propres certitudes, &agrave; &eacute;couter une opinion diff&eacute;rente, &agrave; distinguer un argument d'une attaque et une conviction personnelle d'une v&eacute;rit&eacute; qui devrait s'imposer aux autres.</span></p>
<p><span>On peut respecter profond&eacute;ment une personne sans partager ses id&eacute;es. On peut critiquer une religion sans m&eacute;priser ceux qui la pratiquent. On peut d&eacute;fendre fermement la libert&eacute; d'expression tout en cultivant le sens du dialogue.</span></p>
<p><span>C'est aussi cela, l'esprit de la la&iuml;cit&eacute; : prot&eacute;ger un espace dans lequel les diff&eacute;rences peuvent exister sans emp&ecirc;cher la construction d'un monde commun.</span></p>
<h2><em><span>L&rsquo;Abandon</span></em><span> : quand le cin&eacute;ma devient un acte de m&eacute;moire</span></h2>
<p><span>Comment raconter l'inimaginable ? Comment faire comprendre aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations ce que les discours officiels, les articles et les comm&eacute;morations peinent parfois &agrave; transmettre ?</span></p>
<p><span>Avec </span><em><span>L&rsquo;Abandon</span></em><span>, le r&eacute;alisateur <a href="https://www.dailymotion.com/video/xbrudlq"><strong>Vincent Garenq</strong></a> choisit de retracer les onze derniers jours de Samuel Paty.</span></p>
<p><span>Incarn&eacute; par <a href="https://www.youtube.com/watch?reload=9&amp;v=kgGgGD-m9kc">Antoine Reinartz,</a> le professeur appara&icirc;t dans toute sa dimension humaine : un homme r&eacute;serv&eacute;, investi dans son m&eacute;tier, progressivement confront&eacute; &agrave; une inqui&eacute;tude qui grandit.</span></p>
<p><span>Micka&euml;lle Paty a accompagn&eacute; de pr&egrave;s la cr&eacute;ation du film. Elle explique avoir jou&eacute; un r&ocirc;le de sentinelle, veillant &agrave; l'exactitude des faits, mais aussi &agrave; la vraisemblance des attitudes et des paroles pr&ecirc;t&eacute;es &agrave; son fr&egrave;re.</span></p>
<p><span>Car il ne s'agissait pas de raconter une histoire inspir&eacute;e d'un drame. Il s'agissait de raconter l'histoire de Samuel.</span></p>
<p><span>Cette implication a repr&eacute;sent&eacute; une &eacute;preuve &eacute;motionnelle consid&eacute;rable. Mais elle y voit aussi une &laquo;<em> vertu r&eacute;paratrice</em> &raquo;.</span></p>
<p><span>Un souvenir, en particulier, dit davantage que bien des analyses. Apr&egrave;s avoir d&eacute;couvert le film, sa m&egrave;re lui a confi&eacute; trois mots :</span></p>
<p><strong><span>&laquo; J'ai vu Samuel. &raquo;</span></strong></p>
<p><span>Trois mots forts, qui r&eacute;sument la force d'une interpr&eacute;tation, mais aussi la puissance du cin&eacute;ma.</span></p>
<p><span>Le cin&eacute;ma peut rendre une pr&eacute;sence &agrave; celui qui n'est plus. Il peut redonner un visage, une voix, des gestes &agrave; un nom que l'histoire a transform&eacute; en symbole.</span></p>
<p><span>Il peut aussi cr&eacute;er une &eacute;motion collective. Dans une salle obscure, des spectateurs d'&acirc;ges, d'horizons et de convictions diff&eacute;rents partagent une m&ecirc;me exp&eacute;rience, avant de retrouver leur libert&eacute; de penser et de d&eacute;battre.</span></p>
<p></p>
<h2><span>La jeunesse, non pas comme une g&eacute;n&eacute;ration &agrave; condamner, mais comme un espoir &agrave; construire</span></h2>
<p><span>L'un des moments les plus marquants de notre entretien concerne les jeunes.</span></p>
<p><span>Micka&euml;lle Paty ne dissimule pas sa difficult&eacute; initiale &agrave; comprendre la participation de plusieurs coll&eacute;giens &agrave; l'engrenage qui a conduit &agrave; l'assassinat de son fr&egrave;re.</span></p>
<p><span>Comment accepter que des adolescents aient pu contribuer, contre une somme d&eacute;risoire, &agrave; d&eacute;signer un enseignant &agrave; son futur agresseur ?</span></p>
<p><span>La question est douloureuse. Elle soul&egrave;ve celle de la responsabilit&eacute; individuelle, de l'influence du groupe, de la manipulation et de la place accord&eacute;e &agrave; la minorit&eacute; dans notre justice.</span></p>
<p><span>Mais ce qui frappe dans ses propos, c'est le chemin parcouru au contact des &eacute;l&egrave;ves.</span></p>
<p><span>&Agrave; travers les projections et les &eacute;changes, Micka&euml;lle Paty d&eacute;couvre des jeunes capables de mesurer la gravit&eacute; des faits, de s'indigner, de poser des questions et de r&eacute;fl&eacute;chir aux cons&eacute;quences de leurs choix.</span></p>
<p><span>Certains interrogent les peines prononc&eacute;es. D'autres d&eacute;couvrent les raisons pour lesquelles la justice distingue la responsabilit&eacute; des mineurs de celle des adultes.</span></p>
<p><span>Ces discussions ne font pas dispara&icirc;tre les d&eacute;saccords. Elles rendent possible quelque chose de plus pr&eacute;cieux : la compr&eacute;hension.</span></p>
<p><span>C'est toute la diff&eacute;rence entre imposer une conclusion et transmettre les moyens de construire un jugement.</span></p>
<p><span>Un adolescent qui pose une question, qui reconsid&egrave;re une certitude ou qui comprend les cons&eacute;quences d'un acte accomplit d&eacute;j&agrave; un travail citoyen essentiel.</span></p>
<p><span>Le souhait de Micka&euml;lle Paty est que<a href="https://www.festival-cannes.com/mediatheque/labandon-de-vincent-garenq-bande-annonce/"> </a></span><a href="https://www.festival-cannes.com/mediatheque/labandon-de-vincent-garenq-bande-annonce/"><em><span>L&rsquo;Abandon</span></em></a><span> puisse durablement accompagner ce travail p&eacute;dagogique, au-del&agrave; des seules journ&eacute;es d'hommage.</span></p>
<p><span>Car une minute de silence prend une autre dimension lorsqu'on comprend l'histoire et l'humanit&eacute; de la personne &agrave; laquelle elle est consacr&eacute;e.</span></p>
<h2><span>Prot&eacute;ger les enseignants, c'est prot&eacute;ger la libert&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations futures</span></h2>
<p><span>Au-del&agrave; du drame, une interrogation traverse cet entretien : quelle place notre soci&eacute;t&eacute; accorde-t-elle encore &agrave; celles et ceux qui enseignent ?</span></p>
<p><span>Le professeur n'est pas seulement celui qui transmet un programme. Il est aussi celui qui ouvre des portes, qui fait d&eacute;couvrir d'autres horizons, qui apprend &agrave; argumenter et parfois &agrave; remettre en question ce que l'on croyait &eacute;vident.</span></p>
<p><span>C'est cette mission que Samuel Paty d&eacute;fendait avec conviction.</span></p>
<p><span>Lorsqu'on demande &agrave; sa s&oelig;ur ce qu'elle aimerait que l'on retienne de lui, au-del&agrave; de son assassinat, sa r&eacute;ponse est lumineuse :</span></p>
<p><strong><span>&laquo; Lui, il &eacute;tait convaincu que l'&eacute;cole a un pouvoir immense. &raquo;</span></strong></p>
<p><span>Le pouvoir d'&eacute;manciper. De permettre &agrave; un enfant de ne pas &ecirc;tre enferm&eacute; dans les d&eacute;terminismes de sa naissance. De lui donner les moyens de choisir sa vie.</span></p>
<p><span>Ces mots donnent peut-&ecirc;tre &agrave; cet entretien son sens le plus profond.</span></p>
<p><span>D&eacute;fendre la la&iuml;cit&eacute;, ce n'est pas seulement rappeler des r&egrave;gles et des principes. C'est pr&eacute;server les conditions dans lesquelles chaque enfant peut devenir un citoyen libre, capable de penser par lui-m&ecirc;me.</span></p>
<p><span>C'est aussi garantir aux enseignants la possibilit&eacute; d'exercer leur m&eacute;tier sans intimidation, sans menace et sans avoir &agrave; renoncer aux sujets essentiels.</span></p>
<h2><span>Ne pas oublier Samuel Paty. Et surtout, continuer &agrave; faire vivre ce en quoi il croyait.</span></h2>
<p><span>En quittant les mots de Micka&euml;lle Paty, on retient bien s&ucirc;r la dignit&eacute; d'une s&oelig;ur et le courage d'une femme qui transforme une douleur irr&eacute;parable en engagement public.</span></p>
<p><span>Mais on retient surtout <strong>une invitation &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir collectivement.</strong></span></p>
<p><span>Comment mieux accompagner nos enseignants ? Comment apprendre aux jeunes &agrave; distinguer la croyance du savoir, la critique de la haine, le d&eacute;saccord de la violence ? Comment d&eacute;fendre la libert&eacute; d'expression sans renoncer &agrave; l'&eacute;coute et au respect ? Et comment faire de la la&iuml;cit&eacute; non pas un sujet de confrontation permanente, mais un principe de libert&eacute; partag&eacute; ?</span></p>
<p><span>Ces questions n'appartiennent &agrave; aucun camp. Elles concernent l'ensemble de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p>
<p><span>&Agrave; travers </span><em><span>L&rsquo;Abandon</span></em><span>, &agrave; travers les rencontres avec les &eacute;l&egrave;ves et &agrave; travers sa parole, Micka&euml;lle Paty rappelle que la m&eacute;moire n'a de sens que si elle nous aide &agrave; mieux pr&eacute;parer l'avenir.</span></p>
<p><span>Samuel Paty croyait en l'&eacute;cole. Il croyait en cette formidable capacit&eacute; de l'&eacute;ducation &agrave; ouvrir les esprits et &agrave; &eacute;largir les possibles.</span></p>
<p><span>Six ans apr&egrave;s sa disparition, ce message demeure d'une actualit&eacute; essentielle.</span></p>
<p><strong><span>La meilleure mani&egrave;re d'honorer un professeur qui enseignait la libert&eacute; est peut-&ecirc;tre de continuer, inlassablement, &agrave; apprendre aux enfants &agrave; penser librement.</span></strong></p>
<p><span>Et de ne jamais oublier que la la&iuml;cit&eacute;, avant d'&ecirc;tre un mot dans le d&eacute;bat public, est une promesse : celle d'une R&eacute;publique o&ugrave; chacun peut croire, ne pas croire, apprendre, questionner et vivre librement, dans le respect des autres.</span></p>
<p><span></span></p>
<div><hr></div>
<p><em><span>Entretien r&eacute;alis&eacute; par Amandine BACCONNIER avec Micka&euml;lle Paty, le 6 novembre 2026, &agrave; l'occasion de la pr&eacute;sentation de </span></em><strong><em><span>L'Abandon</span></em></strong><em><span> &agrave; LUX, sc&egrave;ne nationale de Valence.</span></em></p>
<p><em><span>L'Abandon &mdash; un film de Vincent Garenq, avec Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot et Emma Boumali. Sorti au cin&eacute;ma le 13 mai 2026.</span></em></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aedf31bc728f1.06488123.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 15:21:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Alexander Murphy : « Irish Travellers », six ans d'amour et de cinéma au cœur d'une famille]]></title>
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      <description><![CDATA[&Agrave; l'occasion de la sortie de son documentaire Irish Travellers, Alexander Murphy &eacute;tait de passage &agrave; ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong><span>&Agrave; l'occasion de la sortie de son documentaire </span></strong><em><strong><span>Irish Travellers</span></strong></em><strong><span>, Alexander Murphy &eacute;tait de passage &agrave; <a href="https://lux-valence.com/evenement/irish-travellers/">LUX Sc&egrave;ne nationale</a>, &agrave; Valence, le 30 octobre. </span></strong></p>
<p><strong><span>Une rencontre passionnante avec un cin&eacute;aste franco-irlandais qui d&eacute;fend un documentaire libre et exigeant. Un entretien &agrave; retrouver dans son int&eacute;gralit&eacute; sur La Radio du Cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p><span>Pendant six ans, Alexander Murphy a partag&eacute; le quotidien de Pa, Lisa et leurs dix enfants, install&eacute;s dans une caravane au milieu des champs irlandais. Une famille soud&eacute;e, confront&eacute;e &agrave; la pr&eacute;carit&eacute; et aux pr&eacute;jug&eacute;s, qu'il filme avec une tendresse infinie. </span><span>Rencontr&eacute; apr&egrave;s la projection, le r&eacute;alisateur ne cache pas son &eacute;motion. <em>&laquo; C'est tr&egrave;s difficile de dire au revoir, &ccedil;a fait mal au c&oelig;ur. &raquo;</em> D'ailleurs, les liens ne sont pas rompus. Il continue de leur rendre visite et imagine m&ecirc;me, pourquoi pas, retrouver la famille devant sa cam&eacute;ra dans une dizaine d'ann&eacute;es.</span></p>
<h3><span>Le documentaire, un cin&eacute;ma &agrave; part enti&egrave;re</span></h3>
<p><span>Ce qui frappe dans </span><em><span>Irish Travellers</span></em><span>, au-del&agrave; de son histoire, c'est sa beaut&eacute; visuelle. Lumi&egrave;res d&eacute;licates, paysages enveloppants, visages saisis dans leur v&eacute;rit&eacute; : la photographie est remarquable. </span><span>Pour Alexander Murphy, cette recherche esth&eacute;tique est indissociable du documentaire. Il refuse qu'on enferme le genre dans les codes du reportage. &laquo; <em>On peut exp&eacute;rimenter beaucoup de choses dans le documentaire &raquo;,</em> insiste-t-il. Une libert&eacute; de cr&eacute;ation qu'il revendique pleinement. </span><span>Mais faire un tel film suppose aussi de trouver la bonne distance. Entre confiance, d&eacute;saccords et attachement, le cin&eacute;aste a d&ucirc; apprendre &agrave; pr&eacute;server sa relation avec les O'Reilly sans renoncer &agrave; son regard d'auteur. Un &eacute;quilibre parfois fragile, qu'il &eacute;voque avec une grande sinc&eacute;rit&eacute;.</span></p>
<h3><span>Filmer sans juger</span></h3>
<p><span>Franco-irlandais, Alexander Murphy a grandi entre Paris et l'Irlande. Enfant, il associait les Travellers &agrave; une forme de libert&eacute; fascinante. </span><span>Son ambition n'&eacute;tait pas de porter un jugement sur leur mode de vie, mais de montrer une famille dans toute sa complexit&eacute;. Aujourd'hui, les O'Reilly d&eacute;couvrent avec &eacute;tonnement l'accueil r&eacute;serv&eacute; au film. <em>&laquo; Mais comment se fait-il qu'ils ne nous jugent pas ? &raquo;</em>, lui demandent-ils.</span></p>
<p><span>Une question bouleversante qui r&eacute;sume peut-&ecirc;tre toute la port&eacute;e de ce documentaire, pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la Semaine de la Critique &agrave; Cannes.</span></p>
<p><strong><span>Dans cet entretien Alexander Murphy revient sur les coulisses de ces six ann&eacute;es, ses inspirations cin&eacute;matographiques, sa responsabilit&eacute; envers ceux qu'il filme et ce que cette aventure a chang&eacute; en lui.</span></strong></p>
<p><span>Une conversation g&eacute;n&eacute;reuse autour d'un film magnifique, gonfl&eacute; d'amour avec un grand A, qui nous rappelle que le cin&eacute;ma peut aussi nous apprendre &agrave; regarder autrement.</span></p>
<p><strong><span>Retrouvez l'interview int&eacute;grale d'Alexander Murphy sur La Radio du Cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p><strong><span></span></strong></p>
<p><strong><span><img src="/upload/6adb7377a6ae5681763905.jpg" width="457" height="609" alt="6adb7377a6ae5681763905.jpg (165 KB)"></span></strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ae5d9e9cb06d7.99011406.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Notre Salut : Swann Arlaud face aux heures sombres de Vichy]]></title>
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      <description><![CDATA[Un carton contenant pr&egrave;s de 300 lettres familiales, un arri&egrave;re-grand-p&egrave;re compromis avec le r&eacute;gime de Vichy et une question troublante : comment des hommes ordinaires participent-ils aux pires d&eacute;cisions politique...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un carton contenant pr&egrave;s de 300 lettres familiales, un arri&egrave;re-grand-p&egrave;re compromis avec le r&eacute;gime de Vichy et une question troublante : comment des hommes ordinaires participent-ils aux pires d&eacute;cisions politiques ? Voil&agrave; le point de d&eacute;part de <strong>Notre Salut</strong>, le deuxi&egrave;me long m&eacute;trage d'Emmanuel Marre.</p>
<p>Rencontr&eacute; par La Radio du Cin&eacute;ma lors de l'ouverture du festival Hissez les Toiles, &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon, le cin&eacute;aste revient sur la gen&egrave;se de son film, son travail avec les com&eacute;diens et les interrogations que cette histoire fait na&icirc;tre aujourd'hui.</p>
<p><strong>Septembre 1940.</strong> La France vient de conna&icirc;tre la d&eacute;b&acirc;cle et le mar&eacute;chal P&eacute;tain installe son r&eacute;gime &agrave; Vichy. Henri Marre, 49 ans, arrive dans la ville thermale sans argent, sans relations et loin de sa famille.</p>
<p>Ing&eacute;nieur convaincu de d&eacute;tenir les solutions pour redresser le pays, il transporte dans ses bagages un trait&eacute; politique publi&eacute; &agrave; compte d'auteur, intitul&eacute; Notre Salut. Il esp&egrave;re trouver une place dans la nouvelle administration.</p>
<p>Interpr&eacute;t&eacute; par <strong>Swann Arlaud</strong>, Henri est un homme frustr&eacute;, avide de reconnaissance, dont les ambitions personnelles finissent par se confondre avec les promesses du nouveau r&eacute;gime.</p>
<h2>Une histoire familiale &agrave; l'origine du sc&eacute;nario</h2>
<p>Emmanuel Marre n'avait initialement pas pr&eacute;vu de r&eacute;aliser un film historique. Une d&eacute;couverte dans les archives de sa famille a chang&eacute; la donne : les lettres &eacute;chang&eacute;es pendant la guerre par ses arri&egrave;re-grands-parents.</p>
<p>Son a&iuml;eul avait travaill&eacute; pour le r&eacute;gime de Vichy et d&eacute;fendu les id&eacute;es p&eacute;tainistes. Le r&eacute;alisateur en a tir&eacute; une fiction qui s'int&eacute;resse moins aux grandes figures de la collaboration qu'aux fonctionnaires ordinaires qui ont particip&eacute; &agrave; son fonctionnement.</p>
<p>Au micro de La Radio du Cin&eacute;ma, il explique pourquoi cette m&eacute;moire familiale soul&egrave;ve des questions toujours actuelles, notamment sur les renoncements individuels face &agrave; un pouvoir autoritaire.</p>
<h2>Swann Arlaud, Sandrine Blancke et Rapha&euml;l Thi&eacute;ry</h2>
<p>Pour incarner Henri Marre, Emmanuel Marre a choisi Swann Arlaud, tandis que la com&eacute;dienne belge <strong>Sandrine Blancke</strong> interpr&egrave;te son &eacute;pouse, Paulette. Le film r&eacute;unit &eacute;galement Mathieu Perotto, Mathilde Abd-El-Kader et Rapha&euml;l Thi&eacute;ry.</p>
<p>Dans notre entretien, le r&eacute;alisateur revient notamment sur les premi&egrave;res h&eacute;sitations de Swann Arlaud face &agrave; un personnage complexe, ainsi que sur la mani&egrave;re dont Sandrine Blancke a construit son r&ocirc;le.</p>
<h2>Un film r&eacute;compens&eacute; &agrave; Cannes et &agrave; Valladolid</h2>
<p>Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle au <strong>Festival de Cannes 2026</strong>, Notre Salut a remport&eacute; le Prix du sc&eacute;nario, le Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai ainsi que le Prix CST de l'Artiste-Technicien, attribu&eacute; au monteur Nicolas Rumpl.</p>
<p>Le film a poursuivi son parcours international &agrave; la Seminci de Valladolid, en Espagne, o&ugrave; Swann Arlaud a re&ccedil;u le prix du meilleur acteur et Olivier Boonjing celui de la meilleure photographie, fin octobre 2026.</p>
<p>Cette coproduction franco-belge, produite notamment par Kidam et Michigan Films, a &eacute;t&eacute; tourn&eacute;e en partie &agrave; Vichy et &agrave; Limoges. Distribu&eacute;e par Condor Distribution, elle est sortie en France le <strong>30 septembre 2026</strong>.</p>
<h2>Emmanuel Marre se confie &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma</h2>
<p>Pourquoi raconter la collaboration &agrave; travers un personnage ordinaire ? Comment filmer le pass&eacute; sans juger les personnages depuis notre &eacute;poque ? Et que peuvent nous apprendre aujourd'hui leurs choix et leurs faiblesses ?</p>
<p><strong>Retrouvez notre entretien avec Emmanuel Marre</strong>, enregistr&eacute; lors du <a href="/agenda/hissez-les-toiles-2026-courts-metrages-et-cinema-en-plein-air-a-chateau-chinon-84">festival Hissez les Toiles 2026 &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon</a>.</p>
<p>Pour d&eacute;couvrir le film, son affiche et sa bande-annonce, consultez &eacute;galement la <a href="https://www.condor-films.fr/film/notre-salut/">fiche officielle de Notre Salut chez Condor Distribution</a>.</p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aecf21ba9e8d8.39557339.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 21:09:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Remember My Name: A Teddy Bear Tells a Story of the Holocaust]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/remember-my-name-a-teddy-bear-tells-a-story-of-the-holocaust-646</link>
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      <description><![CDATA[How do you introduce children to one of the darkest chapters in human history? With Remember My Name, two Danish filmmakers bring a family's memories to life through the eyes of a teddy bear. Jenna Suru spoke with the film's creat...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>How do you introduce children to one of the darkest chapters in human history? With <em>Remember My Name</em>, two Danish filmmakers bring a family's memories to life through the eyes of a teddy bear. Jenna Suru spoke with the film's creators for La Radio du Cin&eacute;ma.</strong></p>
<p>A little teddy bear named Mo, a Jewish family in Nazi-occupied Denmark in 1943, and a heartbreaking separation caused by war. This is the starting point of <em>Remember My Name</em>, a 15-minute animated short film told entirely without dialogue. Now making its way through international film festivals, the film has qualified for consideration for the 2027 Academy Awards.</p>
<p>For La Radio du Cin&eacute;ma, our journalist <strong>Jenna Suru sat down with Sascha Kempinski, the film's co-director, and Rebecca Pruzan, its producer</strong>, who previously earned an Academy Award nomination for <em>Ivalu</em>.</p>
<h2>A Family Story Long Hidden in Silence</h2>
<p>Behind this animated film lies a deeply personal true story: that of Sascha Kempinski's grandparents, who were forced to flee Denmark during World War II.</p>
<p>During the interview, Kempinski reflects on the memories passed down through generations and shares a particularly moving revelation: how a family member, whose own life was directly shaped by those events, reacted upon seeing the finished film.</p>
<p>It is a powerful moment that reveals the deeper meaning behind a project born from a promise to keep a family's history alive.</p>
<h2>Why Tell the Story Through a Teddy Bear?</h2>
<p>Rebecca Pruzan explains how she first discovered this remarkable family story and what inspired her to bring it to the screen. Together, the two guests take listeners behind the scenes of the production, discussing their collaboration with co-director Kirsten Skytte and the artistic choices that give the film its distinctive visual identity.</p>
<p>Why explore the horrors of war through the eyes of a child's toy? How can filmmakers address such difficult history without overwhelming younger audiences, while still moving adults? And why create a film without a single spoken word, allowing music to become such an essential part of the storytelling?</p>
<p>These are just some of the questions the filmmakers explore in a candid and heartfelt conversation.</p>
<p><strong>A moving and insightful interview about animation, family memory, and the extraordinary power of cinema to express what words sometimes cannot.</strong></p>
<p><strong>Listen to Jenna Suru's interview with Sascha Kempinski and Rebecca Pruzan on La Radio du Cin&eacute;ma, and discover the remarkable true story behind <em>Remember My Name</em>.</strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aecd9468463a7.40173611.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 19:28:00 +0000</pubDate>
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    </item>
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      <title><![CDATA[Remember My Name : un ours en peluche pour raconter la Shoah]]></title>
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      <description><![CDATA[Comment raconter aux enfants l'une des pages les plus sombres de l'Histoire ? Avec Remember My Name, deux cin&eacute;astes danoises donnent la parole aux souvenirs d'une famille &agrave; travers un ours en peluche. Jenna Suru les ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment raconter aux enfants l'une des pages les plus sombres de l'Histoire ? Avec <em>Remember My Name</em>, deux cin&eacute;astes danoises donnent la parole aux souvenirs d'une famille &agrave; travers un ours en peluche. Jenna Suru les a rencontr&eacute;es pour La Radio du Cin&eacute;ma.</strong></p>
<p>Un petit ours en peluche nomm&eacute; Mo, une famille juive dans le Danemark occup&eacute; de 1943 et une s&eacute;paration impos&eacute;e par la guerre. Voil&agrave; le point de d&eacute;part de <em>Remember My Name</em>, un court-m&eacute;trage d'animation de 15 minutes, sans aucun dialogue, qui poursuit son parcours dans les festivals internationaux et esp&egrave;re se distinguer aux Oscars 2027.</p>
<p>Pour La Radio du Cin&eacute;ma, <strong>Jenna Suru a rencontr&eacute; Sascha Kempinski, cor&eacute;alisatrice du film, et Rebecca Pruzan, sa productrice</strong>, d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;e aux Oscars pour <em>Ivalu</em>.</p>
<h2>Une histoire familiale longtemps rest&eacute;e dans le silence</h2>
<p>Derri&egrave;re ce film se cache une v&eacute;ritable histoire de famille. Celle des grands-parents de Sascha Kempinski, contraints de fuir le Danemark pendant la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Au cours de l'entretien, la cin&eacute;aste revient sur cette m&eacute;moire transmise de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration et partage une confidence particuli&egrave;rement bouleversante : la r&eacute;action d'une proche, directement concern&eacute;e par les &eacute;v&eacute;nements, lorsqu'elle a d&eacute;couvert le film.</p>
<p>Un moment qui donne tout son sens &agrave; ce projet n&eacute; d'une promesse familiale.</p>
<h2>Pourquoi avoir choisi un ours en peluche ?</h2>
<p>Rebecca Pruzan raconte comment elle a d&eacute;couvert cette histoire et d&eacute;cid&eacute; de l'adapter au cin&eacute;ma. Les deux invit&eacute;es d&eacute;voilent &eacute;galement les coulisses de la cr&eacute;ation, leur collaboration avec la cor&eacute;alisatrice Kirsten Skytte et les choix artistiques qui donnent au film son identit&eacute;.</p>
<p>Pourquoi raconter la guerre &agrave; travers le regard d'un jouet ? Comment toucher les enfants sans effrayer, mais aussi &eacute;mouvoir les adultes ? Et pourquoi avoir fait le choix d'un film sans paroles, o&ugrave; la musique occupe une place essentielle ?</p>
<p>Autant de questions auxquelles les deux cr&eacute;atrices r&eacute;pondent avec sinc&eacute;rit&eacute;.</p>
<p><strong>Un entretien sensible et passionnant sur le cin&eacute;ma d'animation, la m&eacute;moire familiale et la force des images pour raconter ce que les mots ne parviennent pas toujours &agrave; exprimer.</strong></p>
<p><strong>&Eacute;coutez l'interview de Sascha Kempinski et Rebecca Pruzan, r&eacute;alis&eacute;e par Jenna Suru pour La Radio du Cin&eacute;ma, et d&eacute;couvrez l'histoire derri&egrave;re <em>Remember My Name</em>.</strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aecd8f4b060c6.59065843.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 19:25:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Irish Travellers : l’amour avec un grand A]]></title>
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      <description><![CDATA[Irish Travellers, d'Alexander Murphy ou le quotidien de la famille O&rsquo;Reilly. Un documentaire bouleversant, port&eacute; par une ph...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em><span>Irish Travellers</span></em><span>, d'<a href="https://www.semainedelacritique.com/fr/realisateurs/alexander-murphy">Alexander Murphy </a>ou le quotidien de la famille O&rsquo;Reilly. Un documentaire bouleversant, port&eacute; par une photographie magnifique, qui bouscule les pr&eacute;jug&eacute;s et nous rappelle toute la puissance du cin&eacute;ma.</span></p>
<p><span>Six ann&eacute;es de tournage, une famille attachante ..un film lumineux, gonfl&eacute; d&rsquo;amour, qui laisse une douce nostalgie lorsque les lumi&egrave;res se rallument...</span></p>
<p><span>&nbsp;</span><strong><span>Dans cette nouvelle chronique des Bobines d&rsquo;Amandine, je vous partage mon coup de c&oelig;ur et les confidences du r&eacute;alisateur.</span></strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ae5d5089f7df1.98370416.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 31 Oct 2026 11:41:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Quand l’Histoire devient un décor de cinéma !]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/quand-l-histoire-devient-un-decor-de-cinema-642</link>
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      <description><![CDATA[Ch&acirc;teau royal d&rsquo;Amboise : quand l&rsquo;Histoire devient un d&eacute;cor de cin&eacute;ma !
Et si les ch&acirc;teaux de la Loire &eacute;taient les v&eacute;ritables stars du ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1 data-pm-slice="1 1 []"><span>Ch&acirc;teau royal d&rsquo;Amboise : quand l&rsquo;Histoire devient un d&eacute;cor de cin&eacute;ma !</span></h1>
<p><strong><span>Et si les ch&acirc;teaux de la Loire &eacute;taient les v&eacute;ritables stars du cin&eacute;ma ?</span></strong></p>
<p><span>Pour inaugurer sa nouvelle s&eacute;rie de podcasts consacr&eacute;e aux lieux de tournage d'exception, </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma vous ouvre les portes du majestueux Ch&acirc;teau royal d&rsquo;Amboise</span></strong><span>, un lieu o&ugrave; l'Histoire et le 7ᵉ art se rencontrent.</span></p>
<p><span>Dominant la Loire, ce joyau de la Renaissance a travers&eacute; les si&egrave;cles, accueilli les rois de France et inspir&eacute; de nombreuses productions audiovisuelles.</span></p>
<p><span>De </span><em><span>The Serpent Queen</span></em><span> &agrave; </span><em><span>L'Art du crime</span></em><span>, en passant par </span><em><span>L'Oubli&eacute; d'Amboise</span></em><span>, d&eacute;couvrez comment ce monument historique se transforme en v&eacute;ritable plateau de cin&eacute;ma.</span></p>
<p><strong><span>Au micro de La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, Patrice Caillet vous entra&icirc;ne dans les coulisses de ce d&eacute;cor exceptionnel, accompagn&eacute; de Philippine, membre de l'&eacute;quipe du ch&acirc;teau. Entre secrets d'Histoire, anecdotes de tournages, passages myst&eacute;rieux et d&eacute;fis techniques des grandes productions.. </span><strong><span>Un voyage sonore in&eacute;dit entre patrimoine, cin&eacute;ma et secrets de tournage !</span></strong></p>
<p><strong><span>&Eacute;coutez d&egrave;s maintenant ce premier &eacute;pisode et d&eacute;couvrez pourquoi Amboise fait tourner la t&ecirc;te des cin&eacute;astes !</span></strong></p>
<h3><span>❤️ Remerciements</span></h3>
<p><span>Un immense merci &agrave; </span><strong><span>l'ensemble des &eacute;quipes du Ch&acirc;teau royal d'Amboise</span></strong><span> pour leur accueil chaleureux, leur disponibilit&eacute; et leur passion communicative.</span></p>
<p><span>Un remerciement tout particulier &agrave; </span><strong><span>Philippine</span></strong><span>, qui a accompagn&eacute; l'&eacute;quipe de La Radio du Cin&eacute;ma dans cette d&eacute;couverte privil&eacute;gi&eacute;e, partageant avec g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; les secrets et les anecdotes de ce lieu fascinant.</span></p>
<h3><span>&nbsp;Cr&eacute;dits du podcast</span></h3>
<ul data-spread="false">
<li>
<p><strong><span>R&eacute;alisation et &eacute;criture :</span></strong><span> Amandine BACCONNIER</span></p>
</li>
<li>
<p><strong><span>Animation et voix off :</span></strong><span> Patrice CAILLET</span></p>
</li>
<li>
<p><strong><span>Avec la participation :</span></strong><span> des &eacute;quipes du Ch&acirc;teau royal d'Amboise</span></p>
</li>
</ul>
<h3><span>D&eacute;couvrir et contacter le Ch&acirc;teau royal d'Amboise</span></h3>
<p><span>Mont&eacute;e de l'&Eacute;mir Abd El Kader, 37400 Amboise, France - </span><span>02 47 57 00 98</span></p>
<p><span>&nbsp;</span><a href="mailto:contact@chateau-amboise.com"><span>contact@chateau-amboise.com</span></a></p>
<p><span>&nbsp;</span><a href="http://www.chateau-amboise.com"><span>www.chateau-amboise.com</span></a></p>
<p></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ae20d5c8a6995.93636849.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:51:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le Faisceau #5 Halloween]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/le-faisceau-5-halloween-641</link>
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      <description><![CDATA[Films cultes, frissons, d&eacute;couvertes et surprises : pour son cinqui&egrave;me &eacute;pisode, Le Faisceau se met &agrave; l'heure d'Hal...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><strong><span>Films cultes, frissons, d&eacute;couvertes et surprises : pour son cinqui&egrave;me &eacute;pisode, </span></strong><em><strong><span>Le Faisceau</span></strong></em><strong><span> se met &agrave; l'heure d'Halloween. Mais les films les plus effrayants ne sont pas toujours ceux que l'on imagine&hellip;</span></strong></p>
<p><span>Faut-il vraiment aimer avoir peur pour appr&eacute;cier un film d'horreur ? Et si le fantastique r&eacute;servait parfois des surprises bien plus troublantes que les monstres et les fant&ocirc;mes ?</span></p>
<p><span>Dans ce nouvel &eacute;pisode du </span><strong><span>Faisceau</span></strong><span>, </span><strong><span>Laura, Quentin et J&eacute;r&eacute;my</span></strong><span> confrontent leurs go&ucirc;ts, leurs souvenirs et leurs d&eacute;couvertes. Trois sensibilit&eacute;s, des avis parfois divergents et quelques &eacute;changes savoureux autour du septi&egrave;me art.</span></p>
<p><span>Au programme &eacute;galement, des coups de c&oelig;ur, un d&eacute;tour par les festivals de cin&eacute;ma, des films attendus en salles et une s&eacute;lection de musiques de films qui donnent le ton.</span></p>
<p><strong><span>Un &eacute;pisode plein de curiosit&eacute;, d'humour et de passion cin&eacute;phile</span></strong></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ae10fc7d7bc68.32762817.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 20:39:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[« La Comédie contre-attaque », et le cinéma reprend des couleurs]]></title>
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      <description><![CDATA[Avec son deuxi&egrave;me seul-en-sc&egrave;ne, Thomas Croisi&egrave;re poursuit sa d&eacute;claration d&rsquo;amour aux com&eacute;dies populaires. Au Lucernaire, &agrave; Paris, il convoque les grandes r&eacute;pliques, les musiques cultes ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Avec son deuxi&egrave;me seul-en-sc&egrave;ne, Thomas Croisi&egrave;re poursuit sa d&eacute;claration d&rsquo;amour aux com&eacute;dies populaires. Au Lucernaire, &agrave; Paris, il convoque les grandes r&eacute;pliques, les musiques cultes et les souvenirs de cin&eacute;ma avec un enthousiasme plut&ocirc;t tr&egrave;s communicatif !</span></p>
<div>La Radio du Cin&eacute;ma &eacute;tait dans la salle. &Agrave; la sortie du spectacle, l&rsquo;humoriste s&rsquo;est confi&eacute; au micro de Patrice Caillet. Un entretien entre passionn&eacute;s... forc&eacute;ment.<br><br>Il fallait oser faire une suite. Mais avec Thomas Croisi&egrave;re, le risque &eacute;tait mesur&eacute; : l&rsquo;homme conna&icirc;t ses classiques. Apr&egrave;s Voyage en com&eacute;die, voici donc La Com&eacute;die contre-attaque.&nbsp;</div>
<div>Un titre emprunt&eacute; avec malice &agrave; l&rsquo;univers de Star Wars, pour un spectacle qui c&eacute;l&egrave;bre avant tout le cin&eacute;ma populaire.</div>
<div>Sur sc&egrave;ne, Thomas Croisi&egrave;re fait du Thomas Croisi&egrave;re.</div>
<div>&nbsp;Autrement dit, il cultive une modestie toute personnelle, &agrave; peu pr&egrave;s aussi discr&egrave;te qu'un g&eacute;n&eacute;rique de superproduction hollywoodienne. L'autod&eacute;rision est permanente, le troisi&egrave;me degr&eacute; jamais tr&egrave;s loin, et l'amour du cin&eacute;ma totalement sinc&egrave;re.<br>Pendant 85 minutes, il d&eacute;roule sa m&eacute;moire de cin&eacute;phile, multiplie les r&eacute;f&eacute;rences, partage des anecdotes et rappelle bien-s&ucirc;r la com&eacute;die est aussi une affaire de grand cin&eacute;ma.<br>De Louis de Fun&egrave;s &agrave; Bourvil, de La Grande Vadrouille &agrave; La Cit&eacute; de la peur, en passant par La Soupe aux choux, Rabbi Jacob ou les com&eacute;dies plus r&eacute;centes, Thomas Croisi&egrave;re traverse les g&eacute;n&eacute;rations sans que la nostalgie d&eacute;borde de trop.<br>Et mieux encore que de simplement se marrer sur des films que l'on a vu des dizaines de fois, il donne envie de les montrer &agrave; ceux qui ne les connaissent pas.<br>Ce qui est sympa avec le spectacle, c'est qu'il a pour mission de donner envie de voir des films ou de les revoir." Tout est dit.<br>Le spectateur averti savourera les r&eacute;f&eacute;rences cach&eacute;es, et oui, nous aussi on a appris des "trucs" sur les d&eacute;tails de mise en sc&egrave;ne et les clins d'&oelig;il aux chefs-d'&oelig;uvre du genre. Le plus jeune d&eacute;couvrira peut-&ecirc;tre que le cin&eacute;ma comique n'a pas attendu les r&eacute;seaux sociaux pour inventer le gag et l'absurde.<br>Nous avons retrouver une joie presque enfantine de reconna&icirc;tre une sc&egrave;ne, une musique, un dialogue. Ce petit bonheur collectif qui fait qu'une salle enti&egrave;re peut rire avant m&ecirc;me que la r&eacute;plique soit dite ou termin&eacute;e.<br>Sous ses airs de joyeux trublion, Thomas Croisi&egrave;re est un grand passeur de cin&eacute;ma.&nbsp;<br>Et il nous laissera repartir de la salle avec l'id&eacute;e qu'un grand &eacute;clat de rire est souvent le fruit d'un travail consid&eacute;rable.&nbsp;<br>La com&eacute;die m&eacute;rite donc mieux que le statut de divertissement secondaire. Thomas Croisi&egrave;re en fait la d&eacute;monstration, avec l'&eacute;rudition d'un cin&eacute;phile et l'enthousiasme d'un spectateur qui n'aurait jamais vraiment quitt&eacute; la salle "obscure"...<br>Ce deuxi&egrave;me spectacle r&eacute;v&egrave;le aussi un Thomas Croisi&egrave;re plus intime encore. Apr&egrave;s un premier volet largement nourri de ses souvenirs d'enfance, l'humoriste regarde d&eacute;sormais vers les g&eacute;n&eacute;rations suivantes.<br>Il parle de ses fils, Alfred et Gaston, de sa famille et de ces films que l'on partage comme un h&eacute;ritage.<br>Sur La Radio du Cin&eacute;ma, cette philosophie nous fait &eacute;cho. Nous aimons faire revivre les musiques de films, redonner la parole aux personnages mythiques et diffuser ces r&eacute;pliques cultes qui ont travers&eacute; les d&eacute;cennies. Quelques notes de musique, une voix reconnaissable entre mille, une phrase devenue presque l&eacute;gende : il n'en faut parfois pas davantage pour faire rena&icirc;tre tout un film dans l'imaginaire de nos auditeurs.<br>Une m&ecirc;me conviction que le patrimoine cin&eacute;matographique ne doit pas rester fig&eacute; dans les archives, mais continuer &agrave; circuler et &agrave; se transmettre.<br><br>Thomas Croisi&egrave;re est d'ailleurs l'un des parrains de notre radio. Une proximit&eacute; qui n'emp&ecirc;che ni les plaisanteries ni les petites piques amicales...il reconna&icirc;t ainsi venir moins souvent nous voir que nous ne venons le voir, comparant cette relation &agrave; celle que l'on entretient avec sa grand-m&egrave;re.<br>On lui pardonnera volontiers. Apr&egrave;s tout, dans certaines familles, il suffit d'apporter de bonnes histoires pour &ecirc;tre accueilli &agrave; bras ouverts.</div>
<div></div>
<div><em>Amandine Bacconnier - 2026</em></div><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6adf347dc55f65.71364338.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 11:05:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Les Bobines d’Amandine : Jean Moulin à l’écran, frissons et nouveautés cinéma]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/les-bobines-d-amandine-jean-moulin-a-l-ecran-frissons-et-nouveautes-cinema-639</link>
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      <description><![CDATA[Cette semaine, dans Les Bobines d&rsquo;Amandine, l&rsquo;Histoire occupe le devant de la sc&egrave;ne avec Moulin, de L&aacute;szl&oacute; Nemes, port&eacute; par Gilles Lellouche. 
Une sortie marquante, au c&oelig;ur d&rsquo;un...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><i>Cette semaine, dans Les Bobines d&rsquo;Amandine, l&rsquo;Histoire occupe le devant de la sc&egrave;ne avec Moulin, de L&aacute;szl&oacute; Nemes, port&eacute; par Gilles Lellouche. </i></p>
<p><i>Une sortie marquante, au c&oelig;ur d&rsquo;une programmation qui fait aussi la part belle au fantastique et aux histoires de famille...</i></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6adf309db76972.09934387.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 10:46:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[« Ton animal maternel » : la famille, cet amour qui nous échappe - Les Bobines d'Amandine]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/ton-animal-maternel-la-famille-cet-amour-qui-nous-echappe-les-bobines-d-amandine-638</link>
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      <description><![CDATA[Un film qui nous laisse avec une question troublante : suffit-il d&rsquo;aimer quelqu&rsquo;un pour savoir prendre soin de lui ?
C'est toute la question que...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><span>Un film qui nous laisse avec une question troublante : </span><strong><span>suffit-il d&rsquo;aimer quelqu&rsquo;un pour savoir prendre soin de lui ?</span></strong></p>
<p dir="auto"><span>C'est toute la question que pose Valentina Maurel dans </span><em><span>Ton animal maternel</span></em><span>, son deuxi&egrave;me long-m&eacute;trage, pr&eacute;sent&eacute; au Festival de Cannes, o&ugrave; ses trois interpr&egrave;tes f&eacute;minines ont &eacute;t&eacute; collectivement r&eacute;compens&eacute;es.</span></p>
<p dir="auto"><span>Direction le Costa Rica, o&ugrave; Elsa revient apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es pass&eacute;es en Europe. Mais les retrouvailles familiales sont loin d'&ecirc;tre chaleureuses. Sa jeune s&oelig;ur Amalia, qui semble perdre pied avec la r&eacute;alit&eacute;, s'est enferm&eacute;e dans un univers de croyances mystiques. Leur m&egrave;re Isabel, &eacute;crivaine, aspire quant &agrave; elle &agrave; retrouver sa libert&eacute; et ses d&eacute;sirs, apr&egrave;s des ann&eacute;es consacr&eacute;es &agrave; ses enfants.</span></p>
<p dir="auto"><span>Trois femmes, trois solitudes et une m&ecirc;me difficult&eacute; : communiquer sans se juger.</span></p>
<p dir="auto"></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6ace89b7b06de6.45623363.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 19:39:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[La Radio du Cinéma au château de Grignan : deux jours de rencontres, de mots et d'émotions pour célébrer l'Année Sévigné]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/la-radio-du-cinema-au-chateau-de-grignan-deux-jours-de-rencontres-de-mots-et-d-emotions-pour-celebrer-l-annee-sevigne-637</link>
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      <description><![CDATA[Retour sur un week-end exceptionnel &laquo; Plumes et punchlines &raquo;, entre patrimoine, cin&eacute;ma, litt&eacute;rature, improvisation et cr&eacute;ations contemporaines.
Pendant deux ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour sur un week-end exceptionnel &laquo; Plumes et punchlines &raquo;, entre patrimoine, cin&eacute;ma, litt&eacute;rature, improvisation et cr&eacute;ations contemporaines.</strong></p>
<p><span>Pendant </span><span>deux </span><span>jours, </span><span>La Radio du Cin&eacute;ma a pos&eacute; ses micros au ch&acirc;teau de Grignan</span><span>, </span><span>dans </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me, </span><span>pour </span><span>un </span><span>rendez-vous </span><span>aussi </span><span>original </span><span>que </span><span>passionnant. </span><span>&Agrave; </span><span>l'occasion </span><span>de </span><span>l'Ann&eacute;e </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>2026, </span><span>c&eacute;l&eacute;brant </span><span>les </span><span>400 </span><span>ans </span><span>de </span><span>la </span><span>naissance </span><span>de </span><span>la </span><span>c&eacute;l&egrave;bre </span><span>marquise, </span><span>le </span><span>ch&acirc;teau </span><span>s'est </span><span>transform&eacute; </span><span>en </span><span>un </span><span>formidable </span><span>terrain </span><span>de </span><span>jeu </span><span>autour </span><span>de </span><span>la </span><span>langue </span><span>fran&ccedil;aise, </span><span>de </span><span>l'&eacute;criture, </span><span>de </span><span>la </span><span>parole </span><span>et </span><span>de </span><span>l'imagination.</span></p>
<p><span>Deux </span><span>journ&eacute;es </span><span>pour </span><span>faire </span><span>dialoguer </span><span>les </span><span>si&egrave;cles, </span><span>rapprocher </span><span>la </span><span>plume </span><span>du </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle </span><span>des </span><span>punchlines </span><span>d'aujourd'hui, </span><span>donner </span><span>la </span><span>parole </span><span>aux </span><span>artistes, </span><span>aux </span><span>passionn&eacute;s </span><span>d'histoire, </span><span>aux </span><span>professionnels </span><span>du </span><span>cin&eacute;ma, </span><span>aux </span><span>&eacute;quipes </span><span>du </span><span>ch&acirc;teau </span><span>et, </span><span>bien </span><span>s&ucirc;r, </span><span>au </span><span>public </span><span>venu </span><span>participer </span><span>&agrave; </span><span>cette </span><span>grande </span><span>f&ecirc;te </span><span>des </span><span>mots.</span></p>
<p><span>Il </span><span>y </span><span>avait </span><span>de </span><span>l'&eacute;l&eacute;gance, </span><span>de </span><span>l'humour, </span><span>de </span><span>l'improvisation, </span><span>du </span><span>slam, </span><span>des </span><span>lectures, </span><span>des </span><span>cr&eacute;ations </span><span>anim&eacute;es, </span><span>des </span><span>personnages </span><span>en </span><span>costumes </span><span>et </span><span>quelques </span><span>belles </span><span>surprises </span><span>radiophoniques. </span><span>Il </span><span>y </span><span>avait </span><span>surtout </span><span>cette </span><span>envie </span><span>commune </span><span>de </span><span>faire </span><span>vivre </span><span>un </span><span>lieu </span><span>exceptionnel, </span><span>de </span><span>raconter </span><span>son </span><span>histoire </span><span>autrement </span><span>et </span><span>de </span><span>rappeler </span><span>que </span><span>les </span><span>mots, </span><span>qu'ils </span><span>soient </span><span>&eacute;crits </span><span>sur </span><span>du </span><span>papier </span><span>ou </span><span>prononc&eacute;s </span><span>devant </span><span>un </span><span>micro, </span><span>continuent </span><span>de </span><span>nous </span><span>r&eacute;unir.</span></p>
<p><span>Pendant </span><span>ce </span><span>week-end, </span><span>notre </span><span>&eacute;quipe, </span><span>avec </span><span>Patrice </span><span>et </span><span>Amandine </span><span>aux </span><span>micros, </span><span>a </span><span>multipli&eacute; </span><span>les </span><span>rencontres </span><span>et </span><span>les </span><span>&eacute;changes. </span><span>Nous </span><span>sommes </span><span>venus </span><span>parler </span><span>de </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute;, </span><span>naturellement, </span><span>mais </span><span>aussi </span><span>de </span><span>cin&eacute;ma, </span><span>de </span><span>cr&eacute;ation, </span><span>de </span><span>transmission, </span><span>de </span><span>nouvelles </span><span>technologies, </span><span>de </span><span>jeunesse </span><span>et </span><span>de </span><span>cette </span><span>incroyable </span><span>capacit&eacute; </span><span>qu'ont </span><span>les </span><span>lieux </span><span>charg&eacute;s </span><span>d'histoire </span><span>&agrave; </span><span>stimuler </span><span>notre </span><span>imaginaire.</span></p>
<p><span>Toutes ces rencontres sont &agrave; retrouver dans notre podcast sp&eacute;cial enregistr&eacute; au ch&acirc;teau de Grignan.</span> <span>Et </span><span>puisque </span><span>la </span><span>radio </span><span>ne </span><span>remplace </span><span>jamais </span><span>compl&egrave;tement </span><span>l'exp&eacute;rience </span><span>du </span><span>terrain, </span><span>nous </span><span>n'aurons </span><span>qu'un </span><span>conseil </span><span>&agrave; </span><span>vous </span><span>donner </span><span>apr&egrave;s </span><span>l'&eacute;coute </span><span>: </span><span>venez </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>ce </span><span>ch&acirc;teau </span><span>par </span><span>vous-m&ecirc;me </span><span>!</span></p>
<p><span></span></p>
<div>
<p><strong>Un ch&acirc;teau bien vivant, entre le XVIIe si&egrave;cle et 2026</strong></p>
</div>
<p><span>Il </span><span>suffit </span><span>d'arriver </span><span>&agrave; </span><span>Grignan </span><span>pour </span><span>comprendre </span><span>pourquoi </span><span>ce </span><span>lieu </span><span>fascine </span><span>autant. </span><span>Le </span><span>village, </span><span>les </span><span>ruelles, </span><span>la </span><span>mont&eacute;e </span><span>vers </span><span>le </span><span>ch&acirc;teau, </span><span>les </span><span>fa&ccedil;ades </span><span>majestueuses, </span><span>les </span><span>terrasses </span><span>ouvertes </span><span>sur </span><span>les </span><span>paysages </span><span>de </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me </span><span>proven&ccedil;ale&hellip; </span><span>Tout </span><span>semble </span><span>inviter </span><span>&agrave; </span><span>raconter </span><span>des </span><span>histoires. </span><span>Mais </span><span>ce </span><span>week-end, </span><span>le </span><span>ch&acirc;teau </span><span>n'&eacute;tait </span><span>pas </span><span>seulement </span><span>un </span><span>magnifique </span><span>d&eacute;cor. </span><span>Il </span><span>&eacute;tait </span><span>devenu </span><span>une </span><span>sc&egrave;ne, </span><span>un </span><span>lieu </span><span>de </span><span>rencontres </span><span>et </span><span>d'exp&eacute;rimentation </span><span>o&ugrave; </span><span>le </span><span>public </span><span>pouvait </span><span>aussi </span><span>devenir </span><span>acteur.</span></p>
<p><span>Le </span><span>th&egrave;me </span><span>choisi, </span><span>&laquo; </span><span>Plumes </span><span>et </span><span>punchlines </span><span>&raquo;, </span><span>r&eacute;sumait </span><span>&agrave; </span><span>merveille </span><span>cette </span><span>volont&eacute; </span><span>de </span><span>rapprocher </span><span>les </span><span>&eacute;poques. </span><span>Car </span><span>si </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>est </span><span>entr&eacute;e </span><span>dans </span><span>l'histoire </span><span>gr&acirc;ce </span><span>&agrave; </span><span>sa </span><span>correspondance, </span><span>son </span><span>talent </span><span>ne </span><span>se </span><span>limitait </span><span>pas </span><span>&agrave; </span><span>la </span><span>beaut&eacute; </span><span>de </span><span>ses </span><span>phrases. </span><span>Elle </span><span>savait </span><span>observer </span><span>son </span><span>temps, </span><span>raconter </span><span>les </span><span>&eacute;v&eacute;nements, </span><span>manier </span><span>l'ironie, </span><span>partager </span><span>ses </span><span>&eacute;motions </span><span>et </span><span>transformer </span><span>une </span><span>lettre </span><span>en </span><span>v&eacute;ritable </span><span>r&eacute;cit. </span><span>&Agrave; </span><span>bien </span><span>des </span><span>&eacute;gards, </span><span>cette </span><span>femme </span><span>de </span><span>lettres </span><span>avait </span><span>compris </span><span>quelque </span><span>chose </span><span>d'essentiel </span><span>: </span><span>les </span><span>mots </span><span>peuvent </span><span>informer, </span><span>s&eacute;duire, </span><span>faire </span><span>rire, </span><span>&eacute;mouvoir </span><span>et </span><span>parfois </span><span>m&ecirc;me </span><span>changer </span><span>le </span><span>regard </span><span>que </span><span>nous </span><span>portons </span><span>sur </span><span>le </span><span>monde.&nbsp; </span><span>Quatre </span><span>si&egrave;cles </span><span>apr&egrave;s </span><span>sa </span><span>naissance, </span><span>son </span><span>art </span><span>trouve </span><span>des </span><span>&eacute;chos </span><span>inattendus </span><span>dans </span><span>le </span><span>slam, </span><span>l'improvisation </span><span>th&eacute;&acirc;trale, </span><span>la </span><span>radio, </span><span>le </span><span>cin&eacute;ma </span><span>ou </span><span>encore </span><span>les </span><span>formes </span><span>contemporaines </span><span>de </span><span>communication.</span></p>
<p><span>C'est </span><span>tout </span><span>le </span><span>sens </span><span>de </span><span>ces </span><span>deux </span><span>journ&eacute;es </span><span>: </span><span>ne pas enfermer Madame de S&eacute;vign&eacute; dans une vitrine, mais lui redonner une voix, une pr&eacute;sence et une modernit&eacute;.</span></p>
<p><span>Et </span><span>pour </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma, </span><span>qui </span><span>aime </span><span>particuli&egrave;rement </span><span>explorer </span><span>les </span><span>liens </span><span>entre </span><span>les </span><span>lieux, </span><span>les </span><span>images </span><span>et </span><span>les </span><span>histoires, </span><span>le </span><span>rendez-vous </span><span>&eacute;tait </span><span>incontournable.</span></p>
<h2><span>Arnaud </span><span>Vincent </span><span>Genot </span><span>: </span><span>faire </span><span>vivre </span><span>l'histoire </span><span>plut&ocirc;t </span><span>que </span><span>simplement </span><span>la </span><span>raconter</span></h2>
<p><span>Parmi </span><span>nos </span><span>premi&egrave;res </span><span>rencontres, </span><span>celle </span><span>avec </span><span>Arnaud Vincent Genot, responsable des ch&acirc;teaux de la Dr&ocirc;me</span><span>, </span><span>a </span><span>permis </span><span>de </span><span>comprendre </span><span>toute </span><span>l'ambition </span><span>de </span><span>cette </span><span>Ann&eacute;e </span><span>S&eacute;vign&eacute;.</span></p>
<p><span>L'id&eacute;e </span><span>n'&eacute;tait </span><span>pas </span><span>de </span><span>multiplier </span><span>les </span><span>c&eacute;l&eacute;brations </span><span>officielles </span><span>ou </span><span>les </span><span>hommages </span><span>institutionnels. </span><span>Il </span><span>s'agissait </span><span>de </span><span>proposer </span><span>aux </span><span>habitants </span><span>de </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me </span><span>et </span><span>aux </span><span>visiteurs </span><span>de </span><span>v&eacute;ritables </span><span>exp&eacute;riences, </span><span>r&eacute;parties </span><span>tout </span><span>au </span><span>long </span><span>de </span><span>l'ann&eacute;e, </span><span>pour </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>la </span><span>marquise </span><span>et </span><span>son </span><span>univers </span><span>sous </span><span>diff&eacute;rents </span><span>angles. </span><span>Apr&egrave;s </span><span>les </span><span>rendez-vous </span><span>consacr&eacute;s </span><span>notamment </span><span>au </span><span>patrimoine </span><span>viticole </span><span>et </span><span>aux </span><span>reconstitutions </span><span>historiques, </span><span>ce </span><span>nouveau </span><span>temps </span><span>fort </span><span>mettait </span><span>&agrave; </span><span>l'honneur </span><span>l'art </span><span>de </span><span>la </span><span>parole </span><span>et </span><span>de </span><span>l'&eacute;criture.</span></p>
<p><span>Comment </span><span>les </span><span>mots </span><span>construisent-ils </span><span>une </span><span>pens&eacute;e </span><span>? </span><span>Comment </span><span>r&eacute;ussit-on </span><span>&agrave; </span><span>transmettre </span><span>une </span><span>id&eacute;e, </span><span>une </span><span>&eacute;motion, </span><span>une </span><span>conviction </span><span>? </span><span>Que </span><span>reste-t-il </span><span>de </span><span>l'art </span><span>de </span><span>la </span><span>conversation </span><span>au </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle </span><span>dans </span><span>nos </span><span>&eacute;changes </span><span>contemporains </span><span>?</span></p>
<p><span>Autant </span><span>de </span><span>questions </span><span>qui </span><span>ont </span><span>nourri </span><span>un </span><span>programme </span><span>associant </span><span>lectures, </span><span>ateliers, </span><span>th&eacute;&acirc;tre, </span><span>slam </span><span>et </span><span>m&eacute;dias. </span><span>Au </span><span>micro </span><span>de </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma, </span><span>Arnaud </span><span>Vincent </span><span>Genot </span><span>a </span><span>&eacute;galement </span><span>&eacute;voqu&eacute; </span><span>un </span><span>sujet </span><span>qui </span><span>nous </span><span>tient </span><span>particuli&egrave;rement </span><span>&agrave; </span><span>c&oelig;ur </span><span>: </span><span>le </span><span>ch&acirc;teau </span><span>comme </span><span>d&eacute;cor </span><span>de </span><span>cin&eacute;ma.</span></p>
<p><span>Selon </span><span>lui, </span><span>les </span><span>grandes </span><span>demeures </span><span>historiques </span><span>&eacute;taient </span><span>d&eacute;j&agrave; </span><span>pens&eacute;es, </span><span>&agrave; </span><span>leur </span><span>&eacute;poque, </span><span>comme </span><span>des </span><span>lieux </span><span>de </span><span>repr&eacute;sentation. </span><span>Le </span><span>prestige </span><span>de </span><span>leur </span><span>architecture, </span><span>la </span><span>mise </span><span>en </span><span>sc&egrave;ne </span><span>des </span><span>espaces </span><span>et </span><span>la </span><span>richesse </span><span>de </span><span>leurs </span><span>d&eacute;cors </span><span>participaient </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>forme </span><span>de </span><span>th&eacute;&acirc;tre </span><span>social. </span><span>Un </span><span>r&eacute;alisateur </span><span>qui </span><span>installe </span><span>aujourd'hui </span><span>sa </span><span>cam&eacute;ra </span><span>dans </span><span>un </span><span>ch&acirc;teau </span><span>ne </span><span>fait </span><span>donc </span><span>pas </span><span>forc&eacute;ment </span><span>violence </span><span>&agrave; </span><span>l'histoire. </span><span>Il </span><span>retrouve </span><span>au </span><span>contraire </span><span>un </span><span>lieu </span><span>con&ccedil;u </span><span>pour </span><span>impressionner, </span><span>raconter </span><span>et </span><span>mettre </span><span>en </span><span>sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span>La </span><span>conversation </span><span>a </span><span>naturellement </span><span>d&eacute;riv&eacute; </span><span>vers </span><span>les </span><span>films </span><span>de </span><span>cape </span><span>et </span><span>d'&eacute;p&eacute;e, </span><span>Jean </span><span>Marais, </span><span>les </span><span>aventures </span><span>historiques </span><span>et </span><span>l'id&eacute;e </span><span>d'accueillir </span><span>de </span><span>nouveaux </span><span>tournages </span><span>&agrave; </span><span>Grignan.</span></p>
<p><span>Une </span><span>perspective </span><span>enthousiasmante, </span><span>m&ecirc;me </span><span>si </span><span>l'organisation </span><span>d'un </span><span>tournage </span><span>dans </span><span>un </span><span>monument </span><span>patrimonial </span><span>implique </span><span>des </span><span>contraintes </span><span>importantes. </span><span>Pour </span><span>les </span><span>&eacute;quipes </span><span>du </span><span>ch&acirc;teau, </span><span>le </span><span>cin&eacute;ma </span><span>peut </span><span>aussi </span><span>devenir </span><span>un </span><span>formidable </span><span>outil </span><span>de </span><span>rayonnement </span><span>culturel </span><span>et </span><span>touristique.</span></p>
<p><span>Le </span><span>message </span><span>est </span><span>clair </span><span>: </span><span>les </span><span>ch&acirc;teaux </span><span>doivent </span><span>continuer </span><span>&agrave; </span><span>&ecirc; re </span><span>visit&eacute;s, </span><span>partag&eacute;s, </span><span>film&eacute;s </span><span>et </span><span>racont&eacute;s. </span><span>Et </span><span>bonne </span><span>nouvelle </span><span>pour </span><span>ceux </span><span>qui </span><span>pensaient </span><span>que </span><span>ces </span><span>deux </span><span>journ&eacute;es </span><span>marquaient </span><span>la </span><span>fin </span><span>des </span><span>festivit&eacute;s </span><span>: </span><span>l'Ann&eacute;e </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>r&eacute;serve </span><span>encore </span><span>des </span><span>rendez-vous </span><span>jusqu'en </span><span>d&eacute;cembre </span><span>2026.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><strong>De la lettre au court-m&eacute;trage : la Dr&ocirc;me c&eacute;l&egrave;bre aussi le cin&eacute;ma d'animation</strong></p>
<p><span>L'une </span><span>des </span><span>tr&egrave;s </span><span>belles </span><span>d&eacute;couvertes </span><span>de </span><span>notre </span><span>reportage </span><span>concerne </span><span>le </span><span>concours </span><span>de </span><span>la </span><span>correspondance </span><span>anim&eacute;e, </span><span>une </span><span>initiative </span><span>port&eacute;e </span><span>par </span><span>le </span><span>D&eacute;partement </span><span>de </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me </span><span>dans </span><span>le </span><span>cadre </span><span>de </span><span>l'Ann&eacute;e </span><span>S&eacute;vign&eacute;. </span><span>Le </span><span>principe </span><span>&eacute;tait </span><span>aussi </span><span>simple </span><span>que </span><span>s&eacute;duisant </span><span>: </span><span>inviter </span><span>des </span><span>habitants </span><span>&agrave; </span><span>&eacute;crire </span><span>des </span><span>lettres </span><span>inspir&eacute;es </span><span>par </span><span>des </span><span>photographies </span><span>d'archives </span><span>repr&eacute;sentant </span><span>des </span><span>lieux </span><span>embl&eacute;matiques </span><span>du </span><span>d&eacute;partement, </span><span>&agrave; </span><span>la </span><span>mani&egrave;re </span><span>de </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute;. </span><span>Le </span><span>projet </span><span>a </span><span>rencontr&eacute; </span><span>un </span><span>bel </span><span>&eacute;cho </span><span>avec </span><span>92 lettres re&ccedil;ues</span><span>, </span><span>t&eacute;moignant </span><span>de </span><span>l'attachement </span><span>des </span><span>participants </span><span>&agrave; </span><span>leur </span><span>territoire </span><span>et </span><span>du </span><span>plaisir </span><span>d'&eacute;crire. </span><span>Apr&egrave;s </span><span>une </span><span>s&eacute;lection </span><span>r&eacute;alis&eacute;e </span><span>par </span><span>un </span><span>jury, </span><span>huit </span><span>lettres </span><span>ont </span><span>&eacute;t&eacute; </span><span>propos&eacute;es </span><span>&agrave; </span><span>de </span><span>jeunes </span><span>r&eacute;alisateurs. </span><span>Trois </span><span>d'entre </span><span>elles </span><span>ont </span><span>finalement </span><span>&eacute;t&eacute; </span><span>adapt&eacute;es </span><span>en </span><span>courts-m&eacute;trages </span><span>d'animation.</span></p>
<p><span>Au </span><span>micro </span><span>de </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma, </span><span>J&eacute;r&ocirc;me Duc-Maug&eacute;, du studio valentinois Parmi les Lucioles</span><span>, </span><span>nous </span><span>a </span><span>racont&eacute; </span><span>les </span><span>coulisses </span><span>de </span><span>cette </span><span>aventure </span><span>artistique. </span><span>Car </span><span>adapter </span><span>une </span><span>lettre </span><span>au </span><span>cin&eacute;ma </span><span>n'a </span><span>rien </span><span>d'&eacute;vident. </span><span>Il </span><span>faut </span><span>en </span><span>retrouver </span><span>l'esprit, </span><span>les </span><span>images, </span><span>les </span><span>sentiments, </span><span>puis </span><span>inventer </span><span>une </span><span>narration </span><span>visuelle </span><span>capable </span><span>de </span><span>transmettre </span><span>l'essentiel </span><span>en </span><span>seulement </span><span>quelques </span><span>instants.</span></p>
<p><span>Les </span><span>trois </span><span>jeunes </span><span>r&eacute;alisateurs </span><span>ont </span><span>choisi </span><span>des </span><span>univers </span><span>graphiques </span><span>diff&eacute;rents, </span><span>en </span><span>animation </span><span>2D, </span><span>avec </span><span>leurs </span><span>propres </span><span>sensibilit&eacute;s </span><span>et </span><span>techniques. </span><span>Environ </span><span>une </span><span>minute </span><span>trente </span><span>pour </span><span>chaque </span><span>film </span><span>: </span><span>un </span><span>format </span><span>tr&egrave;s </span><span>court, </span><span>mais </span><span>suffisamment </span><span>riche </span><span>pour </span><span>raconter </span><span>une </span><span>histoire, </span><span>susciter </span><span>une </span><span>&eacute;motion </span><span>et </span><span>faire </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>un </span><span>territoire. </span><span>Cette </span><span>rencontre </span><span>nous </span><span>a </span><span>&eacute;galement </span><span>permis </span><span>d'&eacute;voquer </span><span>le </span><span>dynamisme </span><span>de </span><span>la </span><span>fili&egrave;re </span><span>de </span><span>l'image </span><span>anim&eacute;e </span><span>&agrave; </span><span>Valence </span><span>et </span><span>dans </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me. </span><span>&Eacute;coles, </span><span>studios, </span><span>producteurs, </span><span>animateurs </span><span>et </span><span>r&eacute;alisateurs </span><span>participent </span><span>&agrave; </span><span>un </span><span>&eacute;cosyst&egrave;me </span><span>cr&eacute;atif </span><span>dont </span><span>le </span><span>rayonnement </span><span>d&eacute;passe </span><span>largement </span><span>les </span><span>fronti&egrave;res </span><span>du </span><span>d&eacute;partement. </span><span>Avec </span><span>J&eacute;r&ocirc;me </span><span>Duc-Maug&eacute;, </span><span>nous </span><span>avons </span><span>parl&eacute; </span><span>du </span><span>m&eacute;tier </span><span>de </span><span>producteur, </span><span>du </span><span>temps </span><span>n&eacute;cessaire </span><span>pour </span><span>faire </span><span>na&icirc;tre </span><span>un </span><span>film, </span><span>de </span><span>la </span><span>dimension </span><span>collective </span><span>de </span><span>la </span><span>cr&eacute;ation </span><span>et </span><span>des </span><span>enjeux </span><span>actuels </span><span>de </span><span>l'animation. </span><span>Impossible, </span><span>naturellement, </span><span>d'&eacute;viter </span><span>la </span><span>question </span><span>de </span><span>l'intelligence </span><span>artificielle. </span><span>Un </span><span>sujet </span><span>sur </span><span>lequel </span><span>le </span><span>producteur </span><span>a </span><span>d&eacute;fendu </span><span>une </span><span>position </span><span>prudente, </span><span>attach&eacute;e </span><span>au </span><span>travail </span><span>des </span><span>artistes, </span><span>aux </span><span>emplois </span><span>et </span><span>&agrave; </span><span>la </span><span>responsabilit&eacute; </span><span>des </span><span>studios.</span></p>
<p></p>
<h3><span>Un </span><span>projet </span><span>collectif </span><span>qui </span><span>associe </span><span>culture, </span><span>patrimoine </span><span>et </span><span>jeunesse</span></h3>
<p><span>Nous </span><span>avons </span><span>&eacute;galement </span><span>&eacute;chang&eacute; </span><span>avec </span><span>une </span><span>repr&eacute;sentante </span><span>du </span><span>D&eacute;partement </span><span>de </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me </span><span>sur </span><span>la </span><span>naissance </span><span>et </span><span>l'aboutissement </span><span>de </span><span>ce </span><span>concours.</span></p>
<p><span>De </span><span>la </span><span>s&eacute;lection </span><span>des </span><span>photographies </span><span>dans </span><span>les </span><span>archives </span><span>d&eacute;partementales </span><span>aux </span><span>espaces </span><span>d'&eacute;criture </span><span>ouverts </span><span>notamment </span><span>dans </span><span>les </span><span>m&eacute;diath&egrave;ques, </span><span>en </span><span>passant </span><span>par </span><span>le </span><span>travail </span><span>du </span><span>jury </span><span>et </span><span>les </span><span>rencontres </span><span>avec </span><span>les </span><span>r&eacute;alisateurs, </span><span>c'est </span><span>une </span><span>cha&icirc;ne </span><span>de </span><span>transmission </span><span>qui </span><span>s'est </span><span>construite. </span><span>Trois </span><span>autrices </span><span>amateurs </span><span>ont </span><span>vu </span><span>leurs </span><span>textes </span><span>devenir </span><span>des </span><span>films. </span><span>Trois </span><span>regards </span><span>sur </span><span>la </span><span>Dr&ocirc;me, </span><span>trois </span><span>sensibilit&eacute;s </span><span>et </span><span>trois </span><span>interpr&eacute;tations </span><span>graphiques </span><span>qui </span><span>d&eacute;montrent </span><span>que </span><span>la </span><span>correspondance </span><span>peut </span><span>encore </span><span>&ecirc;tre </span><span>une </span><span>formidable </span><span>source </span><span>de </span><span>cr&eacute;ation. </span><span>Le </span><span>kiosque </span><span>de </span><span>Mont&eacute;limar, </span><span>l'univers </span><span>d'une </span><span>ancienne </span><span>filature </span><span>ou </span><span>encore </span><span>les </span><span>Roches </span><span>qui </span><span>dansent </span><span>figurent </span><span>parmi </span><span>les </span><span>inspirations </span><span>de </span><span>ces </span><span>r&eacute;alisations. </span><span>Il </span><span>y </span><span>a </span><span>quelque </span><span>chose </span><span>de </span><span>particuli&egrave;rement </span><span>&eacute;mouvant </span><span>&agrave; </span><span>imaginer </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>d&eacute;couvrant </span><span>que, </span><span>quatre </span><span>si&egrave;cles </span><span>apr&egrave;s </span><span>sa </span><span>naissance, </span><span>la </span><span>correspondance </span><span>continue </span><span>d'inspirer </span><span>de </span><span>jeunes </span><span>artistes </span><span>et </span><span>de </span><span>nouvelles </span><span>formes </span><span>de </span><span>cin&eacute;ma.</span></p>
<p><span>Et </span><span>c'est </span><span>pr&eacute;cis&eacute;ment </span><span>ce </span><span>que </span><span>nous </span><span>aimons </span><span>raconter </span><span>sur </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma </span><span>: </span><span>ces </span><span>rencontres </span><span>inattendues </span><span>entre </span><span>une </span><span>histoire, </span><span>un </span><span>territoire </span><span>et </span><span>des </span><span>cr&eacute;ateurs.</span></p>
<h2><span>Les </span><span>Excit&eacute;s </span><span>: </span><span>quand </span><span>l'improvisation </span><span>s'invite </span><span>au </span><span>si&egrave;cle </span><span>de </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute;</span></h2>
<p><span>Parmi </span><span>les </span><span>moments </span><span>les </span><span>plus </span><span>savoureux </span><span>de </span><span>ces </span><span>deux </span><span>journ&eacute;es, </span><span>notre </span><span>rencontre </span><span>avec </span><span>la compagnie d'improvisation th&eacute;&acirc;trale Les Excit&eacute;s</span> <span>restera </span><span>un </span><span>joli </span><span>souvenir. </span><span>Imaginez </span><span>des </span><span>com&eacute;diens </span><span>habitu&eacute;s </span><span>&agrave; </span><span>inventer </span><span>des </span><span>histoires </span><span>sur </span><span>le </span><span>vif, </span><span>&agrave; </span><span>rebondir </span><span>sur </span><span>les </span><span>propositions </span><span>du </span><span>public </span><span>et </span><span>&agrave; </span><span>jouer </span><span>avec </span><span>le </span><span>langage&hellip; </span><span>soudain </span><span>plong&eacute;s </span><span>dans </span><span>le </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle </span><span>! </span><span>Le </span><span>d&eacute;fi </span><span>est </span><span>d&eacute;j&agrave; </span><span>amusant </span><span>: </span><span>comment </span><span>improviser </span><span>en </span><span>adoptant </span><span>les </span><span>expressions </span><span>et </span><span>les </span><span>tournures </span><span>d'une </span><span>autre </span><span>&eacute;poque </span><span>? </span><span>Comment </span><span>&eacute;viter </span><span>les </span><span>mots </span><span>trop </span><span>modernes </span><span>et </span><span>retrouver, </span><span>m&ecirc;me </span><span>quelques </span><span>instants, </span><span>le </span><span>go&ucirc;t </span><span>de </span><span>la </span><span>conversation </span><span>d'autrefois </span><span>? </span><span>Les </span><span>com&eacute;diens </span><span>nous </span><span>ont </span><span>racont&eacute; </span><span>leur </span><span>pr&eacute;paration, </span><span>leurs </span><span>essais </span><span>de </span><span>langage </span><span>et </span><span>leur </span><span>plaisir </span><span>&agrave; </span><span>&eacute;voluer </span><span>dans </span><span>ce </span><span>d&eacute;cor </span><span>historique.</span></p>
<p><span>Mais </span><span>sur </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma, </span><span>nous </span><span>ne </span><span>pouvions </span><span>&eacute;videmment </span><span>pas </span><span>nous </span><span>contenter </span><span>d'une </span><span>simple </span><span>interview. </span><span>Nous </span><span>leur </span><span>avons </span><span>donc </span><span>propos&eacute; </span><span>un </span><span>petit </span><span>exercice </span><span>en </span><span>direct </span><span>: </span><span>tirer </span><span>des </span><span>expressions </span><span>anciennes </span><span>et </span><span>les </span><span>int&eacute;grer </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>improvisation </span><span>collective, </span><span>avec </span><span>un </span><span>destinataire </span><span>choisi </span><span>pour </span><span>l'occasion&hellip; </span><span>le </span><span>P&egrave;re </span><span>No&euml;l </span><span>! </span><span>Autant </span><span>dire </span><span>que </span><span>le </span><span>r&eacute;sultat </span><span>valait </span><span>son </span><span>pesant </span><span>de </span><span>mots. </span><span>Entre </span><span>un </span><span>P&egrave;re </span><span>No&euml;l </span><span>gentiment </span><span>malmen&eacute;, </span><span>des </span><span>revendications </span><span>de </span><span>cadeaux </span><span>et </span><span>l'arriv&eacute;e </span><span>d'un </span><span>P&egrave;re </span><span>Fouettard </span><span>particuli&egrave;rement </span><span>agac&eacute;, </span><span>les </span><span>com&eacute;diens </span><span>ont </span><span>offert </span><span>aux </span><span>auditeurs </span><span>une </span><span>s&eacute;quence </span><span>pleine </span><span>d'humour, </span><span>de </span><span>spontan&eacute;it&eacute; </span><span>et </span><span>de </span><span>fantaisie. </span><span>Une </span><span>d&eacute;monstration </span><span>parfaite </span><span>de </span><span>ce </span><span>qui </span><span>faisait </span><span>l'esprit </span><span>du </span><span>week-end </span><span>: </span><span>le </span><span>patrimoine </span><span>n'est </span><span>jamais </span><span>aussi </span><span>vivant </span><span>que </span><span>lorsqu'on </span><span>ose </span><span>jouer </span><span>avec </span><span>lui.</span></p>
<p><span>Le </span><span>th&eacute;&acirc;tre </span><span>d'improvisation </span><span>a </span><span>cette </span><span>merveilleuse </span><span>particularit&eacute; </span><span>de </span><span>transformer </span><span>la </span><span>parole </span><span>en </span><span>spectacle </span><span>imm&eacute;diat. </span><span>Rien </span><span>n'est </span><span>totalement </span><span>&eacute;crit, </span><span>tout </span><span>peut </span><span>arriver </span><span>et </span><span>le </span><span>public </span><span>devient </span><span>un </span><span>v&eacute;ritable </span><span>partenaire </span><span>de </span><span>jeu. </span><span>&Agrave; </span><span>Grignan, </span><span>cette </span><span>libert&eacute; </span><span>trouvait </span><span>un </span><span>&eacute;crin </span><span>exceptionnel.</span></p>
<h2><span>Fifamet </span><span>: </span><span>la </span><span>po&eacute;sie </span><span>n'a </span><span>pas </span><span>d'&acirc;ge </span><span>et </span><span>le </span><span>slam </span><span>fait </span><span>vibrer </span><span>les </span><span>pierres</span></h2>
<p><span>Autre </span><span>belle </span><span>rencontre </span><span>: </span><span>celle </span><span>avec </span><span>Fifamet, slameuse franco-b&eacute;ninoise install&eacute;e &agrave; Lyon</span><span>, </span><span>venue </span><span>faire </span><span>r&eacute;sonner </span><span>ses </span><span>textes </span><span>dans </span><span>les </span><span>espaces </span><span>du </span><span>ch&acirc;teau. </span><span>Ses </span><span>th&egrave;mes </span><span>de </span><span>pr&eacute;dilection </span><span>? </span><span>La </span><span>paix, </span><span>le </span><span>vivre-ensemble, </span><span>les </span><span>relations </span><span>humaines </span><span>et </span><span>le </span><span>regard </span><span>que </span><span>nous </span><span>portons </span><span>sur </span><span>notre </span><span>soci&eacute;t&eacute;. </span><span>Quel </span><span>rapport </span><span>entre </span><span>une </span><span>slameuse </span><span>contemporaine </span><span>et </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>?</span></p>
<p><span>Bien </span><span>davantage </span><span>qu'on </span><span>pourrait </span><span>le </span><span>croire. </span><span>Toutes </span><span>deux </span><span>utilisent </span><span>les </span><span>mots </span><span>pour </span><span>observer </span><span>leur </span><span>&eacute;poque, </span><span>exprimer </span><span>leurs </span><span>convictions, </span><span>raconter </span><span>les </span><span>&ecirc;tres </span><span>humains </span><span>et </span><span>transmettre </span><span>une </span><span>sensibilit&eacute;.</span></p>
<p><span>La </span><span>forme </span><span>change, </span><span>naturellement. </span><span>La </span><span>lettre </span><span>devient </span><span>texte </span><span>scand&eacute;, </span><span>la </span><span>plume </span><span>rencontre </span><span>le </span><span>micro, </span><span>la </span><span>lecture </span><span>silencieuse </span><span>laisse </span><span>place </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>parole </span><span>incarn&eacute;e.</span></p>
<p><span>Mais </span><span>l'essentiel </span><span>demeure </span><span>: </span><span>&eacute;crire </span><span>pour </span><span>partager </span><span>quelque </span><span>chose </span><span>avec </span><span>les </span><span>autres.</span></p>
<p><span>Au </span><span>cours </span><span>de </span><span>notre </span><span>entretien, </span><span>Fifamet </span><span>a </span><span>&eacute;voqu&eacute; </span><span>les </span><span>r&eacute;actions </span><span>parfois </span><span>&eacute;tonnantes </span><span>des </span><span>visiteurs. </span><span>Certains </span><span>d&eacute;couvraient </span><span>ses </span><span>po&egrave;mes </span><span>en </span><span>pensant </span><span>entendre </span><span>des </span><span>textes </span><span>anciens, </span><span>avant </span><span>de </span><span>comprendre </span><span>que </span><span>les </span><span>sujets </span><span>&eacute;voqu&eacute;s </span><span>appartenaient </span><span>pleinement </span><span>&agrave; </span><span>notre </span><span>temps.</span></p>
<p><span>Une </span><span>confusion </span><span>r&eacute;v&eacute;latrice, </span><span>finalement, </span><span>de </span><span>l'intemporalit&eacute; </span><span>de </span><span>la </span><span>po&eacute;sie.</span></p>
<p><span>Nous </span><span>lui </span><span>avons </span><span>pos&eacute; </span><span>une </span><span>question </span><span>toute </span><span>simple </span><span>: </span><span>si </span><span>elle </span><span>pouvait </span><span>adresser </span><span>quelques </span><span>mots </span><span>&agrave; </span><span>la </span><span>marquise, </span><span>que </span><span>lui </span><span>dirait-elle </span><span>?</span></p>
<p><span>Sa </span><span>r&eacute;ponse </span><span>r&eacute;sume </span><span>presque </span><span>&agrave; </span><span>elle </span><span>seule </span><span>l'esprit </span><span>de </span><span>ce </span><span>rendez-vous </span><span>:</span></p>
<blockquote>
<p><span>&laquo; </span><span>La </span><span>po&eacute;sie </span><span>vit </span><span>encore </span><span>et </span><span>les </span><span>mots </span><span>nous </span><span>font </span><span>toujours </span><span>vibrer. </span><span>Merci </span><span>d'avoir </span><span>partag&eacute; </span><span>les </span><span>v&ocirc;tres. </span><span>&raquo;</span></p>
</blockquote>
<p><span>Une </span><span>tr&egrave;s </span><span>belle </span><span>mani&egrave;re </span><span>de </span><span>relier </span><span>les </span><span>g&eacute;n&eacute;rations.</span></p>
<p><span>Et </span><span>peut-&ecirc;tre </span><span>aussi </span><span>l'un </span><span>des </span><span>plus </span><span>beaux </span><span>hommages </span><span>que </span><span>l'on </span><span>puisse </span><span>rendre </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>femme </span><span>qui </span><span>a </span><span>consacr&eacute; </span><span>tant </span><span>de </span><span>temps </span><span>&agrave; </span><span>&eacute;crire.</span></p>
<h2><span>Thomas </span><span>Louet </span><span>et </span><span>Ad&egrave;le </span><span>Mariotte </span><span>: </span><span>ceux </span><span>qui </span><span>font </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>le </span><span>ch&acirc;teau </span><span>au </span><span>quotidien</span></h2>
<p><span>Un </span><span>monument </span><span>historique </span><span>ne </span><span>vit </span><span>pas </span><span>uniquement </span><span>gr&acirc;ce </span><span>&agrave; </span><span>ses </span><span>murs, </span><span>&agrave; </span><span>ses </span><span>collections </span><span>ou </span><span>&agrave; </span><span>son </span><span>architecture. </span><span>Il </span><span>vit </span><span>aussi </span><span>gr&acirc;ce </span><span>aux </span><span>personnes </span><span>qui </span><span>l'accueillent, </span><span>le </span><span>connaissent, </span><span>l'expliquent </span><span>et </span><span>le </span><span>transmettent.</span></p>
<p><span>C'est </span><span>pourquoi </span><span>nous </span><span>avons </span><span>souhait&eacute; </span><span>tendre </span><span>notre </span><span>micro </span><span>&agrave; </span><span>Thomas Louet et Ad&egrave;le Mariotte, m&eacute;diateurs culturels au ch&acirc;teau de Grignan</span><span>. </span><span>Tous </span><span>deux </span><span>nous </span><span>ont </span><span>racont&eacute; </span><span>leur </span><span>premi&egrave;re </span><span>rencontre </span><span>avec </span><span>ce </span><span>lieu </span><span>impressionnant. </span><span>Thomas </span><span>se </span><span>souvient </span><span>de </span><span>sa </span><span>d&eacute;couverte </span><span>du </span><span>ch&acirc;teau, </span><span>de </span><span>son </span><span>architecture </span><span>et </span><span>de </span><span>tout </span><span>ce </span><span>qu'il </span><span>a </span><span>d&ucirc; </span><span>apprendre </span><span>pour </span><span>comprendre </span><span>la </span><span>soci&eacute;t&eacute; </span><span>du </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle. </span><span>Ad&egrave;le </span><span>&eacute;voque </span><span>notamment </span><span>le </span><span>souvenir </span><span>d'une </span><span>visite </span><span>destin&eacute;e </span><span>aux </span><span>enfants, </span><span>anim&eacute;e </span><span>par </span><span>un </span><span>coll&egrave;gue </span><span>en </span><span>costume, </span><span>et </span><span>de </span><span>son </span><span>&eacute;merveillement </span><span>devant </span><span>leur </span><span>attention </span><span>et </span><span>leur </span><span>curiosit&eacute;. </span><span>Leurs </span><span>t&eacute;moignages </span><span>rappellent </span><span>&agrave; </span><span>quel </span><span>point </span><span>la </span><span>m&eacute;diation </span><span>culturelle </span><span>est </span><span>un </span><span>m&eacute;tier </span><span>de </span><span>passion.</span></p>
<p><span>Il </span><span>ne </span><span>suffit </span><span>pas </span><span>de </span><span>conna&icirc;tre </span><span>des </span><span>dates </span><span>ou </span><span>de </span><span>r&eacute;citer </span><span>des </span><span>anecdotes </span><span>historiques. </span><span>Il </span><span>faut </span><span>savoir </span><span>captiver, </span><span>susciter </span><span>des </span><span>questions, </span><span>cr&eacute;er </span><span>des </span><span>liens </span><span>avec </span><span>notre </span><span>pr&eacute;sent </span><span>et </span><span>donner </span><span>envie </span><span>d'aller </span><span>plus </span><span>loin. </span><span>Car </span><span>une </span><span>visite </span><span>r&eacute;ussie </span><span>est </span><span>souvent </span><span>celle </span><span>qui </span><span>provoque </span><span>une </span><span>&eacute;motion </span><span>ou </span><span>une </span><span>interrogation </span><span>que </span><span>l'on </span><span>emporte </span><span>avec </span><span>soi. </span><span>Et </span><span>puisque </span><span>nous </span><span>sommes </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma, </span><span>nous </span><span>leur </span><span>avons </span><span>aussi </span><span>demand&eacute; </span><span>quel </span><span>film </span><span>ils </span><span>r&ecirc;veraient </span><span>de </span><span>voir </span><span>tourner </span><span>au </span><span>ch&acirc;teau. </span><span>Les </span><span>r&eacute;ponses </span><span>ont </span><span>fait </span><span>la </span><span>part </span><span>belle </span><span>aux </span><span>costumes, </span><span>aux </span><span>r&eacute;cits </span><span>historiques </span><span>et </span><span>aux </span><span>intrigues </span><span>de </span><span>cour, </span><span>mais </span><span>aussi </span><span>&agrave; </span><span>des </span><span>histoires </span><span>inspir&eacute;es </span><span>des </span><span>grandes </span><span>affaires </span><span>judiciaires </span><span>du </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle.</span></p>
<p><span>De </span><span>quoi </span><span>imaginer </span><span>quelques </span><span>sc&eacute;narios </span><span>!</span></p>
<h2><span>No&eacute;mie </span><span>Gru&egrave;re </span><span>: </span><span>un </span><span>patrimoine </span><span>qui </span><span>se </span><span>d&eacute;couvre, </span><span>se </span><span>partage </span><span>et </span><span>se </span><span>r&eacute;invente</span></h2>
<p><span>Pour </span><span>ouvrir </span><span>notre </span><span>deuxi&egrave;me </span><span>journ&eacute;e </span><span>d'&eacute;mission, </span><span>No&eacute;mie Gru&egrave;re</span> <span>est </span><span>venue </span><span>nous </span><span>retrouver </span><span>au </span><span>micro </span><span>afin </span><span>de </span><span>revenir </span><span>sur </span><span>les </span><span>animations </span><span>et </span><span>les </span><span>premi&egrave;res </span><span>impressions </span><span>du </span><span>public.</span></p>
<p><span>Pr&egrave;s </span><span>de </span><span>700 </span><span>visiteurs </span><span>avaient </span><span>&eacute;t&eacute; </span><span>&eacute;voqu&eacute;s </span><span>pour </span><span>la </span><span>premi&egrave;re </span><span>journ&eacute;e. </span><span>Certains </span><span>&eacute;taient </span><span>venus </span><span>sp&eacute;cialement </span><span>pour </span><span>assister </span><span>aux </span><span>lectures, </span><span>aux </span><span>spectacles </span><span>de </span><span>slam </span><span>ou </span><span>aux </span><span>improvisations. </span><span>D'autres </span><span>d&eacute;couvraient </span><span>le </span><span>programme </span><span>en </span><span>arrivant </span><span>au </span><span>ch&acirc;teau </span><span>et </span><span>se </span><span>laissaient </span><span>surprendre </span><span>au </span><span>d&eacute;tour </span><span>d'une </span><span>salle. </span><span>Cette </span><span>diversit&eacute; </span><span>des </span><span>publics </span><span>et </span><span>des </span><span>r&eacute;actions </span><span>est </span><span>pr&eacute;cis&eacute;ment </span><span>ce </span><span>qui </span><span>fait </span><span>la </span><span>richesse </span><span>d'un </span><span>tel </span><span>&eacute;v&eacute;nement. </span><span>On </span><span>peut </span><span>venir </span><span>&agrave; </span><span>Grignan </span><span>pour </span><span>admirer </span><span>son </span><span>architecture </span><span>et </span><span>repartir </span><span>avec </span><span>l'envie </span><span>de </span><span>relire </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute;.</span></p>
<p><span>On </span><span>peut </span><span>s'int&eacute;resser </span><span>&agrave; </span><span>l'histoire </span><span>et </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>le </span><span>slam.</span></p>
<p><span>On </span><span>peut </span><span>accompagner </span><span>ses </span><span>enfants </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>animation </span><span>et </span><span>se </span><span>retrouver </span><span>soi-m&ecirc;me </span><span>passionn&eacute; </span><span>par </span><span>une </span><span>conversation </span><span>autour </span><span>du </span><span>cin&eacute;ma </span><span>ou </span><span>de </span><span>la </span><span>litt&eacute;rature.</span></p>
<p><span>No&eacute;mie </span><span>Gru&egrave;re </span><span>a </span><span>insist&eacute; </span><span>sur </span><span>une </span><span>id&eacute;e </span><span>essentielle </span><span>: </span><span>un ch&acirc;teau ne doit jamais devenir un lieu fig&eacute;.</span></p>
<p><span>Il </span><span>doit </span><span>continuer </span><span>&agrave; </span><span>surprendre, </span><span>&agrave; </span><span>accueillir </span><span>de </span><span>nouveaux </span><span>regards </span><span>et </span><span>&agrave; </span><span>proposer </span><span>des </span><span>exp&eacute;riences </span><span>qui </span><span>donnent </span><span>envie </span><span>de </span><span>revenir. </span><span>Cette </span><span>ambition </span><span>est </span><span>particuli&egrave;rement </span><span>importante </span><span>pour </span><span>les </span><span>jeunes </span><span>g&eacute;n&eacute;rations, </span><span>habitu&eacute;es </span><span>aux </span><span>images </span><span>rapides </span><span>et </span><span>aux </span><span>contenus </span><span>num&eacute;riques. </span><span>Face </span><span>&agrave; </span><span>un </span><span>v&eacute;ritable </span><span>d&eacute;cor </span><span>historique, </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>grande </span><span>salle, </span><span>&agrave; </span><span>une </span><span>terrasse </span><span>dominant </span><span>le </span><span>paysage </span><span>ou </span><span>&agrave; </span><span>un </span><span>personnage </span><span>en </span><span>costume, </span><span>quelque </span><span>chose </span><span>de </span><span>diff&eacute;rent </span><span>se </span><span>produit.</span></p>
<p><span>On </span><span>quitte </span><span>l'&eacute;cran </span><span>pour </span><span>entrer </span><span>dans </span><span>une </span><span>exp&eacute;rience </span><span>r&eacute;elle. </span><span>Et </span><span>c'est </span><span>pr&eacute;cis&eacute;ment </span><span>l&agrave; </span><span>que </span><span>le </span><span>patrimoine </span><span>r&eacute;v&egrave;le </span><span>toute </span><span>sa </span><span>force.</span></p>
<h2><span>Quand </span><span>le </span><span>cin&eacute;ma </span><span>dialogue </span><span>avec </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute;</span></h2>
<p><span>Pendant </span><span>ces </span><span>deux </span><span>journ&eacute;es, </span><span>notre </span><span>&eacute;quipe </span><span>a </span><span>naturellement </span><span>gliss&eacute; </span><span>quelques </span><span>r&eacute;f&eacute;rences </span><span>cin&eacute;matographiques </span><span>au </span><span>fil </span><span>des </span><span>&eacute;missions. </span><span>Car </span><span>les </span><span>mots, </span><span>les </span><span>lettres, </span><span>les </span><span>intrigues </span><span>de </span><span>cour </span><span>et </span><span>les </span><span>histoires </span><span>d'amour </span><span>ont </span><span>toujours </span><span>inspir&eacute; </span><span>les </span><span>r&eacute;alisateurs.</span></p>
<p><span>Nous </span><span>avons </span><span>notamment </span><span>&eacute;voqu&eacute; </span><span>Cyrano de Bergerac</span><span>, </span><span>le </span><span>film </span><span>de </span><span>Jean-Paul </span><span>Rappeneau, </span><span>o&ugrave; </span><span>les </span><span>alexandrins </span><span>d'Edmond </span><span>Rostand </span><span>prennent </span><span>une </span><span>dimension </span><span>spectaculaire, </span><span>mais </span><span>aussi </span><span>Le Roi danse</span><span>, </span><span>qui </span><span>nous </span><span>transporte </span><span>dans </span><span>l'univers </span><span>artistique </span><span>et </span><span>politique </span><span>de </span><span>Louis </span><span>XIV. </span><span>Sans </span><span>oublier </span><span>Ridicule</span><span>, </span><span>o&ugrave; </span><span>l'art </span><span>de </span><span>la </span><span>formule </span><span>et </span><span>du </span><span>bon </span><span>mot </span><span>devient </span><span>une </span><span>v&eacute;ritable </span><span>arme </span><span>sociale. </span><span>Et </span><span>puis </span><span>il </span><span>y </span><span>a </span><span>eu </span><span>un </span><span>d&eacute;tour </span><span>plus </span><span>inattendu </span><span>par </span><span>Vous avez un mess@ge</span><span>, </span><span>avec </span><span>Meg </span><span>Ryan </span><span>et </span><span>Tom </span><span>Hanks.</span></p>
<p><span>Quel </span><span>rapport </span><span>avec </span><span>Madame </span><span>de </span><span>S&eacute;vign&eacute; </span><span>?</span></p>
<p><span>La </span><span>correspondance, </span><span>bien </span><span>s&ucirc;r </span><span>!</span></p>
<p><span>Dans </span><span>le </span><span>film, </span><span>deux </span><span>personnes </span><span>apprennent </span><span>&agrave; </span><span>se </span><span>conna&icirc;tre </span><span>et </span><span>&agrave; </span><span>s'aimer </span><span>en </span><span>&eacute;changeant </span><span>des </span><span>messages </span><span>&eacute;lectroniques. </span><span>Au </span><span>XVIIe </span><span>si&egrave;cle, </span><span>les </span><span>lettres </span><span>permettaient </span><span>d&eacute;j&agrave; </span><span>d'entretenir </span><span>des </span><span>liens, </span><span>de </span><span>raconter </span><span>son </span><span>quotidien, </span><span>d'attendre </span><span>impatiemment </span><span>une </span><span>r&eacute;ponse </span><span>et </span><span>de </span><span>faire </span><span>vivre </span><span>des </span><span>sentiments </span><span>malgr&eacute; </span><span>la </span><span>distance. </span><span>Le </span><span>support </span><span>a </span><span>chang&eacute;, </span><span>mais </span><span>l'&eacute;motion </span><span>reste </span><span>&eacute;tonnamment </span><span>famili&egrave;re. </span><span>Entre </span><span>la </span><span>lettre </span><span>manuscrite, </span><span>le </span><span>courrier </span><span>&eacute;lectronique </span><span>et </span><span>nos </span><span>messages </span><span>instantan&eacute;s, </span><span>il </span><span>existe </span><span>peut-&ecirc;tre </span><span>une </span><span>m&ecirc;me </span><span>histoire </span><span>: </span><span>celle </span><span>de </span><span>notre </span><span>besoin </span><span>d'&eacute;crire </span><span>aux </span><span>autres. </span><span>Une </span><span>belle </span><span>occasion </span><span>de </span><span>rappeler </span><span>que </span><span>le </span><span>cin&eacute;ma </span><span>peut </span><span>aussi </span><span>nous </span><span>aider </span><span>&agrave; </span><span>regarder </span><span>l'histoire </span><span>autrement.</span></p>
<h2><span>Et </span><span>le </span><span>public </span><span>dans </span><span>tout </span><span>&ccedil;a </span><span>? </span><span>Au </span><span>c&oelig;ur </span><span>de </span><span>l'aventure, </span><span>&eacute;videmment </span><span>!</span></h2>
<p><span>Ces </span><span>deux </span><span>journ&eacute;es </span><span>n'auraient </span><span>pas </span><span>eu </span><span>la </span><span>m&ecirc;me </span><span>saveur </span><span>sans </span><span>les </span><span>visiteurs </span><span>qui </span><span>ont </span><span>accept&eacute; </span><span>de </span><span>jouer </span><span>le </span><span>jeu. </span><span>Parce </span><span>que </span><span>La </span><span>Radio </span><span>du </span><span>Cin&eacute;ma </span><span>aime </span><span>aller </span><span>&agrave; </span><span>la </span><span>rencontre </span><span>de </span><span>celles </span><span>et </span><span>ceux </span><span>qui </span><span>font </span><span>vivre </span><span>les </span><span>&eacute;v&eacute;nements, </span><span>nous </span><span>avons </span><span>invit&eacute; </span><span>le </span><span>public </span><span>&agrave; </span><span>participer, </span><span>&agrave; </span><span>r&eacute;agir, </span><span>&agrave; </span><span>s'exprimer </span><span>et </span><span>parfois </span><span>m&ecirc;me </span><span>&agrave; </span><span>prendre </span><span>le </span><span>micro. </span><span>Petits </span><span>et </span><span>grands </span><span>ont </span><span>pu </span><span>d&eacute;couvrir </span><span>le </span><span>plaisir </span><span>de </span><span>parler </span><span>comme </span><span>autrefois, </span><span>d'inventer </span><span>des </span><span>phrases, </span><span>de </span><span>jouer </span><span>avec </span><span>des </span><span>expressions </span><span>anciennes </span><span>et </span><span>de </span><span>se </span><span>laisser </span><span>entra&icirc;ner </span><span>dans </span><span>des </span><span>&eacute;changes </span><span>inattendus. </span><span>Un </span><span>exercice </span><span>parfois </span><span>intimidant, </span><span>souvent </span><span>dr&ocirc;le, </span><span>et </span><span>toujours </span><span>r&eacute;v&eacute;lateur </span><span>d'une </span><span>chose </span><span>: </span><span>chacun </span><span>poss&egrave;de </span><span>sa </span><span>propre </span><span>mani&egrave;re </span><span>de </span><span>raconter </span><span>le </span><span>monde. </span><span>Un </span><span>mot </span><span>peut </span><span>d&eacute;clencher </span><span>un </span><span>sourire. </span><span>Une </span><span>phrase </span><span>peut </span><span>faire </span><span>surgir </span><span>un </span><span>souvenir. </span><span>Une </span><span>d&eacute;claration </span><span>improvis&eacute;e </span><span>peut </span><span>transformer </span><span>quelques </span><span>secondes </span><span>de </span><span>radio </span><span>en </span><span>un </span><span>petit </span><span>moment </span><span>de </span><span>th&eacute;&acirc;tre.</span></p>
<p><span>Et </span><span>finalement, </span><span>la </span><span>radio </span><span>n'est-elle </span><span>pas </span><span>elle </span><span>aussi </span><span>un </span><span>art </span><span>de </span><span>la </span><span>correspondance </span><span>?</span></p>
<p><span>On </span><span>adresse </span><span>des </span><span>paroles </span><span>&agrave; </span><span>des </span><span>personnes </span><span>que </span><span>l'on </span><span>ne </span><span>voit </span><span>pas </span><span>n&eacute;cessairement, </span><span>on </span><span>partage </span><span>des </span><span>histoires, </span><span>on </span><span>cr&eacute;e </span><span>de </span><span>la </span><span>proximit&eacute; </span><span>&agrave; </span><span>distance </span><span>et </span><span>l'on </span><span>attend, </span><span>parfois, </span><span>une </span><span>r&eacute;action. </span><span>Pendant </span><span>ces </span><span>deux </span><span>jours, </span><span>les </span><span>micros </span><span>sont </span><span>devenus </span><span>un </span><span>trait </span><span>d'union </span><span>entre </span><span>les </span><span>visiteurs, </span><span>les </span><span>artistes, </span><span>les </span><span>&eacute;quipes </span><span>du </span><span>ch&acirc;teau </span><span>et </span><span>les </span><span>auditeurs. </span><span>C'est </span><span>exactement </span><span>la </span><span>radio </span><span>que </span><span>nous </span><span>aimons </span><span>faire </span><span>: </span><span>curieuse, </span><span>accessible, </span><span>spontan&eacute;e </span><span>et </span><span>ouverte </span><span>&agrave; </span><span>toutes </span><span>les </span><span>g&eacute;n&eacute;rations.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><strong>L'Ann&eacute;e S&eacute;vign&eacute; continue : une invitation &agrave; pousser les portes du ch&acirc;teau</strong></p>
<p>Ce week-end &laquo; Plumes et punchlines &raquo; restera un temps fort de l'Ann&eacute;e S&eacute;vign&eacute;, mais il ne marque pas la fin des c&eacute;l&eacute;brations.<br>Au cours des vacances de la Toussaint 2026, le ch&acirc;teau a notamment pr&eacute;vu de faire revivre l'affaire Fouquet, cette grande histoire judiciaire que Madame de S&eacute;vign&eacute; a suivie et racont&eacute;e &agrave; travers ses &eacute;crits.<br>Puis viendra le Grand No&euml;l de Madame de S&eacute;vign&eacute;, avec une mise en sc&egrave;ne festive des salles du ch&acirc;teau pendant le mois de d&eacute;cembre.<br>Autant de nouvelles occasions de d&eacute;couvrir ce lieu autrement.<br>Car, au-del&agrave; des &eacute;v&eacute;nements ponctuels, le ch&acirc;teau de Grignan m&eacute;rite &eacute;videmment une visite pour lui-m&ecirc;me.<br>Pour son histoire, ses espaces, ses d&eacute;cors, ses collections, ses perspectives et les paysages qui l'entourent.<br>Pour rencontrer les &eacute;quipes qui partagent quotidiennement leur passion.<br>Pour comprendre un peu mieux ce que fut la vie au temps de Madame de S&eacute;vign&eacute;.<br>Et surtout, pour ressentir ce que les photographies, les vid&eacute;os et m&ecirc;me les plus beaux podcasts ne peuvent jamais totalement transmettre : l'&eacute;motion d'&ecirc;tre l&agrave;.<br>&Agrave; La Radio du Cin&eacute;ma, nous croyons profond&eacute;ment que les images et les sons donnent envie de d&eacute;couvrir les lieux. Mais nous croyons tout autant que rien ne remplace l'exp&eacute;rience de les parcourir.<br>Alors oui, &eacute;coutez nos &eacute;missions, d&eacute;couvrez nos invit&eacute;s, partagez nos podcasts et laissez-vous transporter par les voix de Grignan.</p>
<p><br><em>Mais ensuite, venez !</em><br><em>Poussez les portes du ch&acirc;teau, prenez le temps de regarder, de poser des questions, d'imaginer les personnages qui ont travers&eacute; ces lieux.</em><br><em>C'est encore la plus belle fa&ccedil;on de prolonger cette aventure.</em></p><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6acdf51c839183.13145336.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 08:51:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Les Bobines d'Amandine, sorties de la semaine !]]></title>
      <link>https://radioducinema.com/podcasts/les-bobines-d-amandine-sorties-de-la-semaine-636</link>
      <guid>https://radioducinema.com/podcasts/les-bobines-d-amandine-sorties-de-la-semaine-636</guid>
      <description><![CDATA[Les Mis&eacute;rables et Petite Casbah, les sorties cin&eacute;ma de la semaine
Cette semaine, d...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<div><span><span style="font-family: trebuchet ms, sans-serif;"><i>Les Mis&eacute;rables et Petite Casbah, les sorties cin&eacute;ma de la semaine</i></span></span></div>
<div><span style="font-family: trebuchet ms, sans-serif;"><br>Cette semaine, dans Les Bobines d&rsquo;Amandine, cap sur deux univers tr&egrave;s diff&eacute;rents, mais avec un m&ecirc;me fil conducteur : des histoires fortes et n&eacute;cessaires !<br>&Agrave; l&rsquo;affiche ce mercredi 14 octobre, Les Mis&eacute;rables, la nouvelle adaptation du chef-d&rsquo;&oelig;uvre de Victor Hugo sign&eacute;e <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=195292.html">Fred Cavay&eacute;</a>. Une fresque port&eacute;e par un casting fran&ccedil;ais assez s&eacute;duisant : Vincent Lindon en Jean Valjean, Tahar Rahim en Javert, mais aussi Camille Cottin, Benjamin Lavernhe et No&eacute;mie Merlant.<br><br>Encore Les Mis&eacute;rables ? Oui, mais certaines histoires se doivent d&rsquo;&ecirc;tre racont&eacute;es encore et encore ! Pauvret&eacute;, injustice, solidarit&eacute;, pardon et seconde chance&hellip; Pr&egrave;s de deux si&egrave;cles plus tard, les mots de Victor Hugo sonnent toujours avec une &eacute;tonnante modernit&eacute;. Et puis, changement d'ambiance et de public ! Direction <a href="https://lux-valence.com/tous-les-evenements/?_event_category=films">LUX Sc&egrave;ne nationale &agrave; Valence</a>, avec notre coup de c&oelig;ur familial : Petite Casbah, un film d&rsquo;animation accessible d&egrave;s 6 ans, qui nous entra&icirc;ne dans l&rsquo;Alger de 1955.<br>&Agrave; noter : un cin&eacute;-go&ucirc;ter mercredi 14 octobre &agrave; 14h, avec des p&acirc;tisseries orientales pour prolonger le voyage !<br>Deux films, deux univers, et toujours ma terrible envie de partager le plaisir du grand &eacute;cran !&nbsp;<br>Bonne &eacute;coute et bon cin&eacute;ma &agrave; tous !</span></div><br /><audio controls><source src="https://radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6acbb9983f2853.71200167.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 11 Oct 2026 16:22:00 +0000</pubDate>
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