La Frappe, de Julien Gaspar-Oliveri

La chronique de Laura - La Frappe, de Julien Gaspar-Oliveri

Après plus de vingt ans de carrière en tant que comédien, Julien Gaspar-Oliveri passe à la réalisation en s'emparant du sujet difficile des relations familiales abusives. Enzo, 19 ans, se réjouit de la sortie de prison de son père alors que sa soeur Carla, 20 ans, rejette ce père abusif. Ces deux jeunes adultes tentent de se construire une vie mais l'instabilité émotionnelle les guette tandis que tous leurs repères vacillent.
En filmant au plus près des visages, et parfois même des peaux, le réalisateur capture l'intensité des émotions enfouies, bouillonnantes, et donne à lire l'impossibilité d'un retour à la normale de relations brisées par de telles trahisons. Bastien Bouillon surprend par une performance sombre et inquiétante toute en nuances, face au jeune Diego Murgia qui percute par son jeu naturel et profond.
Julien Gaspar-Oliveri signe avec ce premier film un geste fort, livrant de l'émotion brute avec une certaine tendresse envers la jeunesse abîmée. Il soulève également des questions essentielles : comment aimer autrement que l'on a été aimé ? L'enfance difficile excuse-t-elle les adultes que l'on devient ?

En salles le 26 août

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