Jérémie à Cannes, 1er jour.
Une 79ème édition du Festival qui commence sur les chapeaux de roues. Il faut être sur le qui-vive pour avoir certaines séances, prisées, parfois uniques. C’est le cas de la première de cette édition, avant la cérémonie d’ouverture. A 14h30, les privilégiés pouvaient visionner une version 4K de Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo Del Toro, qui fête ses 20 ans (le film, pas le réalisateur). Une projection unique, avec comme cerise sur le pompon, la présence de son auteur, ainsi que Ivana Baquero, actrice principale, qui n’a plus 12 ans (je vous laisse calculer).
De l’émotion à plusieurs étages. Le témoignage de Guillermo sur son travail, en particulier sur ce film, mais également sur notre monde actuel et une IA sur laquelle chacun a son avis, était poignant. Ou peut-être juste parce que j’adore son travail, et que j’avais encore les yeux humides d’avoir vu sa rétrospective à l’écran, en préambule.
Le film, enfin, est là où je l’avais laissé. Fantastique à tout point de vue, avec un Sergi Lopez magistral et une direction artistique qui capte geeks et néophytes. Un rêve, avec une fin que j’accepte désormais. Ivana a grandi, moi aussi.
Le Labyrinthe de Pan, c’est l’illustration parfaite d’une des fonctions du cinéma fantastique, du cinéma en général. Le monde est sombre, et des horreurs arrivent. L’imagination, ne nous sauve pas nécessairement ; mais elle permet de faire passer la pilule.
Plus tard, vient la cérémonie d’ouverture. Anecdotique en ce qui me concerne, cette cérémonie n’a pas eu la portée de ses aînées. C’était cependant l’occasion d’assister à la remise de la palme d’honneur à Peter Jackson, des mains d’Elijah Wood. Une boucle bouclée, 25 ans après Le Seigneur des Anneaux. Petites larmes de fanboy, et l’envie d’approfondir sa filmographie.
Mais ce que je ne savais pas encore, c'est que j’allais l'approcher de beaucoup plus près le lendemain…
