#cannes2026 "La Vie d’une femme" de @Charline Bourgeois-Tacquet, qui avance avec une douceur trompeuse, jusqu’à toucher quelque chose de l'ordre de l'intime.
Présenté en compétition dès ce premier mercredi, le film confirme ce qui m'était venu en tête en 2025 : Léa Drucker est aujourd’hui l’une des très grandes actrices françaises.
Elle incarne Gabrielle, chirurgienne réputée, femme méthodique, entièrement construite autour du contrôle. Contrôle de son corps, de son emploi du temps, de ses émotions même.
Une existence tenue d’une main ferme jusqu’à la rencontre avec Frida, écrivaine libre et instinctive interprétée par Mélanie thierry
Ici tout est affaire de regards retenus, de silences, de scènes domestiques où l’essentiel est dans ce qui n’est pas dit. La réalisatrice travaille les émotions à bas bruit, sans musique envahissante ni grands monologues explicatifs.
Et au centre, il y a Léa Drucker. Lumineuse sans jamais chercher à séduire, elle compose un personnage d’une précision remarquable. Chaque hésitation raconte quelque chose du vertige qui s’installe.
Face à elle, Mélanie Thierry apporte une présence plus aerienne qui empêche le film de se refermer sur un simple duel psy.
Sans jamais forcer le trait, La Vie d’une femme raconte ces identités que l’on fabrique pour tenir debout.
Un film propre, qui n’a pas besoin d’en faire trop. Et Un nom me traverse pour le prix d’interprétation féminine : Madame Léa Drucker.
