FUMER FAIT TOUSSER, de Quentin Dupieux Hors Compétition #cannes2022

FUMER FAIT TOUSSER, de Quentin Dupieux Hors Compétition #cannes2022 Par Jérémie

« alors oui… mais non. »

Dupieux, et son univers complètement barge, était mon messie Cannois avec Mr Hazanavicius, avant de poser les pieds au festival. Bon, un des deux m’a fait chavirer de rire, l’autre… meh.

La Tabac Force, pastiche de super sentai, doit prendre des vacances pour renforcer la cohésion de groupe, car leur pire ennemi approche, des confins de la galaxie…

Et ça démarre fort. Mais comme parfois dans les relations (merci à ma collègue de chronique pour l’analogie), la passion est ardente, et grille (Master en humour) les protagonistes, l'espoir tué dans l’œuf. Rapidement, FUMER FAIT TOUSSER devient un film à sketch fourre-tout, avec des pépites d’humour parodique, surréaliste et absurde. À croire que l’auteur ne savait pas quoi faire de ses bonnes idées, et l’on assiste à des morceaux de bandes annonces, qui seraient le vestige de chefs-d’œuvre avortés. Il y avait moyen d’avoir plusieurs grandes comédies, mais à la place, on a un oscilloscope.

Le casting cinq étoiles suit péniblement, mais les Gilles Lelouche, Vincent Lacoste, Blanche Gardin et autres Alain Chabat (qui double la créature la plus parfaitement immonde que j’ai jamais vue) sont à la hauteur de leur réputation. Le reste de l’équipe est également impeccable.

Dommage, j’aurais adoré voir la version longue du premier quart d’heure. Le film se déguste malgré tout en one shot, pour découvrir les trouvailles folles issues de la créativité sans faille de Mr Oizo. 

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