Kaamelott : Premier Volet

Kaamelott , PREMIER Volet par Jeremie Deprugney
12 ans. C’est ce qu’il aura fallu attendre pour que #Arthur redevienne un héros. Avant même sa sortie, le film divisait déjà les fans. Est-ce que ce sera drôle, ou plutôt dramatique comme les deux derniers chapitres de la série télévisée ? #Kaamelott, Premier Volet fait donc suite au livre VI, et le métrage, après des coups de clairon appréciés, débute… par des cartons ; histoire de ne pas perdre un public étranger à l’œuvre d'Astier. Les noms de Lancelot du Lac et Arthur Pendragon, mis en évidence, teasent un duel au sommet. Hélas, ce ne sera pas pour cette fois.
En temps que fan, je sors de cette avant-première avec un goût amer. Le film pose tout un tas de choses qui seront développées (espérons) dans le prochain volet, et ne se suffit pas à lui-même. À grand coups de personnages kleenex, l’histoire avance précipitamment, voir téléporte ses protagonistes. Je soupçonne des scènes coupées. Peut-être pour des histoires de budget, ou pour ne pas avoir un film trop long ? En tout cas, des rencontres forcées, des péripéties au voyage inexistant, des alliances et retrouvailles sorties du chapeau, comme le troisième acte. Mais ça ne semble pas bâclé. Vraiment cette impression qu’il manque des scènes, précisément.
Concernant le ton, ce premier volet oscille entre le livre IV et le livre VI. Beaucoup d’humour, on est en terrain connu. Perceval fait le show, et j’ai vraiment été conquis par Guillaume Gallienne , dont le jeu, et l’écriture de son personnage, sont extraordinaires. De même pour Clovis Cornillac . Qui malheureusement, et pourtant bien présents dans la bande annonce et les affiches, n’apparaissent que dans le premier acte. Le temps de réunir la fine équipe que l’on connaît bien. Les punchlines défilent, peut-être un peu trop. Mais un côté cinéma des #ZAZ (pas la chanteuse) très appréciable.
Côté musique, de belles compositions, parfois trop présentes et même par moment à côté de la plaque. L’épique pas toujours au bon moment, et vice-versa. Le dernier acte comporte ceci dit des morceaux très adaptés, je pense notamment aux musiques typées world, orientales. Elles fonctionnent très bien, et sont même incorporées au récit (pas étonnant connaissant Astier).
C’était malgré tout agréable de retrouver cette « famille », et d’enfin avoir des vues panoramiques de ces contrées. Un château de Kaamelott cohérent avec l’idée véhiculée par la série, mais qui souffrira par moments d’une CGI un peu datée (on est pas loin d’un Final Fantasy sur PS2 sur quelques plans).
On finira cette épopée par le duel tant attendu (dans un climax un peu pauvre) avec un #Lancelot qui a perdu de son côté menaçant et puissant. La faute déjà à son costume qui désamorce un vilain qui n’a pas vraiment l’air aux commandes, et qui ne donne pas l’opportunité à Thomas Cousseau de s’exprimer comme il le devrait. C’est peut-être le personnage qui est le plus éloigné du « matériau de base », trop absent (dans le nombre de scènes comme dans la présence dans celles-ci) pour être un vrai antagoniste. Arthur quant à lui devient ce héros qu’on attendait, avec une (courte) démonstration d’escrime médiévale plutôt réussie. Les dernières scènes annoncent une dimension supérieure…
De très beaux costumes, qui sont un des points forts de l’œuvre ; que portent à merveille Sting, qui fait plutôt le taf (une bonne grosse dose de Tchéky Karyo dans mon regard, et le sien), comme Alain Chabat, qui est juste fabuleux.
Restez jusqu’à la fin du générique, car c’est presque une convention maintenant, si vous voyez ce que je veux dire.
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