La Chronique de Laura – Brussels International Film Festival (BIFFF) #2

La Chronique de Laura – Brussels International Film Festival (BIFFF) #2

Après une introduction en beauté au #BIFFF, me voilà initiée, et quasiment prête à crier avec les autres festivaliers pendant les films. Mon premier film de la journée du vendredi, Red Letter Day, de Cameron Macgowan, s’y prête assez bien : en emménageant dans une banlieue canadienne tranquille, une mère et ses deux enfants adolescents se voient plongés dans une journée d’horreur lorsqu’ils reçoivent des lettres rouges leur indiquant de tuer leurs voisins avant que ceux-ci ne les tuent. La tension monte crescendo alors que les sages voisins se transforment en tueurs méthodiques et que la petite famille voit ses instincts les plus sombres resurgir. Un survival movie efficace, mais qui ne fait pas non plus d’étincelles, le film n’offrant pas de surprise majeure et le jeu des acteurs restant très moyen.
En attendant le prochain film, je flâne dans le BOZAR et tombe sur le stand de réalité virtuelle. La sélection de films est assez large, la plupart sont des expériences d’horreur mais j’opte pour Lost In Time, le message à l’humanité d’un voyageur temporel. Installée dans son véhicule spatio-temporel, je voyage avec lui depuis la préhistoire jusqu’au 29e siècle, l’écoutant faire l’éloge de notre planète et déplorant la triste fin de l’humanité, avant de m’annoncer que tout n’est pas perdu, et qu’il est encore temps d’agir à notre époque. Il est toujours bon de se l’entendre rappeler, et la réalité virtuelle ajoute un aspect très personnel à ce message que l’on entend déjà si souvent.
Je retourne en salle de cinéma pour chercher un peu plus de légèreté dans le prochain film, The Fare, de D. C. Hamilton. Un chauffeur de taxi revit sans cesse le même trajet avec la même mystérieuse passagère sur une route désertique, et cherche à comprendre pourquoi ils sont coincés dans cette boucle temporelle et comment en sortir. Mais veulent-ils vraiment en sortir ? Ce mélange des genres sur fond de mythologie a été tourné en seulement une semaine et s’en sort très bien pour son budget, parvenant à rester crédible sur toute la ligne. Les bifffeurs n’ont pas eu grand-chose à crier pendant la séance, et c’est déjà beaucoup.
La séance de 20h30 promet d’être moins calme en revanche. Deux équipes de rafting se pavanent au bar du festival, chauffant la foule pour la séance à venir. Il s’agit d’une tradition du BIFFF qui avait apparemment un peu disparu cette année : le BIFFF raft. Les deux équipes s’affrontent : une personne monte dans chaque bateau pneumatique et la foule les porte jusqu’au fond de la salle avant de les ramener sur scène. C’est surréaliste et c’est ce qui fait du BIFFF un évènement à part, festival de cinéma à l’ambiance survoltée d’un festival de musique. Après la folie de la course vient la folie du cinéma, avec Extra Ordinary de Mike Ahern et Enda Loughman, co-production belgo-irlandaise. Le meilleur des deux mondes. L’humour britannique est au rendez-vous dans ce délire à la Ghostbusters, à cela près que le chasseur de fantômes est une banlieusarde mal dans sa peau reconvertie en monitrice d’auto-école qui ne veut plus entendre parler de l’au-delà depuis un exorcisme qui a mal tourné. Les méchants sont vraiment très méchants, comme ne manque pas de le faire remarquer le public du BIFFF, et les gentils vraiment très naïfs. Le tout met de très bonne humeur et provoque de bons éclats de rire.
C’est là-dessus que s’achève ma première, mais surement pas ma dernière expérience au Brussels International Fantastic Film Festival, me laissant avec de très bons souvenirs et de très bons nouveaux amis. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot dans la capitale belge, puisque je serai de retour dès le jeudi 25 avril pour un autre festival cette fois, le Brussels Short Film Festival, ou #BSFF pour les intimes.

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