La chronique de Laura - Nadia, Butterfly, de Pascal Plante - Cannes 2020

La chronique de Laura - Nadia, Butterfly, de Pascal Plante - Cannes 2020

Pascal Plante a eu beaucoup de flair et pas mal de chance avec son film Nadia, Butterfly. Le choix de son interprète Katerine Savard s’est avéré très judicieux, car au-delà de la présence captivante à l’écran de la comédienne non professionnelle, la nageuse qu’elle est aussi s’est qualifiée pour les Jeux Olympiques de 2020. La réalité a donc rejoint la fiction de ce film montrant une nageuse olympique dans ses dernières courses professionnelles avant sa retraite annoncée. Elle a décidé de reprendre ses études, d’écrire la suite de son histoire elle-même, avec courage. Car il en faut, du courage, pour sortir d’une voie toute tracée, pour dire au revoir à une famille dans laquelle on est bien ancrée, et choisir une voie bien à soi.

Le film nous plonge d’abord au cœur de la compétition, sans concession, à l’aide de plans séquences qui nous immergent au sein de cette équipe, de cette compétition. Quand vient l’heure de reprendre son souffle, de faire la fête, nous sommes comme Nadia incapables de lâcher prise tout à fait, pris en étau entre l’adrénaline passée et le doute qui plane sur sa décision, que sa famille de sport tente de faire vaciller. 

La sélection officielle à Cannes 2020 est bien méritée pour cette œuvre puissante, qui sortira le 4 août prochain, en pleins Jeux Olympiques. La boucle est bouclée.

Nadia, butterfly - Sortie, E-Billet, Bande-annonce - Cinémas Pathé Gaumont