LE OTTO MONTAGNE

LE OTTO MONTAGNE, de Charlotte Vandermeersh et Félix Van Groeningen

Le deuxième effet Kiss cool.
Après un film d’ouverture rafraîchissant, le ton était donné. Les projections de ce cru 2022 se devaient vivifiantes, originales, et séductrices. Hélas, comme vous pouvez le constater, je parle à
l’imparfait. LE OTTO MONTAGNE va nous décrire le parcours de vie et destins croisés de deux amis d’enfance, qui retapent une maison de montagne ensemble. Ce lieu leur servira tant de refuge que de tribunal.

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Empreint de nature, de voyage, le film se présente à nous en 4:3. Déjà ça commence mal.
Comment transmettre le dépaysement, l’exotisme avec un format digne de mes souvenirs d’enfance à la mer, captés au caméscope ? Et ceux des années 90 hein.
Les personnages, dont l’âme semble avoir été aspirée par un nécromancien, déambulent dans une intrigue sans enjeux. Vous voyez dans le Spider-Man 2 de Sam Raimi, lorsque Peter Parker est à une réception, et chaque petit four à sa disposition lui échappe systématiquement et inévitablement des mains ? Idem. Pas le droit à la moindre bouchée, même pas un feuilleté aux knackis. Reste la frustration de ne pas pouvoir goûter ne serait-ce qu’à un ersatz d’intérêt. Et pourtant les indices étaient là.
Et ce qui devait arriver, arriva. Après une lutte de longue haleine pour garder les yeux ouverts lors de cette séance de minuit -j’vous jure j’ai fait mon Mel Gibson dans les highlands- je finis par succomber aux bras de morphée dans les dernières minutes du métrage, en criant « LIBERTÉ ! (de dormir) » . Et je rate, inéluctablement, la SEULE scène réellement importante. Heureusement que ma collègue chroniqueuse était là.  C'est à cause de films comme ça que le grand public se détourne du cinéma d’auteur. Il y a probablement une audience ? Je ne mange pas de ce pain là.