18 septembre 2026
Décor de cinéma, partenaire des productions et formidable vitrine à l’écran : le château royal d’Amboise développe depuis plusieurs années une politique d’accueil des tournages. Pour La Radio du Cinéma, Patrice Caillet a rencontré Samuel Buchwalder afin de comprendre ce que le septième art peut apporter à un monument historique — et inversement.
Un château vieux de plusieurs siècles peut-il devenir un véritable partenaire du cinéma ? À Amboise, la réponse se construit au fil des tournages. Certaines productions viennent chercher un décor capable d’incarner un autre lieu ou une autre époque. D’autres choisissent précisément Amboise pour son histoire et son identité.
Pour le château, l’enjeu dépasse largement la satisfaction de voir ses salles et ses façades à l’écran. L’entretien et la restauration d’un tel patrimoine nécessitent des budgets considérables. Les tournages représentent donc une source de revenus complémentaire aux recettes des visiteurs. Et contrairement aux craintes que peut susciter l'arrivée d'une équipe de cinéma dans un site ouvert au public, les deux activités peuvent cohabiter.
De L’Oublié d’Amboise à The Serpent Queen
Le tournage de L’Oublié d’Amboise en fournit un exemple. La présence des comédiens et leurs échanges avec les visiteurs ont transformé les contraintes liées au tournage en souvenir particulier pour le public.
Avec la série américaine The Serpent Queen, Amboise a changé d’échelle. Deux saisons y ont été tournées et la production a même conduit à une privatisation exceptionnelle du château pendant une journée.
Accueillir des dizaines de techniciens, des éclairages et du matériel dans un monument historique impose cependant des règles. Samuel Buchwalder en fixe deux essentielles : assurer la conservation du site et préserver la qualité de la visite. Le reste repose largement sur l’organisation et le professionnalisme des équipes de tournage.
Jouer collectif pour attirer les productions
L’avenir pourrait désormais se penser à l’échelle du Val de Loire. La concentration de châteaux dans un périmètre réduit constitue un argument de poids pour des productions qui recherchent plusieurs décors sans multiplier les déplacements.
Samuel Buchwalder souhaite ainsi voir les différents sites travailler davantage ensemble, notamment avec l’appui de Ciclic en Centre-Val de Loire. Une présence commune au Paris Images Forum 2027 est déjà envisagée pour mieux présenter le territoire aux professionnels.
Et s’il fallait rêver au prochain tournage ? Le représentant du château royal d’Amboise a déjà une idée : accueillir un jour James Bond dans le Val de Loire.
Une proposition lancée au micro de Patrice Caillet, à retrouver dans cette interview de La Radio du Cinéma, premier épisode d’une série consacrée aux châteaux qui accueillent films et séries.