Dans le Los Angeles hivernal de 1947, une promesse pèse plus lourd qu’un revolver. Glénat publie The Painted Crime, one-shot de Stefano Martino : un détective privé cabossé, une trompette à remettre à un musicien de jazz, et des coulisses d’Hollywood qui sentent la fumée froide et les ennuis durables.
Si vous avez déjà eu envie de réécouter un thème de trompette façon film noir en tournant une page, The Painted Crime arrive avec ce genre d’énergie. On vous dévoile simplement son décor, ses promesses, ses codes, et ce que ça raconte de l’Amérique d’après-guerre.
Pour l’ambiance, imaginez un écran en noir et blanc, un imperméable trop usé, et une phrase qui claque comme une fermeture de dossier : Forget it, Jake
. Ici, le « Jake » s’appelle Peter Graham.
Une promesse et une enquête
Le point de départ est simple, presque intime. À Los Angeles, hiver 1947, Peter Graham est un vétéran désabusé devenu détective privé. La routine l’occupe avec des histoires d’adultère ou de fraude à l’assurance, jusqu’au jour où il décide d’honorer une promesse faite au front.
Sa mission : retrouver Clark Brown, musicien de jazz noir, et lui remettre une trompette. Le genre de geste qui semble anodin… jusqu’à ce qu’il ouvre une porte mal verrouillée sur une affaire criminelle liée aux dessous d’Hollywood. Peter peut compter sur Jonathan, un ami journaliste, mais devra aussi composer avec ses souvenirs de guerre et une vérité qu’il préférerait ne jamais regarder en face.
Los Angeles 1947, en noir et blanc, au plus près du film noir
Un hommage au polar noir des années 1940, porté par un dessin réaliste et un noir et blanc pensé pour restituer un Los Angeles hivernal « plus vrai que nature ». Autrement dit : une BD qui assume les codes du film noir, sans se contenter d’une jolie vitrine rétro.
Dans ce type de cinéma, la lumière raconte autant que les dialogues : un visage à moitié mangé par l’ombre, une rue qui brille après la pluie, un mensonge qui se voit dans un reflet. C’est ce vocabulaire que l’album maîtrise, case après case.
Stefano Martino, une trajectoire qui passe par le comics
Stefano Martino est né en 1970. Avant ce one-shot, son parcours l’a mené de l’édition italienne (Sergio Bonelli Editore) à des projets aux États-Unis (I.D.W. Publishing, Dark Horse), puis à des séries publiées en France. Chez Glénat, il est notamment l’auteur des Chroniques d’Atlantide.
Le point intéressant, côté cinéma : cette circulation par le comics et le récit sériel façon « épisodes » apporte un sens du rythme, du cadrage, du cliffhanger. Sur un format one-shot, ça donne une enquête qui avance sans forcer le trait, avec des scènes qui se répondent comme des plans bien montés.
Pourquoi ça parle aux cinéphiles
The Painted Crime coche plusieurs signaux « radio du cinéma » : un privé, Hollywood, une affaire trouble, et le jazz comme battement cardiaque. La trompette n’est pas un accessoire : c’est un symbole, un contrat moral, un son qui peut réveiller tout un passé.
Infos pratiques
- Titre : The Painted Crime
- Auteur : Stefano Martino
- Éditeur : Glénat (Hors Collection)
- Sortie en librairie : 11 février 2026
- Format : cartonné, 24 x 32 cm
- Pagination : 88 pages
- Prix indicatif : 17,50 € (papier) ; 12,99 € (numérique)
- Références : EAN 9782344067246 ; ISBN 2344067248
- Où le trouver : fiche éditeur Glénat ; précommande et infos Fnac
