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Partage d’abonnement, abonnés supplémentaires, résiliations : Spliiit décrypte la nouvelle routine du streaming

21 avril 2026
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Un revival attendu, une saison événement, et un même réflexe côté public : s’abonner au bon moment, puis couper l’abonnement dès que le générique de fin a fait son travail. Dans notre podcast, Héloïse Pellat, CMO de Spliiit, résume ce virage d’usage sans détour : on voit que les utilisateurs s’abonnent plus à une plateforme pour son contenu que pour la plateforme elle-même.

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Ces dernières semaines, la SVOD donne parfois la sensation d’un grand hall de gare : on entre, on se précipite vers sa correspondance (une série, un événement), puis on repart. Spliiit, plateforme de co-abonnement, observe cette chorégraphie au plus près via les souscriptions réalisées sur son service. Au micro de La Radio du Cinéma, Héloïse Pellat met des mots sur ce qui ressemble moins à une « fidélité à une marque » qu’à une programmation personnelle, calée sur les sorties.

Quand une sortie déclenche un pic : les exemples de Malcolm et Euphoria

Premier signal : le retour de Malcolm : Rien n’a changé, disponible sur Disney+ depuis le 10 avril 2026. Spliiit dit avoir constaté une hausse de +64 % des souscriptions Disney+ sur sa plateforme au moment de cette sortie.

Deuxième signal : la saison 3 de Euphoria, lancée sur HBO Max à partir du 12 avril 2026 . Là aussi, Spliiit évoque une accélération nette : +79 % de souscriptions HBO Max « en deux jours » après la reprise. 

Pour situer les œuvres, on peut retrouver les fiches de la mini-série Malcolm : Rien n’a changé et d’Euphoria. Le point, ici, n’est pas de juger : ces titres fonctionnent comme des « rendez-vous » qui remettent un abonnement au centre du salon… puis le laissent repartir dans l’ombre une fois l’événement passé.

Le streaming se vit de plus en plus par séquences, et la résiliation fait partie du scénario

Dans l’interview, Héloïse Pellat insiste sur une mécanique devenue banale : on active un abonnement pour un programme précis, puis on résilie. Le terme est connu dans l’industrie : le churn, cet indicateur qui mesure la perte d’abonnés. Spliiit publie d’ailleurs régulièrement des analyses sur le sujet, évoquant des volumes mensuels importants de désabonnements en France.

Dit autrement : l’abonnement SVOD ressemble de moins en moins à une bibliothèque « pour toute l’année », et de plus en plus à un billet qu’on achète pour une séance de ciné (tiens tiens..), un moment culturel. Cela vaut pour les séries, mais aussi pour les films événementiels, le sport ou les exclusivités qui provoquent des vagues similaires, comme l’équipe Spliiit l’a observé.

Partager, mais dans un cadre : abonnés supplémentaires et règles plus strictes

Autre thème abordé dans notre échange : le partage de compte. Les plateformes ont progressivement encadré ce qui se faisait autrefois « au feeling ». Netflix propose une option d’abonné supplémentaire (selon les offres et pays), Disney+ détaille aussi un dispositif de membre/abonné supplémentaire. Côté Warner Bros. Discovery, on suit de près l’extension des restrictions et options payantes autour de HBO Max.

Sur ce point, Héloïse Pellat tient une ligne claire : Spliiit revendique un usage légal, à condition de ne partager que des formules multi-utilisateurs prévues pour cela. La plateforme met en avant le fait de s’inscrire « dans le respect des termes et conditions des services concernés » (formulation visible sur son site).

Spliiit, en clair : le « covoiturage » des abonnements numériques

Pour expliquer Spliiit, Héloïse Pellat utilise une image simple au micro : comme un service de covoiturage, la plateforme met en relation des personnes qui disposent de places libres sur un abonnement multi-utilisateurs, avec d’autres qui souhaitent rejoindre une place vacante.

Côté pratique, Héloïse détaille deux méthodes qui coexistent : le partage via identifiant et mot de passe (encore majoritaire, selon elle), et le partage via lien d’invitation, qui évite de transmettre ses identifiants. Elle précise aussi un point rassurant pour beaucoup : dans un compte partagé, les usages de visionnage ne sont pas automatiquement visibles par les autres co-abonnés.

Un modèle pensé pour les multi-abonnés : Spliiit+ et la diversification

Comment tenir dans un univers où l’on s’abonne et se désabonne si vite ? Héloïse Pellat cite une réponse produit : Spliiit+, une formule premium qui vise notamment à supprimer certaines commissions pour les utilisateurs concernés, afin de maximiser les économies quand on cumule plusieurs services.

Elle souligne aussi une différence d’usage : la volatilité serait plus marquée dans la vidéo que dans la musique. D’où une stratégie plus large : au-delà de la SVOD, Spliiit met en avant d’autres catégories (presse, musique, bien-être, productivité…), là où l’abonnement s’inscrit parfois dans un quotidien plus régulier.

Infos pratiques : comment rejoindre un partage sur Spliiit

Héloïse Pellat résume le fonctionnement : un « propriétaire » d’abonnement dépose une offre correspondant à une formule multi-utilisateurs, puis une personne intéressée rejoint une place disponible. Selon le service et la formule, le prix peut se diviser par quatre, cinq ou six.

Pour en savoir plus, Spliiit renvoie vers son site officiel et son centre d’aide. Et, si vous envisagez de partager, la règle de base reste la même : vérifier que l’offre d’origine autorise plusieurs utilisateurs, et respecter les conditions de la plateforme concernée.

En résumé

Les sorties du 10 avril 2026 pour Malcolm : Rien n’a changé et du 12 avril 2026 pour la saison 3 d’Euphoria illustrent un usage qui s’installe : l’abonnement se déclenche au moment d’un temps fort, puis se coupe quand l’événement est consommé. Dans notre podcast, Héloïse Pellat raconte comment Spliiit s’adapte à cette logique, avec un discours constant : économies, mutualisation, cadre légal.