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Prix Henri Jeanson 2025 : la SACD récompense Noémie Lvovsky


16 mars 2026

Publié le 16 mars 2026 — Rédaction La Radio du Cinéma

La SACD attribue le Prix Henri Jeanson à Noémie Lvovsky. Une distinction qui célèbre une façon d’écrire et de mettre en scène où chaque réplique sonne comme une note juste, la vérité passe par la musique des mots.

La Société des auteurs et compositeurs dramatiques explique saluer la maîtrise de Noémie Lvovsky, sa capacité à raconter des histoires sensibles et à faire surgir, dans les dialogues, l’essentiel des relations humaines. Le prix est doté par la Fondation Paul Milliet, qui le soutient en tant que légataire des droits sur l’œuvre d’Henri Jeanson.

Un prix qui porte toute une tradition de cinéma

Le Prix Henri Jeanson est remis chaque début d’année : il distingue une plume dont l’humour, l’insolence et la puissance dramatique font vivre la mémoire d’un des grands dialoguistes du cinéma français. Le prix a été créé en 1997, à l’initiative de Claude Marcy, veuve d’Henri Jeanson, avec l’aide de la Fondation Paul Milliet.

Henri Jeanson, c’est un style : une parole qui claque, qui pique, qui fait mouche — et qui a nourri les dialogues d’environ 80 films. Parmi eux, Pépé le Moko, Fanfan la Tulipe ou Hôtel du Nord, dont une réplique est devenue un refrain national :

« Atmosphère ! atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ! »

Autrement dit : quand on parle du Prix Henri Jeanson, on parle d’une certaine idée du cinéma français.

Noémie Lvovsky, la Fémis, Desplechin, puis sa propre voie

Noémie Lvovsky est née à Paris en 1964. Elle intègre la première promotion de La Fémis (département scénario) et réalise un court métrage remarqué, Dis-moi oui, dis-moi non, avec Valeria Bruni-Tedeschi et Emmanuelle Devos.

À la sortie de l’école, elle travaille sur les scénarios des deux premiers longs métrages d’Arnaud Desplechin (La Vie des morts, La Sentinelle), puis passe derrière la caméra pour son premier long, Oublie-moi. Elle écrit aussi pour d’autres cinéastes, comme Philippe Garrel (Le Cœur fantôme).

Côté mise en scène, son cinéma s’ancre dans l’intime : La Vie ne me fait pas peur (né d’un téléfilm pour Arte), Les Sentiments (récompensé au Prix Louis-Delluc), puis Camille redouble, salué à la Quinzaine des réalisateurs. Plus récemment, elle signe La Grande Magie (sorti en 2023), qu’elle écrit, réalise et interprète, aux côtés de Denis Podalydès et Judith Chemla.

Une actrice caméléon, des comédies aux rôles plus sombres

Le cinéma l’a aussi adoptée comme comédienne : plus de soixante rôles, du burlesque au sérieux, avec des cinéastes aussi différents que Yvan Attal, Riad Sattouf, Bertrand Bonello, Bruno Podalydès, Catherine Corsini, Martin Provost ou Maïwenn (où elle apparaît dans Jeanne du Barry).

À la télévision, elle est notamment au casting de Sambre (diffusé sur France 2) et apparaît aussi dans Bref, dont le retour a beaucoup fait parler en 2025. Et sur scène, elle joue dans Avant la retraite (mise en scène Alain Françon), avant de retrouver le théâtre avec Vidéo Club aux côtés d’Yvan Attal.

Ce que raconte la récompense, au-delà du trophée

Le Prix Henri Jeanson n’est pas un “prix de film”, c’est un prix d’auteur : il met la lumière sur une façon d’habiter l’écriture. Chez Lvovsky, le dialogue n’est pas un habillage, c’est un moteur : il fait exister les silences, les malentendus, les élans, les petites lâchetés, les grandes tendresses.

La Fondation Paul Milliet, qui dote le prix, rappelle d’ailleurs sa mission : venir en aide aux auteurs en difficulté. Elle a été créée en 1926 après un legs de Paul Milliet à la SACD, et fête en ce moment son centenaire. Dans cet écho, la récompense prend une couleur particulière : célébrer une carrière, tout en rappelant la fragilité concrète du métier d’auteur.

À voir, à écouter, à (re)découvrir : trois portes d’entrée pour cinéphiles

Si vous découvrez Noémie Lvovsky, voici trois points d’accès simples — trois ambiances, trois tempos :

  • La mise en scène : Camille redouble, pour la mécanique du souvenir et la précision des répliques.
  • L’écriture du couple : Les Sentiments, où la parole révèle ce qui déborde.
  • Le jeu et l’illusion : La Grande Magie, et sa fantaisie à l’ancienne.

Et si vous aimez suivre une artiste “en dehors de l’écran”, notez déjà un rendez-vous scénique : Le Mariage de Figaro (mise en scène Alain Françon) est annoncé au Théâtre de la Porte Saint-Martin du 26 septembre au 1 novembre 2026, avec Noémie Lvovsky au casting.

À lire et à écouter sur La Radio du Cinéma

Pour prolonger la découverte, trois contenus maison (podcasts et agenda) qui croisent son actualité et sa galaxie :

Infos pratiques

  • Annonce SACD : 16 mars 2026 (Prix Henri Jeanson 2025)
  • Organisateur : SACD
  • Dotation : Fondation Paul Milliet (prix doté par la fondation)
  • À retenir : le prix distingue une carrière d’auteur (écriture, dialogues, puissance dramatique)

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Sources officielles recommandées : communiqué SACD · présentation du Prix Henri Jeanson · Fondation Paul Milliet